Fondation SNCF : « Soutenir l’intégration de 1 000 réfugiés » d’ici 2021

Fondation SNCF : « Soutenir l’intégration de 1 000 réfugiés » d’ici 2021
La Fondation SNCF franchit un cap dans son engagement auprès des réfugiés. En 2019 un programme complet est mis en œuvre, visant à faciliter leur intégration dans la société française. Marianne Eshet, déléguée générale de la Fondation SNCF, en détaille les modalités.


 

 

 

La Fondation SNCF s’empare du sujet « sensible » de l’asile

 

Ils sont 43 000 par an, parmi les migrants arrivant sur le territoire français, à obtenir le statut de réfugiés.

Après un travail de concertation et de calibrage, la Fondation SNCF passe à l’action dès 2019.

L’élaboration du programme a pris six mois, car de l’aveu même de la déléguée générale Marianne Eshet, le sujet est « clivant, complexe » en particulier dans le monde de l’entreprise.

Comme pour chacun des sujets sur lesquels elle s’investit – notamment l’illettrisme –, la Fondation SNCF s’entoure de référents en la matière. Pour son programme consacré aux réfugiés, elle a consulté le Haut-Commissariat aux Réfugiés, les représentants des ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur ainsi que des experts de l’accueil et de l’intégration.

«Nous avons rencontré le député Aurélien Taché, dont le combat a été mené à bien. En effet, il a réussi à obtenir que les réfugiés bénéficient, depuis janvier 2019, de 200 à 400 voire 600 heures de français à leur arrivée. »

 

Une initiative inédite déclinée en trois volets d’action

 

La Fondation SNCF prévoit un investissement d’1,3 million d’euros d’ici 2021. Trois axes ont été identifiés. En premier lieu : l’apprentissage du français, véritable « porte d’entrée pour l’intégration » selon la déléguée générale. « Nous sommes légitimes sur cet aspect, au regard de notre implication historique dans la prévention de l’illettrisme. ».

Autre aspect du programme : proposer aux réfugiés d’effectuer des missions de bénévolat. Car là aussi, « c’est un moyen de s’intégrer ».

Enfin, pour que l’action du groupe SNCF soit totale, la Fondation souhaite impliquer les collaborateurs. « Chaque réfugié est parrainé par un salarié SNCF pour favoriser son intégration», grâce aux dispositifs de mécénat de compétences. Pour Marianne Eshet, il s’agit ici de capitaliser sur le facteur humain, en créant un lien social pérenne et bienveillant.

 

Un objectif  ambitieux: « accompagner 1 000 réfugiés ».

 

Pour relever ce défi, la Fondation SNCF s’appuie sur 4 partenaires associatifs : France Terre d’Asile, Apprentis d’Auteuil, SINGA, France Bénévolat. « Nous souhaitons être réellement utile et investir là où il y a des besoins », témoigne la déléguée générale de la Fondation. « En prenant le temps de la réflexion et de la rencontre d’acteurs et en nous appuyant sur quelques partenaires majeurs, nous avons souhaité faire écho pleinement à notre raison d’être de la Fondation SNCF « pour mieux vivre ensemble ».

 

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