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[ÉCLAIRAGE] Portrait des sociétés commerciales de l’ESS

[ÉCLAIRAGE] Portrait des sociétés commerciales de l’ESS

Création de la Fondation d'entreprise Up : favoriser le lien social

Création de la Fondation d'entreprise Up : favoriser le lien social

[POSITIVONS] Un photographe transforme les enfants malades en super-héros

[POSITIVONS] Un photographe transforme les enfants malades en super-héros

[SOCIAL TECH] PickAsso connecte les citoyens avec leur engagement

[SOCIAL TECH] PickAsso connecte les citoyens avec leur engagement

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[DIS FLAVIE] Qu'est-ce que la finance alternative ?

[DIS FLAVIE] Qu'est-ce que la finance alternative ?

Une alternative, c’est, selon Le Larousse, « une possibilité de faire alterner, de faire succéder deux états, deux partis opposés ». La finance alternative peut être considérée comme la succession de la finance traditionnelle ou comme une finance qui s’oppose au système financier actuel. Ayant le vent en poupe, par raison ou par attrait par les véhicules qu’elle utilise (financement participatif, générosité embarquée etc.), la finance alternative se développe et dévoile toute sa complexité.  

 
 

Dans une tribune qui a agité notre petit monde au printemps, Mathieu Maire du Poset, expert en innovation digitale et média, ex-DGA chez Ulule, a réagi à une enquête de UFC Que choisir qui critiquait fortement le crowdfunding (financement par la foule ou participatif). Nuançant le propos, notamment en détaillant la richesse et la variété des mécanismes recoupés par le crowdfunding, il estime que « le crowdfunding est mort » et revendique le terme de « finance alternative » : « La finance alternative, qui regroupe entre autre financement participatif, cagnottes en ligne, dons embarqués (Microdon par ex), c’est plus de 628 millions d’euros collectés en 2016, soit 112 % de progression par rapport à 2015. Ce secteur, extrêmement large, agit sur deux leviers : reprendre le pouvoir sur son argent et amplifier les phénomènes de générosité en ligne. Toutes ces plateformes permettent à chacun de décider comment il souhaite donner, prêter, investir son argent, sans intermédiaire mais grâce à des plateformes peer-to-peer (de mise en relation entre particuliers). »

Pour Financement Participatif France, association de référence, la liste est plus complète et comprend : le financement participatif, les prêts à la consommation en ligne, les fonds de prêt aux entreprises en ligne, la solidarité embarquée et les cagnottes en ligne.

 

Sur Wikipedia, on trouve une définition anglaise de la finance alternative : "Alternative finance refers to financial channels and instruments that have emerged outside of the traditional finance system such as regulated banks and capital markets." En gros, on peut la définir en opposition au traditionnel crédit bancaire ou à l'appel aux marchés (actions ou obligataires) proposé par les entreprises de la Fintech. Comme le dit la définition du Larousse donc.

 

Le centre de recherche de Cambridge explique que la digitalisation de l’industrie financière transforme l’accès aux financements pour les individus, les startups, les PME et les social businnesses. Le numérique a abaissé les barrières du monde de la finance pour la rendre plus accessible, multipliant le nombre de ses acteurs.

 

Accessibilité et diversité sont apparemment comme toujours des clés importantes d’un changement de système ou de régime. Quant à cette finance nouvelle, qui un jour sera rebaptisée si elle cesse d’être une alternative financière, il ne tient qu’à ses acteurs de convaincre les citoyens et les membres de la finance traditionnelle pour qu’elle lui succède.

Ouragan Irma : les associations et les entreprises agissent

Ouragan Irma : les associations et les entreprises agissent

C’est dans l’urgence que la solidarité se manifeste avec le plus d’acuité. Nombreuses sont les associations et les entreprises qui interviennent de concert pour aider les victimes et manœuvrer pour la reconstruction à Saint-Martin et à Saint-Barthélémy. L’aide qui est demandée sur place est humaine, alimentaire, médicale, psychologique, de reconstruction et d’éducation… Autrement dit, c’est une aide totale qu’il faut apporter et à laquelle seule une mobilisation de masse pourra répondre. Nombre d’associations et de fondations répondent « présent » à l’appel de la solidarité et du mécénat.

