[CALENDRIER DE L’APRÈS] Vœu n°4 : faire du numérique un outil-clé de l’ESS

[CALENDRIER DE L’APRÈS] Vœu n°4 : faire du numérique un outil-clé de l’ESS
Les entreprises et structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) n’échappent pas à la transition numérique qui s’opère à tous les niveaux de la société. Désormais indispensable dans l’organisation et le fonctionnement des entreprises comme du secteur associatif, le numérique doit devenir le premier allié des acteurs de l’ESS dans leur développement, selon Léa Thomassin, notre ministre du Numérique et directrice générale de la plateforme dédiée HelloAsso. C’est notre quatrième vœu pour cette nouvelle année : faire du numérique un outil au soutien du développement des structures de l’ESS.


 

Des actions pour un numérique plus inclusif

 

En septembre dernier, le secrétariat au numérique a lancé un vaste “Plan national pour un numérique inclusif”, affichant l’objectif de “former 1,5 million de personnes au numérique, afin de réduire les inégalités et donner les mêmes chances à tous partout sur le territoire”. Pour Mounir Mahjoubi, “l'écosystème français doit être celui de référence de la ”Tech For Good”, basé sur des projets qui ont un sens pour l'humanité et pour notre planète”.

 

Le secteur de l’économie sociale et solidaire (associations, entreprises sociales, coopératives…), partie intégrante de l’écosystème français et acteur de poids dans certaines régions, comme la Bretagne et le Pays de Loire où elle représente 14 % de l’économie locale (selon les chiffres de l’Observatoire national de l’ESS - CNCRES), n’échappe pas aux évolutions numériques qui s’opèrent aujourd’hui. Pour Léa Thomassin, cofondatrice de la plateforme de paiement et de financement participatif dédiée aux associations HelloAsso, il est même l’un des premiers concernés par la transition numérique, au regard de la nature de leurs missions.

 

 

L’ambition : un grand plan de formation pour les acteurs de l’ESS

 

“Les structures de l’ESS sont confrontées à une double problématique”, affirme Léa Thomassin. “D’une part, elles doivent saisir l’opportunité que représentent les nouvelles technologies au profit de leur propre organisation interne et de leur développement, et d’autre part, elles doivent prendre en compte, dans l’exercice de leur mission, les changements qu’entraîne l’apparition du numérique dans toutes les dimensions de la société”. Pour répondre à ce double enjeu interne, Léa Thomassin souhaite que tous les acteurs de l’économie sociale et solidaire soient formés au numérique, dans le cadre d’un grand plan de formation nationale, en coopération avec des structures d’accompagnement, comme des incubateurs et des dispositifs locaux d’accompagnement (DLA), et des experts du numérique.

Une étude Solidatech, menée en partenariat avec Recherches et Solidarités en 2016, a révélé que l’utilisation des outils numériques par le secteur associatif a progressé de 21 points entre 2013 et 2016 : 43 % des associations recourent désormais à des outils collaboratifs dans leur fonctionnement. Par ailleurs, les associations sont de plus en plus présentes sur Internet : 73 % d’entre elles ont leur propre site Internet, et 62 % utilisent les réseaux sociaux. En revanche, elles ne sont que 9% à disposer d’une application mobile. La majorité des associations portent un regard très positif sur le numérique, 1 responsable d’association sur 2 est convaincu des impacts positifs de l’utilisation du numérique sur l’implication des adhérents, des bénévoles et des salariés.

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