Les dons alimentaires favorisés par l'embargo de la Russie

Les dons alimentaires favorisés par l'embargo de la Russie
Décrété par Vladimir Poutine en août dernier, l'embargo initié pour une durée d'un an vise de nombreux produits alimentaires dont la viande, le poisson, les produits laitiers et les fruits et légumes venant de l'Union Européenne mais aussi du Canada, des États-Unis, de l'Australie ou encore de la Norvège. Cette décision fait suite aux sanctions économiques infligées par l'Union Européenne suite à la crise ukrainienne. Une situation qui a étonnement favorisé les dons alimentaires. Explications.


2014 a été une année dynamique pour le don alimentaire. La surprenante raison ? Un embargo... En effet, d'une part la communauté européenne s'est mobilisée pour soutenir les producteurs agricoles avec notamment une aide de 135 millions fin septembre 2014. Au-delà de l'aspect purement économique, un vrai problème s'est posé : le surplus alimentaire. Des mesures ont ainsi été prises pour favoriser le don à des structures caritatives dont certaines de la part de l'État. Ainsi, les producteurs français de lait et d'œufs peuvent ainsi bénéficier d'un avoir fiscal en cas de dons à une association de leur surplus de production. Le monde associatif se mobilise également pour rendre plus accessible la lutte contre le gaspillage comme Solaal (Solidarité des producteurs agricoles et des filières alimentaires) qui a notamment participé activement au don de 3,5 tonnes de légumes normands aux banques alimentaires et aux restos du cœur en décembre dernier.

Une solution qui va dans le bon sens mais qui reste malgré tout insuffisante. En France, chaque année, 7 millions de tonnes de déchets alimentaires sont jetés tout au long de la chaîne alimentaire selon le Ministère du Développement durable. Le sujet intéresse d'ailleurs de plus en plus l'opinion public comme nous avons pu le voir récemment avec la pétition lancée par Arash Derambarsh, un élu de Courbevoie et l'acteur et réalisateur Mathieu Kassovitz qui, à l'heure actuelle, a déjà recueilli plus de 169 000 soutiens! Un sujet qui, on l'espère, va bientôt évoluer durablement puisque Guillaume Garot, ancien ministre de l'Agroalimentaire (2012-2014) et actuellement député de la Mayenne, prépare un compte-rendu sur la question. Un rapport qui sera remis au gouvernement d'ici la fin du mois de mars. Affaire à suivre...

 

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