[EDITO] Année 2016 : solidarité et service civique, vœux souhaités et espérés

[EDITO] Année 2016 : solidarité et service civique, vœux souhaités et espérés
Qu'on soit plus ou moins impliqué dans le secteur de l'intérêt général - membre d'une association, bénévole, salarié dans une ONG, actif dans l'ESS ou collaborateur d'une entreprise mécène - ou pas, on ne peut qu'émettre le vœu que tout aille mieux, que la société se sente davantage concernée par trouver des solutions aux problématiques humaines, sociales, humanitaires ou encore environnementales. Entendre parler du service civique lors des traditionnels vœux de l'Elysée peut-il accélérer le mouvement et permettre d’exaucer nos vœux ?


Chaque année on souhaite en effet plus de bienveillance, moins de misère et de souffrances, plus de dons et d'engagements, davantage de projets des associations, des individus, des entreprises et de tout le secteur de l'économie sociale et solidaire. Et quand on regarde dans le rétroviseur on voit de belles actions, des innovations formidables, des résultats concrets, donc on y croit encore plus ! Et puis ce n'est pas tous les ans que le président de la République parle de ces sujets en appelant à la généralisation progressive du Service Civique lors de ses vœux aux Français le 31 décembre ...

Le sujet peu paraître anecdotique à certains qui ne connaissent pas le dispositif ; pourtant, sur le fond comme sur la forme, il est plus que symbolique. Le Service Civique a été mis en place en 2010 et permet aux jeunes de 16 à 25 ans, quelle que soit leur situation scolaire, de s’engager dans une mission d’intérêt général dans une association ou une collectivité pour une durée de 6 à 12 mois. " Facteur de brassage, d’intégration, d’insertion. Il a montré son utilité pour les jeunes et pour notre société» : François Hollande justifie ainsi son souhait de voir le Service Civique se  développer et monter en charge progressivement, alors qu'il a concerné, depuis 5 ans, 85 000 jeunes. "

Sur le fond on ne peut que se réjouir de l’implication des jeunes dans une structure associative (80% des engagés) : outre la sensibilisation aux actions des associations, c’est une aide importante pour ces dernières. Sur la forme il y a beaucoup de choses à faire pour répondre à la demande (1 demande sur 4 satisfaite par une mission jusqu’ici) et pour éviter les risques de substitution à l’emploi. Enfin certains s’interrogent sur la nécessité de le rendre obligatoire (par exemple en le réduisant à 2 ou 3 mois), ce qui modifierait sa conception actuelle, basée sur le volontariat, quand d’autres y voient une façon de modifier les chiffres du chômage des jeunes. Bref un sujet qui devrait rester sur la table en 2016 et c’est tant mieux : toute mesure qui permet d’améliorer la connaissance du monde de l’intérêt général est souhaitable – à condition bien sûr que cela ne se retourne pas contre le monde associatif, parfois encore vu comme peu sérieux ou peu professionnel.

L’engagement, ou plutôt la conscience collective que des solutions peuvent être trouvées pour une économie plus solidaire, plus juste et plus équilibrée, doit être une préoccupation centrale, et devenir une évidence. Travailler dans une association, contribuer de manière bénévole ou faire un don, tout cela est complémentaire d’une économie marchande classique ... en espérant que les deux systèmes se nourrissent et se modifient positivement l’un l’autre ! C’est l’espoir que l’on peut avoir avec le développement, soutenu par le gouvernement, du Service Civique mais aussi de programmes comme La France s’engage.

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