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Entrepreneuriat et ESS : Simon Laisney, fondateur & directeur de Plateau Urbain

Entrepreneuriat et ESS : Simon Laisney, fondateur & directeur de Plateau Urbain
L'entrepreneuriat est aujourd'hui un vecteur capital du lien social et de la cohésion des territoires, particulièrement lorsqu'il a une portée sociale et solidaire. Acteur majeur du financement des TPE franciliennes, Paris Initiative Entreprise (PIE) est un tremplin pour les entreprises de l'ESS. Elles peuvent avec le soutien de PIE créer et développer leur activité économique. Une contribution qui ne se limite pas à un apport financier, puisque PIE accompagne également le lancement des start-ups et peut être caution bancaire. Tous ces outils mis à disposition des petites entreprises ont permis de créer ou de sauvegarder plus de 4 000 emplois en Île-de-France depuis la création de l'association. Au fil de notre série d'entretiens, découvrez le portrait des fondateurs de startups de l'ESS accompagnés par PIE. Aujourd'hui, partons à la rencontre Simon Laisney, fondateur et directeur général chez Plateau Urbain. Qui a dit que PIE était uniquement une plateforme de financement ? Certainement pas Simon Laisney, qui met à disposition des espaces vacants pour ceux qui font avancer l'ESS.



 

Cet ancien chargé d’études auprès du géant de l’immobilier de bureau DTZ a eu l’idée en 2013 de créer une coopérative d’urbanisme temporaire, baptisée Plateau Urbain. Le concept ? Mettre à disposition des espaces vacants pour des acteurs culturels, associatifs et de l’économie sociale et solidaire (ESS).

 

L’entrepreneur a vite entendu parler de PIE lorsqu’il a commencé à rechercher des fonds. « C’est un organisme de création d’entreprise assez connu dans le milieu associatif dont je fais partie », explique ce jeune trentenaire qui a étudié à l’université Paris Panthéon Sorbonne. Les premiers contacts avec l’association parisienne remontent à deux ans mais sa structure n’était pas encore prête, selon ses propres dires, à demander des financements. « Au début, PIE a surtout eu un rôle d’accompagnateur pour nous, résume Simon Laisney. Ils nous ont aidé à mettre en place les outils pour mieux décrire et visualiser notre fonctionnement. Il n’est pas simple en effet de modéliser notre fonctionnement car nous devons estimer nos charges et nos revenus alors que nous ouvrons et fermons régulièrement les lieux que nous occupons. »

 

Pour redonner vie à des bureaux ou à des sites industriels abandonnés, Plateau Urbain utilise trois modèles. La coopérative, qui emploie aujourd’hui 25 collaborateurs, peut louer sous forme précaire des lieux qu’elle sous-louera à des acteurs de l’ESS. Elle peut aussi être prestataire et accompagner la gestion de ces espaces pour le compte d’associations comme c’est le cas pour « Les Grands Voisins », un site de 3,2 hectares situé dans le 14e arrondissement qui a abrité pendant des décennies l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul et qui est porté par le spécialiste de l’hébergement d’urgence « Aurore ». Plateau Urbain peut aussi fonder une association ad hoc pour animer un lieu. Cette solution a notamment été utilisée pour « Le Python », un immeuble de 1600m2 en attente de rénovation dans le 20e arrondissement.

 

160 000 euros de débloqués

 

Une fois ces modèles bien définis, Simon Laisney a pu rechercher des financements pour assurer sa croissance. L’entrepreneur s’est alors naturellement tourné vers PIE pour trouver des fonds. « Nous avons commencé à travailler avec eux en septembre 2017 et en janvier de cette année, nous sommes parvenus à mettre au point un programme qui nous a permis de débloquer 160 000 euros, se félicite le directeur général du Plateau Urbain.

 

PIE nous a prêté 60 000 euros, la banque éthique Nef nous accordé un crédit similaire et nous avons obtenu une subvention de 40 000 euros. Mais PIE n’est pas seulement une plateforme de financement. Ses consultants sont bienveillants et ils nous donnent de bons conseils. Il ne s’agit pas de négociation avec eux mais d’un réel accompagnement. Ils nous ont aidés à organiser un tour de table efficace car ils effectuent un véritable travail de mise en réseau. Et puis lorsque cette plateforme valide un projet, elle lui accorde une certaine reconnaissance et rassure les banques qui sont alors plus enclines à accorder des crédits. »

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