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[ÉCOLE] [MERCREDI EN IMAGES] Prévention de la violence à l’école : une nécessité

[ÉCOLE] [MERCREDI EN IMAGES] Prévention de la violence à l’école : une nécessité
À chaque année scolaire, son lot de harcèlements et d’agressions verbales ou physiques. Les faits divers d’enseignants et de lycéens agressés font les gros titres, associations et services de l’État se mobilisent, la lutte contre la violence à l’école étant devenue un élément central des politiques éducatives depuis les années 90.


Le harcèlement est bien présent à l’école, notamment via les réseaux sociaux comme l'a encore montré la polémique née à la suite des demandes d'interdiction de l'application mobile Gossip, véritable relais de rumeurs et ragots plus ou moins infamants. Ses conséquences peuvent être dramatiques : le suicide de Marion, 13 ans, le 13 février 2013. Sa mère, qui se bat contre le harcèlement scolaire, en a tiré un livre : Marion, 13 ans pour toujours (Nora Fraisse, Clamann-Lévy).

En 2014, selon l’enquête Sivis  (Système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire), la violence en milieu scolaire a consisté, pour 79 % des incidents recensés, en des atteintes aux personnes, pour 9% en des atteintes aux biens et pour 12% en des atteintes à la sécurité. Ainsi, pour l’année scolaire 2013-2014, les établissements publics du second degré ont signalé en moyenne 13,1 incidents pour 1 000 élèves. Il s’agit, pour 42 % des incidents graves, de violences verbales, dont plus de la moitié envers les enseignants. Les  violences physiques, le plus souvent entre élèves, représentent 30 % des incidents.

Pour lutter contre le fléau de la violence à l’école, les services du ministère de l’Éducation Nationale prônent avant tout le respect des règles de vie commune et la lutte contre l’échec scolaire et pour l’égalité des chances. Une campagne a été lancée en début d’année par le ministre, Mme Vallaud Belkacem, pour dire #NAH (Non au Harcèlement) ainsi qu’un site internet. Les régions (qui ont en charge les lycées) se mobilisent également, à l’instar de la région Île-de-France qui a créé en 2000 le dispositif "Jeunes Violences Ecoute" (numéro vert 0 808 807 700 anonyme et gratuit, site internet).

Les associations se mobilisent également dans la lutte contre la violence et le harcèlement scolaires. L’Organisation Arrêt Demandé International, fondée le 24 juin 2013 par Jacky Pamart, à la suite de la publication de son témoignage sur le harcèlement qu’il a vécu en 6ème. La mission principale de l’organisation est de prévenir la violence à l’école par le biais de témoignage, d’assistance et de suivi et par la présentation d’un état des lieux de la situation en France. L’association Noélanie, du nom d’une enfant de huit ans morte du fait de la violence scolaire, est aussi un exemple de ces associations d’aide, de sensibilisation et de prévention. Respect Zone, quant à elle, est une association de prévention du harcèlement internet qui propose un label et une charte pour créer un espace de respect sur les sites partenaires, notamment par la mise en place d'une modération.

À l'étranger, la violence est également présente : le département de santé des États-Unis a lancé une campagne et un site internet de lutte contre le harcèlement, qu'il soit physique par internet : Stop Bullying. Une association singapourienne (CABCY: Coalition Against Bullying for Children and Youth) avait publié une vidéo l’année dernière, invitant les internautes à la partager. Plus le nombre de partages était élevé, plus le contenu de ce film d’animation raccourcissait, montrant finalement que plus on parlait de violence scolaire, plus les tabous étaient levés, plus la violence scolaire reculait.

Lire aussi sur carenews.com : Carla Bruni-Sarkozy dit non au harcèlement à l'école 

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