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[CALENDRIER DE L’APRÈS] Voeu n°3 : accélérer l’économie verte

[CALENDRIER DE L’APRÈS] Voeu n°3 : accélérer l’économie verte
Que peut-on souhaiter à l’économie sociale et solidaire (ESS) pour l’année 2019 ? Notre troisième voeu est inspiré des propositions du ministre de l’Environnement et du Développement Durable du Gouvernement ESS, Stéphane Latxague, ancien directeur général de Surfrider Foundation Europe, pour le Livre Blanc de l’ESS : faire de l’économie “verte” l’un des fleurons de l’économie française. Pour Stéphane Latxague, il est impératif de favoriser l’entrepreneuriat et la création d’emplois dans le développement durable et l’écologie.


 

 

L’économie verte, un secteur encore en développement

 

Aujourd’hui, l’écologie est partout, les modes de consommation et de production évoluent, les mentalités changent à la faveur d’une prise de conscience généralisée qui prend toujours plus d’ampleur. Ces changements se traduisent par des évolutions économiques, qui ont favorisé ces dernières années l’émergence du secteur de l’économie dite “verte”. Si ce secteur est en plein essor, porté notamment par le rythme de développement soutenu de l’agriculture biologique, son poids dans l’économie reste encore assez peu significatif en France : en 2015, selon un rapport de l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte, on comptait près de 900 000 emplois dans les activités de l’économie verte, soit 2,5% seulement de l’emploi total.

 

Parallèlement à l’économie verte, qui regroupe les métiers à finalité purement environnementale, les métiers dits “verdissants”, c’est-à-dire qui intègrent une dimension environnementale ou écologique, quel que soit leur secteur d’activité (bâtiment, transports, tourisme, maintenance…) prennent de plus en plus d’importance dans le paysage économique ; notamment avec le décuplement des politiques RSE, qui infiltrent tous les pôles dans les entreprises. En 2014, toujours selon le même rapport, les métiers verdissants étaient estimés à 14% de l’emploi total, et ce chiffre continue d’augmenter.

 

 

Un “engouement vert” à encourager et développer

 

Si les évolutions sont lentes, l’économie verte reste attractive auprès des actifs et chercheurs d’emplois : en 2017, 15 % des demandeurs d’emploi en fin de mois inscrits à Pôle emploi, en catégories A, B ou C, recherchaient un métier de l’économie verte, et 16,5 % des offres d’emploi déposées par les employeurs auprès de Pôle emploi concernaient un métier de l’économie verte. Quant aux étudiants, ils sont de plus en plus nombreux à bouder les grandes entreprises, jugées trop polluantes, comme en témoigne le “manifeste étudiant pour un réveil écologique” signé par plus de 10 000 étudiants de grandes écoles parisiennes (HEC, AgroParisTech, Centrale Supélec, ENS Ulm, Polytechnique).

 

Un engouement bien réel, qu’il s’agit d’encourager pour permettre l’essor de nouveaux marchés et de nouveaux métiers, et une imbrication croissante entre l’écologie et tous les autres secteurs d’activité. Pour Stéphane Latxague, les réglementations doivent jouer leur rôle de levier pour dynamiser l’économie verte et permettre à l’offre de rencontrer la demande en matière d’emplois, en mettant l’accent sur la R&D dédiée à l’écologie, mais aussi en soutenant les startups ayant un projet de développement durable par des politiques fiscales et sociales adaptées.

 

 

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