Hôpital de la Roche Guyon en musique.

Hôpital de la Roche Guyon en musique.
Tournesol, Artistes à l’Hôpital a continué sa collaboration avec l’hôpital de la Roche Guyon durant toute l’année 2012 en proposant une présence musicale régulière auprès des enfants et adolescents polyhandicapés. Les musiques du monde, à l’honneur durant toute la série de concerts, ont éveillé la curiosité et l’intérêt des enfants mais aussi des soignants.


Jazz manouche avec le duo Bastien Lacoste (violon) et Matthieu Drouin (guitare), musique irlandaise en plein air par Sophia Bardou (violon), Philippe Hunsinger (bouzouki) et Jean-Baptiste Rivaud (flûtes), classique du jazz interprété par Daniel Mizrahi (guitare) et Julien Pontvianne (saxophone)… Autant de genres qui ont rythmé l’espace de l’hôpital plusieurs après-midi.

Certains concerts ont lieu dans une salle polyvalente pour une cinquantaine d’enfants, de jeunes et de membres du personnel des différents services. D’autres ont lieu dans les unités de soins, pour une pause musicale proposée aux enfants sur leur lieu de vie !

L’effet des premières notes est immédiat ! Dès les premiers morceaux, les sourires apparaissent accompagnés de battements de tête, de pieds ou de mains… La musique issue des Caraïbes de Rosalie Hartog (violon) et Guillaume Kervel (steeldrum) transporte le public : un garçon, d’un naturel très stressé, tout d’un coup se calme, un sourire aux lèvres et les yeux fermés. Plusieurs enfants touchent le steeldrum, et en ressentent les vibrations, ils font corps avec la musique.

Chez les adolescents, la guitare de Sylvain Diony et les sons de flûtes de Youenn Le Berre offrent un voyage musical éclectique, entre musiques du monde et jazz. Une jeune fille en sortie de coma est d’abord très agitée, mais le son de la musique la calme peu à peu. Certains gestes des soignants canalisent les plus angoissés. Une réelle émotion traverse la salle, des rires s’envolent et quelques sanglots s’échappent.

Même ballade auditive avec le groupe Marie tout court dont la voix soutenue par les sons graves et répétitifs des percussions emportent les enfants jusqu’au sommeil.

La présence du personnel, qui entoure, calme et embrasse les enfants, contribue à tisser un lien entre les artistes et les patients. Le stress et l’angoisse laissent place à la curiosité et favorisent le rapprochement avec les musiciens.

Une dernière chanson ? « Oh ouais ! » entendons nous…
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