 

Établir une expertise logistique : les Architectes de l’urgence

 

Depuis 2001, la Fondation Architectes de l'urgence  œuvre pour la reconstruction dans les meilleurs délais en cas de catastrophe. Leur équipe a été envoyée sur place pour évaluer les dégâts, une tâche fondamentale étant donné les premiers chiffres complètement alarmistes annoncés (95 % de bâtiments entièrement détruits et complètement inutilisables), en urgence eux aussi, par les médias, ne reflétant pas la réalité sur place. Évidemment, la catastrophe est d’une ampleur historique, mais l’expertise logistique des Architectes de l’urgence a rétabli les chiffres corrects (5 % de bâtiments entièrement détruits et complètement inutilisables, le reste étant détruit dans une moindre mesure : charpentes endommagées, baies vitrées explosées,…) afin de répondre correctement aux besoins en déterminant exactement le matériel et le personnel à envoyer. En cas de catastrophe, il s’agit de reconstruire vite, et c’est pourquoi par ailleurs l’association a envoyé 12 000 m² de bâches le 16 septembre pour couvrir en urgence les bâtiments, mais également de bien reconstruire pour que les bâtisses tiennent sur le long terme. L’association mène également une mission d’information en publiant leur expertise sur YouTube.

 

 

Assurer l’accès à l’eau et à l’électricité : Veolia et EDF

 

Les bâtiments ont, par ailleurs, besoin d’alimentation en eau potable, mais les usines de dessalement situées près de la mer ont été durement touchées par les vagues de submersion. Il s’agit pour Veolia, qui assure la production en eau en Guadeloupe, de s’assurer que ses 40 collaborateurs étaient en sécurité, d’envoyer des experts du Groupe et de la Fondation en dessalement et en gestion de crise pour les épauler et de mettre en place des solutions provisoires afin de garantir un accès pour tout le monde à l’eau potable. D’autre part, grâce à la mobilisation rapide et efficace de ses équipes, EDF a su rétablir d’urgence l’électricité qui avait manqué à plus de 8000 personnes au plus fort de l’ouragan en envoyant 65 salariés spécialisés, des groupes électrogènes et des moto-pompes. Toutefois, le Groupe suit de très près l’évolution sur le terrain, car les dommages subis par les deux centrales thermiques ont été importants.

 

Agir sur le long terme : la priorité donnée à l’éducation par la Solidarité Laïque

 

La Solidarité Laïque, quant à elle, fait de la remise en place du système éducatif une priorité absolue. En effet, après le passage dévastateur d’Irma en ce mois de septembre, un mois de rentrée, de nombreux enfants et adolescents vont en subir les conséquences sur le long terme à cause des bâtiments et matériels détruits.

 

 

L’association la Croix Rouge travaille de concert avec les fondations Carrefour et Airbus

 

La Fondation Carrefour avait débloqué le 12 septembre 103 000 euros pour permettre l’acheminement, en collaboration avec l’association Croix Rouge, de produits de première nécessité entre les différents magasins Carrefour de Guadeloupe et les lieux de la catastrophe. Depuis, 60 tonnes ont été envoyées en direction de Saint-Martin. Ce sont au total quatre convois qui ont été envoyés. Il est à noter que la récolte de dons « Urgence Ouragans » du secours populaire a contribué à rassembler près de 200 000 euros, et qu’est toujours d'actualité dans les magasins de France. À Toulouse aussi, les associations et les fondations travaillent ensemble : Fondation Airbus et la Croix-Rouge française ont coopéré pour envoyer le gros porteur d'Airbus en Guadeloupe afin d’y apporter notamment 30 tonnes de produits de première nécessité et du personnel médical et, au retour, 200 victimes à mettre en sécurité.

 

 

Une aide psychologique : Action EMDR Trauma

 

Enfin, l'association, toulousaine elle aussi, Action EMDR Trauma a mis en ligne un protocole d'Auto Traitement pour Stress Intense (ATSI) pour aider les victimes à gérer le traumatisme psychologique. Ce soin humain plus que médical est une première nécessité qu’il ne faut pas oublier.

