[ÉCLAIRAGE] Optimy sort un panorama synthétique sur la philanthropie

[ÉCLAIRAGE] Optimy sort un panorama synthétique sur la philanthropie
Optimy a sorti un baromètre sur les générosités. Très synthétique, il compile des chiffres issus de différentes études (Fondation de France, France Générosités, microDON, Europa etc.). Il analyse le mouvement des dons en France, les fondations à travers leurs typologies et leurs activités, et enfin les tendances actuelles. Verdict ? Si la philanthropie française a le vent en poupe aussi bien auprès des entreprises que des particuliers, elle souffre toutefois d’un développement trop tardif pour pouvoir encore rivaliser avec ses voisins européens.


 

 

La philanthropie française en retard, mais en croissance

 

Avec un total de 8,4 milliards d’euros de dons annuels selon une étude ERNOP (à noter que le chiffre de référence du secteur est 7,5 milliards, selon le Panorama des générosités de la Fondation de France) la France ne parvient pas à se hisser sur le podium européen, et se fait coiffer au poteau par l’Italie (9,1 milliards d'euros), mais surtout l’Allemagne (23,8 milliards) et le Royaume-Uni (25,3 milliards), estime Optimy. La faute à une philanthropie développée tardivement : si de l’autre côté de l’Atlantique, Benjamin Franklin banalise la politique du don dès le XVIIIe siècle, il faut attendre les années 1960 pour que la France se préoccupe de son retard, et envoie ses chercheurs aux États-Unis en quête de pratiques inspirantes. Près d’un demi-siècle plus tard, la philanthropie d’entreprise atteint enfin le milliard d’euros, et surtout, se classe en deuxième place pour les dons dans le PIB par habitant. Et sa bonne santé se confirme partout : les dons d’entreprises ne cessent d’augmenter (2,9 milliards d’euros en 2015), tout comme les dons aux associations (+1,7 % par rapport à 2014) et le montant moyen des dons par foyer fiscal (+ de 400 euros en 2014). En marge de ce mouvement, de nouvelles formes de don voient le jour, comme le don en ligne et le micro-don, qui séduisent de plus en plus de donateurs.

 

Focus sur les fondations

 

Optimy consacre un volet entier aux fondations, qui représentent 24 % des dons effectués en France - après les sociétés (29 %), le don in vivo (36 %), et les individus (45 %). Les plus communes sont les fondations abritées (901), puis viennent les fondations issues de fonds de dotation (852), et enfin les fondations publiques reconnues officiellement (617). Les fondations d’entreprises sont largement moins représentées, puisqu’il n’en existe “que” 293 en France. Et là encore, le pays est à la traîne : les fondations françaises ne représentent que 3 % du volume européen, et les structures créées par un individus sont largement moins nombreuses (57 % des fondations) que dans les autres pays. Pour Nils Pedersen, grantmaker au sein de la Fondation la France s’engage, les fondations doivent “accélérer [leur] professionnalisation”, d’autant plus qu’elles se multiplient à vitesse grand V (elles ont presque doublé en moins de 5 ans).

 

Consulter l'intégralité du panorama d'Optimy.

 

 

Edit du 11/09/18 : source, chiffre de référence

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