Citoyennes pour l'Europe, des réseaux sociaux à l'engagement associatif

"Citoyennes pour l’Europe à la tribune ! Blandine Brunet, trésorière et administratrice web de l’association Citoyennes Pour l’Europe a eu la gentillesse de répondre à nos questions :) Vous découvrirez, avec beaucoup d’enthousiasme le combat et les actions de son association" Cotizasso


Mady de la team Cotizasso Bonjour Blandine, pouvez-vous nous donner un petit aperçu de votre parcours dans le domaine associatif, notamment pour au sein des Citoyennes pour l’Europe?
Blandine Brunet : Je suis formatrice-consultante, après avoir été salariée dans les associations pour y développer la communication et les ressources pendant plus de 30 ans. J’ai enfin rejoint Citoyennes pour l’Europe, à titre bénévole, appelée au sein du Bureau en 2013 par la Présidente-fondatrice Martine Méheut-Cendrier et d’une autre des fondatrices, Renée Combal-Weiss pour les aider à développer cette jeune association fondée en 2011.

M : Quelle place ont les médias en ligne (site internet, réseaux-sociaux) au sein de votre association ?
BB : (rire) en terme de travail bénévole ou en terme d’audience ?
Sérieusement, l’objectif de Citoyennes pour l’Europe est de créer une citoyenneté de dimension européenne, au travers d’un réseau de femmes et d’hommes à l’écoute des citoyennes européennes pour faire entendre leurs attentes, leurs espoirs, leurs projets d’une Europe solidaire et contribuer à construire un vrai vivre ensemble.
Qui dit réseau, dit alors site internet et  réseaux-sociaux afin de nous rendre visibles, faire entendre notre voix et, si possible, la démultiplier.

M : Que conseilleriez-vous aux associations qui souhaitent comme vous communiquer sur internet ?
BB : C’est un euphémisme, mais pour communiquer, il faut d’abord avoir des choses à dire, à communiquer à l’autre, aux autres. Aussi Citoyennes pour l’Europe, nous passons beaucoup de temps à organiser des évènements….avec les moyens du bord,- budget très limité- mais beaucoup d’énergie.

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Enfin, il est bien évident que pour une petite association, l’engagement personnel des membres est essentiel. Les propres contacts des membres sont primordiaux pour diffuser les informations de l’association avec leur réseau, que ce soit de façon publique -  messages sur le mur de réseaux sociaux- ou plus efficace, que les membres envoient des invitations de façon privée sur leurs réseaux, ou simplement par leur messagerie électronique.
Cette co-construction de réseaux est souvent frileuse en France, contrairement au pays anglo-saxons. On veut bien siéger dans un Conseil d’administration mais de là à ouvrir son carnet d’adresses, il ne faut pas exagérer…

À Citoyennes pour l’Europe, la culture des contacts et leur partage au service de l’intérêt de l’association à été impulsée dès le début par les fondatrices et c’est éminemment précieux et efficace.
Les plus beaux outils du web - qui sont maintenant pratiquement tous accessibles aux non initiés -  ne peuvent pas grand chose sans ce relationnel des membres, sans travailler ces listes d’adresses, c’est à dire son propre public. Et bien sûr  continuer à le faire croître.

M : Depuis le début des Citoyennes pour l’Europe quel a été votre meilleur souvenir ?
BB : Pour un des souvenirs le plus fort, comme beaucoup de citoyennes européennes,  je pourrais évoquer un certain apaisement intérieur que m’a procuré les manifestations silencieuses après les attentats de Charlie-hebdo, auxquelles Citoyennes pour l’Europe a participé.
En octobre 2015, à  Belfast, après avoir revu Le Mur, toujours impressionnant, au détour d’une ruelle j’ai vu une pancarte devant une salle de réunion, pour un débat : “Nous sommes tous Charlie”. En juillet, dans un petit village des Pouilles, en Italie, j’ai aussi vu une mairie qui arborait une grande banderole : « Nous sommes tous Charlie ». Cette solidarité européenne des citoyens, lorsqu’elle est là, fait chaud au coeur. Elle ne fait pas oublier les murs qui s'érigent en Europe, les populismes qui frappent haut et fort par peur de l’autre et l’indicible détermination de Daesh vis-à-vis du vivre-ensemble européen. Néanmoins, des solidarités européennes sont possibles et en tout état de cause doivent émerger. Elles seront citoyennes.

Pour le meilleur souvenir ? Les rencontres, les amitiés qui s’approfondissent au jour le jour en agissant ensemble pour l’association.

M : Avez-vous un mot à partager à toutes et tous les membres de votre association et à toutes celles qui souhaitent vous rejoindre ?
BB : Rejoignez-nous aujourd’hui, pour “Ecouter et faire entendre”. 

À bientôt ! www.citoyennes-pour-leurope.eu 

 

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