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[TOPICARE] 5 initiatives originales pour lutter contre la pollution plastique

[TOPICARE] 5 initiatives originales pour lutter contre la pollution plastique

Deauville Green Awards, un bel hommage à la biodiversité

Deauville Green Awards, un bel hommage à la biodiversité

Mécénat : l’ONF souhaite récolter 20 000 euros pour replanter des arbres

Mécénat : l’ONF souhaite récolter 20 000 euros pour replanter des arbres

Fondation Culturespaces : 1 euro pour rapprocher les enfants de la culture

Fondation Culturespaces : 1 euro pour rapprocher les enfants de la culture

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[SHOPPING] Clarins et l'Atelier de Famille créent des bracelets solidaires

[SHOPPING] Clarins et l'Atelier de Famille créent des bracelets solidaires

Les quatre petites filles de Jacques Courtin-Clarins s’associent avec l’Atelier de Famille pour créer une collection de quatre bracelets aux couleurs estivales. Tous les bénéfices seront reversés à la Fondation Arthritis qui lutte pour les rhumatismes les plus graves.

Des bracelets solidaires créés par les petites filles de Jacques Courtin-Clarins

 

Bleu, orange, rouge et vert, telles sont les quatre couleurs choisies par l’Atelier de Famille et Clarins pour réaliser quatre bracelets solidaires. Chaque bracelet coûte huit euros, et tous les bénéfices sont reversés à la Fondation Arthritis. Depuis 1989, Clarins et la fondation sont étroitement liés et c’est cette même année que Jacques Courtin-Clarins décide de fonder l’Association de Recherche sur la Polyarthrite (ARP). Le créateur de la marque s’implique dès lors pour la santé des Français atteints de rhumatismes graves à travers cette association qui devient en 2006 une fondation reconnue d'utilité publique.  

 

La Fondation Arthritis pour la recherche sur l'ensemble des rhumatismes

 

Aujourd’hui, les quatre petites filles Courtin-Clarins rendent hommage à leur famille en s'engageant auprès de la Fondation Arthritis. Chaque année, la fondation soutient une vingtaine de projets de sur l’ensemble des rhumatismes, et couvre des axes de recherche tels que la génétique, l’immunité et inflammation.

 

Ainsi, la famille Courtin-Clarins s’associent avec la marque française de bijoux l’Atelier de Famille. Un geste solidaire qui permet de s’engager tout en illuminant son poignet d'un joli bracelet coloré. Les 4 bracelets sont en vente depuis le 3 juillet au prix de 8 euros sur le e-commerce de Clarins. Vous pouvez les retrouver dans les instituts et Spas Clarins en France et en Europe et sur le site de la Fondation Arthritis. 

 

3D Celo met l’impression 3D au service de l’intérêt général !

3D Celo met l’impression 3D au service de l’intérêt général !

On entend de plus en plus parler de l’impression 3D comme d’une révolution dans le monde de la technologie. Pour l’équipe de 3D Celo, c’est bien plus que cela. L’impression 3D au service de l’intérêt général peut changer la donne pour les quelque 10 millions de personnes amputées dans le monde. Nous sommes allés à la rencontre de Léopold Lanne, co-fondateur de Sano Celo et 3D Celo, l’association et l’entreprise qu’il a créées avec Léonard Gaucher, pour en savoir plus sur ce concept innovant.

Tout a commencé lorsque Léopold Lanne est parti en Inde. Le jeune ingénieur a alors été frappé, non seulement par la situation précaire de la majorité de la population, mais aussi par le manque crucial de structures médicales. Marqué par cette expérience, Léopold Lanne décide d’agir. De retour en France, il reprend contact avec son camarade d’école préparatoire, Léonard Gaucher, qui lui, travaillait déjà dans le secteur des imprimantes 3D. Entre le constat fait en Inde et la découverte du potentiel de l’impression 3D, les deux ingénieurs ont vite trouvé comment utiliser l’un au service de l’autre : il leur a semblé naturel de créer une association, Sano Celo (Objectif Santé) afin de « promouvoir l’impression 3D au service de la santé et du développement en Afrique ». En parallèle, un projet d’entreprise s’est amorcé, et la société de formation et de conseil en impression 3D, 3D Celo a vu le jour quelques mois après la création de l’association.

