L’Afrique, région de développement prioritaire de la Fondation Société Générale

L’Afrique, région de développement prioritaire de la Fondation Société Générale
Depuis 2018, la Fondation Société Générale renforce ses programmes de citoyenneté dans ses filiales africaines. Ces programmes prioritaires s’orientent vers le soutien à des initiatives locales ciblant l’éducation, l’accès à la formation ou encore le développement d’activités génératrices de revenus. Ils prennent corps, via du mécénat financier et le déploiement d’un programme de mécénat de compétences auxquels s’est ajouté récemment la création des PanAfrican Charity Awards. Ainsi, fin 2018, la fondation comptait 17 % de projets soutenus situés sur le sol africain. Elle avait aussi choisi trois partenaires associatifs prioritaires dans cette zone : Simplon, CARE et Terres en Mêlées. Rencontre, pour en découvrir les enjeux et objectifs, avec Aurélie Robin, chargée de mécénat solidaire et responsable de ce programme.


Comment est né le programme Afrique ?

 

En 2018, la fondation a lancé un programme Afrique pour être en ligne avec le plan stratégique du Groupe Société Générale, Transform to Grow, qui portait un axe fort de développement prioritaire en Afrique. Il paraissait logique que la fondation ait pour objectif des soutiens aux initiatives locales en ciblant nos axes clés : l’insertion professionnelle et l’insertion par l’éducation. La fondation a toujours eu des projets en Afrique, en lien avec les filiales sur place. Il s’agit désormais de renforcer ce soutien avec un budget plus conséquent d’année en année pour atteindre, à terme, 1 million d’euros dédiés aux projets effectués sur le sol africain. Nous avons démarré en identifiant trois partenaires prioritaires en Afrique, dont Simplon et Terres en mêlées. Nous les soutenons via des projets pluriannuels portés dans plusieurs pays. Au-delà de ces partenaires, nous avons soutenu neuf autres projets en Afrique, selon le fonctionnement habituel de la fondation : les associations soumettent leurs dossiers durant les appels à projets, mais nous engageons toujours un échange avec la filiale concernée qui approuve le projet avant qu’il ne soit soumis au vote de la fondation.

 

L’actualité autour de ce programme aujourd’hui est la remise des prix PanAfrican Charity Awards. Comment ce projet est-il né ?

 

Alexandre Maymat, en tant que responsable de la région Afrique, Méditerranée et Outre-mer, du groupe et membre du conseil d’administration de la fondation, a souhaité aller plus loin dans la démarche.  Il a voulu insuffler une dynamique locale en impliquant davantage les filiales. À sa demande a été créé le programme « Citoyenneté Afrique » qui consiste à renforcer et développer les programmes de mécénat solidaire dans les filiales. Il vise également à illustrer le positionnement de l’entreprise dans son ancrage territorial. L’idée est que chacune des entités de la zone ait son propre programme, et que chacune développe des actions d’engagement de ses collaborateurs au profit des associations partenaires. Il s’agit d’un transfert de compétences depuis la Fondation Société Générale à Paris vers les filiales. Le but est de, les accompagner sur le processus d’instruction de demandes de subvention, le choix des associations, le respect des critères du groupe et le mécénat de compétences pour faire en sorte que les collaborateurs puissent s’engager durant leur temps de travail. Ainsi, pour sensibiliser les filiales à ce nouveau programme « Citoyenneté Afrique », la direction Afrique et la fondation ont lancé en décembre 2018 un challenge, les PanAfrican Charity Awards.

 

Comment ces PanAfrican Charity Awards se sont-ils déroulés ?

 

Toutes les filiales de la zone ont été invitées à soumettre chacune un dossier de demande de soutien pour une association locale non encore partenaire de la fondation selon trois critères : le respect des axes de la fondation, une attention particulière a été portée aux projets faisant la promotion du rôle des femmes comme actrices du développement économique. Le deuxième critère était la signature d’un partenariat local entre la filiale et la structure. Et le troisième, l’identification en amont par la filiale d’actions qu’elle pourrait mettre en place pour mobiliser ses collaborateurs pour cette association. J’ai porté ce sujet avec les filiales et nous avons reçu 10 dossiers d’une très grande qualité. Ils ont été présentés à un comité de sélection ad hoc constitué de Cécile Jouenne Lanne, directrice de la Citoyenneté, d’Alexandre Maymat, responsable de la région Afrique, Méditerranée et Outre-mer, de la responsable Innovation et des modèles bancaires de la zone Afrique, de la responsable RSE de la zone Afrique ainsi que trois responsables de filiales. Trois projets ont été sélectionnés et sont devenus partenaires de la fondation : la Fondation Ali Zaoua au Maroc pour la création d’un centre culturel à Marrakech, le projet Amos en faveur de la création d’une activité avicole pour les femmes au Sénégal et Claire Amitié pour la construction et l’agrandissement d’un foyer agissant en faveur de l’insertion professionnelle de jeunes filles au nord de la Côte d’Ivoire. Ces associations vont bénéficier d’un accompagnement co-construit en local, selon leurs besoins : ateliers d’éducation financière, aides à la recherche de stages ou de financement de projets, aide à la construction d’infrastructure lors de journées solidaires… En marge de ces trois lauréats, la direction Afrique a élu un coup de cœur qu’elle soutient indépendamment : le projet Sayna, à Madagascar, qui propose de la formation au numérique à des jeunes issus de milieux précaires.

 

Une deuxième édition est-elle prévue ?

 

Oui, car cet événement a suscité un vif intérêt et a permis à certaines filiales de mettre en avant les projets qu’elles avaient identifiés sur leur territoire. Cette année nous avons reçu 10 dossiers ; on peut imaginer une édition prochaine où chacune des entités aura soumis une candidature !

 

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