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[BEST OF] Questions de femmes : la lutte contre les inégalités se poursuit

[BEST OF] Questions de femmes : la lutte contre les inégalités se poursuit
Quid des inégalités homme/femme en 2018 ? Selon les chiffres de l’INSEE, les femmes françaises gagnent toujours en moyenne 25 % de moins que les hommes, et à poste équivalent, 17 % de moins. Elles sont également moins souvent cadres et occupent régulièrement des emplois à temps partiels ou dans des secteurs peu rémunérateurs. 3 % d’entre elles seulement sont présidentes d’entreprises. Ces chiffres sont-ils représentatifs des métiers de l’économie sociale et solidaire ? Qui sont les femmes les plus actives du secteur ? Quelles initiatives sont mises en place pour accélérer le développement de la mixité salariale et mettre un terme durablement aux inégalités homme/femme ? Carenews répond.


 

L’ESS a-t-il intégré les bonnes pratiques qu’il défend ? Malheureusement, pas encore totalement. Dans un rapport du CSESS (Conseil Supérieur de l’Économie Sociale et Solidaire) publié en 2017, on apprend que le secteur est concerné par les mêmes problématiques d’égalité homme/femme que l’économie “traditionnelle” : écarts de salaires, difficultés d’accès aux postes à responsabilité, persistance des stéréotypes… La bataille est loin d’être gagnée, même si le gouvernement s’est engagé cette année à l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes à mettre en place dix mesures phares qui soutiendront notamment le développement de l’entrepreneuriat, le soutien à l’insertion professionnelle ou encore l’accès au numérique. Une filière pourtant de plus en plus convoitée par les femmes, ainsi que le constatait il y a quelques semaines Patrick Longchamp dans l’Éco des Solutions sur RCF.

 

 

Les chefs de file

 

 

Car les femmes s’engagent dans l’ESS, et en nombre. Âgées d’une petite trentaine en moyenne, Eva Sadoun (Lita.co), Soazig Barthélémy (Empo’Wer), Lucie Basch (Too Good To Go) et Léa Thomassin (Hello Asso) sont déjà à la tête de structures bien connues des acteurs du secteur, reconnues pour leur caractère innovant comme leur impact. Comme elles, les femmes sont nombreuses à s’investir à la tête de mouvements et associations œuvrant pour l’intérêt général, ainsi que des fondations d’entreprises. À la direction de l’Institut Télémaque et ses 17 660 parrains ? Une femme, Ericka Cogne, passée par Accenture et Danone. Aux commandes de La Fonda, le laboratoire d’idées consacré au monde associatif reconnu d’utilité publique ? Encore une femme, Charlotte Debray. Les déléguées générales des fondations Chanel, Total, Air FranceOrange ou encore Kering ? Des femmes, des femmes et encore des femmes. “Il y a quinze ans, on retrouvait souvent les mêmes profils à la tête des fondations : des femmes pas très jeunes, ou des hommes en fin de carrière ; c’était une sorte de placard, nous confiait en début d’année Cécile Vic, déléguée générale de la Fondation Air France. Aujourd’hui les choses ont terriblement changé ! On retrouve désormais beaucoup de jeunes femmes qui font carrière, cette évolution-là est très nette.”

 

 

Des projets pour et par les femmes

 

 

Si leur impact est variable selon leur potentiel d’essaimage et les fonds qu’ils investissent, dans tous les domaines des projets œuvrant pour l’égalité ou les droits des femmes voient le jour. De plus en plus d’appels à projets concernent exclusivement les femmes, et leur accès à l’entrepreneuriat. On pense notamment au Trophée des Perles de Yoplait, à Créatrices d’avenir d’Initiatives Île-de-France ou encore à Femmes en Cœur du Dr Pierre Richaud, qui récompensent leurs projets entrepreneuriaux. Capital Filles, un programme financé en partie par Société Générale, va encore en plus loin avec un programme complet d’insertion professionnelle réservé exclusivement aux filles de banlieue.  

 

Les fondations et associations sont également nombreuses à concentrer leurs activités autour du sujet. C’est le cas de la Fondation Chanel, qui soutient “les femmes actrices du changement des sociétés”, mais aussi de la Fondation Raja-Danièle Marcovici (dont la déléguée générale est là encore une femme, Ghislaine Tandonnet Guiran), engagée dans l’amélioration des conditions de vie des femmes, ou encore de la Fondation L’Oréal, qui encourage les futures chercheuses. Dans un autre domaine, la Fondation Kering lutte exclusivement contre les violences faites aux femmes, et celle de la réalisatrice Liza Azuelos contre la gynophobie, un néologisme qu’elle a créé pour parler des mariages forcés.

 

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