 

L’association Sano Celo

 

En Inde, Léopold Lanne a beaucoup appris : parmi les 650 millions de personnes handicapées sur la planète, près de 10 millions d’entre elles sont amputées. Or, 80 % des personnes amputées vivent dans des pays en voie de développement, où l’accès aux soins n’est pas garanti. L’association Sano Celo, soit « Objectif Santé » En espéranto a alors vu le jour il y a un an, pour développer des technologies à moindre coût, et donc plus accessibles. « En France, 90 % des ingénieurs travaillent sur le high-tech, qui ne concerne que 10 % de la population. Les 90 % restants n’ont pas les moyens d’y avoir accès. Nous, nous nous concentrons sur le low-tech : cela suffit à faciliter le quotidien, et on est plus dans l’utile que le futile. » C’est ainsi que Sano Celo marque son engagement : en mettant ses compétences au service de ceux qui en ont besoin, et ce, de manière écologique.

 

En effet, l’impression 3D a un impact environnemental conséquent car il nécessite moins de déplacement que le moulage traditionnel et moins de matières premières. Les avantages de l’impressions 3D sont aussi économiques. « Une prothèse de main imprimée en 3D, faite sur mesure coûte entre 10 et 15 euros. » explique le responsable technique, Steven Launay. Une prothèse classique aujourd’hui coûte entre 41 000 et 82 000 euros selon le magazine H+. Cerise sur le gâteau : tous les modèles de prothèses sont en Opensource, c’est à dire, accessibles à tous. Ainsi, les utilisateurs des prothèses ou même d’autres experts, médecins ou ingénieurs peuvent suggérer des modifications, des améliorations… « Le consommateur devient prosommateur c’est à dire, un consommateur pro-acteur » ajoute Léopold Lanne.

 

L’entreprise 3D Celo

 

De l’association Sano Celo est née l’entreprise 3D Celo quelques mois plus tard. Pour continuer à faire vivre Sano Celo, Léopold Lanne et Léonard Gaucher devaient trouver une activité professionnelle suffisamment flexible pour pouvoir partir plusieurs semaines en bénévolat.  L’équipe s’est donc spécialisée dans le conseil et la formation en impression 3D, et accompagne les professionnels dans la transition numérique. « Nous formons et conseillons des professionnels de différentes horizons, ça peut être des architectes ou des industriels par exemple. En octobre 2017, nous allons intervenir au Togo pour une formation d’un mois ». Cette formation sera faite avec leur partenaire local Afate Gninou, le premier à avoir développé une imprimante 3D en Afrique à partir de déchets recyclés. Pour plus d’informations, cliquez ICI !

[SAGA MÉCÉNAT] Versailles sauvé des eaux

[SAGA MÉCÉNAT] Versailles sauvé des eaux

Bernard Hasquenoph, fondateur de Louvre pour tous, signe pour carenews.com une saga estivale. À travers des chroniques étudiant quelques cas d'études Bernard Hasquenoph retrace quelques étapes-phares du fundraising : financement participatif, produit-partage, adoption de bancs... Retrouvez cette semaine son premier récit sur le mécénat participatif autour du crowdfunding.

L’un s’est-il inspiré de l’autre ? On a tous en mémoire l’appel radiophonique que l'abbé Pierre lança à l’hiver 1954 pour venir en aide aux sans-abri, et « l'insurrection de la bonté » qui s’en suivit, à savoir la récolte de 500 millions de francs de dons. En revanche, dans un registre patrimonial, qui se souvient que le même scénario se produisit deux ans plus tôt, étrangement jour pour jour, au profit du château de Versailles ?

 

