[POSITIVONS] Carenews.com s'engage dans La France des Solutions

[POSITIVONS] Carenews.com s'engage dans La France des Solutions

[PODCAST] Samuel Grzybowski : «l’ESS a deux défis, rester elle-même et grandir»

[PODCAST] Samuel Grzybowski : «l’ESS a deux défis, rester elle-même et grandir»

Nouveau Guide IDEAS : 90 bonnes pratiques pour aider les associations

Nouveau Guide IDEAS : 90 bonnes pratiques pour aider les associations

[ON Y ÉTAIT] FNAF 2019 : vers une co-construction territoriale et innovante

[ON Y ÉTAIT] FNAF 2019 : vers une co-construction territoriale et innovante

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[DERNIÈRE MINUTE 42] LES BRÈVES MÉCÉNAT, ASSOCIATIONS ET INTÉRÊT GÉNÉRAL

[DERNIÈRE MINUTE 42] LES BRÈVES MÉCÉNAT, ASSOCIATIONS ET INTÉRÊT GÉNÉRAL

Toutes les infos en bref autour de l’intérêt général ! Cette semaine, le prix Nobel d'économie a été remis à Esther Duflo pour ses travaux sur la pauvreté, l'association ANAIS devient Fondation Reconnue d’Utilité Publique et le Crédit Agricole commémore 40 ans de mécénat de proximité au service des territoires.

Actu 

 

> Le prix Nobel d'économie a été attribué le 14 octobre à la Française Esther Duflo, pour ses travaux sur la lutte contre la pauvreté. Abhijit Banerjee et Michael Kremer sont aussi lauréats du prix Sveriges Riksbank d’économie 2019, équivalent du prix Nobel pour les économistes. “Les travaux de la Française Esther Duflo, professeure d’économie au Massachusetts Institue of Technology (MIT), reposent sur de nombreuses expérimentations menées à travers le monde par le Laboratoire d’Action contre la Pauvreté, pour mesurer l’impact réel de micro-politiques sur la pauvreté”, rappelle l’association ATD Quart Monde qui s’est réjoui de cette distinction.

 

Fondations

 

> ANAIS devient Fondation Reconnue d’Utilité Publique. L’association aux 2200 collaborateurs qui accompagne les personnes en situation de handicap ou de dépendance a mis en place trois trois mesures phares pour accompagner ce changement : la pérennisation de la gouvernance par une professionnalisation de la dirigeance, la mise en œuvre d’une démarche entrepreneuriale avec la création d’ANAIS Entreprise, et l’intégration, dans le Conseil de Surveillance, de personnes accompagnées en situation de handicap. 

 

> Le Crédit Agricole commémore 40 ans de mécénat de proximité au service des territoires. L’occasion de chiffrer son bilan : la Fondation Crédit Agricole - Pays de France au service du patrimoine a ainsi accompagné plus de 1 400 projets pour un montant supérieur à 42 millions d’euros. La Fondation Crédit Agricole Solidarité et Développement qui vise à contribuer à l’autonomie socio-économique des Français a quant à elle soutenu plus de 260 projets pour un montant cumulé de plus de 6,4 millions d’euros.

 

> Bruno Monnier, président de la société et de la fondation Culturespaces a remis un chèque de 100 000 euros à la Fondation Internationale des Monuments Romains de Nîmes. Adossée à la Fondation de France, la Fondation Internationale des Monuments Romains de Nîmes a pour objectif de soutenir les chantiers de restauration sur ces monuments, ainsi que celle des œuvres du Musée de la Romanité. Elle participe activement au financement du chantier de rénovation des Arènes de Nîmes, qui doit encore se poursuivre durant 14 ans, pour 54 millions d’euros, rappelle le site actu.fr.

 

> Lancée en mai 2018, la Fondation Arezki Idjerouidene sous l’égide de la Fondation Entreprendre est engagée sur le terrain de l’égalité des chances. Elle annonce avoir versé deux dons de 25 000 euros. Un premier à Agir pour l’Ecole, association qui lutte contre l’échec scolaire précoce et un autre à l’association 1001 mots, qui combat les inégalités précoces de langage.

 

> La 14ème Bourse de recherche Louis Roederer pour la photographie, dotée annuellement de 10 000 euros,  a récompensé hier le projet de recherche d’Hélène Orain sur la valorisation du fonds d’archives Jacques-Henri Lartigue, constitué en grande partie de sa correspondance. Elle permettra notamment de donner à ce fonds une place spécifique au sein des archives du photographe, actuellement réparties entre la Donation Jacques-Henri Lartigue, la Fondation Jacques-Henri Lartigue et la Bibliothèque.

