En CDI mais SDF, la nouvelle campagne de la Fondation Abbé Pierre

En CDI mais SDF, la nouvelle campagne de la Fondation Abbé Pierre
La Fondation Abbé Pierre dénonce encore le mal-logement, cette fois-ci en mettant l'accent sur les SDF salariés.


Les affiches placardées dans le métro parisien et la vidéo diffusée il y a quelques jours par la Fondation Abbé Pierre font froid dans le dos. La nouvelle campagne de l'organisation dénonce le mal-logement des personnes salariées, y compris en CDI. 

" Nous voulions rappeler que face à une situation sociale extrêmement grave, le fait d'avoir un emploi ne protège plus de la pauvreté et du mal-logement ", explique Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre, cité par BFMTV. La campagne " fait voler en éclat l’idée reçue selon laquelle avoir un travail constitue la garantie de pouvoir accéder à un logement digne ", explique l'organisme.

" Aujourd'hui, avoir un emploi ne garantit plus d'avoir un logement ", conclut l'un des spots vidéo mettant en scène un homme qui passe la nuit dans sa voiture. Pour de nombreux Français, ce sont sur les bancs du quai du métro que la nuit se passe. Souvenez-vous de ces hommes en costards allongés dans la bouche de métro de bon matin...

C'est aussi à cause de cette réalité que la RATP s'est associée à la campagne. D'ailleurs, une soixantaine d'employés de l'entreprise est chargée d'arpenter le métro pour proposer aux sans-abris de les conduire vers des centres d'hébergement. En moyenne, 280 personnes dorment chaque soir dans le métro parisien.

Les affiches sont placardées sur 12 000 espaces, parmi lesquels des panneaux que l'entreprise JCDecaux a offert.

Cette campagne est l'occasion de revenir sur quelques chiffres révélateurs : 

- Aujourd'hui, 70 % des actifs refuseraient une opportunité professionnelle si cela les obligeait à accroître leurs dépenses de logement (Crédoc. 2011).

- En France, 2 millions de personnes ont refusé un emploi au cours des 5 dernières années « parce que cela les aurait obligées à déménager en occasionnant un surcoût financier ».

- 2 millions de personnes auraient également refusé un emploi ces 5 dernières années car « cela les aurait obligées à passer trop de temps dans les transports. » (Credoc 2011).

Plus d'infos sur le disgnostic réalisé par la Fondation Abbé Pierre, ici.

 

 

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