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[VACANCES] Partir en mission de développement grâce à son entreprise

[VACANCES] Partir en mission de développement grâce à son entreprise
En pleine guerre du Golfe en 1991, l'ONG Médecins du Monde accueille le temps d’une mission trois cadres d’un grand mécène au sein d’une de ses équipes. Si les spécialistes se montrent frileux quant à leur capacité d’adaptation, ils ressortent finalement convaincus : les cadres de l’entreprise se sont non seulement parfaitement acclimatés, mais ont également apporté une aide précieuse aux équipes sur place, notamment sur des questions logistiques. Les savoir-faire acquis au sein d’une l’entreprise seraient-ils la nouvelle force vive des acteurs de la solidarité ? Convaincu, Hervé Dubois lance Congé Solidaire® en 2000, rebaptisé depuis Planète Urgence. Ce concept permet d’impliquer les citoyens dans des missions humanitaires de courte durée à l’étranger, avec le soutien de leur entreprise. Au total, plus de 8 500 volontaires sont partis avec Planète Urgence depuis sa création, la moitié avec le soutien des employeurs. Si le concept de “Congé Solidaire®” a été déposé par Planète Urgence, d’autres structures et dispositifs accompagnent aujourd’hui également les volontaires dans leurs départs en mission à l’étranger. Tour d’horizon.  


“Congé Solidaire®”, congé de solidarité ou CSI, un format d’engagement qui intéresse les entreprises de plus en plus séduites

 

Qu’on les appelle “Congé Solidaire®” — le terme déposé par Planète Urgence —, congé de solidarité ou CSI, tous permettent à des salariés de partir pour des missions de développement à l’étranger. Planète Urgence propose des départs de deux semaines reconductibles auprès de structures locales pouvant être financés par l’entreprise. Sur place, les partenaires prennent ensuite en charge le volontaire pour l’hébergement, le transport et la restauration. Le congé de solidarité internationale (CSI) permet lui aussi de s’engager à l’international auprès d’une association. C’est la convention collective (ou variantes) qui fixent la durée de la mission (6 mois maximum), et les conditions autorisant le départ (ancienneté dans l’entreprise, délai de demande, modalités d’accompagnement…). Enfin, le congé de solidarité proposé par France Volontaires repose sur une négociation intra-entreprises. L’attention est particulièrement portée à l’impact local de la mission, qui doit répondre à des demandes précises formulées par les partenaires afin de pouvoir contribuer au développement des territoires. Ce nouveau format d’engagement, moins développé que le mécénat de compétences ou le tutorat, gagne progressivement du terrain dans les entreprises : environ 60 % des missions de Congé Solidaire® effectuées avec Planète Urgence s’inscrivent dans le cadre de partenariats avec des sociétés. Une manière de répondre aux besoins d’engagement sociétal des salariés, mais aussi de développer des compétences en interne et d’intégrer un nouveau dispositif au sein des démarches RSE. “On constate un engouement réel, il y a une vraie croissance à la fois de l’intérêt des entreprises, mais aussi des collaborateurs, détaille Muriel Roy, directrice des partenariats et du développement chez Planète Urgence. Il y a encore trois ans, les entreprises avaient du mal à trouver des candidats. Aujourd’hui, elles ont plus de salariés intéressés que de places.” Un enthousiasme que l’on doit à plusieurs facteurs : l’essor de la RSE dans un premier lieu, mais aussi la meilleure santé économique des entreprises.

 

Sur place, développer l’économie locale sans la déstabiliser  

 

Pour les associations partenaires, le congé solidaire est souvent un moyen de pallier les besoins en micro-économie. Car si elles parviennent facilement à soulever des fonds dans les situations d’urgence humanitaire, les plus petits projets comme le soutien scolaire, la formation à l’informatique ou l’aménagement de puits peinent à trouver leur financement, ainsi que l’expliquait déjà Atlas Logistique à La Croix il y a plusieurs années. Les associations s’assurent par ailleurs de toujours répondre à des besoins précis… sans se substituer pour autant aux dynamiques déjà en place. Aussi, elles n’interviennent qu’après s’être assurées qu’aucun prestataire local ne peut effectuer sa mission, et veille à faire porter les projets par ses partenaires sur le terrain. Tout comme France Volontaires, Planète Urgence a mis en place évaluation, destinée à mesurer la satisfaction de toutes les parties prenantes et l’impact de l’action.

 

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