En août 1951, sous la présidence socialiste de Vincent Auriol, le sénateur André Cornu est nommé au poste, vacant depuis un moment, de secrétaire d’État aux Beaux-Arts. Ancêtre de notre ministre de la Culture, il trouve sur son bureau un rapport concernant le domaine de Versailles. Aussi fou que cela puisse paraître aujourd’hui, ses responsables tentaient d’alerter les autorités depuis des années sur l’état de dégradation avancée de ce fleuron de l’art français. Après 1925 où le mécénat providentiel de l’américain John D. Rockefeller Junior avait permis d’entreprendre des travaux urgents, le château recevait le minimum pour pallier à son entretien. La Seconde Guerre mondiale n’arrangea rien : le manque de chauffage, le froid, des toitures endommagées, l’eau ruisselait de partout... Un plan d’action était prêt mais chiffré à cinq milliards de francs, soit le double du budget annuel des monuments gérés par l’Etat. Comment réunir une telle somme ? Pour sensibiliser l’opinion et faire pression sur les pouvoirs publics, les dirigeants du château se tournèrent de façon très moderne vers les médias. Sans succès malgré des reportages alarmistes. La donne changea avec André Cornu. « Je n’avais pas attendu d’être ministre des Beaux-Arts pour aimer Versailles, mais comme tout le monde, j’en ignorais les misères secrètes », écrira-t-il dans ses mémoires. Dès son arrivée, il en fit sa priorité. Saisissant l'occasion d'un nouvel incident - la Grande Galerie inondée ! -, le 24 novembre 1951 il y débarqua avec une délégation de politiques et journalistes. Le choc se produisit. « Honte nationale », « Il faut sauver Versailles ! »... Du journal communiste Libération aux Actualités françaises projetées dans les cinémas, tout le monde s’offusqua.

C’est dans ce contexte que le 1er février 1952, André Cornu se rendit dans les studios de la Radiodiffusion française pour appeler à la solidarité. Jouant de la fibre patriotique, il annonça le lancement d’une souscription nationale placée sous le haut patronage du président de la République : « Versailles est un bien commun, sa sauvegarde sera l’oeuvre commune de tous les Français ! » Alternant émotion et pragmatisme, Cornu savait communiquer : « Si chacun y affectait l’argent d’un paquet de Gauloises, les cinq milliards seraient trouvés ». L’image fit mouche. Dès l’appel lancé, les dons affluèrent, de particuliers comme d’entreprises. Et de partout : de France, y compris des Colonies, comme de l’étranger. Pour gérer la campagne, un Comité national pour la sauvegarde du château de Versailles fut créé, relayé dans les départements. Préfigurant les lois sur le mécénat, les manifestations organisées pour recueillir les dons - et elles furent nombreuses - bénéficièrent d’exonérations fiscales. Afin d’assurer l’avenir de Versailles, différentes mesures furent adoptées pour générer des recettes de façon pérenne, jetant les bases d’une gestion moderne du domaine : multiplication des droits d’entrée, taxations, concessions, spectacle payant…  Le gouvernement aussi enfin prit sa part, puisant dans la cagnotte de la loterie nationale. Au point qu’au final, boosté par l’engouement populaire, c’est l’État qui supporta l’essentiel des dépenses, les dons ne représentant que 9% des sommes engagées, soit 509 millions de francs.

La « sauvegarde de Versailles » a-t-elle été la première opération de mécénat participatif en France ? Par son ampleur sans doute. Lancée sur un média populaire alors dominant, la radio, bénéficiant d’une infrastructure et d’une communication adaptées, elle généra aussi son lot de critiques. Ainsi peut-on lire dans un journal de l’époque : « C’est une honte pour le gouvernement que de faire appel à la charité publique et de puiser dans la poche des visiteurs pour sauver notre château... ». Et de dénoncer pêle-mêle l’argent dépensé pour les guerres, l’incurie de l’Etat concernant l’entretien des monuments historiques, le danger d’un désengagement, les barrières tarifaires... Des débats toujours d’actualité.

Source : Églantine Pasquier, « André Cornu et la sauvegarde de Versailles », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles.

AXA Gestion Privée lance ECHO, un service de mécénat en ligne avec Commeon

AXA Gestion Privée lance ECHO, un service de mécénat en ligne avec Commeon

AXA Gestion Privée s’appuie sur la plateforme de mécénat participatif Commeon pour lancer ECHO. Un service de don en ligne qui permet à ses clients de construire ou développer une démarche philanthropique, de manière simple et sécurisée.

 

 

Un service de don en ligne hébergé par Commeon

Les personnes fortunées sont nombreuses à souhaiter mettre une partie de leur capital au service de l’intérêt général, par le biais d’actions de mécénat. C’est pour aider ses clients à construire ou développer leur démarche philanthropique qu’AXA Gestion Privée a décidé de lancer ECHO. Hébergé par la plateforme de mécénat participatif Commeon, ce service de crowdgiving rassemble divers projets citoyens, solidaires ou culturels, ainsi que des associations et des fondations, que les clients d’AXA Gestion Privée peuvent choisir de financer. La sélection d’initiatives et d’organismes proposée est issue des programmes de mécénat d’AXA France et régulièrement mise à jour.

