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[ÉCLAIRAGE]Étude Admical: le mécénat, un soutien important pour 61% des Français

[ÉCLAIRAGE]Étude Admical: le mécénat, un soutien important pour 61% des Français
Que pensent les Français du mécénat ? Mystère résolu : pour la première fois, Admical réalise avec Kantar Public une étude sur l’opinion des citoyens vis-à-vis du mécénat. Cette étude permet d’analyser ce qu’il signifie pour eux mais aussi quel est l’avenir du mécénat et quelles sont les idées reçues. On constate par exemple un contraste notoire entre le secteur tel qu’il est et ce que pense le grand public.


Une bonne opinion globale

L’étude réalisée en mai et juin 2017 - qui vient compléter les baromètres qu’Admical réalise tous les deux ans sur l’évolution du mécénat d’entreprise en France - a été révélée le 5 octobre à l’occasion du Mécènes Forum, le grand rendez-vous annuel du milieu. Elle montre que 84 % des Français ont une opinion positive des mécènes. 61 % des Français considèrent le mécénat comme un mode de soutien important pour le pays. Il est à noter qu’ils sont un tiers à penser qu’il va l’être de plus en plus à l’avenir. « Les citoyens considèrent que le mécénat est une opportunité pour la France, alors faisons fructifier ce formidable élan ! », s’enthousiasme Sylvaine Parriaux, directrice générale adjointe d’Admical.

 

Une ressource complémentaire à l’action des pouvoirs publics

Selon 72 % de la population, le mécénat est une ressource nécessaire et complémentaire à l’action des pouvoirs publics. En outre, 46 % considèrent que ces derniers doivent favoriser le développement du mécénat, notamment à travers le soutien de projets territoriaux. Pour les Français, le mécénat a les capacités de créer du lien social et de donner une meilleure image du pays. « Le mécénat est un formidable vecteur de lien dans une société qui en a terriblement besoin. », informe François Debiesse, président exécutif d’Admical. En effet, le mécénat dynamise tout particulièrement au niveau local et, enfin, il semble que sa première plus-value soit le sens qu’il donne au travail. Ce bénéfice n’est pas à négliger dans une ère où le travail peut vite être dévalorisé et dans une société où le lien social se complexifie, parfois jusqu’à s’effriter. Ainsi, ré-injecter des valeurs de solidarité, de partage et d’altruisme au travail via le mécénat ne peut pas faire de mal.

 

Un contexte de défiance

Dans un contexte de défiance à l’égard des institutions, 50 % des Français font confiance aux entreprises et aux entrepreneurs philanthropes pour soutenir des actions d’intérêt général et 10 % des Français auraient envie de postuler dans une entreprise mécène. Toutefois, cette défiance se reporte également sur les entreprises mécènes : les Français se demandent aussi quelles sont leurs véritables motivations : enjeux d’images ? Avantage fiscaux ? Plus d’1 citoyen sur 2 cite l’une de ces deux raisons. Une idée reçue relativement éloignée de la réalité du mécénat car dans tous les cas, l’étude illustre que seules 30% des entreprises mécènes appliquent la déduction fiscale à la totalité de leurs dons. Toutefois, 1 Français sur 3 pense que les entreprises se font mécènes tout simplement pour soutenir une cause qu'elles souhaitent défendre parce qu'elles y portent une attention particulière. De leur côté, les entreprises disent avant tout vouloir incarner leurs valeurs par la voix du mécénat. L’objectif premier et fondamental est donc bien l’intérêt général. Pour autant, il faut bien savoir que, tout en se différenciant du sponsoring, le mécénat n’est pas synonyme de charité et que les entreprises sont nombreuses à demander des contreparties indirectes (collaboration accrue, fidélité…).

 

Un effort de pédagogie à fournir

Si 82 % des Français ont déjà entendu parler de mécénat, tous ne savent pas exactement comment il fonctionne. Par exemple, 35 % des Français ne connaissent pas les différentes formes que le mécénat peut prendre (financier, de compétences, en nature ou en temps). 51% d’entre eux demande notamment aux pouvoirs publics de mener une politique d’information à propos du mécénat. Ils ont toutefois un avis sur les secteurs dans lesquels ils souhaitent voir le mécénat se développer en priorité : la santé (ils sont 44 % à le citer en premier), de la solidarité (31%) et de l’environnement (29 %). D’autre part, les PME et TPE ne sont pas spontanément considérées par les Français comme de potentielles mécènes alors qu’elles sont en quelque sorte les championnes du mécénat ! En effet, elles représentent 97 % des mécènes et comptent pour 40% du budget mécénat en France… Un effort de pédagogie est donc à fournir car, si le mécénat possède une grande notoriété, la réalité du milieu est peu connue et ses mécanismes restent à préciser.

 

 

 

 

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