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Jeudis de la Sorbonne et Idée² Carreau du Temple, la culture en milieu carcéral

Jeudis de la Sorbonne et Idée² Carreau du Temple, la culture en milieu carcéral
Avec l’incarcération vient l’exclusion sociale : la prison coupe d’une vie « normale ». Entre quatre murs, le besoin d’évasion devient alors très vite vital, ce que peuvent permettre les activités culturelles. Elles sont aussi un moyen de préserver, créer ou recréer le lien social. Comment ces activités se mettent-elles en place et qui y a accès ? Sont-elles une solution à long terme contre la violence carcérale ? Sont-elles au contraire seulement utilisées pour préserver l’ordre au sein des établissements pénitentiaires ? Mardi 28 février ont eu lieu les Jeudis de la Sorbonne, cycle de conférences organisé par des étudiants du Master 1 "Direction de projets et d'établissements culturels". Lire pour en sortir, acteur au coeur de ces problématique de la réinsertion par la culture, en a profité pour rencontrer les organisateurs et les intervenants de la table-ronde intitulée la culture en milieu carcéral - au Carreau du Temple à Paris, partenaire de la conférence dans le cadre de son programme Idée².


Idée² est le rendez-vous régulier au Carreau du Temple qui propose en accès libre des débats et conférences aux formats innovants et variés, abordant des questions d'actualité et de société. Paris I Panthéon-Sorbonne s'associe aux Idée² pour proposer chaque année un cycle de conférences, Les Jeudis de la Sorbonne, organisé par les étudiants du Master 1 Direction de Projets et d'Etablissements Culturels. En 2017 les conférences questionneront le thème « Culture et Désobéissance ».

# La culture en milieu carcéral

L’accès à la culture doit pouvoir se faire partout, c’est ce que réaffirme la loi NOTRe du 7 août 2015 en garantissant aux citoyens leurs droits culturels. Ces derniers ont pour but de favoriser les pratiques culturelles auprès des individus « éloignés » et « empêchés » de la culture. Souvent sont cités les habitants de zones prioritaires ou les personnes atteintes d'un handicap,  les personnes incarcérées sont en revanchenbeaucoup moins prises en compte dans les actions ou les débats sur le sujet.

Pourtant, en prison, l’accès à la culture est primordial.

En effet, une fois la sentence appliquée, le détenu est coupé du reste de la société. Entre quatre murs, le besoin d’évasion devient donc très vite vital, ce que peuvent permettre les activités culturelles. Ces dernières sont aussi un moyen de préserver, créer ou recréer le lien social. Alors, comment ces activités se mettent-elles en place et qui y a accès ? Sont-elles une solution à long terme contre la violence carcérale et pour lutter contre la récidive ? Ou sont-elles seulement envisagées pour préserver le calme au sein des centres pénitenciers (ce qui induit implicitement l'idée que les activités culturelles, qui "soignent/élèvent l'individu, sont efficaces et efficientes à bien des égards)?

Les discussions entre des étudiantes bénévoles du Genepi Tatiana, Perine et Myriam, le coordinateur culturel au sein du SPIP de la prison de Fresnes Romain Dutter et Sylvie Nordheim comédienne, auteur animatrice d'ateliers créatifs à Fresnes avec le théâtre de l'Odéon ont apporté de nombreuses pistes de réflexion, des éclairages concrets sur les actions et leurs conséquences et sur le nécessaire partage d'expériences et la création de liens entre  le dedans et le dehors, la prison et l'extérieur.

Rencontre organisée par Charlène Laforêt, Julie Lartigue, Lucilia Salvador, Elisa Budin, Julie Chopin et Fiona Cerutti-Bruno, étudiantes en Master "Direction de projets et d'établissements culturels" à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, sous la direction de Françoise Docquiert, maître de conférences et directrice adjointede l'UFR Arts plastiques et Sciences de l'Art.

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