 

> L’organisme de protection sociale AG2R LA MONDIALE a remis un chèque de 100 000 euros à l’Institut Pasteur grâce à son initiative solidaire “Vivons Vélo”. Depuis 2012, cette initiative permet au groupe de participer au financement des recherches en neuroscience, menées par le Professeur Pierre-Marie Lledo, pour lutter contre les maladies neurodégénératives. Dans ce cadre, les kilomètres parcourus à vélo par le grand public en 2019 permettaient de franchir des paliers sur le principe 100 000 km = 10 000 euros de dons versés par AG2R LA MONDIALE. Au total, l’opération Vivons Vélo pour l’Institut Pasteur a permis au groupe de contribuer à hauteur de 445 000 euros aux recherches contre les maladies neurodégénératives.

 

Entreprises

 

> L’entreprise de financement d’équipements professionnels, BNP Paribas Leasing Solutions a mené une nouvelle opération de mécénat solidaire. Le 3 octobre, pour la troisième année consécutive, une centaine de collaborateurs volontaires de BNP Paribas Leasing Solutions, dont les membres de la direction générale, se sont mobilisés en faveur d’associations proches des sites de Nanterre / Rueil-Malmaison et de Marseille (la Ressourcerie Le Cercle de Nanterre, Les Petits Frères des Pauvres,  Zy’Va, l’Ecole de la Deuxième Chance, Ferme du Bonheur, l’EPIDE…).
 

La fondation FACE sévèrement critiquée par la Cour des comptes

La fondation FACE sévèrement critiquée par la Cour des comptes

La Cour des comptes vient de publier un rapport dans lequel elle dénonce la gestion de la Fondation Agir contre l’exclusion (FACE). Entre 2013 et 2017, “les dépenses financées à partir des dons n’ont pas été conformes aux objectifs poursuivis par la Fondation”, juge l’institution.

Fondation reconnue d’utilité publique dont l’objet est de lutter contre l’exclusion, la discrimination et la pauvreté, la Fondation Agir contre l’exclusion (FACE) a été crée en 1993, sous l’impulsion de Martine Aubry, qui a rassemblé 13 grandes entreprises autour de ce projet. Vingt ans après sa création, en 2013, la fondation a adopté une modification de ses statuts qui l’autorise à accueillir des fondations abritées. Cette modification s’est accompagnée de nombreuses dérives selon la Cour des comptes, qui a contrôlé ses dépenses sur les exercices 2013 à 2017. Elle évoque même dans son rapport publié le 17 octobre sa “dissolution” possible.

 

La Cour note que la fondation a puisé dans le fonds constitué lors de sa création : “Malgré les mises en garde récurrentes du ministère de l’Intérieur, FACE a, de fait, entièrement dépensé sa dotation (de 5,18 M€) dont l’intangibilité représente pourtant son fondement constitutif et la condition même de sa reconnaissance d’utilité publique.” C’est principalement sur la base de ce motif que le ministre de l’Intérieur pourrait prononcer la dissolution de la structure. Notons aussi que les comptes annuels de FACE avaient pourtant été certifiés par le cabinet KPMG… Pour éviter le scénario de la dissolution, son conseil d’administration doit approuver avant la fin de l’exercice 2019 la reconstitution intégrale de la dotation avec un “échéancier précis et rapproché de versements”. 

 

Le journal La Croix relève aussi parmi les 89 pages du rapport la critique de la Cour selon laquelle certaines des fondations abritées (au nombre de 73 en 2018) n’auraient eu qu’un lointain rapport avec l’exclusion et que Face a longtemps mêlé ses comptes avec ceux des fondations abritées. Bien que légale, cette pratique a eu “ pour effet, sur les exercices contrôlés, de masquer la réalité de la situation financière de la fondation 'abritante'”. 

 

Des conflits d’intérêt en ligne de mire

 

La Cour des comptes s’interroge aussi sur le caractère “désintéressé” de certaines dépenses effectuées par FACE. Elle évoque ainsi des versements effectués entre 2014 et 2017 pour un montant global de 1,3 millions d’euros à une quarantaine d’associations de Corbeil-Essonnes. Problème : les fonds avaient été versés par Serge Dassault, via la fondation, et les projets sélectionnés par lui, alors qu’il était maire de la ville. 

