[CHIFFRE] Défi « Rien de neuf » : déjà 1870 t de matières premières économisées

[CHIFFRE] Défi « Rien de neuf » : déjà 1870 t de matières premières économisées
Mis en place en 2018 par l’association Zero Waste France, le défi « Rien de neuf », un challenge qui consiste à ne faire aucun achat neuf, prend de l’ampleur cette année. Quatre mois après le lancement de l’édition 2019, le bilan est déjà encourageant.


 


 

Acheter d’occasion, troquer, emprunter, ou même fabriquer soi-même… plutôt que d’acheter neuf. Depuis le 1er janvier 2019, des milliers de Français ont accepté de relever ce défi qui bouscule leurs habitudes. À l’origine de ce challenge écolo, l’association Zero Waste France, qui milite pour la réduction des déchets.

 

Pour la 2e édition du défi « Rien de neuf », l’association Zero Waste a décidé de rendre le challenge plus concret. Sur le site internet dédié au défi, l’association fait le décompte de la quantité de matières premières (eau, pétrole, métaux, produits agricoles…) économisée par les participants. « L’idée est de montrer qu’il est possible d’agir à l’échelle individuelle, et que chaque action, cumulée aux autres, donne un résultat concret », explique Marine Foulon, chargée de communication pour l’association Zero Waste France.

 

Car c’est tout l’objet du défi « Rien de neuf » : réduire la consommation de matières premières brutes (non recyclées ou ré-utilisées). Et quand on sait qu’éviter d’acheter un manteau neuf fait économiser 110 kg de matières premières, et un jean 32 kg… on atteint vite des tonnes. Selon les derniers chiffres, ce sont pas moins de 1 870 tonnes de matières premières qui ont été économisées par les quelque 18 100 participants. Et ce, grâce à plus de 5 000 achats neufs évités et plus de 10 000 achats d’occasion. Des résultats « très encourageants », pour l’association Zero Waste France.


 

Du changement dans les habitudes

 

Petit à petit, les participants modifient leurs habitudes, et ne se contentent pas seulement d’acheter d’occasion. « L’année dernière, on s’est rendus compte que 25 % des participants au défi s’étaient mis à réparer ou fabriquer eux-mêmes. Il y a eu un vrai passage à l’action, pas seulement un renoncement à l’achat neuf », analyse Marine Foulon. « Beaucoup ont aussi renoncé à certains objets ou certains achats, en se rendant compte qu’ils n’en avaient pas vraiment besoin. »

 

En plus de la réduction de leur impact écologique, les participants y trouvent aussi un intérêt économique. « Depuis janvier nous n'avons rien acheté de neuf, et nous n’avons même quasiment rien acheté. Résultat, nous avons pu nous payer une semaine de vacances en avril, et nous allons pouvoir réserver une semaine pour cet été », témoigne Crystelle, une mère de famille vivant près d’Aix-en-Provence. « Et ma fille, qui avait plutôt la dépense facile, a fait ses premières économies, elle est ravie. C’est une belle prise de conscience pour les enfants », poursuit-elle.

 

Réduire ses achats devient aussi l’occasion de développer la solidarité : partager, prêter, échanger… « Dans mon immeuble, deux personnes ont installé une boîte à livres et proposé de mutualiser des appareils électroménagers », témoigne Cléo, Lyonnaise de 26 ans.

 

Selon l’association, qui ambitionne d’atteindre 100 000 participants cette année, des obstacles subsistent encore à la poursuite du défi « Rien de neuf ». Les principales difficultés rapportées par les participants sont relatives à leur entourage, qui ne comprend pas toujours la démarche ou qui la juge trop difficile. Et les participants eux-mêmes démarrent le défi avec des idées reçues. « Beaucoup ont l’impression qu’ils vont devoir se priver, mais se rendent compte finalement que cela n’empêche pas de se faire plaisir, et que le plaisir peut aussi venir de la fierté de relever le défi, de trouver des solutions », conclut Marine Foulon.

 

Pour aider les participants, l’association Zero Waste France met à leur disposition des ressources et des astuces, sur le site internet, les réseaux sociaux et par le biais d’une newsletter bi-mensuelle. Le défi est soutenu par Greenpeace, Emmaüs France et l’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée), et par des personnalités médiatiques comme le réalisateur Cyril Dion, l’influenceur Julien Vidal, auteur du livre Ça commence par moi, ou encore le journaliste Valère Corréard.



 

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