Une démarche philanthropique simplifiée et sécurisée

Soucieuse de favoriser une démarche collaborative, la Gestion Privée d’AXA met aussi ses clients, les agents généraux et conseillers d’AXA France à contribution, en leur permettant de proposer des projets qui leur tiennent à cœur. En pratique, chaque client d’AXA Gestion Privée souhaitant faire partie de la communauté ECHO se voit attribuer un « portefeuille philanthropique ». Ce dernier leur permet de centraliser le capital qu’ils souhaitent consacrer au mécénat et de donner en un clic aux initiatives de leur choix, de manière parfaitement sécurisée. Les clients donateurs ont ensuite directement accès à leurs reçus de don, ce qui facilite leurs démarches fiscales.

Mécénat : l’ONF souhaite récolter 20 000 euros pour replanter des arbres

Mécénat : l’ONF souhaite récolter 20 000 euros pour replanter des arbres

L’Office national des forêts vient de lancer une campagne de mécénat pour réunir des fonds qui serviront à financer la plantation d’arbres dans le Nord-Pas-de-Calais. La plantation aura lieu à l’occasion de la réouverture de 4 forêts domaniales fermées en septembre 2016.

 

 

Un simple clic pour financer des arbres

L’ONF lance « Reconstruire les forêts du Nord-Pas-de-Calais », une campagne de mécénat qui a pour but de financer la plantation d’arbres dans les forêts domaniales de Boulogne, Vimy, Hardelot et Nieppe. Ces forêts avaient été fermées au public en septembre 2016 en raison d’une maladie qui affectait les frênes, la chalarose. En novembre 2017, l’ONF rouvrira ces 4 forêts domaniales. Il envisage de mobiliser les enfants de la région pour reconstruire 10 hectares en forêt d’Hardelot. Le coût total de cette opération est estimé à 50 000 euros. L’ONF financera la plantation à hauteur de 30 000 euros. Il compte sur le mécénat participatif pour récolter la somme restante. Une campagne a été lancée sur la plateforme Ulule pour réunir 5 000 euros et 5 000 plants. Vous avez jusqu’au 5 septembre 2017 pour réaliser un don ou financer la plantation d’un arbre en ligne.

Les forêts, un patrimoine naturel à protéger

En se lançant dans le mécénat participatif, l’Office national des forêts invite les particuliers, les entreprises et les administrations publiques à devenir acteurs de la protection des forêts. Outre la récolte de fonds, cette campagne permet également de sensibiliser sur la nécessité de préserver ce patrimoine naturel qui joue un rôle crucial dans la biodiversité, l’écologie de la planète et la lutte contre le changement climatique.

[#STREET] Edgar Avila et sa série photos « Paris dort dans la rue »

[#STREET] Edgar Avila et sa série photos « Paris dort dans la rue »

En janvier dernier, la Fondation Abbé Pierre estimait que 143 000 personnes étaient privées de logement en France. Un chiffre faramineux que la population s’efforce d’oublier chaque jour. Pour remédier à l’ignorance quotidienne à laquelle font face les sans-abris, l’artiste Edgar Avila a réalisé une série photos intitulée « Paris dort dans la rue ».

Edgar Avila, artiste engagé


Edgar Avila est un photographe amateur de 56 ans. Il arpente depuis l’hiver 2015 les rues de la Capitale pour immortaliser les lieux de vie de ces personnes trop souvent oubliées. Avec l’aide de son smartphone, cet Argentin d’origine n’hésite pas à se lever de bonne heure pour découvrir et rencontrer les personnes délaissées de Paris.

Lorsqu’on lui demande d’où lui est venue cette idée, l’artiste explique : « Un jour, en me promenant, j’ai vu un tas de chiffons, je me suis approché pour faire une photo quand d’un coup, les chiffons ont bougé. Il y avait une personne en dessous ! À ce moment-là je me suis dit ‘il y a quelque chose qui cloche.»

