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Rapport Garot : les Banques Alimentaires satisfaites, mais appellent au passage

Rapport Garot : les Banques Alimentaires satisfaites,  mais appellent au passage
Vers une nouvelle étape de la lutte contre le gaspillage alimentaire ? Mardi 14 avril, le député Guillaume Garot a présenté son rapport sur le gaspillage alimentaire aux Ministres Ségolène Royal et Stéphane Le Foll. Pour les Banques Alimentaires, une nouvelle étape a été franchie.


Il est temps de dépasser les contradictions aberrantes: gaspillage d’un côté avec 20kg/an/habitant jetés ; précarité alimentaire de l’autre avec 3.9 millions de Français contraints de venir à l’aide alimentaire.

Les Banques Alimentaires au cœur de la mobilisation contre le gaspillage alimentaire

La lutte contre le gaspillage alimentaire est l’un des principes fondateurs de l’association.
En 2014, 63 000 tonnes de produits ont été « sauvés » de la destruction dont 34 000 tonnes provenant uniquement des grandes surfaces et le reste de dons des industriels et producteurs agricoles.

Cette réalité fait du réseau des Banques Alimentaires, un acteur majeur de l’aide alimentaire  et lui permet de récolter plus de 126 millions de repas, sur les deux cents millions qu’il distribue annuellement, grâce à 5300 associations et CCAS partenaires à 1 850 000 personnes fragilisées.

Les Banques Alimentaires, engagées depuis 30 ans dans la lutte contre la pauvreté et le gaspillage alimentaire, impliquées et engagées dans les travaux nationaux depuis le début,  sont particulièrement attentives à la suite qui sera donnée aux propositions du rapport.

Après la réflexion, après les annonces : passons à l’action

L’Etat doit donner les preuves concrètes de son engagement en apportant les moyens financiers et humains nécessaires à une véritable politique publique de lutte contre le gaspillage alimentaire. 

Son succès sera conditionné par :

- l’engagement total de tous les acteurs de la chaîne alimentaire : entreprises, collectivités et monde associatif,

- l’engagement financier adéquat de l’Etat,

- une déclinaison territoriale des actions à mener : les acteurs locaux doivent s’emparer du sujet, l’adapter au terrain, valoriser les bonnes pratiques et identifier les freins,

- des actions pédagogiques renforcées auprès du grand public notamment sur les questions de consommations en DLC (date limite de consommation) et DDM (date de durabilité minimum),

- l’amélioration de la défiscalisation des dons en privilégiant la qualité : les conditions d’une redistribution efficace en dépendent.

« Dans les mois qui viennent, les Banques Alimentaires seront particulièrement vigilantes concernant la prise en compte des propositions du rapport Garot et leurs déclinaisons sur le terrain. Notre réseau est également prêt à renforcer ses actions de lutte contre le gaspillage alimentaire et à participer à la construction de réponses nationales et locales réalistes et concertées » a déclaré Jacques Bailet, président de la Fédération Française des Banques Alimentaires. 

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