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[CHIFFRE] Étude Petits Frères des Pauvres: Personnes âgées et fracture numérique

[CHIFFRE] Étude Petits Frères des Pauvres: Personnes âgées et fracture numérique
Les petits frères des Pauvres a publié à l’occasion de la Journée internationale des personnes âgées, le 1er octobre son rapport annuel, consacré cette année à l’exclusion numérique des personnes âgées. Verdict : près d’un quart des plus de 60 ans – environ quatre millions de personnes – est en situation d’exclusion numérique, un pourcentage qui s’accroît avec l’âge. Pourtant, une fois cette barrière dépassée, le web fait ses preuves : une majorité des aînées considère internet comme un vecteur de lien social, et lorsque le numérique leur est accessible, ils sont 83 % à l’utiliser au moins une fois par jour. Autre point important relevé par l’étude, le manque d’intérêt pour le numérique chez les plus de 60 ans : 68 % des non-usagers se passent d’internet,car ils n’y trouvent simplement pas d’intérêt. Une réalité qui interroge et oblige les associations comme les pouvoirs publics à trouver des solutions adaptées.  



 

“Pas une, mais plusieurs fractures numériques”

 

Les personnes âgées profitent-elles pleinement des vertus du numérique ? Quels usages font-elles d’internet, et l’utilisent-elles pour lutter contre leur isolement ? Autant de questions auxquelles l’étude CSA financée par la Fondation des petits frères des Pauvres a tenté de répondre. “Cette étude montre qu’il n’y a pas une mais des fractures numériques, confie Thomas Genty, directeur d’étude CSA”. La première fracture concerne l’équipement, 21 % des personnes âgées de 60 ans et plus n’ayant simplement pas internet à domicile, et la seconde les usages; puisque que près de la moitié du public interrogé ne sait par exemple pas regarder une vidéo en ligne; et plus encore à ne pas utiliser les réseaux sociaux. De fait, 27 % des personnes de 60 ans et plus n’utilisent jamais Internet, quand bien même une majorité reconnaît qu’il est un vecteur de lien social. L’association propose ainsi une série de recommandations afin de lutter contre l’exclusion numérique, concernant aussi bien les entreprises que les opérateurs ou les organismes de formation.


 

Rationaliser la formation autour des spécificités territoriales

 

Autre point important de l’étude : au-delà des problèmes d’accès et de formation, Internet n’intéresse simplement pas les non-usagers. 68 % d’entre eux déclare en effet ne pas avoir “besoin” d’internet, ou ne pas trouver cela “utile”, un motif qui l’emporte sur la complexité d’usage (59 %), la peur du piratage (40 %) et même le prix (29 %). Une réalité à prendre en compte, car la formation a un coût. “Il est essentiel de déterminer pourquoi les personnes ne l’utilisent pas”, déclare Benoît Calmels. Pour le délégué général de l’Union nationale des centres communaux d'action sociale (UNCCAS), la solution repose sur le rapprochement de deux stratégies pour le moment opposées : “d’un côté, il s’agit de favoriser le numérique pour simplifier la vie des gens. De l’autre, une logique de rationalisation budgétaire s’impose avec moins de personnel, moins de guichets, moins de points de rencontres.” L’enjeu principal serait donc de trouver des solutions efficaces et adaptées à tous les publics en s’appuyant sur l’expertise des pouvoirs publics via les collectivités territoriales. 71 % des sondés estiment d’ailleurs qu’elles sont les mieux placées pour s’emparer du sujet de l’exclusion numérique. “Utilisons l’intelligence des territoires ! encourage Benoît Calmels. (...) Il existe des solutions qui ne nécessitent pas de moyens financiers démesurés. Rechercher d’abord les besoins des citoyens avant de proposer des solutions, s’appuyer sur les réseaux associatifs, former les accompagnements : arrêtons de partir de dispositifs pensés au plan national.”





 

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