 

Une série photos captivante qui fait réfléchir sur le sort des sans-abris

 

Plutôt que de capturer la détresse et la tristesse des personnes, cet architecte de formation préfère saisir les lieux de vie et traces laissées par les sans-abris, tels que des matelas abandonnés, tentes ou encore des bancs.

Cet habitant du Xe arrondissement de Paris expose ses créations sur son compte Instagram @edgaritoavila. Au début de son projet, le photographe craignait de prendre les sans-abris en photos, par peur de les gêner ou de les blesser. Il explique ne pas vouloir faire de pathos, c’est la raison pour laquelle il photographie les sans-abris de loin, pour garder leur anonymat. Une série photos qui fait réfléchir sur cette triste réalité.

 

 

Fondation Culturespaces : 1 euro pour rapprocher les enfants de la culture

Fondation Culturespaces : 1 euro pour rapprocher les enfants de la culture

Soucieuse de permettre aux enfants malades, handicapés ou défavorisés de pouvoir accéder à la culture, la Fondation Culturespaces organise depuis 2009 des ateliers de découverte de l’art et du patrimoine au sein de musées et de monuments français.

 

 

Rapprocher de la culture les enfants qui en sont éloignés

Créée en 2009 sous l’égide de la Fondation du Patrimoine, la Fondation Culturespaces s’est donné pour mission de favoriser l’accès aux musées et aux monuments historiques des enfants éloignés de l’offre culturelle, que ce soit par la maladie, le handicap ou encore la pauvreté. Mêlant culture, éducation et solidarité, la Fondation Culturespaces est à l’origine de diverses activités pédagogiques, destinées à faire découvrir toute la richesse des arts et du patrimoine français aux enfants. Au cours de l’année 2016, la Fondation a ainsi accueilli quelque 3 200 enfants, à l’occasion de 283 ateliers ludiques et visites guidées.

Lancement de l’opération « 1 € pour la Fondation Culturespaces »

Afin de soutenir son action, la Fondation a lancé une opération de collecte dans les librairies-boutiques des musées et monuments Culturespaces le samedi 1er juillet 2017. À cette occasion, les visiteurs étaient appelés à ajouter 1 € à leurs achats effectués dans ces boutiques, l’intégralité des sommes collectées étant destinées à financer les opérations de découverte culturelle organisées par la Fondation Culturespaces. Parmi les sites partenaires de l’opération, on peut citer le Musée Maillol (Paris), l’Hôtel de Caumont-Centre d’Art (Aix-en-Provence), les Carrières de Lumières (Baux-de-Provence), la Villa Ephrussi de Rothschild (Saint-Jean-Cap Ferrat) et la Cité de l’Automobile (Mulhouse). Selon la Fondation Culturespaces, l'opération estivale pourrait s'étendre jusqu'au mois de décembre.

[EN IMAGES] Le Secours Catholique lance un nouveau film contre la précarité

[EN IMAGES] Le Secours Catholique lance un nouveau film contre la précarité

Le Secours Catholique présente un nouveau film pour sensibiliser sur la précarité. Intitulé 360°, 24 heures de bonheur, il a été envoyé aux élus de l’Assemblée nationale pour leur rappeler leur obligation morale de faire de la lutte contre la pauvreté une priorité.

Un film poignant et réaliste

Il suffit de rentrer dans la peau d’une personne pour véritablement la comprendre. Une tâche si facile à essayer, et pourtant si difficile à réussir. Pour cette raison, les plus démunis se sentent souvent seuls et incompris. Pour leur venir en aide, le Secours Catholique-Caritas France crée une vidéo choc retraçant, en moins de 4 minutes, le quotidien d’une mère victime de la précarité qui lutte pour offrir à son fils la meilleure vie possible. Ce quotidien commence à 5h17, lorsque le réveil sonne. La lumière s’allume, la mère et son fils sortent d’un vieux lit une place situé dans le coin d’une chambre louée. En sortant, ils croisent dans le couloir des jeunes éméchés. La mère passe sa journée à faire le ménage dans une superbe maison et, en sortant du travail, rassemble ses centimes sur un comptoir pour payer de nouvelles chaussures. Le soir, elle apprend que son fils a été humilié et traité de clochard à cause de ses chaussures.

