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Les Petites Pierres accueille Arnaud Mourot dans son Conseil d’administration

Les Petites Pierres accueille Arnaud Mourot dans son Conseil d’administration
La plateforme de crowdfunding solidaire pour l’habitat, Les Petites Pierres, enrichit son Conseil d’Administration grâce à son nouveau modèle de gouvernance. Ainsi, après les représentants de la Fondation Schneider Electric, c’est un expert de l’innovation sociale, Arnaud Mourot, qu’elle invite en tant que personnalité externe pour la soutenir. Arnaud s’est confié à nous sur ce rôle qui lui est désormais confié et sur la vision qu’il porte sur la dynamique des Petites Pierres.


Arnaud Mourot est aujourd’hui directeur général Europe d'Ashoka, réseau mondial d'entrepreneurs sociaux mais aussi Fondateur de l’ONG Play International, ancien sportif de Haut niveau, administrateur du Groupe SOS, … et depuis peu administrateur au fonds de dotation Les Petites Pierres, multipotentionaliste, ses multiples casquettes traduisent avant tout son engagement pour le secteur de l’intérêt général et sa volonté de faire se croiser les acteurs du secteur pour travailler ensemble. 

Bonjour Arnaud, si tu devais te décrire en 3 mots quels seraient-ils ?
Optimiste, entreprenant et collectif

On comprend bien pourquoi dès lors tu nous as rejoint !
Tu es depuis quelques mois administrateur au Conseil d’administration des Petites Pierres, comment décrirais-tu la plateforme ?

Ce que j’aime bien dans Les Petites Pierres c’est la vision et la mission qu’elle porte. Plus, le fait de créer une dynamique collective autour du mal logement qui est un sujet prégnant dont on ne parle pas suffisamment aujourd’hui.
J’apprécie aussi la façon dont tout cela est mis en œuvre, c'est-à-dire l’état d’esprit ambitieux et l’humilité qui caractérisent l’initiative c’est ça qui nous embarque et c’est ce qui m’a séduit.

Que souhaites-tu apporter au projet Les Petites Pierres ?
J’espère pouvoir apporter à la fois ma connaissance du secteur de l’innovation sociale et de l’entreprenariat social ainsi qu’un certain nombre de réseaux connectés, et le réseau Ashoka des entrepreneurs sociaux et des partenaires.
Puis un éclairage international sur le sujet du mal logement qui se retrouve malheureusement partout dans le monde. Enfin, peut-être aussi une aide dans la stratégie de développement des Petites Pierres qui se révèle très ambitieuse et riche d’opportunités.

Quel est ton avis sur la co-construction au sein de l’intérêt général ? et au sein des Petites Pierres ?
Je pense qu’il n’y a plus le choix. Il n’y a pas aujourd’hui de problématique sociétale qui ne puisse être résolue par un seul acteur. On va être obligé d’inventer de plus en plus des modèles hybrides, des modèles à la croisée du social, du business, de l’intérêt général et de l’intérêt particulier. C’est quelque chose dont on parle beaucoup mais qui en réalité se fait relativement peu…
Les acteurs sont organisés en silos qu’il va falloir casser, ça va prendre un peu de temps et beaucoup d’énergie.
La co-construction est essentielle, je pense qu’au sein des Petites Pierres cela a été parfaitement appréhendé dès le début, c’est pour cela que l’on retrouve autour de la table des gens assez divers et qui représentent différents univers. Pour autant ce n’est que le début, j’imagine Les Petites Pierres dans le futur comme une sorte d’agrégateur d’initiatives, de porteurs de projets, de financeurs, d’institutions, etc, pour pouvoir justement donner du corps à cette dimension de co-construction qui, encore une fois, est souvent un concept qui manque de réalité.
Les Petites Pierres est bien placée pour faire de la co-construction car c’est dans son ADN depuis le départ, ça prendra un peu de temps et d’énergie mais je suis sûr que l’équipe n’en manque pas !

Selon toi quel acteur n’est pas encore au sein des Petites Pierres et serait incontournable ?
Au sein des Petites Pierres il y a le secteur associatif, le secteur de l’entreprise avec la Fondation Somfy et la Fondation Schneider Electric et sans doute d’autres à venir …  il manque peut-être des représentants de collectivité, des gens qui sont prêts à mener des pilotes avec nous.

Ce qui est certain c’est que sur la thématique du mal logement, les pouvoirs publics sont incontournables, car même s’ils sont de moins en moins des opérateurs, ils représentent de toute façon, le réglementaire, la norme, … et dans les stratégies de déploiement ce sont des acteurs puissants qui ont la capacité de faire d’une bonne pratique à un endroit une nouvelle norme, une nouvelle circulaire ou une nouvelle réglementation de manière élargie.

Leur rôle dans la duplication est extrêmement puissant, il faut les encourager à nous rejoindre. Ils sont aujourd’hui prescripteurs de la plateforme mais beaucoup d’alliances sont à imaginer au-delà de ce rôle. L’enjeu est de coconstruire avec les acteurs locaux, ça devient donc essentiel de de les intégrer tout au long de la chaîne.

Récemment tu as dit « La prochaine révolution sera sociale », selon toi LPP est-elle partie prenante de cette révolution ?
Complètement car les prochains grands enjeux qui vont s’imposer à nous tous sont des enjeux sociétaux : le changement climatique, la lutte contre la faim dans le monde, les problèmes de santé, la migration économique, donc on est sur des sujets immenses qui concernent des milliards de personnes et qui ne peuvent pas être résolus par un état tout seul ou les Nations Unies de leur côté. Il y a besoin des coconstruire en permanence.
Il va falloir, sans doute aussi, inclure dans la résolution de ces problèmes M. et Mme tout le Monde. Je trouve que tous les mécanismes qui sont à la fois dans la co-construction et dans la mobilisation des citoyens sont absolument clefs. C’est pour ça que Les Petites Pierres est pile au bon endroit, et fait exactement ce qu’il faut faire.

 

Autorisons-nous à rêver, comment imagines-tu Les Petites Pierres dans 10 ans ?
J’imagine Les Petites Pierres toujours dans le même état d’esprit c'est-à-dire toujours cette ambition très forte et cette humilité à la fois. Et en même temps je l’imagine faire des petits, et non pas devenir une énorme institution ou fondation, mais au contraire plein de petites pierres qui s’appuient sur ce modèle et qui l’appliquent notamment à d’autres secteurs d’activité et problématiques sociétales.  Elle serait un endroit, un réseau où l’on trouve les projets les plus intéressants et les plus innovants sur le mal logement.

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