Le logement, une clé pour l’emploi : le programme CALM de Singa

Le logement, une clé pour l’emploi : le programme CALM de Singa
Depuis sa création en 2012, l’association Singa fait évoluer l’accueil des personnes réfugiées. Son programme CALM (Comme À La Maison), démarré en 2015, lorsque la crise migratoire faisait la une des journaux, a rapidement séduit dès son lancement, suscitant des milliers d’inscriptions en ligne et demandes d’intérêt. Trois ans plus tard, ce dispositif, qui relie réfugié·e·s sans option de logement et particuliers souhaitant les accueillir, soutenu depuis 2016 par la Fondation Société Générale, est un vecteur prouvé d’insertion socio-professionnelle.


 

 

Créer un environnement favorable au retour à l’emploi

 

CALM s’adresse aux personnes qui ont récemment obtenu leur statut de réfugié. Le programme les allège de la préoccupation du logement sur une période d’un an maximum afin qu’elles puissent se concentrer sur leur formation, leurs études ou leur recherche d’emploi. « Sans logement, c’est très difficile de se concentrer sur le développement de son projet, » explique Vincent Berne, coordinateur du réseau CALM. « Et sans emploi, c’est difficile de garder un logement. »

 

Le succès du programme s’appuie sur deux réseaux. D’une part, celui de Singa, avec toute son expertise en termes d’apprentissage de la langue française et des codes socio-culturels, d’accompagnement vers l’emploi et de montage de projets entrepreneuriaux, grâce à l’incubateur Finkela ou aux partenariats de l’association avec d’autres structures d’insertion, également soutenues par la Fondation Société Générale, comme Simplon ou encore le Refettorio. D’autre part, celui des accueillants, qui sont amenés à partager leurs réseaux sociaux, voire professionnels, avec les personnes accueillies.

 

Un projet à impact en plein développement

 

Aujourd’hui, plus de 530 personnes réfugiées ont été accueillies dans plus de 800 foyers à Paris, Montpellier, Lille et Lyon. À la sortie du programme, 28 % sont en emploi (contre 6 % à l’entrée), 27 % ont suivi ou repris des études (contre 10 % à l’entrée) et 34 % ont suivi des cours de français (contre 9 % à l’entrée). Cela correspond à un coût évité à l’État de 3,3 millions d’euros depuis septembre 2015.

 

L’heure est donc au passage à l’échelle. « L’idée est de créer de l’impact au niveau local dans plein de villes différentes, » décrit Vincent Berne. Des réseaux d’accueil sont en construction ou en réflexion dans de nombreuses villes de France comme Toulouse, Nantes, Bordeaux, Marseille ou Strasbourg mais aussi à l’international, à Barcelone, Bruxelles et Montréal, notamment.

 

 

Crédit photo : Singa Lille.

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