Jean-Claude Gandur : un homme d'affaire mécène des arts et de la culture

Jean-Claude Gandur : un homme d'affaire mécène des arts et de la culture
L'homme d'affaire Jean-Claude Gandur, qui a fait carrière dans le pétrole et est impliqué, par ailleurs, dans l'achat d'objets d'art depuis plus de 40 ans, a créé la Fondation Gandur pour l'Art en 2010. Cette fondation poursuit plusieurs objectifs : apporter un soutien financier aux instituts culturels suisses, organiser des expositions internationales, partager ses œuvres d'art en les prêtant à long terme à des musées du monde entier.


La Fondation Gandur pour l'Art a déjà réalisé des projets de mécénat pour le Musée d'Art et d'Histoire de Genève (don de 20 millions de francs suisses), pour le pôle muséal vaudois (don de trois millions de francs suisses), le projet Under one roof de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (don de cinq millions de francs suisses) et la chaire de muséographie de la même école (don de 2,5 millions de francs suisses).

La Fondation Gandur pour l'Art est une fondation de droit suisse. L'homme d'affaire invoque deux raisons pour expliquer ce choix : sa « citoyenneté suisse et le savoir-faire et la protection des fondations de droit suisse [qui] est sous contrôle fédéral ».

Interrogé sur les rapports qui peuvent s'établir entre les finances et la promotion de l'art, et notamment sur les éventuelles contradictions morales soulevées par l'idée d'un financement du mécénat culturel par les affaires, Jean-Claude Gandur explique tout d'abord que, selon lui, le mécénat est le seul moyen pour l'art d'obtenir un soutien solide, en raison du manque de moyens et de connaissance de l'État. À cet égard, les affaires lui semblent pouvoir apporter une aide financière légitime à ce secteur face auquel l'État s'avère défaillant.

Jean-Claude Gandur se dit bien sûr favorable à l'augmentation des partenariats public-privé qui impliquent la collaboration de musées et de mécènes privés. À ses yeux, ce type de projets ne va pas à l'encontre d'une politique culturelle libre mais correspond plutôt à une évolution qui peut être mise en œuvre sans interférer avec le travail des conservateurs et le bon fonctionnement des musées. Il porte d'ailleurs son regard critique sur la situation de la Grande-Bretagne à ce sujet : « En Suisse, comme en France, l’État régalien ne laisse pas la gestion aux privés. Le mécénat n’a pas son mot à dire. Les barrières sont fermées, contrairement au système anglo-saxon avec son board de trustees. Certaines initiatives innovantes voient d’ailleurs le jour dans le canton de Vaud avec une évolution vers une organisation mixte dotée d’un conseil de surveillance qui prend en main la levée de fonds privés et décide des futures acquisitions. J’encourage une telle démarche progressiste ».

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