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[#STREET] Les Enfants du canal veut éradiquer le bidonville de Stains

[#STREET] Les Enfants du canal veut éradiquer le bidonville de Stains
En partenariat avec la ville de Stains en Seine-Saint-Denis – où se trouve l’un des plus grands bidonvilles de Roms de l’Hexagone – et la Préfecture de la région Île-de-France, l’association Les Enfants du canal mène un projet d’hébergement et d’accompagnement social ayant pour vocation à accueillir et accompagner 30 familles dans leur processus de réinsertion vers l’emploi et l’autonomie. Le dispositif, baptisé Mesnil, s’adressera tout d’abord aux familles de la ville, avant d’être déployé dans toute la région francilienne. Le centre d’hébergement devrait voir le jour à la fin de l’année 2018. À terme, les jardins ouvriers sur lesquels se sont implantés les abris de fortune devraient quant à eux reprendre leur activité initiale.


 

Un projet d’insertion par l’emploi et le logement destiné aux familles des bidonvilles

 

Le projet Mesnil prend sa source en 2015. L’association Les Enfants du canal s’installe à Stains ainsi que dans trois autres villes d’Île-de-France (Montreuil, Nanterre et Paris) afin de proposer un accompagnement à la scolarisation des enfants des bidonvilles, notamment grâce à des jeunes engagés en service civique. L'initiative ayant rencontré le succès, l'association décide de porter le projet au cran supérieur en développant un programme d’insertion par l’emploi et le logement pour les familles en bidonville. Soutenue par la préfecture de la région Île-de-France, Les Enfants du canal se met donc en quête d’une ville pouvant porter le projet. Stains, en Seine-Saint-Denis se porte volontaire, et Mesnil est lancé en juillet 2017 sur la base d’une convention tripartite courant sur cinq ans entre l’État via la DRIHL (Direction Régionale et Interdépartementale de l'Hébergement et du Logement), la ville de Stains qui met à disposition son terrain et joue le rôle d’entremetteur et Les Enfants du canal, opérateur du projet. “À terme, nous espérons un montage financier à 50 % par des fonds européens via le FSE (Fonds Social Européen) pour les frais de fonctionnement et le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) pour les frais d’investissement, et 50 % par l’État”, précise Michaël Jacques, en charge du projet, qu’il évalue à “plusieurs millions d’euros”. 25 familles de Stains bénéficient pour le moment d’un accompagnement renforcé dans leurs démarches administratives et professionnelles, ainsi que de diverses missions d’apprentissage. Dès la fin des travaux, 30 personnes pourront ensuite être temporairement logées dans le centre d’hébergement du Mesnil, situé dans les “jardins familiaux” de Stains. Elles partageront les lieux avec les nouveaux bureaux des Enfants du canal, afin de faciliter le processus d’accompagnement.

 

Essaimage en région et ouverture sur les territoires

 

Dans un second temps, le projet prendra une dimension régionale, en accueillant des familles de toute l’Île-de-France. Le dispositif devrait par la suite s’adresser à 60 personnes, et permettra aux familles une sortie vers le logement notamment par de l’intermédiation locative, qui pourra aller jusqu’à une prise en charge par l’association. Le Mesnil se veut également comme un projet ouvert sur l’extérieur. “Des salles polyvalentes seront construites dans le centre, afin d’y développer des projets et activités, ajoute Michaël Jacques. Nous souhaitons que cette structure soit ouverte sur l’extérieur et sur la ville.” Aussi, Les Enfants du canal intégrera des associations locales au projet pour la co-construction de divers ateliers et activités. Pour la mairie (PCF) de Stains, l’objectif est double : “une centaine de familles vivent en bidonville dans les jardins ouvriers depuis 2009, ajoute-t-il. Le ville veut certes proposer une solution d’insertion, mais aussi réhabiliter cet espace. Lorsque les familles seront relogées, les installations de fortune seront détruites, et laisseront leur place à des activités de jardinage ou de maraîchage”, conclut Michaël Jacques.




 

 

 

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