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Une vision internationale de la co-construction

Le programme PHARE de l’Observatoire des partenariats souligne le « devoir d’alliances » réclamé par les citoyens, les associations et les entreprises, ainsi que le mouvement en marche qui s’accélère sur les territoires. Mais qu’en est-il à l’international ?


L’an dernier, lors de son intervention en Russie, Le RAMEAU a été frappé par la similitude des questions que se posent un pays pourtant très différent du nôtre (...ne serait-ce que parce qu’il fait 38 fois notre taille !). Fort de cette expérience, notre laboratoire a souhaité ouvrir un dialogue avec des réseaux favorisant les alliances innovantes dans les différents pays.

C’est ainsi que nous revenons de la Community Leaders Conference à Vancouver, organisée par United Way, ainsi que de la remise du Sustainable Partnerships Award à Bruxelles, organisée par The Shift. Il a été particulièrement intéressent d’écouter les commentaires des autres nations sur notre situation partenariale en France, mais aussi de pouvoir en comparer l’avancement. Nous avons noté 3 similitudes et une différence profonde.

Le constat des interlocuteurs que nous avons rencontrés est unanime :

- Les alliances stratégiques entre mondes différents n’est plus une option mais une nécessité pour inventer des solutions pertinentes face aux nouveaux besoins. Cette dynamique s’inscrit à la fois dans une contribution à la réponse aux enjeux de société, mais aussi à la performance de chaque organisation. Ces deux logiques ne peuvent plus en être dissociées.

- C’est sur les territoires, espace à « taille humaine » et lieu d’ancrage concret de l’action, que ces rencontres entre monde complémentaire peuvent s’incarner. c'es là que s'expérimente les nouveaux modèles.
- Si le mouvement est en cours, il reste largement à inventer. Pour cela l’ingénierie du dialogue et des alliances est encore à co-construire.  Aucun dispositif ne peut prétendre à ce jour avoir trouvé « la » solution, et l’articulation entre les territoires n’en est qu’à ses balbutiements.

La France n’a donc pas à rougir de son état des lieux. Nous somme même en avance sur certains points. Pourtant le taux des pratiques partenariales est encore faible en France. Comparativement, elles sont double en Belgique, tant pour les associations que pour les entreprises . Comment l'expliquer ? Nos amis étrangers énoncent une hypothèse que nous ferions bien d’écouter : c’est le manque de confiance !

De leurs contacts avec notre pays, ils sont en effet surpris de la suspicion qui  règne entre les organisations en France. Se faire confiance et faire confiance aux autres…serait-ce là, la recette miracle tant attendue pour changer d’échelle ? Si ce n’est une condition suffisante, c'est au moins un préalable nécessaire.

Les travaux du RAMEAU démontrent que nous avons toutes les raisons de faire confiance dans notre capacité collective à répondre aux enjeux de notre pays. Après les rapports par acteurs du programme PHARE, c’est au tour de l’analyse par région de renforcer cet espoir. Le lancement à Nantes Métropole de la publication des rapports régionaux, à l’occasion du bilan de leur plateforme RSE territoriale, confirme que la dynamique est largement enclenchée.

Il suffit donc de changer de posture et d'aller résolument vers la confiance…comme nos confrères et amis étrangers nous y invitent ! Pour nous en convaincre collectivement, Le RAMEAU a engagé une étude comparative des approches partenariales à l'international. Les 1ers résultats sont passionnants mais, encore à consolider d'ici l'été. L'étude sera publiée au 2ème semestre 2016.

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