 

 

Assistance aux personnes : Generali Europ Assistance

 

Generali a mobilisé l’ensemble de ses partenaires et collaborateurs afin d’apporter leur soutien et leurs compétences aux personnes sinistrées. L’entreprise a notamment mis en place une cellule dédiée au traitement des sinistres, une ligne spéciale pour les sinistrés joignable 24h/24, 7j/7 et un accompagnement dans l’évaluation des dégâts.

 

 

Un appel à la solidarité nationale : la Fondation de France

 

La Fondation de France a lancé, après avoir débloqué 100 000 euros pour la phase d’urgence, a lancé un appel à la solidarité nationale pour les Antilles toujours en cours. Il s’agira de privilégier des associations qui épauleront les victimes dans la reconstruction de la vie : logement, travail, éducation et vie sociale. Au terme de l’appel, l’utilisation des fonds de la collecte sera publiée sur le site de la FdF.

Bruno Lemaire annonce le maintien des dons-ISF

Bruno Lemaire annonce le maintien des dons-ISF

[SOCIAL TECH] PickAsso connecte les citoyens avec leur engagement

[SOCIAL TECH] PickAsso connecte les citoyens avec leur engagement

PickAsso est une jeune start-up qui favorise le lien entre les collectivité, associations et citoyens par le biais d’un portail numérique dédié.

 

 

Un portail numérique pour plus de visibilité

 

 

 

 

PickAsso est une application qui a, en 2016 remporté un concours organisé par le Mairie de Paris et JC Decaux. Depuis, ils équipent les abribus de Paris avec leur application connectée pour permettre aux citoyens de découvrir les associations actives dans leur quartier. Le secteur associatif en France se retrouve dans une situation plutôt paradoxale. Environ 30 % des associations sont à la recherche de bénévoles, alors que 35 % des Français, eux, sont à la recherche d’un engagement solidaire. C’est à cette situation que l’application PickAsso tente de mettre un terme en favorisant la rencontre entre les Français et les associations. Au mois de juin, elle a donc lancé un portail collaboratif d’associations, destiné aux mairies et aux collectivités. Ce nouvel outil a pour objet de moderniser leur annuaire des associations et de le dématérialiser pour leur donner plus de visibilité auprès des citoyens.

 

Trois grands acteurs connectés

 

Pour que le système soit le plus efficace possible, PickAsso a défini les trois acteurs à mettre en interaction. Premièrement, les particuliers qui cherchent à faire du bénévolat n’ont qu’à aller sur le portail pour découvrir les associations de leur ville. Ils peuvent filtrer les associations en entrant dans le système leurs critères de recherche et ont accès à une carte interactive pour géo localiser les associations. Viennent ensuite les associations, qui sont autonomes concernant leur fiche de présentation. Elles ont la possibilité de l’animer ou de la modifier à tout moment. Enfin, les mairies et les collectivités, qui peuvent toutes personnaliser leur portail et entrer en communication avec les responsables des associations. Le portail est payant pour ces dernières, mais reste gratuit pour le public comme pour les associations.

Création de la Fondation d'entreprise Up : favoriser le lien social

Création de la Fondation d'entreprise Up : favoriser le lien social

Le 21 septembre 2017, 400 personnes se sont réunies pour l’occasion : la Fondation Up a vu le jour en tant que fondation d’entreprise pour « impulser le pouvoir d’agir ensemble ». Après 18 ans sous la houlette de la Fondation de France, cette fondation, désormais autonome et dotée d’un fonds de 1 250 000 euros sur 5 ans, va mener une nouvelle politique internationale de mécénat pour le Groupe Up.

 

La fondation luttera contre toute forme d’exclusion et de discrimination

Présent dans 17 pays (Espagne, Slovaquie, Pologne, Maroc ou encore Roumanie, Bulgarie…) et fort de 3400 collaborateurs, le Groupe Up améliore le quotidien de plus de 24,5 millions de personnes dans le monde. La Fondation d’entreprise Up va centrer son action sur quatre secteurs pour lutter contre toute forme d’exclusion et de discrimination. Ainsi, l’éducation et la culture, l’alimentation, le logement et la santé sont les quatre domaines des projets qu’elle accompagnera dans une logique de co-construction sur 3 à 5 ans. 

