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[CALENDRIER DE L’APRÈS] Vœu n°2 : intégrer l’ESS dans l’enseignement supérieur

[CALENDRIER DE L’APRÈS] Vœu n°2 : intégrer l’ESS dans l’enseignement supérieur
Que peut-on souhaiter à l’économie sociale et solidaire (ESS) pour cette nouvelle année ? Secteur prometteur et en pleine expansion, l’ESS devra répondre à un double défi à l’avenir : la professionnalisation croissante du secteur, et l’important turnover qui accompagnera les départs à la retraite des prochains années. Cédric Laroyenne, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Gouvernement ESS et responsable de l’innovation sociale à la Fondation Accenture, formule le deuxième souhait de notre série de vœux pour l’ESS : intégrer davantage l’ESS dans les cursus d’enseignement supérieur, pour mieux répondre aux défis structurels que connaîtra le secteur.


 

600 000 recrutements à court terme

 

L’ESS est un secteur d’avenir : non seulement elle représente une part croissante de l’économie française (10 % du PIB et 13 % des emplois privés selon les chiffres du  ministre de l’Économie), mais elle prévoit également d’être fortement pourvoyeuse d’emplois dans les prochaines années. Plus âgés en moyenne que ceux du reste de l’économie privée, les salariés des entreprises et des structures de l’ESS devraient partir massivement à la retraite au cours des prochaines années, de sorte que Bercy prévoit pas moins de 600 000 recrutements à venir d’ici 2020.

 

Il faut dire que le secteur est particulièrement florissant, et ce en dépit de toutes les périodes de crise économique et sociale qu’a pu connaître le pays depuis plusieurs décennies. Si la crise des subprimes a touché de plein fouet les emplois du secteur privé à partir de 2008, elle a impacté dans une bien moindre mesure le secteur de l’ESS, qui n’a finalement jamais cessé de croître : l’emploi privé a connu une progression globale de 24 % depuis 2000 dans ce secteur.

 

 

Mieux armer l’appareil de formation en faveur de l’ESS

 

“Il faut se donner les moyens de cet important renouvellement pour les prochaines années”, affirme Cédric Laroyenne. Aujourd’hui, il existe quelques formations spécifiques en France (que nous avions recensées sur Carenews), mais elles demeurent peu nombreuses et peu reconnues, tant par leur spécificité que par leur manque de visibilité. Des partenariats s’installent progressivement entre les écoles et les entreprises, à l’instar du parcours métiers ESS développé par Carrefour avec Paris Dauphine.

 

Pourtant, si l’ESS reste un secteur assez méconnu auprès de jeunes, elle jouit d’une certaine attractivité auprès des étudiants et des jeunes diplômés : il ressort du Baromètre de l’Entrepreneuriat Social (BES) 2017 construit par Convergences que 60 % des jeunes entre 18 et 24 ans connaissant l’ESS sont attirés par le secteur, soit pour y travailler, soit pour y lancer leur propre structure.

 

“Pour attirer les talents et assurer le renouvellement du secteur, la première étape est donc de définir une stratégie de visibilité des métiers à pourvoir et d’organiser des partenariats avec les organismes pertinents (universités, écoles, BTS, IUT…) pour former au mieux et anticiper les recrutements”, selon Cédric Laroyenne. Par ailleurs, un parcours d’immersion dans des structures de l’ESS lors de la période de stage, intégré aux différentes étapes du parcours d’études, pourrait être proposé à l’étudiant.

 

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