[ÉTÉ] Les 10 films et documentaires inspirants de l’année

[ÉTÉ] Les 10 films et documentaires inspirants de l’année
Neuvième article de nos cahiers de vacances sociaux et solidaires. Le cinéma peut nous faire pleurer, rire, réfléchir, il nous indigne, remet en question nos certitudes, ouvre nos horizons. Envie de toutes ces émotions à la fois ? Carenews a sélectionné pour vous 10 films et documentaires sortis cette année. Ils traitent de solidarité, d’écologie, de précarité ou de racisme et transcendent ces thèmes à travers des histoires fortes. À voir et revoir pendant l’été !


 

Les invisibles, de Louis-Julien Petit

 

Dans ses films, Louis-Julien Petit s’attache à mettre en lumière les petits malheurs, les grandes tristesses, et les combats de David contre Goliath. Les invisibles ne fait pas exception à la règle, en s’attaquant cette fois à un sujet peu abordé : les femmes sans-abri. Celles qui se cachent, qui se rendent “invisibles” pour mieux se protéger, et qui doivent lutter deux fois plus pour survivre. Et si la solidarité des femmes était la solution pour s’en sortir ?

 

Après-demain, de Cyril Dion et Laure Noualhat

 

Trois ans après le succès de son film Demain, co-réalisé avec Mélanie Laurent, Cyril Dion repart sillonner les routes, en France et en Belgique. Il embarque avec lui la journaliste Laure Noualhat, très sceptique sur l’efficacité des petits gestes du quotidien. Ensemble, ils partent à la rencontre de celles et ceux qui agissent pour le monde de demain et faire le bilan. Ils donnent cette fois la parole à des entreprises, comme Danone, et à de grandes figures de l’écologie comme Nicolas Hulot et Muhammad Yunus.

 

Jean Vanier, le sacrement de la tendresse, de Frédérique Bedos

 

En 1964, Jean Vanier a fondé l’Arche, des communautés qui accueillent aujourd’hui des personnes atteintes d’un handicap mental. Il est décédé le 7 mai 2019, quelques mois après la sortie du documentaire qui lui est consacré. Véritable plaidoyer pour la paix et pour la tolérance, ce documentaire réalisé par Frédérique Bedos montre Jean Vanier dans toute sa généreuse humanité.

 

Green Book : Sur les routes du Sud, de Peter Farrelly

 

Green Book aborde sous un angle nouveau, mais sans naïveté, un sujet pourtant déjà largement abordé dans le cinéma : le racisme. En pleine ségrégation, dans l’Amérique des années 1960, l‘italo-américain Tony Lip est engagé comme chauffeur par Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale. Ensemble, à travers leur périple, ils combattront les préjugés et la haine.

 

Damien veut changer le monde, de Xavier de Choudens

 

Damien est élevé avec sa sœur dans une famille à la fibre militante. À l’âge adulte, sa mère brutalement décédée, Damien mène une vie tranquille comme surveillant dans une école primaire, loin de tout engagement militant. Mais la menace d’expulsion qui pèse sur un élève et sur sa mère, sans-papiers, va réveiller son passé et son éducation. Il va embarquer avec lui sa soeur, devenue avocate, et ses amis, pour commettre la pire des fautes : le délit de solidarité.

 

Watt the fish, de Dorian Hay et Emerick Missud

 

La pêche électrique pratiquée par les Pays-Bas est un fléau. Non seulement écologique, car il mène à la surpêche, à la destruction des oeufs et au gaspillage ; mais aussi économique, car il met à mal la pêche traditionnelle et tous les professionnels qui la pratiquent. Le documentaire Watt the Fish s’attache à montrer, des couloirs du Parlement européen aux eaux froides de la mer du Nord, comment se mène le combat pour une pêche respectueuse et réglementée.

 

Female Pleasure, de Barbara Miller

 

Réalisatrice féministe, Barbara Miller est partie à la rencontre de cinq femmes à travers le monde. Elles sont de cultures différentes, mais ont en commun d’œuvrer, à leur manière et en résonnance avec leur histoire personnelle, pour l’émancipation des femmes et de leur sexualité. Que l’on soit au Japon, à New-York, en Inde, en Afrique ou en Allemagne, le combat est encore long pour les femmes.

 

Les crevettes pailletées, de Cédric Le Gallo et Maxime Govare

 

Un titre rigolo pour un film qui aborde un sujet qui l'est beaucoup moins : l’homophobie. Après avoir tenu des propos (très) homophobes, Mathias Le Goff, vice-champion du monde de natation, reçoit comme « punition » d’entraîner une équipe de water-polo gay, Les Crevettes Pailletées. Direction : les Gay Games en Croatie. Incompréhension et préjugés finissent par céder à la communication et à l’acceptation de l’autre, avec humour et tendresse.

 

Le grand bain, de Gilles Lellouche

 

C’est probablement le feel good movie « à la française » de l’année ! Toujours dans le thème aquatique, mais cette fois, c’est une bande de quarantenaires cabossés par la vie qui se lance le défi de participer aux championnats du monde de natation synchronisée, un sport largement dominé par les femmes. Une belle aventure humaine pour ces gentils losers, qui reprennent progressivement goût à la vie.

 

Sorry we missed you, de Ken Loach

 

Avec Ken Loach, on peut être sûr de prendre une claque. C’est bien le cas avec son dernier film, Sorry we missed you, portrait brut d’une Angleterre laborieuse. Dans la banlieue de Newcastle, Abby et Ricky enchaînent les jobs mal payés pour élever leurs deux garçons et payer le loyer. Pour régler ses dettes, le père accepte un travail de chauffeur-livreur pour une plateforme de vente en ligne. L’avenir semble s’annoncer sous de meilleurs auspices, mais rapidement, l’ubérisation montre sa face cachée...

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