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[ON Y ÉTAIT][FOCUS MÉCÈNES FORUM DE L'ADMICAL] Mécénat, urgence et recherche

[ON Y ÉTAIT][FOCUS MÉCÈNES FORUM DE L'ADMICAL] Mécénat, urgence et recherche
Le Mécènes Forum est l’occasion de traiter les grandes problématiques ayant trait au secteur du mécénat et d’étudier les plus grands défis qui lui sont lancés. Parmi ceux-ci, le mécénat de la recherche. Marc Fontecave, professeur au Collège de France, Xavier Darcos, Président de Sanofi Espoir, et Ariane de Rothschild, Présidente du comité exécutif du Groupe Edmond de Rothschild, ont notamment apporté leurs réponses.


Marc Fontecave a pu définir les questionnements sur la temporalité dans le domaine du mécénat ainsi : « dans une époque où tout va plus vite […] on se dit qu’il n’y a pas de place pour le chercheur, qui lui a besoin de temps. Or, s’il n’y a pas de place pour lui, il n’y a pas de place pour le futur. La grande question aujourd’hui, c’est de savoir si l’association entre recherche et société est possible. En tant que Président de la Fondation du Collège de France, je crois véritablement que le mécénat est une des réponses modernes à cette question ». Il expose ensuite les raisons de cette intime conviction. « Le mécénat libère le chercheur de la recherche permanente, fastidieuse et incertaine de moyens humains et financiers. » affirme-t-il, avant d’ajouter que « le mécénat exprime quelque chose de fort : la reconnaissance explicite par les acteurs sociaux actifs de la valeur de la recherche et de l’innovation. Il exprime aussi une confiance dans le chercheur pour comprendre le monde d’aujourd’hui et construire celui de demain. »

 

Former l’opinion à la nécessité du temps long

 

Xavier Darcos, Président de la fondation Sanofi Espoir, ajoute : « On attend souvent des mécènes des réponses à des urgences. L’opinion doit être formée à la conscience que le mécénat de long terme est nécessaire ». Effectivement, faire de la pédagogie auprès du grand public sur l’importance du rôle de l’intellectuel, du chercheur et de l’artiste, semble essentiel. Quand bien même les fruits de leurs recherches ne se voient pas immédiatement, le mécénat doit les soutenir, car aujourd’hui une pensée globale et totalisante seule peut résoudre certains problèmes d’envergure. À une époque où la France est au 13e rang mondial du classement des pays qui dépense le plus pour la recherche (en % du PIB), « arrêtons de dire que tout est urgent et mettons en avant la question de la recherche et de l’innovation ».

 

Le temps du mécénat est multi-strates

 

Et Ariane de Rothschild de nuancer, plus tard dans la matinée : « on a opposé temps court et temps long, or dans le mécénat, il existe un temps multiple. J’ai des projets qui aboutiront dans 10 ou 15 ans, d’autres cette année. Le temps du mécénat est multi-strates. Il n’est pas linéaire, on vit des moments d’accélération et des moments de pause. Comme les artistes finalement. » La capacité d’être multiple est sans doute, effectivement, une des forces du mécénat.

 

Retrouvez le bilan général du Mécènes Forum 2017 sur carenews.com.

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