Nouvelle grève de SOS Médecins le 25 janvier 2015

Nouvelle grève de SOS Médecins le 25 janvier 2015
L'association SOS Médecins a décidé de suspendre son activité le dimanche 25 janvier 2015, pour une durée de 24 heures. Le motif de ce mouvement de grève a été annoncé dès le jeudi 22 janvier : il s'agit de dénoncer les risques actuels de « suppression du médecin de garde la nuit ».


Selon Dominique Ringard, président de l'association, cette crainte est justifiée par la réforme territoriale et le découpage des régions qu'elle instaure, mais aussi par le projet de loi santé de Marisol Touraine, auquel les médecins reprochent de conférer un pouvoir accru aux Agences Régionales de Santé (ARS). Les directeurs d'ARS en Nord-Pas-de-Calais et en Lorraine ont d'ailleurs déjà décidé de mettre en œuvre cette suppression du médecin de garde la nuit.

SOS Médecins apporte donc son « soutien plein et entier » aux médecins libéraux, qui sont en grève administrative depuis le début du mois de janvier contre le projet de loi santé. L'association envisage d'ailleurs de « rentrer dans le dur » en organisant « au moins une grève par mois ». Pour ce qui concerne celle du dimanche 25 janvier, il était prévu que les médecins grévistes pourraient toutefois être réquisitionnés par les ARS, afin que l'offre de soins ne soit pas excessivement déstabilisée.

Dominique Ringard explique précisément les motifs de l'inquiétude des médecins : « Il faut (...) un médecin qui puisse aller voir les enfants, les personnes âgées, les gens qui souffrent en pleine nuit, pour qu'on ne soit pas obligé de les mettre dans des ambulances à 3 heures, pour les envoyer passer quatre ou cinq heures aux urgences » pour un coût « 4 à 5 fois » supérieur au déplacement du médecin.

En revanche, dans l'entourage de la Ministre de la Santé, on assure que « les patients pourront toujours avoir accès à un médecin de ville la nuit. Non seulement le conseil médical par téléphone est maintenu, mais les interventions de médecin (de ville ou SOS) sont toujours possible ».

Toutefois, malgré un courrier envoyé au Président de la République « pour lui demander d'intervenir directement », et malgré l'organisation d'un premier mouvement de grève pendant les fêtes de fin d'année – à la suite duquel SOS Médecins a obtenu la promesse d'un entretien « à la rentrée » – l'association regrette de n'avoir « toujours pas été reçue » par la Ministre. Au Ministère, on explique au contraire que « les représentants de SOS médecins ont été reçus à plusieurs reprises au cabinet au cours des derniers mois », que « l'évolution contestée » par les gréviste se limite, par ailleurs, à l'agglomération de Nancy (Meurthe-et-Moselle), et que son extension au Nord-Pas-de-Calais, bien qu'elle soit « soutenue par les acteurs locaux », n'est pas acquise et fait actuellement l'objet de discussions.

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