[POSITIVONS] Femmes victimes de violence : le karaté comme outil thérapeutique

[POSITIVONS] Femmes victimes de violence : le karaté comme outil thérapeutique
Triple championne du monde de karaté, Laurence Fischer a fondé l’association Fight For Dignity en 2017 pour aider les femmes victimes de violences sexuelles ou de violences conjugales à se reconstruire. Comment ? Grâce à un accompagnement à travers le karaté, celles-ci peuvent retrouver l’estime d’elle-mêmes et se réapproprier leur corps. Après une première expérience en Afghanistan, l’action de Fight For Dignity débute en République Démocratique du Congo (RDC) avec le soutien du docteur Denis Mukwege, « l’homme qui répare les femmes », nommé Prix Nobel de la Paix 2018. En France, l’association collabore avec la Maison des Femmes de Saint-Denis et encourage la recherche-action sur le sujet.


 

Triple championne du monde de karaté, Laurence Fischer, fait le constat suivant : le sport qui place le corps au centre du processus de résilience est un outil thérapeutique qui permet aux femmes victimes de violences de se reconstruire et de retrouver confiance en elles.

Aujourd’hui, 1 femme sur 3 est victime de violences dans le monde. Ce sont des violences qui les détruisent physiquement et psychologiquement.

 

Mettre le corps au centre du processus de résilience

 

Cette sportive de haut niveau commence par accompagner des femmes victimes de violences en Afghanistan. Puis, c’est en République Démocratique du Congo (RDC) avec le soutien du Docteur Denis Mukwege, « l’homme qui répare les femmes », nommé Prix Nobel de la Paix 2018, qu’elle organise des ateliers pour accompagner les femmes à se reconstruire. Dans ce pays, le viol de masse représente une arme de guerre. En 2017, Laurence Fischer crée l'association Fight for Dignity dans l’objectif de consolider son action. De retour en France, elle rencontre de nombreuses activistes qui constatent un manque d’action en lien avec la réappropriation du corps proposées aux victimes de violence. Elle collabore ainsi avec la Maison des Femmes de Saint-Denis depuis mars 2018 pour devenir un accélérateur innovant de résilience.   

 

Développer une approche interdisciplinaire basée sur le corps

 

Laurence Fischer ne souhaite pas limiter les actions de l’association au terrain mais aussi encourager une recherche-action autour de la résilience pour les femmes. C’est ainsi qu’un comité scientifique a vu le jour avec des membres comme Ghada Hatem, médecin chef de la Maison des Femmes de Saint-Denis, Gilles Vieille-Marchiset, professeur des universités et directeur du laboratoire Sport et Sciences Sociales à l’Université de Strasbourg, Linda Tromeleue, psychologue, et l’université de Strasbourg, en partenariat avec la Maison des femmes de Saint Denis. L’objectif ? Associer la recherche théorique, médicale et psychologique avec la pratique. En 2019, elle lance des ateliers-conférences et des programmes d’empowerment pour promouvoir l’inclusion dans les organisations.

 

 

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