La Fondation d’entreprise Up se donne pour mission de favoriser l’accès à la culture et donne les outils pour une meilleure compréhension du monde. Elle tentera de lutter pour améliorer la production alimentaire. Concernant les problématiques de logement, elle encouragera l’autonomie et le vivre ensemble et tentera d’améliorer l’accessibilité. Enfin, du côté de la santé, elle améliorera le quotidien des patients mais aussi celui de leur entourage et des soignants. 

La Fondation d’entreprise Up souhaite promouvoir le collectif

À travers ces quatre domaines, c’est en réalité une seule et même chose que la Fondation Up veut mettre à l’honneur : le collectif. Il s’agit de donner la possibilité d’agir ensemble aux personnes isolées en marge de la société. La fondation « est le fruit d’un travail participatif et collaboratif en interne et avec nos partenaires pour impulser le pouvoir d’agir ensemble »,
Thomas DELPECH, Délégué général, Fondation d’entreprise Up.

 

[POSITIVONS] Un photographe transforme les enfants malades en super-héros

[POSITIVONS] Un photographe transforme les enfants malades en super-héros

Le photographe américain Josh Rossi s’est récemment lancé dans une mission très spéciale : transformer six enfants de moins de huit ans atteints d’une maladie et/ou d’un handicap en super-héros de Justice League. Zoom sur cette belle initiative.

 

 

Des enfants malades et handicapés dans la peau de super-héros

Beaucoup d’enfants rêvent de devenir des super-héros. Pour six enfants de moins de huit ans atteints d’une maladie grave et/ou d’un handicap, ce rêve est devenu réalité grâce au travail de Josh Rossi, photographe installé à Los Angeles. Avec l’idée de montrer que ce sont précisément leurs faiblesses qui les rendent si forts, Josh a photographié les jeunes patients dans des costumes sur mesure de super-héros de Justice League, avant d’éditer les clichés à la manière d’affiches de film, de les imprimer en grand format et de les offrir aux enfants. Plus que réussis, les portraits ont suscité excitation et émerveillement au moment de leur déballage.

Qui sont les héros de la VÉRITABLE Justice League ?

Parmi ces super-héros en chair et en os, on retrouve Kayden Kinckle : âgé de cinq ans et amputé des deux jambes suite à une malformation de naissance entraînant le développement d’organes internes à l’extérieur de son corps, il incarne Cyborg. Il y a également Sofie Loftus, trois ans, atteinte d’un cancer très rare des tissus conjonctifs, dans la peau de Wonder Woman. Mais aussi Teagan Pettit, né avec seulement la moitié du cœur, en Superman, Mataese Manuma, souffrant d’une forme rare de cancer, en Aquaman, Zaiden Stolrow, atteint de trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité, en The Flash et Simon Fullmer, touché par un neuroblastome, en Batman.

 

Crédit photo : Josh Rossi

 

 

[ÉCLAIRAGE] Portrait des sociétés commerciales de l’ESS

[ÉCLAIRAGE] Portrait des sociétés commerciales de l’ESS

La loi relative à l’économie sociale et solidaire de 2014 a permis la reconnaissance du statut de société commerciale de l’ESS. Trois ans plus tard, l’Observatoire national du secteur dresse un premier portrait de ces nouvelles entreprises. Derrière les principes juridiques se cachent, en effet, des réalités de terrain plurielles, à mi-chemin entre performance économique et objectif social.

 

 

 

236 sociétés commerciales de l’ESS en 2017

 

