Aller au contenu principal
Par Fondation groupe EDF - Publié le 3 février 2022 - 11:25 - Mise à jour le 3 février 2022 - 11:25
Recevoir les news Tous les articles de l'acteur

Donner aux femmes les moyens d’entreprendre dans la confection textile : découvrez l’IMEIF

Dans le cadre de son action en faveur de l’inclusion, la Fondation groupe EDF soutient l’IMEIF et son projet Métiers à Créer. Le programme favorise l’insertion professionnelle des femmes du quartier prioritaire de La Mosson à Montpellier.

« Une histoire, un regard, parcours de créatrices » © Mathilde Villeméjeanne, 2021
« Une histoire, un regard, parcours de créatrices » © Mathilde Villeméjeanne, 2021

La Mosson est le plus grand et le plus pauvre quartier prioritaire de la ville : y vivent 26 000 habitants dont 60 % en dessous du seuil de pauvreté. Les femmes y sont particulièrement touchées par le chômage. C’est pourquoi, grâce à Métiers à Créer, l’IMEIF les forme aux métiers de la confection textile en vue d’une création d’activité.

Qu’est-ce que le projet Métiers à Créer ?

Métiers à Créer est un programme professionnalisant dans le domaine de la confection textile qui dure de 7 à 8 mois. « Nous essayons d’apporter aux femmes une posture professionnelle : nous travaillons les finitions, la technicité. Nous recréons les conditions d’un studio de design », explique Soraya Rahal, directrice de l’IMEIF. « Après cela, nous travaillons de manière transversale sur la confiance en soi, le pouvoir d’agir. Nous donnons aussi des cours de français appliqués au textile et au design et lors de l’accompagnement individuel, nous mettons en place un passeport de compétences qui donne lieu à un certificat qu’elles peuvent valoriser dans leur CV ou leur recherche d’emploi. »

Chaque année, une dizaine de femmes d’une quarantaine d'années, pour la plupart, participent au programme. Une majorité d’entre elles a très peu travaillé ou uniquement dans son pays d’origine. Après une phase de sélection et d’évaluation de leurs compétences en couture, elles participent à des ateliers hebdomadaires encadrés par une designeuse afin de bâtir une collection de A à Z, du prototype à la confection, toutes ensemble. Sur les dix participantes de la promotion, la moitié trouve une solution d’insertion.

Un atelier de couture pour s’immerger dans le monde professionnel

Les productions de l’atelier sont toutes destinées à la commercialisation afin que le programme montre aux femmes les exigences du marché. « C’est aussi intéressant qu’elles voient que ce qu’elles font a de la valeur, un coût. Elles ont beaucoup tendance à dévaloriser leur travail. Nous avons établi des prix qui ne correspondent pas à leurs références, comme des coussins à 150 euros. Pour elles, c’est énorme ! », raconte la directrice.

En clôture du programme, l’association présente les créations dans des expositions et marchés artisanaux. « Nous avons exposé les réalisations dans le cadre du Sommet Afrique France en plein centre de Montpellier. Les femmes étaient là tout le temps, chacune a écrit ce que l’atelier lui apportait. Nous avons décrit le quartier pour que les gens en aient une autre image, expliqué notre démarche. »

La coopérative d’activité et d’emploi, pour un emploi autonome mais sécurisé

Pour pousser le projet plus loin, l’IMEIF veut lancer une coopérative d’activité et d’emploi (CAE) que les femmes pourront intégrer à l’issue de Métiers à Créer. « Je veux vraiment travailler par filière et faire levier en travaillant le collectif. Ce que je recherche, c’est une insertion pérenne qui leur ouvre le champ des possibles. Le projet de coopérative va encore plus loin, car le but est qu’elles deviennent entrepreneures-salariées dans la CAE et qu’elles créent leur activité de manière sécurisée avec un accès à tous les moyens de production. »

Pour développer ce projet, l’IMEIF peut compter sur l’appui d’un partenaire clé, la Fondation groupe EDF. « Nous avons déjà reçu un financement de la fondation dans le cadre du Fonds de solidarité COVID-19. Nous avions fait fabriquer des masques par les femmes chez elles, qu’on a distribués aux associations du quartier pour les bénévoles et les adhérents qui n’avaient pas les moyens d’en acheter », indique Soraya Rahal. « Je suis suivie par le chargé de mission EDF au niveau local qui est très emballé par le projet de coopérative pour faire travailler les femmes. EDF avait déjà financé des machines à coudre professionnelles pour l’atelier l’année dernière. C’est maintenant le bon moment pour ce genre de projets et d’action, avec la crise sanitaire, le besoin de consommer responsable… Les gens sont réceptifs pour aider ce type d’initiative. »

 

Fermer

Cliquez pour vous inscrire à nos Newsletters

La quotidienne
L'hebdo entreprise, fondation, partenaire
L'hebdo association
L'hebdo grand public

Fermer