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La France s’engage pour faire progresser l’innovation sociale

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La France s’engage pour faire progresser l’innovation sociale
MakeSense mobilise des citoyens et des experts aux côtés d’entrepreneurs sociaux. Partenaire de La France s’engage depuis le lancement du dispositif en 2014, la plateforme aide les projets présentés à révéler tout leur potentiel. Qu’ils soient labellisés, finalistes ou non retenus, MakeSense les dote d’outils performants, pour une implémentation réussie.


Une véritable force opérationnelle

Aujourd’hui, les enjeux sociaux et environnementaux sont tels qu’aucun entrepreneur social ne peut y faire face seul. Il doit réunir autour de son initiative une force bénévole pour l’aider à déployer son projet. Créée en 2010, la plateforme makesense.org donne un espace de solutions aux acteurs de l’économie sociale et solidaire. Les porteurs de projet postent les défis auxquels ils sont confrontés : élaborer une campagne de communication, repenser un modèle économique, mobiliser des citoyens… Leurs problématiques résonnent auprès des 30 000 bénévoles MakeSense, présents dans une centaine de villes dans le monde. Le cas échéant, ils font l’objet d’un atelier de résolution de défis ou rejoignent l’incubateur d’entreprises pour retravailler leurs schémas.

À la croisée de l’innovation sociale et du dynamisme entrepreneurial, MakeSense décuple l’efficacité et l’impact social des projets. Un état d’esprit bien résumé par Coralie Gaudoux, directrice de l’incubateur et responsable des partenariats en France et à l’international : « En rejoignant MakeSense, je voulais réconcilier l’énergie et l’esprit d’initiative que j’avais expérimentés dans les start-ups avec les valeurs des ONG dans lesquelles j’avais travaillé. »

Un partenaire naturel pour La France s’engage

Dès le début de l’aventure La France s’engage, en 2014, les synergies d’action avec MakeSense sont évidentes. « On est en contact avec énormément d’entrepreneurs partout en France », indique Coralie Gaudoux. Pour promouvoir le dispositif et expliquer les modalités de candidature, MakeSense part à la rencontre des porteurs de projet dans une douzaine de villes françaises.

« On pense que La France s’engage est une initiative sans précédent en termes d’engagement du gouvernement pour aider le changement d’échelle des entreprises sociales, avec des montants de subvention aussi importants », remarque la responsable d’une structure qui poursuit aujourd’hui ses « Tours de France ». Des rendez-vous réguliers au cours desquels lauréats et entrepreneurs peuvent se rencontrer et échanger autour de problématiques communes.

Tous les candidats La France s’engage sont concernés

Chaque entrepreneur social gravitant autour de La France s’engage bénéficie d’un accompagnement MakeSense, selon l’avancée du projet. « On voulait faire en sorte que le dispositif ne récompense pas uniquement les meilleurs, mais qu’il tire tout l’écosystème de l’innovation sociale vers le haut. Rien que le fait d’être candidat doit permettre de progresser », explique Coralie Gaudoux.

Pour les porteurs de projet souhaitant candidater ou n’ayant pas été retenus par le jury, deux éléments fondamentaux sont abordés : « Dans un premier temps, détaille Coralie Gaudoux, il faut bien insister sur la dimension innovante », c’est-à-dire que le projet doit apporter une vraie valeur ajoutée sociale. Ensuite, un travail est mené sur le changement d’échelle, afin de « montrer de quelle manière la subvention permettra de faire effet de levier sur la croissance. »

Les projets candidats non retenus mais dotés d’un fort potentiel sont conviés à suivre les Semaines d’Accélération. « Pendant une semaine, on leur fait rencontrer des mentors, on les coache, on les forme sur leur changement d’échelle pour qu’ils soient le mieux préparés possible à la prochaine session de La France s’engage », révèle la directrice de MakeSense.

Les finalistes, accompagnés par La France s’engage mais non subventionnés, sont encadrés par les équipes de MakeSense pour leur levée de fonds. Les lauréats, quant à eux, ont été mis en avant lors d’un Tour de l’Engagement fin 2016, mené pour mobiliser davantage de bénévoles dans leurs antennes locales. Coralie Gaudoux revient d’ailleurs sur l’émulation fertile entre associations labellisées. « Il y a plein de synergies entre lauréats. Il y a eu une initiative de bouquet de l’éducation, qui a rassemblé 4 ou 5 lauréats intervenant dans l’éducation, pour coordonner leurs actions à l’échelle d’un territoire, notamment à Marseille. Il y avait dans ce collectif Simplon, les Savanturiers, Les abonnés de l’histoire, Energie Jeunes. Ils se sont organisés ensemble pour proposer des parcours cohérents dans l’éducation. »

Une année 2017 riche en nouveaux défis pour MakeSense

Déjà présente dans 5 pays, au Mexique, au Sénégal, au Liban, aux Philippines et en France, MakeSense va ouvrir de nouveaux bureaux aux Etats-Unis et en Inde.

Côté contenus, de nouvelles thématiques de mobilisation ont été identifiées autour de la transition énergétique, du mieux vieillir ou de la mode responsable. Pour appuyer la mobilisation citoyenne, la plateforme « a développé un média, makesensestories, pour sensibiliser et inspirer le grand public, pour qu’il prenne conscience des enjeux sociaux et environnementaux et qu’il puisse s’engager. ». Après une première web-série réussie en 2016 autour de l’aide aux réfugiés, un second web-documentaire verra le jour sur la redynamisation des territoires ruraux.

MakeSense a suivi plus de 2000 projets depuis sa création, en France et ailleurs. Son incubateur a vu passer 40 projets, dont seul un n’est plus actif. Une source de fierté pour sa fondatrice : « Les taux d’échec dans l’entrepreneuriat sont très importants, on est heureux de voir tous nos projets en bonne santé ! ». Voilà l’économie sociale et solidaire dotée d’un puissant outil.

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