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LIRE ET FAIRE LIRE, TRANSMETTRE L’AMOUR DE LA LECTURE

LIRE ET FAIRE LIRE, TRANSMETTRE L’AMOUR DE LA LECTURE
Depuis près de vingt ans, l’association Lire et Faire Lire organise des temps de lecture animés par des bénévoles retraités à destination des enfants de maternelle et de primaire. Une manière de prévenir l’illettrisme dès le plus jeune âge tout en favorisant les échanges intergénérationnels.


 

 

Aujourd’hui en France, un écolier de 10 ans lit moins bien que ses camarades européens. Les études se succèdent et se ressemblent : de Timms à Pirls en passant par Pisa, toutes pointent le déclin du niveau de lecture des petits Français. Dans ce contexte, transmettre le goût de la lecture dès le plus jeune âge est probablement la meilleure manière de lutter contre l’illettrisme et l’échec scolaire. C’est cette conviction profonde qui anime Lire et Faire Lire. L’association propose depuis près de vingt ans à des bénévoles de plus de 50 ans de venir lire des histoires, une fois par semaine, à des enfants de maternelle et de primaire. Créée en 1999 à Brest sous l’impulsion de l’écrivain Alexandre Jardin, Lire et Faire Lire a, depuis, étendu son champ d’action à l’ensemble du territoire : en 2017, 665 000 enfants ont ainsi écouté des histoires lues par près de 18 000 bénévoles.

 

« Mieux vaut prévenir que guérir »

Si l’illettrisme recule en France, il touche encore des dizaines de milliers de jeunes, qui sortent chaque année de l’école de la République sans comprendre le sens d’un texte. C’est encore trop pour Laurent Piolatto, délégué général de Lire et Faire Lire : « Le système éducatif ne parvient pas encore à rendre la maîtrise de la lecture accessible pour l'ensemble des enfants. C'est bien la lecture qui garantit l’accès à la citoyenneté de chacun ».

Pour autant, selon le délégué général, la solution n’est pas forcément l’enseignement : « À Lire et Faire Lire, nous croyons qu’un autre accès à la littérature est possible. Nos bénévoles ne sont pas des enseignants, mais des amoureux de la lecture. Ils transmettent ce goût aux enfants pour qu'elle devienne un loisir ». Initialement pensé pour des élèves de CP, le dispositif a rapidement été étendu à la maternelle. « Mieux vaut prévenir que guérir, analyse Laurent Piolatto, en plus cela coûte moins cher ». Selon une note publiée par le think thank Terra Nova en 2014, le coût minimal de l’échec scolaire s'élèverait, en effet, à 24 milliards d’euros par an.

Soutenue depuis sa création par le ministère de l’Éducation et de la Culture, l’association bénéficie également du soutien de fonds privés (Fondation ADP, Fondation SNCF, Fonds MAIF pour l’éducation…) : « Les 50 % de fonds publics permettent à Lire et Faire Lire d’exister et les 50 % du mécénat permettent à l’association de se développer », résume son délégué général. Lire et Faire Lire n’a pas l’intention de s’arrêter là : son objectif, d’ici trois  ans, est de mobiliser 6 000 bénévoles supplémentaires pour intervenir auprès d’un million d’enfants.

 

Article extrait du Carenews Journal n°11, automne 2018, réalisé en partenariat avec la Fondation Groupe ADP.

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