[SOCIAL TECH] Bagshare connecte les voyageurs aux associations locales

[SOCIAL TECH] Bagshare connecte les voyageurs aux associations locales
Vacances, j’oublie tout ? Pas pour tout le monde. Une application permet désormais aux militants de poursuivre leurs élans solidaires même lorsqu’ils sont en voyage. Fondé par deux Françaises, Valérie Demay et Inès Al Ardah et un Colombien, Daniel Rios Moreno, Bagshare permet aux voyageurs d’entrer en contact avec des associations locales partout dans le monde et de répondre à leurs besoins en acheminant pour eux des biens matériels. La toute jeune start-up, qui a intégré la promotion 2017 de Ticket for Change puis celle de l’incubateur Welcome City Lab cette année, espère pouvoir faire évoluer durablement les mentalités.


 

Une plateforme communautaire qui relie voyageurs et associations locales

 

Plus besoin de partir des semaines au bout du monde pour faire preuve de solidarité. La plateforme Bagshare, lancée en 2015, permet à ses utilisateurs de soutenir des associations locales sans aucun coût logistique. “Les voyageurs réservent un espace dans leur valise pour l’acheminement de matériel à de petites associations que l’on a identifiées au préalable, détaille Valérie Demay. Nous listons avec elles le matériel dont elles ont besoin, et les voyageurs s’organisent ensuite de leurs côtés.” Se défendant de faire l’apologie du “misérabilisme”, Bagshare se présente avant tout comme une plateforme communautaire” qui favorise les échanges interculturels, et permet donc également aux associations de solliciter les voyageurs pour de courtes missions de bénévolat. “Ce que l’on veut promouvoir avant tout, c’est la rencontre, ajoute-t-elle. Les associations sont ravies de voir des gens qui s’intéressent à leur mission, quant aux utilisateurs, l’expérience donne souvent lieu à un déclic : certains s’engagent par la suite à plus long terme ou alimentent les réseaux sociaux des associations.”

 

Changer de paradigme et repenser le tourisme durable

 

La plateforme, gratuite, s’adresse aussi bien aux habitués du tourisme solidaire désirant moduler leur engagement qu’aux novices et aux voyageurs occasionnels. Bagshare, membre de l’ATD (Acteurs du Tourisme Durable) affiche en effet clairement son ambition de faire du tourisme “un vrai levier de tolérance” et prône une évolution des mentalités. “Le tourisme durable est vital non seulement pour protéger l’environnement, mais aussi le respect entre les cultures”, commente Valérie Demay, qui rappelle qu’en moyenne “70 % de l’argent dépensé durant les vacances dans des pays émergents” revient aujourd’hui aux big corporations. “Le tourisme durable, c’est aussi rester alerte, apporter un véritable soutien économique, apprendre à comporter dans les lieux de culte”. En attendant son changement d’échelle, la start-up qui explique pour le moment se concentrer sur la relation clients et associations, lorgne déjà vers le monde de l’entreprise. “Nous avons observé que les salariés impliqués dans les politiques RSE de leur entreprise sont ceux qui y reste le plus longtemps, explique la co-fondatrice du projet. Nous proposons donc cette activité comme un module d’engagement, c’est une alternative très impliquante puisque tout le monde peut participer.” Pour le moment, Bagshare est en discussion avec trois entreprises, dont un partenaire du Welcome City Lab.


 

 

 

 

 

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