D’après les derniers recensements réalisés par l’INSEE, on dénombrait en avril 2017 236 sociétés commerciales rattachées au secteur de l’ESS. Ces dernières relèvent initialement du droit des sociétés (société de personnes, de capitaux ou mixte) et peuvent ensuite être reconnues comme appartenant à l’ESS, à condition qu’elles respectent les quatre critères suivants : la définition d’un objet social, la démocratisation de leur mode de gouvernance, le report à nouveau de leur bénéfice ainsi que la création d’une réserve obligatoire et l’interdiction d’amortir ou de réduire leur capital. Ces nouvelles entreprises s’imposent donc à mi-chemin entre l’économie classique et l’économie sociale solidaire. La dualité est d’ailleurs perceptible lorsqu’on s’intéresse aux domaines d’activités dans lesquels elles exercent. Elles travaillent, en effet, pour près des trois quarts d’entre elles dans des secteurs « conventionnels » :  33,9 % dans le soutien aux entreprises, 19,5% dans l’industrie et la construction et 14,4 % dans le commerce. Par contraste, les autres acteurs de l’ESS (associations, coopératives…) sont davantage représentés dans l’action sociale, les sports et le loisir ainsi que dans les arts et le spectacle. Ces premiers constats démontrent le caractère hybride des sociétés commerciales. Si elles appartiennent certes à l’ESS, elles présentent un profil original, différent de celui pouvant être attendu.

 

Les visages de l’entrepreneuriat social : implantation territoriale, statuts et financement

 

Au-delà d’une caractérisation par secteur, l’Observatoire national de l’ESS propose des informations précises traduisant les réalités de terrain que connaît l’entrepreneuriat social. Du point de vue de l’implantation territoriale, s’il est représenté dans la plupart des régions métropolitaines, l’Ile-de-France demeure un centre névralgique où près de 33% des entreprises sociales sont recensées. À l’inverse, l’Outre-mer semble marginalisée de cette nouvelle dynamique. Concernant les statuts préférés par les entrepreneurs, la société par actions simplifiées (SAS) se détache nettement. 61 % des sociétés commerciales de l’ESS choisissent cette forme juridique, qui permet une plus grande flexibilité dans la gestion de l’entreprise. Enfin, la question des financements est tranchée par l’étude : « L’accompagnement porte surtout sur le plan financier aux débuts de la structure (prêts, microcrédits, investissements, élaboration du modèle économique), et plutôt sur le plan organisationnel lorsque l’activité est lancée (élaboration de stratégie, mise en réseau…). En ce sens, les sociétés commerciales sont en processus d’émancipation vis-à-vis des pouvoirs publics pour ce qui relève du financement, mais elles s’appuient sur les dispositifs d’accompagnement existants. » Face au reproche souvent adressé au secteur de l’ESS, consistant à dire qu’il est complètement dépendant des subventions de l’État, les sociétés commerciales offrent un contre-exemple significatif. Elles prouvent, en même temps, que la puissance publique joue davantage un rôle d’initiateur qu’un rôle de soutien permanent.

 

L’entreprise et l’ESS : une identité encore à construire ?

 

Parler d’un modèle de « société commerciale de l’ESS » paraît difficile ; car si des convergences existent entre les 236 structures déclarées, ces dernières conservent des différences notables. Selon l’ancienneté, la taille et les objectifs, les entreprises construisent, individuellement, leur rapport à l’économie sociale solidaire. Ainsi, l’intérêt pour certains entrepreneurs de rejoindre le secteur de l’ESS tient davantage à la légitimité et à la confiance supplémentaires conférées par de potentiels partenaires. Pour d’autres, l’accès à des financements privilégiés reste un argument majeur. Enfin, des professionnels mettent en avant le passage obligé par la qualification « ESS » dès lors qu’ils souhaitent mener un projet social. De ces divergences initiales, découlent aussi des modes d’organisations variées. La plupart des sociétés commerciales sont certes des TPE (plus de 85 % d’entre elles) et travaillent avec des effectifs réduits, témoignant souvent de la conduite d’un projet récent et innovant, né à la suite de la promulgation de la loi ESS en 2014 ; pour autant, il convient de rappeler que certaines entreprises ont été créées antérieurement à cette date et ont bénéficié de la reconnaissance ESS a posteriori. Un élément essentiel pour comprendre les différents modes de fonctionnements à l’œuvre au sein de ces sociétés. Les plus anciennes adoptent en effet des stratégies relevant d’une économie plus classique tandis que les plus jeunes s’attachent à expérimenter de nouvelles manières d’entreprendre, conciliant « ambition sociale et économique » au service de la collectivité. Dès lors, L’Observatoire national de l’ESS conclut : « Au vu du phénomène récent qu’est le développement des sociétés commerciales, il est nécessaire de penser à une autre manière de consolider cette identité encore fragile tout en s’adaptant à leur diversité. » Conserver l’autonomie, le potentiel d’innovation et la liberté des acteurs de l’ESS, tout en parvenant à structurer et organiser un secteur encore jeune semble alors constituer l’horizon des prochaines années.