 

L’ancien délégué général aurait également profité d’un abonnement à la SNCF de 1060 euros par mois “qu’il utilisait quasi exclusivement pour ses déplacements entre son domicile en province (Loire-Atlantique) et Paris”, rapporte Bfmtv.com. Et ce alors qu’il bénéficiait déjà d’une allocation mensuelle de 1000 euros pour le remboursement de ses frais occasionnés par sa double résidence et qu’il percevait un salaire de près de 150 000 euros brut par an.

 

Vers un rétablissement des comptes ?

 

Carenews a interrogé Laurence Drake, la nouvelle déléguée générale de FACE, nommée en mai 2019. Pour celle-ci, “le rapport de la Cour des comptes acte la fin de la période 2013-2017. Son rapport préliminaire, qui a été communiqué au conseil d’administration en décembre 2018 a révélé des dysfonctionnements dont ce dernier n’était pas au courant. Nous n’avons donc pas attendu la publication du rapport final pour réformer FACE et mettre en œuvre les recommandations de la Cour.” 

 

Parmi les actions déployées, un responsable administratif et financier a été nommé pour mettre à plat les pratiques comptables. Le conseil d’administration a aussi pris la décision en juillet de former un comité d’audit “qui sera effectif dès la prochaine réunion du conseil d’ici la fin 2019” , promet Laurence Drake. Celle pour qui la question de la recapitalisation de la dotation initiale de FACE est “prioritaire” tempère la menace de dissolution :  “Pour moi, la dissolution de l’ancienne FACE est déjà faite. Nous travaillons déjà depuis quatre mois à la refondation. Mais je pense que notre travail doit être protégé : 6000 entreprises sont engagés dans le réseau avec leurs équipes pour lutter contre toutes les formes d’exclusion, ainsi que les 450 collaborateurs de FACE. Ce n’est pas rien”. 

 

FOCUS. LE CAS DES FONDATIONS ABRITÉES

 

La Cour des comptes s’est aussi intéressée à l’activité de quatre fondations abritées par FACE sur la base de la diversité de leurs actions et des montants en jeu. Concernant la Fondation Agissons pour l’emploi (FAPE) créée par Manpower Group, qui agit sur le terrain de la lutte contre le chômage, elle note “un faible degré de formalisation du suivi” de ses programmes. Elle revient sur les circonstances de la création de la Fondation Egalite-Mixité (FEM). Lancée en 2013 sur l’impulsion de la ministre des droits des femmes, elle visait à lever des fonds pour une campagne TV et soutenir des actions sur la mixité et l’égalité. La Cour juge que ce cas est “un bon exemple de la manière dont la FACE s’est efforcée d’articuler son action à des initiatives politiques, au détriment de la rigueur souhaitable dans la définition et le lancement des projets”.

 

La Cour pointe par ailleurs une anomalie concernant la Fondation Simplon abritée par FACE. Ses dons (bénéficiant de l'avantage fiscal) étaient presque intégralement versés à la SAS éponyme (non habilitée à recevoir des dons). "La création d’une fondation abritée transparente par rapport à une entreprise qui, en tant que telle, n’est pas éligible à l’avantage fiscal, apparaît d’une légalité douteuse", juge le rapport. 

 

Une zone grise fiscale

 

Pour Frédéric Bardeau, président et co-fondateur de Simplon.co, il y a là une “zone grise fiscale”. “Nous savions que c’était limite de verser ces dons à la SAS, mais nous avions l’assentiment de la fondation abritante”. Dans la mesure où Simplon.co est une entreprise dotée d’une mission sociale, Frédéric Bardeau espérait que la loi Pacte permettrait aussi aux ESUS comme Simplon.co d’être éligibles au mécénat, ce qui n’est finalement pas arrivé. 

 

“On a arrêté l’ensemble des versements de subventions avant l’été. Depuis on passe par des contrats de prestations de services entre la fondation et la SAS”. Le fondateur de Simplon se défend en tout cas d’avoir réalisé du profit sur la base des subventions versées par sa fondation “À chaque fois, ces financements ont été fléchés vers des programmes d’intérêt général, comme la formation de réfugiés à l’informatique”.

[SHOPPING] Ethicall, des kits pour devenir zéro déchet

[SHOPPING] Ethicall, des kits pour devenir zéro déchet

Chaque vendredi, Carenews vous présente une idée de shopping solidaire. Cette semaine, nous vous parlons d’ethicall. Cette jeune entreprise parisienne propose des kits permettant de se convertir facilement au zéro déchet, et de changer durablement ses habitudes de consommation. 

