Bilan de la Nuit de la solidarité : 3 622 sans-abri recensés à Paris

Bilan de la Nuit de la solidarité : 3 622 sans-abri recensés à Paris
La 2e édition de la Nuit de la solidarité, qui s’est tenue le 7 février, a permis de recenser 3 622 personnes sans-abri à Paris. Le décompte marque une augmentation notable des personnes sans-abri dans la capitale, alors même que le nombre de places d’hébergement a augmenté cette année, selon Dominique Versini, adjointe à la Maire de Paris, en charge de la lutte contre l'exclusion.


 

 

 


 

600 personnes de plus que l’année dernière

 

3 622 personnes sans-abri dans la capitale : c’est le résultat officiel, communiqué par la Mairie de Paris, de cette 2e édition de la Nuit de la Solidarité qui a mobilisé 400 travailleurs sociaux et 1 700 parisiens volontaires, ainsi qu’une cinquantaine d’associations, dans la nuit du 7 au 8 février 2019. Chaque personne rencontrée a rempli un questionnaire, qui a permis de recenser à la fois le profil et les besoins des personnes.

 

L’année dernière, les bénévoles de la Nuit de la Solidarité avaient recensé 3 035 personnes sans-abri dans la capitale. Dominique Versini, en charge des solidarités et de la lutte contre l’exclusion à la Mairie de Paris, a commenté ce chiffre pour Franceinfo : “On voit qu'il y a une augmentation de 600 personnes, mais il faut savoir, aussi, que, l'an dernier, il y avait 21 500 places la même nuit, et, cette année, 24 400. Donc, avec l'État, nous avons beaucoup augmenté le nombre de places d'hébergement, et, pourtant, il y a un peu plus de personnes que l'an dernier.”

 

L’adjointe à la Maire de Paris explique cette différence par deux éléments. Tout d’abord, par l’augmentation des zones explorées : “Cette année, nous sommes allés également sur les talus des périphériques, les parcs et jardins et les bois, Vincennes, Boulogne, et le petit bois qui s'appelle La Colline, porte de la Chapelle. Et, là, ce sont 450 personnes qui ont été décomptées”. Mais aussi par les flux migratoires et les centres d’accueil pour migrants : dans le 10e arrondissement, où les migrants des campements du Canal Saint-Martin et du Quai de Jemappes ont été mis à l’abri, le nombre de personnes à la rue a été divisé par deux.


 

“Avoir une photographie plus précise du sans-abrisme”

 

En dépit des 3 000 nouvelles places ouvertes dans les centres d’hébergement de la capitale, les défis sont donc encore importants. “C'est un problème endémique et récurrent, c'est pour cela que nous travaillons par cette analyse et cette observation”, souligne Dominique Versini. Toutes les données récoltées dans les questionnaires seront analysées par le comité scientifique de l’APUR (atelier parisien d’urbanisme) pour permettre, d’ici le mois de mars 2019, “d’avoir une photographie plus précise du sans-abrisme à Paris et de mieux comprendre les besoins des personnes rencontrées”, précise l’adjointe à la mairie.

 

Cette année, la ville de Grenoble a rejoint le mouvement et organisé sa propre Nuit de la Solidarité le 30 janvier. Les résultats devront, selon nos informations, être communiqués mi-mars 2019. La ville de Rennes, également, organise sa Nuit de la solidarité le 27 février prochain. Une prise d’ampleur plus que nécessaire et saluée par la Ville de Paris, qui a invité d’autres villes “en France et en Europe”, à initier cette démarche.

 

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