Le musée La Piscine lance une campagne de mécénat pour restaurer ses œuvres

Le musée La Piscine lance une campagne de mécénat pour restaurer ses œuvres

Le musée La Piscine de Roubaix invite les particuliers à devenir mécènes en payant un supplément lors de l’achat de leur ticket. Les fonds récoltés serviront à financer la restauration d’œuvres d’art exposées.

 

Le ticket Mécène, une forme de philanthropie culturelle en vogue

 

Jusqu’en janvier 2018, le musée La Piscine de Roubaix lance une opération de mécénat en s’inspirant d’une initiative créée en 2013 par le musée d’art contemporain de Bordeaux. Il propose aux visiteurs d’acquérir un ticket Mécène, un billet d’entrée un peu plus cher que le billet standard, dont la marge est destinée à des fins bénéfiques. En effet, les quelques euros supplémentaires serviront à remettre à neuf différentes œuvres du musée montrées au public. Les œuvres soutenues par cette opération spéciale seront exposées dans les nouvelles salles de La Piscine, actuellement en construction.

 

Un premier objectif de 1 800 euros

 

La première œuvre du musée qui bénéficiera des fonds collectés est une toile de Pierre-Jean-Edmond Castan, baptisée Les Trois Amis. Comme le souligne Florence Douxami, la restauratrice chargée des travaux, ce tableau « mal stocké » présente des trous et des éraflures. Son travail de restauration consistera à nettoyer la toile, à la dépoussiérer, à réparer les dommages et à recoller certaines parties. Afin de mener à bien cette mission, le musée espère réunir 1 800 euros.

Vous souhaitez réaliser un don et bénéficier d’une déduction fiscale ? Envoyez un chèque avec le montant de votre choix libellé à l’ordre du Trésor public à l’adresse suivante : La Piscine – Musée d’art et d’industrie, BP 60429, 59058 Roubaix Cedex.

[DERNIÈRE MINUTE 38] LES BRÈVES MÉCÉNAT, ASSOCIATIONS & INTÉRÊT GÉNÉRAL

[DERNIÈRE MINUTE 38] LES BRÈVES MÉCÉNAT, ASSOCIATIONS & INTÉRÊT GÉNÉRAL

Toutes les infos en bref qui font rayonner l'intérêt général ! Cette semaine, Francky Vincent sort un titre pour appeler au soutien des personnes touchées par l'ouragan Irma, Stéphane Bern devient "Monsieur Patrimoine" et le musée des Augustins de Toulouse appelle aux dons.

Initiatives

Suite à une collecte organisée, Lidl a pu remettre un chèque de plus de 18 700 euros aux Restos du coeur. En 2016, l’enseigne a décidé de vendre des cagettes de fruits et de légumes abîmés à 1 euro, dont 50 centimes sont reversés aux Restos du Coeur. 

Action Enfance lance sa nouvelle campagne de mobilisation pour l’Enfance en danger. L’association qui aide et protège des enfants venus de tous horizons grâce à ses villages d’enfants à cette année choisi de mener une campagne digitale sur son site internet et à l’aide du hashtag #GrandirEnsemble.

 

Politique/Société

Près de 200 000 personnes se sont réunies place de la Concorde à Paris dimanche dernier pour assister au printemps solidaire. Une vingtaine d’artistes étaient présents pour appeler le président Macron à consacrer comme prévu 0,7 % de la richesse nationale aux questions de solidarité internationale et d’aide publique au développement.

 

Mécénat/ Entreprises

Le musée des Augustins de Toulouse appelle aux dons pour l’acquisition d’une œuvre régionale. En lançant un appel au mécénat participatif, le musée espère pouvoir acquérir une sculpture en terre cuite faite par François Lucas et la conserver pour les générations à venir. 

