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Parcours et métiers de l'ESS : travailler pour se rendre utile à la société

Parcours et métiers de l'ESS : travailler pour se rendre utile à la société
Flavia est arrivée chez Carrefour il y a plus de 30 ans. Elle est depuis 17 ans responsable qualité. Spécialiste en ingénierie alimentaire, et a priori éloignée des questions de solidarité, elle est mobilisée au quotidien sur le suivi des produits et des problématiques liées à l’environnement. “Au départ, mon travail portait sur les questions d’emballage, de lutte contre le gaspillage alimentaire et puis il y a quatre ans, outre ces fonctions, on m’a confié celle de responsable RSE pour Carrefour Italie.” Agathe, étudiante en master développement durable à l'université Paris-Dauphine, est à la recherche de sens dans ses son parcours étudiant et ses activités extra-universitaires. Elle souhaite exercer un métier qui donne plus de sens à son travail.


 

Flavia, responsable RSE Carrefour Italie : "soutenir les porteurs de projets locaux"

Flavia est ainsi à l’origine de nombreux projets solidaires dans le domaine de l’alimentation et de l’insertion. Sur ce premier volet, un partenariat existe depuis 10 ans au niveau national avec les Banques Alimentaires. “Cependant, l’animation de ce travail tient pour beaucoup au travail de chaque magasin au niveau local, pour collecter et redistribuer les produits courts en date notamment.” Cette animation de terrain a trouvé une autre illustration à travers l’opération « Clic Solidaire » pendant laquelle les employés des magasins encouragent les clients à voter pour une association locale sélectionnée par eux. 200 000 euros ont été distribués à 20 associations lors de l’édition 2016. Flavia travaille également avec des jardins solidaires qui s’appuient sur le maraîchage comme levier de réinsertion par exemple.

 

S’il n’y a pas de personne entièrement dédiée à la question de la solidarité chez Carrefour Italie, l’entreprise et Flavia s’engagent fortement. “ Surtout, nous menons un travail d’ampleur pour mettre en contact les associations avec les magasins au niveau local.”. Par-delà l’animation de ce réseau de solidarité, il y a aussi l’organisation d’événements à l’échelle du pays. C’est notamment le cas de la grande collecte de denrées alimentaires organisée chaque 2e week-end de novembre dans tous les magasins ainsi qu’au siège milanais de Carrefour. “ Parfois des collaborateurs viennent de terminer leur journée de travail et je les vois enlever leur blouson Carrefour et enfiler le gilet de la banque alimentaire pour aider à collecter les produits.”

 

En plus de son rôle de “pivot”, Flavia est aussi à l’impulsion de nombreux projets. Le dernier en date propose aux enfants de devenir un véritable « super héros solidaire » en votant pour une association suite à un passage en magasin. À l’issue de l’opération, Carrefour Italie distribuera 500 000 euros aux associations au prorata des votes. “En faisant appel au public pour proposer des associations bénéficiaires, nous pouvons faire émerger des partenaires de plus petite envergure qui, n’étant pas toujours identifiées, n’ont pas toujours accès au financement des grandes entreprises”. Cette volonté de soutenir des porteurs de projets locaux (les votants peuvent également proposer eux-mêmes des associations des environs), permet en outre de diversifier les récipiendaires des dons.

 

Cette démarche ouverte à tous types de structures associatives permet d’essaimer au-delà des actions de l’entreprise. C’est notamment le cas à Turin où une collaboratrice de Carrefour Italie a mis sur pied une opération de collecte de fonds pour un hôpital local. Cette initiative mobilise aujourd’hui 7 magasins de la ville. Et Flavia de conclure : “je connais peu d’entreprises en Italie qui donnent à leurs collaborateurs la possibilité de créer des liens aussi forts.”

 

Agathe, étudiante en master développement durable à l'université Paris-Dauphine : "exercer un métier solidaire"

 

Après un bac obtenu en Savoie, Agathe intègre le cursus de Gestion et d'Économie appliquée de Dauphine. "Le choix de mon master en développement durable s'est fait assez naturellement. Ayant grandi à la montagne, dans une famille engagée dans le développement durable, j'ai très vite eu envie d'aller vers un métier qui "donnerait du sens" à mon travail. " Cette recherche de sens et d'engagement se ressent également dans les activités extra-universitaires d'Agathe. Membre de l'association Dauphine durable ainsi que du Comité étudiant éthique, elle milite pour une meilleure prise en compte des problématiques environnementales au sein de l'université. " Tout cela a forgé mon envie de ravailler dans le développement durable et m'a naturellement orientée vers ce matster, pour déboucher sur un métier solidaire."

 

Le parcours d'Agathe résonne tout particulièrement avec celui de Flavia et notamment dans l'ouverture aux acteurs périphériques à l'entreprise. "Lors d'un stage, je travaillais dans un vide dressing en ligne pour enfants, et beaucoup de vêtements que nous recevions ne pouvaient être vendus. Ils avaient un petit défaut mais étaient encore en bon état. J'ai donc contacté une association de lutte contre l'exclusion sociale et nous avons organisé des dons réguliers. " Travailler pour se rendre utile à la société agit alors comme un véritable moteur avec pour but : "ouvrir les entreprises surleur environnement, faire participer les collaborateurs pour qu'ils donnent eux aussi plus de sens à leur travail."

 

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