 

 

 

 

 

Des difficultés de changer sa manière de consommer

 

Selon le baromètre de l'économie positive et durable réalisé par YouGov pour Business Insider France, 70 % des Français·es se considèrent comme « éco-responsables ». Ils ne sont pourtant que 22 % à déclarer qu'ils évitent de consommer et d'acheter des produits superflus, et 20 % à favoriser une consommation de proximité ou à faire eux-mêmes leurs produits.

 

Parce qu’« agir au quotidien pour l'écologie n'est pas forcément naturel, facile ou accessible », Mathéa Pinot, une jeune cheffe de projet web, a créé Ethicall en janvier 2019. Sensibilisée à l’écologie, la parisienne raconte avoir pourtant eu du mal à changer sa manière de consommer, entre le greenwashing et une abondance d’informations plus ou moins claires sur le sujet. 

 

Mathéa Pinot a donc eu l’idée de kits 100 % éthiques et éco-responsables, pensés pour les personnes désireuses d’améliorer leur consommation sans en avoir le temps, et pour les novices. Charlottes couvre-plat, cotons réutilisables, gourde isotherme, savon noir… Les produits, également vendus au détail, sont assemblés dans des kits pour la salle de bain, la cuisine, l’entretien de l’habitat ou encore le quotidien. 

 

Des kits pédagogiques pour devenir des consommateurs engagés

 

Ces lots, pensés pour faciliter la tâche à tou·t·e·s, sont disponibles en trois « niveaux » de consommation : curieux, expert ou initié. Les plus complets sont accompagnés d’un livret pédagogique rassemblant un mode d’emploi des produits proposés, des conseils pratiques pour les utiliser ainsi que des infographies présentant l’impact humain et environnemental du passage au zéro déchet. Sans oublier les économies ainsi réalisées, un argument également très efficace, remarque Mathéa Pinot.

 

Les produits, commercialisés par des entreprises et associations de France et d’Europe fiables (comme par exemple Mode Estime), ont été comparés et testés au préalable. L’objectif est que les consommateurs·trices passent au zéro déchet pièce par pièce, et adoptent durablement des habitudes aussi respectueuses que possibles de l’environnement et de l’humain. 

 

Ethicall souhaite ainsi sortir ces modes de consommation d’un cercle d’initiés, ce qui nécessitera également un « travail d’information et de communication sur le long terme », explique Mathéa Pinot. La jeune entreprise organise à ce titre des ateliers de sensibilisation au zéro déchet auprès des bénéficiaires et des équipes d’Emmaüs Solidarité deux fois par mois. Les tawashis en tissu recyclés qui y ont été réalisés ont été inclus gratuitement dans les kits cuisine afin de donner de la visibilité à l’association, et les personnes ayant participé aux ateliers montrent ce qu’elles y ont appris lors des salons Emmaüs. Un début pour ethicall, qui compte développer ses produits et ses actions dans le respect de ses valeurs.

 

Ce 18 octobre, elle a achevé une campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank qui lui permettra d’optimiser son site internet ainsi que sa logistique, notamment concernant les livraisons. Mathéa Pinot nous a en effet expliqué être toujours à la recherche d’un transporteur acceptant de transporter les lots en bocaux sans les protéger d’un carton. Le but : qu’ils soient acheminés dans les grandes villes, puis livrés à domicile avec des triporteurs, à vélo ou par remise en main propre. 



 

[QUOI DE NEUF ?] Actualités et évènements de l’intérêt général (18-27 octobre)

[QUOI DE NEUF ?] Actualités et évènements de l’intérêt général (18-27 octobre)

Quels sont les temps forts de l’ESS, du mécénat et de la philanthropie ces prochains jours ? Carenews répertorie l’actualité solidaire, les conférences, les festivals, les journées mondiales, les appels à projets et remises de prix à noter dans son agenda.

 

 

 


 

Vendredi 18 octobre 2019

 

Pro Bono Day, journée nationale de l’engagement par le partage de compétences (bénévolat et mécénat de compétences) organisée par Pro Bono Lab à Paris. Tables rondes, rencontres, talks et ateliers se dérouleront autour d’une conviction partagée : « le pro bono comme raison d’être ».

 

Challenge contre la faim organisé à Nantes par Action Contre la Faim.

 

Lancement de l’Heure solidaire, jusqu’au 27 octobre. Habitat et Humanisme invite chacun·e à donner (du temps, de l’argent) en faveur du logement et de l’insertion des personnes en situation de précarité.

