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[LU] Mécénat ou sponsoring, lequel choisir ?

[LU] Mécénat ou sponsoring, lequel choisir ?
Plutôt mécénat ou parrainage ? Les deux opérations sont valorisantes pour les entreprises en termes d’image, mais sont loin de véhiculer les mêmes idéaux. Le mécénat se doit d’être une action philanthropique, désintéressée, au profit de l’intérêt général, tandis que le sponsoring se fonde sur la marque pour générer une visibilité dans une optique publicitaire. Le nouvel Économiste s’est penché sur les termes souvent amalgamés que sont le sponsoring et le mécénat.


 

 

“ Dans une action de sponsoring, on s’attend à récupérer l’ensemble du montant investi en contrepartie, notamment en médiatisation ou valorisation des invitations ”

Le sponsoring est “ un acte de marketing, qui donne lieu à une facture du montant engagé ”, renseigne Sylvaine Parriaux, déléguée générale d’Admical. Il possède en outre “ une charge déductible qui permet d’économiser de l’impôt sur les sociétés, tout en bénéficiant d’une véritable contrepartie “.
 

Le mécénat, “ une volonté philanthropique venant de la haute direction ” ?
 

Le mécénat est aussi synonyme d’avantages pour l’entreprise qui bénéficie de gains fiscaux selon ses dons. Elle peut aussi “ s’inscrire dans une politique plus large de RSE et mieux retenir les jeunes talents “. On assiste à la création de volets sociaux dans l’entreprise ainsi qu’une attention particulière apportée à la politique de responsabilité sociétale (RSE). C’est ce que confirme le baromètre de l’Admical, selon lequel “ l’enveloppe allouée au mécénat par les entreprises est en progression de 25  % en France “.

Autre acteur en faveur de l’entreprise sociale : les jeunes qui s’engagent de plus en plus.
“ Si un jeune a le choix entre deux entreprises, à salaire égal, il préférera celle qui s’engage ”, affirme Pascale Humbert, responsable mécénat de la Fondation Visio.


Quelle est la limite entre sponsoring et mécénat ?
 

L’Admical décrit le sponsoring comme étant “ un affichage ”, et le mécénat, “ une signature”. Pour qu’une opération entre dans la catégorie du mécénat, il faut que l’association accompagnée soit reconnue d’intérêt général, et agisse au bénéfice du plus grand nombre. Céline Laurichesse, fondatrice de l’agence Assemble rappelle que, dans le cadre du mécénat, l’association bénéficiaire “ doit être à but non lucratif, gérée par un conseil d’administration bénévole, et doit s’engager à réinjecter les bénéfices dans le projet associatif “. Il faut également que “ l’entreprise n’ait pas accès à des contreparties directes ou commerciales. “

 

“ Depuis quelques années, une diversification des formes de mécénat s’est opérée “
 

Que ce soit financier, de compétences ou en nature, les formes de mécénat se diversifient selon les entreprises et les besoins. Également d’actualité, les produits-partage et micro-dons, pour lesquels “ l’entreprise s’engage à reverser une somme issue de la vente d’un produit à une association . Pour Sylvaine Parriaux, à l’Admical, il s’agit cependant “ d’une démarche hybride ”, où l’entreprise se met au service d’une cause en s’appuyant sur l’un de ses produits “, ce qui pourrait finir par ressembler au sponsoring.

 

Source : le nouvel Économiste

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