Rencontre auteur avec Joël Dicker à la maison d'arrêt de Draguignan

Rencontre auteur avec Joël Dicker à la maison d'arrêt de Draguignan
Partenaire de l’association « lire pour en sortir » (LPES) depuis mars 2018, la maison d’arrêt de Draguignan a connu sa première « rencontre auteur », le 29 mai 2018, avec la venue de l’écrivain à succès Joël Dicker, entouré pour l’occasion du Président de l’association, du référent et des bénévoles locaux.


Pour Joël Dicker, il s’agissait de sa deuxième rencontre en milieu fermé ; la première ayant eu lieu à Genève en Suisse, son pays d’origine. Dès son arrivée, la délégation composée de l’auteur et de l’association fut chaleureusement accueillie par la directrice de l’établissement qui précisa les caractères positif, culturel, novateur, générés par de telles initiatives et de façon générale, par le programme de lecture pour les détenus ayant choisi de s’y inscrire, depuis son lancement.


Organisée comme un moment privilégié entre un écrivain et ses lecteurs, une quarantaine environ, sur un créneau de deux heures dans la salle d’activités culturelles de la maison d’arrêt, utilisée pour la première fois, cette rencontre a suscité des échanges directs, vifs et passionnés qui portaient à la fois sur le métier d’écrivain et également sur l’intrigue du dernier ouvrage de l’auteur, « La disparition de Stéphanie Mailer ». Figurant au programme de lecture de la plupart des personnes présentes, il constitua la toile de fond et le fil conducteur de cette rencontre.

Après un mot introductif de l’auteur sur sa relation personnelle à l’écriture, sa prise de conscience de s’être senti officiellement écrivain le jour de la publication de son premier ouvrage, les questions et les réponses avec l’assistance s’enchaînèrent à un rythme soutenu attestant d’une certaine manière, de la réussite du travail et des échanges conduits en préparation de la rencontre, entre les lecteurs et les bénévoles de l’association. 

Pêle-mêle, les questions posées se focalisèrent très souvent sur la conception même d’un roman et de ses personnages en questionnant la part réelle laissée à l’imagination (connaissance réelle des lieux décrits ? préparation d’un plan de l’histoire ? description des personnages ? ), l’influence directe ou indirecte de l’environnement sur l’écriture de l’écrivain (syndrome de la page blanche ?), la représentation propre à chaque lecteur de l’histoire écrite et ses prolongements une fois le livre fermé, terminé. Un lecteur précisa d’ailleurs qu’il écrivait pour son plaisir personnel une description plus approfondie des personnages. Les lecteurs insistèrent également très souvent sur l’aspect cinématographique du style de l’écrivain et la potentialité de transposer son dernier livre en vidéo (série/film). Joël Dicker en profita pour leur annoncer l’adaptation télévisuelle de son premier roman et sa diffusion prochaine en automne.


Au terme de deux heures de questions-réponses sans relâche, la séance dédicace prit place et vint clore cette première rencontre auteur. Les lecteurs serrant précieusement leur ouvrage, comme un témoignage de cet instant unique, saluèrent la délégation et remercièrent Joël Dicker, tout en lui demandant si un nouveau roman était en cours de rédaction. Au bilan, le personnel de direction, les bénévoles locaux de l’association, son président et l’auteur furent très satisfaits de la qualité de la rencontre, la première, marquée par la pertinence des questions, des réflexions exprimées par les personnes détenues. En effet, seule la sortie de la salle des activités culturelles vint rappeler que la rencontre avait eu lieu dans un établissement pénitentiaire.


Présent à la rencontre en tant que média presse écrite locale, Var Matin lui a consacré sa une du lendemain, le 30 mai, en soulignant les principaux temps forts de la rencontre tant du point de vue des lecteurs, en milieu fermé, que de l’écrivain.
 
http://www.varmatin.com/justice/joel-dicker-prend-la-234288

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