 

Dimanche 20 octobre 2019

 

Dernier jour de l’exposition Coup de foudre à la Fondation EDF.

 

Fin de l’appel à projets de la Fondation Norauto « En route pour une mobilité plus sûre, durable et solidaire ». 

 

Dernier jour du TURFU Festival à Caen, festival gratuit et éclairé autour de l’innovation, de la créativité et du partage pour inventer et construire un futur durable.

 

Clôture de la France des solutions, semaine dédié au journalisme d’impact, avec Reporters d’Espoir et la participation de Carenews. 

 

Lundi 21 octobre 2019

 

Lancement de la Pro Bono Week, une semaine sur l’engagement par le partage de compétences (bénévolat et mécénat de compétences) orchestrée par Pro Bono Lab en France. 

 

Mardi 22 octobre 2019

 

Conférence organisée par SOL Alternatives Agroécologiques et Solidaires avec Vandana Shiva, à la Cité Fertile, à l’occasion de la sortie française du manifeste 1 %, reprendre le pouvoir face à la toute-puissance des riches.

 

Vendredi 25 octobre 2019

 

Fin de l’appel à candidatures de la Fondation de France pour le Prix de la découverte poétique Simone de Carfort

 

Dimanche 27 octobre 2019

 

Fin de l’appel à projets de la Fondation Bouygues Telecom soutenir les initiatives solidaires des clients Bouygues Telecom dans leurs engagements associatifs.


 

UpCycle transforme les biodéchets des villes en fruits et légumes

UpCycle transforme les biodéchets des villes en fruits et légumes

[ON Y ÉTAIT] FNAF 2019 : vers une co-construction territoriale et innovante

[ON Y ÉTAIT] FNAF 2019 : vers une co-construction territoriale et innovante

La 14e édition du Forum national des associations et fondations (FNAF) était dédiée à la co-construction. Elle s’est appliquée à fournir des outils pratiques et des méthodologies concrètes aux professionnels de l’intérêt général. Gabriel Attal et Christophe Itier ont promis des engagements de l’État dès 2020 en faveur du secteur.

 

 


 

Pour sa 14e édition, le Forum national des associations et des fondations (FNAF) a de nouveau attiré plus de 5 000 personnes au Palais des Congrès, où 350 experts du secteur étaient rassemblés. La commissaire générale de l’événement, Sophie Rouxel, nous avait annoncé que compte tenu de la loi Pacte et de la réforme du mécénat, le sujet de la co-construction serait « particulièrement mis en avant ». Promesse tenue puisque le sujet a traversé toutes les conférences et les ateliers, du rôle économique de l’ESS à sa place dans l’innovation sociale. 

 

Une récupération des fonds dormants

 

C’est avec le nerf de la guerre que s’est ouvert la journée. Les freins au développement économique des associations étaient au cœur de la plénière d’ouverture, lors de laquelle Thierry Guillois, président de la Commission Juridique, Fiscale et Comptable du Haut Conseil à la vie associative (HCVA), ou encore Philippe Jahshan, président du Mouvement associatif, ont déploré la fragilisation du modèle. D’où la nécessité d’une coalition, demandant des financements ainsi que des méthodologies adaptées. 

 

Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du Ministre de l'Éducation Nationale et de la Jeunesse, a voulu rassurer les différents acteurs du secteur sur l’engagement de l’État en confirmant des annonces faites à La Croix quelques jours auparavant. Le gouvernement soutiendra Giving Tuesday, la journée dédiée au don le 3 décembre, et a prévu de réhausser le seuil d’assujettissement à l’impôt pour les activités lucratives des associations (de 63 000 € à 72 000 €) en 2020. Gabriel Attal a également indiqué avoir confié une mission au laboratoire de recherche le Rameau pour favoriser les alliances dans les territoires. Et il a provoqué de vives réactions dans la salle, qui s’est exclamée « enfin », en annonçant que le projet de loi de finances pour 2020 contenait un article attribuant les comptes dormants des associations inactives aux associations actives.

 

Les outils de la co-construction

 

Clarifier l’impact visé, formaliser sa mesure d’impact… Deux conférences ont été consacrées à l’évaluation et à la mesure d’impact, exposant différentes méthodologies en vue d’optimiser les objectifs de la démarche. À savoir tisser des liens entre les bénévoles et les collaborateurs en clarifiant les méthodes, mais aussi avec les bénéficiaires en s’intéressant de près à leurs besoins, en plus de montrer aux financeurs les effets de leur soutien. « L’évaluation, c’est d’abord un outil de partage, qui va vous permettre de partager un certain nombre de bonnes pratiques avec votre écosystème », a insisté Jérémy Lachal, directeur général de Bibliothèques Sans Frontières. 