Lors des journées du Courtage, le groupe Henner a souhaité soutenir l’Institut Imagine (institut de recherche dédié aux maladies génétiques touchant les enfants). C’est autour d’un stand ludique que les courtiers ont frappé le plus fort possible à l’aide d’une mailloche, récoltant ainsi 10 000 euros pour l’association. 

C’est en contribuant à la modernisation des équipements de la salle mythique Richelieu, qu’Audika (spécialiste de l’audition en France) a décidé de devenir mécène de la Comédie-Française. La société équipera cette salle de trois consoles de son, permettant de répondre aux nouveaux besoins de sonorisation. 

 

People

De nombreuses personnalités se sont mobilisées pour appeler à la solidarité après le passage de l’ouragan Irma aux Antilles et en Floride. C’est notamment le cas de Francky Vincent. Oubliée la musicalité du zouk le temps d’une chanson, le chanteur a publié son  titre Irma sur sa page Facebook, sur laquelle il appelle au soutien des victimes. 

Emmanuel Macron a nommé Stéphane Bern "Monsieur Patrimoine" de l'Élysée. L’animateur a 6 mois pour finaliser la lettre de mission qui lui a été confiée et le charge de lister les monuments et bâtiments en péril des communes et petits propriétaires. il aura pour objectif de proposer de nouvelles pistes de financement pour ces rénovations, que l'État ne peut plus assumer. Un nouveau rôle critiqué sur les réseaux sociaux avec le hashtag #BernGate, qui tourne en dérision la nomination de Stéphane Bern.

Pour célébrer ses 20 ans de carrière, le groupe Placebo va mettre plus de trois cent pièces aux enchères le 27 septembre. Tous les bénéfices reviendront aux associations caritatives CALM et The Mercy Centre.

 

Évènements

Convergences annonce le lancement d’un MOOC le 25 septembre pas l’AFD France sur la transition énergétique dans les pays du Sud. 

Le 30 septembre, GenetiCancer lancera une campagne nationale de sensibilisation sur les cancers génétiques et héréditaires. Le 28 septembre sera projeté un film sur le sujet au Gaumont Opéra de Paris. 

Le 19 octobre au couvent Sainte-Cécile Grenoble seront exposées 68 gravures de Rembrandt, récemment acquises par la Fondation Glénat.

[SHOPPING] Kiehl’s s’allie à Matthew McConaughey pour lutter contre l’autisme

[SHOPPING] Kiehl’s s’allie à Matthew McConaughey pour lutter contre l’autisme

Kiehl’s a lancé une grande campagne de sensibilisation à l’autisme en partenariat avec l’acteur Matthew McConaughey. La marque a notamment créé une édition limitée de son « ultra facial cream », destinée à soutenir l’association Autism Speaks.

 

 

 

 

Une crème en édition limitée pour soutenir l’association Autism Speaks

 

Prenez soin de votre peau cet automne, tout en faisant une bonne action. Depuis la fin du mois d’août, la marque de produits cosmétiques Kiehl's propose une édition limitée de son « ultra facial cream » aux couleurs de l’association Autism Speaks, le plus grand organisme mondial de lutte contre l’autisme. En vous offrant cette crème pour le visage, disponible en boutique et sur l’e-boutique de Kiehl’s au prix de 52 euros le pot de 125 ml, vous soutenez les actions d’Autism Speaks et contribuez ainsi à améliorer le quotidien d’enfants et de familles concernés par l’autisme partout dans le monde.

 

Matthew McConaughey, un acteur engagé dans la lutte contre l’autisme

 

La commercialisation de l’édition limitée de l’ultra facial cream s’inscrit dans une campagne plus large de Kiehl’s en faveur de l’association Autism Speaks, pour laquelle la marque s’est associée à Matthew McConaughey. En plus d’être à l’origine du design du pot de crème, l’acteur apparaît dans une vidéo à partager sur les réseaux sociaux. Dans ce clip, Matthew alerte le public sur l’ampleur que prend l’autisme dans notre société et encourage tout un chacun à parler de la maladie autour de lui. Pour chaque partage de la vidéo, Kiehl’s s’engage à reverser 1 dollar à Autism Speaks.

 

L'information en direct des associations et des mécènes