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[POSITIVONS] Semences paysannes : Carrefour solidaire envers les producteurs

[POSITIVONS] Semences paysannes : Carrefour solidaire envers les producteurs
Carrefour signe plusieurs partenariats avec des groupements de producteurs bretons et lance une campagne de communication afin de soutenir des légumes issus de semences interdites à la commercialisation. Un geste encourageant qui va dans le sens du profond changement dont a besoin l’agriculture.


 

 

 

Des produits exclus d’une loi qui « ne défend pas assez la biodiversité »

Carrefour tend la main aux paysans bretons en signant deux partenariats ayant pour objectif de commercialiser des légumes produits à partir de semences qui ne figurent pas dans le catalogue officiel. Autrement dit, de semences interdites à la vente. Guy Kastler, membre de la Confédération paysanne, explique que les semences paysannes sont interdites car elles ne répondent pas aux « critères d’homogénéité d’une loi qui favorise la standardisation et ne défend pas assez la biodiversité ». Pour lui, cette initiative constitue un pas en avant important vers une révolution agricole devenue nécessaire. En effet, la légalisation des semences paysannes permettrait aux producteurs de sélectionner leurs propres semences, et aux plantes de s’adapter aux conditions climatiques dans lesquelles elles évoluent. Cela éviterait le recours systématique aux engrais chimiques et aux pesticides, passages obligatoires des plantes programmées pour évoluer dans des conditions de laboratoire.

Changer la loi pour le bien des plantes, des producteurs et des consommateurs

Guy Kastler rappelle que les engrais chimiques sont apparus pendant l’après-guerre, pour palier un problème de quantité et de sécurité alimentaire. Cependant, leur maintien et leur expansion ont engendré de nouveaux problèmes liés à la qualité des aliments et à l’environnement. L’initiative de Carrefour n’est certes pas nouvelle (le réseau Biocoop réalise déjà des actions similaires) mais représente un nouveau coup de pied dans la fourmilière. Reste à savoir si le gouvernement acceptera enfin de revoir la réglementation semencière, une pétition qui date déjà de plus de dix ans.

 

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