 

La mutualisation de bonnes pratiques et d’outils concrets s’est de fait exercée efficacement lors de ce FNAF. Des ateliers ont notamment permis d’appréhender la réforme du mécénat et celle du plan comptable mise en œuvre le 1er janvier 2020. 

 

Innovation sociale : le plan de bataille

 

Une conférence dédiée aux Objectifs de développement durable (ODD) a mis en évidence que si les acteurs·trices du secteur les connaissent, peu les appliquent — un constat chiffré par le cabinet PwC dans sa récente étude sur le sujet. « Il y a une responsabilité du monde des associations et des fondations à se saisir de l’agenda 2030 », a souligné Henry De Cazotte, vice-président de 4D. La solution ? Une co-construction territoriale, plurielle : « Il faut soutenir l’innovation et l’expérimentation locale. Il y a une place pour faire des choses différentes, moins chères, plus intégrées, sans avoir à appliquer des règles identiques partout. »

 

Parmi les dispositifs de développement de l’ESS, Christophe Itier, le haut-commissaire à l'économie sociale et solidaire et à l'innovation sociale, a mis en avant la plateforme ESS 2024. Et un objectif ambitieux : accompagner les acteurs du secteur pour réaliser les premiers Jeux Olympiques inclusifs et solidaires de l’histoire. La mission parlementaire devant rénover la philanthropie est également attendue au tournant ; le haut-commissaire veut en profiter pour « porter des propositions offensives »

 

Ce FNAF s‘est achevé avec une allocution du père du social business, Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006. Une façon de « finir sur une vision inspirante », selon Adrien De Crombrugghe, responsable des investissements dans les entreprises à impact social à la Banque des Territoires. Par ailleurs, des prix coups de cœur ont été décernés, et le premier prix du concours annuel du fonds de dotation Delsol Avocats (17 000 €) a été attribué à la Fondation Fourvière


 

 

[PODCAST] Samuel Grzybowski : «l’ESS a deux défis, rester elle-même et grandir»

[PODCAST] Samuel Grzybowski : «l’ESS a deux défis, rester elle-même et grandir»

Militant associatif et entrepreneur social, Samuel Grzybowski a fondé l’association Coexister ainsi que le cabinet de conseil Convivencia pour créer du lien social entre personnes issues de différentes confessions. Dans ce nouvel épisode du podcast Changer la norme, il revient sur son parcours et nous livre sans langue de bois sa vision de l’économie sociale et solidaire.

 

« Notre travail n’est jamais confessionnel, ni religieux. » Ce qui intéresse vraiment l'entrepreneur social de 27 ans Samuel Grzybowski, ce n’est pas le dialogue entre institutions religieuses, mais de créer du lien social entre personnes, au-delà de leurs convictions, de leurs origines et de leurs appartenances. En 2009, il a créé l’association Coexister, « mouvement qui essaye d’apprendre à mieux vivre ensemble en particulier dans la diversité de convictions qui caractérise un pays comme la France ». Ce dernier recense 3 000 membres actifs sous la devise « diversité de convictions, unité dans l’action».

 

Convivencia, un des rares cabinets de conseil sur le fait religieux 

 

Alors qu’un manager sur deux est confronté au fait religieux et qu’un sur quatre ne sait pas comment réagir, il crée Convivencia en 2015, un cabinet de conseil pour accompagner les structures – entreprises, associations, administrations – sur la prise en charge du fait religieux. Samuel Grzybowski raconte ainsi au micro de Flavie Deprez que Convivencia lui a permis de toucher de nouveaux publics et de financer l’association qui a également développé ses propres ressources. Malgré ses sept concurrents, le cabinet est leader sur son marché.

 

Mettre à fin à la confusion entre lucrativité et intérêt personnel

 

L’entrepreneur social se montre critique sur les évolutions législatives récentes, telles que la loi Pacte. Estimant que « l’ESS a deux défis, rester elle-même et grandir », il met en garde contre une hybridation trop poussée des statuts et plaide pour la création d’un « statut juridique nouveau qui arrête de mettre de la confusion entre lucrativité et intérêt personnel »

 

Envie d’en savoir plus sur le projet de Convivencia ? Écoutez le nouvel épisode du podcast Changer la norme par Carenews! 

Changer la norme est soutenu par la Fondation Entreprendre.

