[ÉCLAIRAGE] Baromètre 2019 de l’entrepreneuriat social

[ÉCLAIRAGE] Baromètre 2019 de l’entrepreneuriat social
Pour la 7e année consécutive, Convergences publie le Baromètre de l’entrepreneuriat social avec ses partenaires Ashoka, Avise, BNP Paribas, Mouves, OpinionWay, Orange et la région Ile-de-France. Le baromètre 2019 dévoile la perception de l’entrepreneuriat social par le grand public, mais aussi par les entrepreneurs eux-mêmes, qui témoignent de leurs défis et de leurs attentes pour l’avenir.


 

 

L’entrepreneuriat social de plus en plus (re)connu

 

Lentement, mais sûrement : selon le Baromètre 2019 de l’entrepreneuriat social, les notions d’économie sociale et solidaire (ESS) et d’entrepreneuriat social sont de plus en plus connues du grand public. L’entrepreneuriat social, en particulier, a vu sa notoriété exploser ces six dernières années, même s’il n’est connu que par 38 % de la population : en 2012, seulement 18 % des Français avaient entendu parler de cette forme d’entrepreneuriat.

 

Une popularité qui s’améliore donc, grâce à une meilleure communication sur le sujet et à mesure que l’entrepreneuriat social se démocratise, avec le succès grandissant des mouvements alternatifs et/ou écologiques. Tout particulièrement auprès des jeunes, qui rejettent de plus en plus le modèle des grandes entreprises de l’économie traditionnelle : 50 % des 18-24 ans déclarent être attirés par le secteur de l’ESS pour y travailler en tant que salarié, et 43 % pour y lancer une activité propre.

 

Mais la notoriété, et surtout la crédibilité de l’entrepreneuriat social passera, nécessairement, par une meilleure mesure de leur impact. Enjeu majeur de la viabilité de leur modèle économique, eu égard aux exigences des investisseurs, la mesure d’impact demeure coûteuse, complexe, et les outils élaborés en ce sens sont encore peu utilisés : “Il faut démontrer à quel point cette économie plus soucieuse de l’humain et de l’environnement contribue à la réussite de notre pays”, affirme Stéphanie Goujon, nouvelle directrice générale de French Impact.


 

Des défis nombreux mais une reconnaissance confirmée du grand public

 

Même si la confiance du grand public quant à la capacité des entrepreneurs sociaux à répondre aux défis sociétaux a légèrement diminué (68 % des Français les considèrent “utiles”, 5 points de moins par rapport à 2017), pour la première fois, les entrepreneurs sociaux sont considérés comme les plus innovants dans l’apport de solutions. Ils sont plébiscités par 25 % des Français, à égalité avec la société civile, et devant les pouvoirs publics (24 %) et les entreprises privées (22 %).

 

Les obstacles au développement de l’entrepreneuriat social demeurent nombreux : en 2018, seuls 22 % des entrepreneurs sociaux déclarent tirer plus de 50 % de leurs revenus des recettes de leur activité. Le manque de moyens financiers, le manque de partenariats avec les entreprises et le manque de reconnaissance, demeurent les principales difficultés identifiées. Face à la baisse des subventions publiques, la logique a tourné au profit d’un accroissement des partenariats avec le privé, par le biais du mécénat de compétences notamment.

 

Néanmoins, 9 entrepreneurs sociaux sur 10 estiment que les perspectives de développement de l’entrepreneuriat social en France sont bonnes, et 87 % restent optimistes quant à leurs capacités à répondre aux problèmes sociétaux. L’essor d’initiatives pour le développement de l’entrepreneuriat social, comme French Impact, et le contexte de réflexion sur le rôle de l’entreprise au sein de la société avec la loi PACTE contribuent à la médiatisation et à la reconnaissance du secteur.

 

 

, , , , , , ,