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[LU] Moins de contrats aidés : quel impact pour l’ESS ?

[LU] Moins de contrats aidés : quel impact pour l’ESS ?
L’annonce récente du gouvernement de réduire de moitié le nombre de contrats aidés inquiète les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Le point avec Jean Burneleau, président de la fédération nationale de l’ESS (Coorace).


 

« Une catastrophe économique »

Une catastrophe économique. Ainsi résume Jean Burneleau la décision de la Ministre du Travail de supprimer d’ici 2018 la moitié des contrats aidés. Le motif ? Elle estime qu’il s’agit d’un dispositif onéreux et inefficace, et en aucun cas un « tremplin pour l’insertion professionnelle ». Pourtant, pour le président de Coorace, le contrat aidé est un véritable bol d’oxygène pour les petites structures. Il leur permet de mettre en place des projets sociaux et solidaires destinés aux personnes en difficulté qu’elles ne pourraient pas réaliser seules. La suppression d’un grand nombre de contrats aidés, annoncée si soudainement, met en péril le devenir de ces structures et, pire encore, de leurs bénéficiaires qui se verront doublement punis. A la précarité et à l’exclusion, s’ajouteront le manque de soutien extérieur.

Les associations, premières victimes du gel des contrats aidés

Comme le rappelle Jean Burneleau, le gouvernement n’a pas encore annoncé quelle sera l’ampleur du gel des contrats aidés. En revanche, ce dont il est convaincu, c’est que cette mesure affectera en premier lieu les associations. Et pour cause, beaucoup d’entre elles ont un budget composé de 50 à 60 % de subventions, une part bien trop importante pour pouvoir se passer des aides publiques. La société en général, en particulier les bénéficiaires, sera aussi bien sûr touchée. La baisse du nombre de contrats aidés entraînera automatiquement une baisse du nombre de formations, une conséquence qui aura un impact direct sur l’intégration et la recherche d’emploi.

 

Source : Alternatives Économiques

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