Les « Bienveilleurs », ces salariés de Bouygues en lutte contre le stress

Les « Bienveilleurs », ces salariés de Bouygues en lutte contre le stress

Ils prêtent une oreille attentive à leurs collègues pour les aider à gérer leur stress. Les « Bienveilleurs », ce sont des collaborateurs·trices de Bouygues Bâtiment Ile-de-France qui s’engagent sur la base du volontariat à recueillir les mots mais aussi les maux de leurs collègues. 

 

 

 

 

Libérer la parole des salarié·e·s sur leur stress

 

Ils sont 96 volontaires, des salarié·e·s sélectionné·e·s pour leur motivation à écouter leurs collègues. Surcharge de travail, problème avec un supérieur… Les « Bienveilleurs » se tiennent à la disposition de leurs collègues pour évoquer leur stress. L’initiative, mise en place par l’entreprise de BTP Bouygues Bâtiment Ile-de-France, vise à libérer la parole des salarié·e·s, pour qui il n’est pas toujours évident de s’adresser directement au responsable des ressources humaines, au médecin du travail ou aux managers.

 

Chacun·e peut donc se confier à ces « Bienveilleurs » par courriel, au téléphone ou en face-à-face. Parmi ces volontaires formés deux jours sur les risques psychosociaux par le cabinet Stimulus, tous les métiers et les échelons sont représentés afin de proposer une écoute adaptée aux 5 300 salarié·e·s de l’entreprise. 

 

Valérie Koïta, directrice Prévention Santé et Sécurité du groupe, a toutefois tenu à préciser au Parisien que « les Bienveilleurs ne se substituent pas aux réseaux de professionnels existants, ils sont une oreille complémentaire ». Tenus à la confidentialité, ils doivent, dans l’éventualité d’un cas grave, faire un signalement aux ressources humaines avec l’accord de la personne concernée. Les 96 volontaires peuvent par ailleurs partager leurs expériences lors de réunions bimestrielles. 

 

L’initiative, qui s’inspire des « sentinelles » au Québec, s’inscrit dans le cadre de Serenity, le programme de prévention du stress de Bouygues Bâtiment Ile-de-France. Il comporte des conférences, des formations, un numéro vert et le fameux réseau de salarié·e·s aidant leurs collègues à lutter contre le stress.

 

Différentes sources de stress

 

Le dispositif des « Bienveilleurs » vient répondre à un constat notamment mis en évidence par un sondage de ViaVoice montrant que les trois quarts des actifs estiment que les relations humaines au travail se sont encore dégradées en 2019. Un diagnostic partagé par tous les secteurs d’activité et toutes les catégories socioprofessionnelles. 

 

Le même sondage montre toutefois que 73 % des personnes interrogées se disent prêtes à donner de leur temps pour développer des actions de convivialité et de bienveillance au sein de leur entreprise. Les « Bienveilleurs » assurent donc une écoute clé au sein de l’entreprise, mais peuvent-ils véritablement remédier au stress éprouvé par les salarié·e·s ?

 

L’Observatoire Stimulus de la santé psychologique au travail a montré en 2017 qu’un quart des salarié·e·s était en état d’hyperstress, dangereux pour leur santé. Les raisons ? Elles tiennent avant tout à la charge et l’organisation du travail ainsi qu’au management, plutôt qu’aux relations humaines. 

 

La CGT a précisément souhaité mettre en lumière les différentes sources de stress subies par les employé·e·s de Bouygues Bâtiment Ile-de-France : « Il y a les plannings à respecter, des cadences soutenues, les déplacements d'un chantier à un autre et des managers qui mettent la pression ». Le syndicat s’est montré sceptique sur l’efficacité du dispositif, compte tenu des « 500 projets en cours et 2 milliards de chiffre d'affaires par an ». 


 

Cet article a été réalisé dans le cadre de la « France des solutions », en partenariat avec l’association Reporters d’Espoirs.


 

[EN BREF] Gabriel Attal confie une mission au Rameau sur la co-construction

[EN BREF] Gabriel Attal confie une mission au Rameau sur la co-construction

Le Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse Gabriel Attal a confié une mission au laboratoire de recherche le Rameau pour favoriser les alliances dans les territoires.

Lors de son intervention au Forum National des Associations & Fondations (FNAF), le Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse Gabriel Attal a annoncé qu’il venait de confier une mission au Rameau, laboratoire de recherche spécialisé sur les alliances innovantes au service du bien commun. « Avec les députés, nous allons travailler sur ‘comment faire alliance’, explique Charles-Benoît Heidsieck, le président fondateur du Rameau à Carenews. Il y a 15 jours à l’Assemblée nationale, nous rendions publique l’étude impact citoyen selon laquelle 80 % des Français attendent que les collectivités territoriales, les entreprises et les associations travaillent ensemble sur les fragilités de leurs territoires. Donc la question maintenant c’est : comment le faire concrètement ? ». Nous allons donc partir des travaux et des publications qui existent pour proposer un plan d’actions sur la manière de converger ensemble pour co-construire des réponses d’intérêt général avec les collectivités territoriales, les acteurs académiques, les entreprises, les associations, et les services de l’Etat ». Le Rameau, qui doit désormais former son comité de pilotage, espère rendre son rapport d’ici la fin de l’année. 

Vigne de Cocagne, la première structure d'insertion par la viticulture

Vigne de Cocagne, la première structure d'insertion par la viticulture

Boire du vin rouge ou du rosé en respectant la planète et de façon solidaire, c’est possible avec Vigne de Cocagne. Première structure d’insertion par la viticulture, elle s’est installée dans l’Hérault en tant que société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Plusieurs prix ont déjà récompensé sa démarche et son éthique.

 

 

 

 

La viticulture comme remède au chômage

 

C’est sur un domaine abandonné destiné à devenir un centre de traitement des déchets qu’une ancienne d’Areva a implanté une exploitation sociale et solidaire innovante. Demandeurs d'emploi de longue durée, bénéficiaires du RSA, jeunes en difficulté… Réinsérer des personnes dans le monde professionnel à travers la viticulture s’est imposé à l’entrepreneuse Pauline Chatin « pour redonner confiance, espoir, envie, car c’est un métier qui a du sens », a-t-elle expliqué au MMMag

 

Le choix de l’Hérault fut également évident : le département déplore un taux de chômage élevé — 17,7 % en 2016 pour les 15-64 ans selon l’Insee —, tout en étant le leader de la production vinicole de l’Occitanie, premier bassin de production française. Pauline Chatin a pu constater d’elle-même les besoins considérables du secteur en ouvriers viticoles.

 

La rencontre avec les équipes du réseau Cocagne, qui développe des exploitations maraîchères biologiques à vocation d’insertion sociale et professionnelle, a scellé l’affaire. Pauline Chatin a commencé l’aventure de Vigne de Cocagne fin 2017 sur 7 hectares du domaine de Mirabeau, un agroécopôle conçu pour accueillir des projets agricoles éco-responsables. 

 

Un vin 100 % solidaire

 

Le but de la Vigne de Cocagne : proposer un vin bio, local et solidaire. Un parcours d’insertion et de formation à la viticulture sur deux ans est proposé à trois personnes jusque-là éloignées de l’emploi. Elles contribuent à produire le vin de façon artisanale et sans désherbants ni pesticides, dans cette société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) qui se veut sociale et solidaire.  

 

Trois cuvées, un rosé et deux rouges, sont d’ores et déjà proposés à la vente sur le domaine, dans des boutiques de la région montpelliéraine et à Paris ainsi que dans des magasins Biocoop. Pour diversifier ses cuvées, Vigne de Cocagne replante 5 hectares de vignes supplémentaires qui devraient être exploitables dans les prochaines années. A partir de 2020, ses vins seront par ailleurs certifiés « Agriculture Biologique », les vignes étant en conversion depuis la reprise du domaine par la jeune société.

 

Le domaine de Mirabeau est également amené à se développer : Vigne de Cocagne partagera bientôt les lieux avec un maraîcher, un éleveur et une brasserie artisanale qui créeront des espaces de socialisation — des ateliers pédagogiques, une boutique paysanne ainsi qu’une guinguette estivale. Ces nouveaux arrivants rejoindront un projet qui fait déjà figure de modèle du haut de ses deux ans d’existence. 

 

Vigne de Cocagne a ainsi fait partie des gagnants 2017 de La Fabrique Aviva récompensant les « idées entrepreneuriales à la fois utiles et innovantes », et reçu une dotation de 50 000 euros. La société a également obtenu le « Prix de l’Inspiration en ESS » 2019 de la Fondation Crédit Coopératif. Les 4 500 euros reçus aideront à financer l’expansion de la surface d’exploitation en vue de créer de nouveaux emplois.  


Cet article a été réalisé dans le cadre de la « France des solutions », en partenariat avec l’association Reporters d’Espoirs. 

Photo © Cyril Badet

 

L'information en direct des associations et des mécènes