Liberté, Egalité, Sans préjugés

Qui croit encore que les démunis ont la belle vie ? Ainsi commence le puissant message envoyé par le Secours Catholique. A la fin du film, l’association rappelle qu’elle accueille plus d’1,5 millions de personnes en situation de grande précarité chaque année, et que sa mission est menée à bien grâce au soutien de ses 68 000 bénévoles. La vidéo conclut par un dernier message impactant : Liberté, Egalité, Sans préjugés. Intitulé 360°, le film a été envoyé à l’Assemblée nationale afin que les élus s’immergent, l’espace de quelques minutes, dans une réalité qu’ils ont le pouvoir de combattre.

[FUSAC] Agnès b. ouvre une fondation pour sa collection d’art à Paris

[FUSAC] Agnès b. ouvre une fondation pour sa collection d’art à Paris

La styliste Agnès Troublé, plus connue sous le nom d’Agnès b., présente actuellement une collection de 400 œuvres à Avignon. L'exposition a lieu jusqu’au 5 novembre 2017. À cette occasion, la créatrice de 75 ans a annoncé son intention de créer une fondation au printemps 2018, à Paris.

La Collection Lambert

 

C’est avec l’aide précieuse de l'ancien galeriste Yvon Lambert qu’Agnès b. compte collaborer. La Collection Lambert s’est exprimée à ce sujet : « Yvon Lambert et Agnès b. se rejoignent à bien des égards, tant par leur implication fusionnelle avec les artistes pour lesquels ils sont engagés que par leur éclectisme et leur regard avant-gardiste, faisant d'eux les témoins de leur temps. »

 

La maison Agnès b.

 

La marque Agnès b. est distribuée dans près de 300 boutiques et corners dans le monde et emploie 2 000 collaborateurs. Cette année, la styliste revient à Deauville en tant que directrice artistique associée du Festival Planche Contact. Elle y exposera ses photographies réalisées depuis une dizaine d’années, avec Le Deauville d’Agnès b. à la Chatonnière. Ce festival de créations photographiques se tiendra du 21 octobre au 26 novembre 2017.

 

Mécène et galeriste, cette passionnée d'art a rassemblé au fil des ans une collection de plus de 5 000 œuvres, comprenant photographies, peintures, street art, et sculptures.

 

Selon la maison Agnès b., la fondation prendra place dans un quartier « populaire de Paris intra-muros ». En attendant, la créatrice ne souhaite pas communiquer plus précisément sur le lieu.

 

Source

 

 

Les Inattendus d’À but non lucratif

Les Inattendus d’À but non lucratif

C’est à l’Hôtel Pereire, qui héberge la Fondation Del Duca que Les Inattendus d’À but non lucratif se sont déroulés le jeudi 29 juin 2017. Un événement qui a rassemblé mécènes et porteurs de projets le temps d’une journée, pour créer du lien entre les acteurs de l’intérêt général. Une première table ronde a eu lieu dans la matinée, où Didier Meillerand a invité Jean Baechler (l’Institut de France), Stéphanie Osmont, (l’Envol, le Campus de la Banque Postale), Myriam Bincaille, (Fonds Suez Initiatives) et Benoît Miribel (Fondation Mérieux) à répondre à la question « Quel sens pour les philanthropies ? ».

La philanthropie au pluriel témoigne d’une notion complexe

 

 

Stéphanie Osmont, de L’Envol, le Campus de la Banque Postale a répondu à la problématique de cette première table ronde « quel sens pour les philanthropies ? » en présentant l’engagement de la Banque Postale. La philanthropie du groupe se traduit par les deux grands axes fixés par L’Envol, par deux grands combats. Le premier, c’est d’accompagner l’éducation et la jeunesse. Le deuxième, d’associer pleinement les collaborateurs à l’engagement sociétal du groupe. Car si le mécénat du groupe est encore assez jeune (environ cinq ans), le Banque Postale a conscience que sans le soutien de ses collaborateurs, son engagement perdrait du sens.

 

Pour Myriam Bincaille, « la philanthropie, c’est mettre l’humain au cœur des priorités ». Pour le Fonds Suez Initiatives, donner du sens à la philanthropie, c’est la vivre comme une solidarité active et une co-construction avec toutes les parties prenantes : « On ne veut pas donner de l’argent pour se donner bonne conscience, car si on ne s’intéresse pas à l’impact, on n’est que dans la communication. » Une idée sur laquelle Benoît Miribel de la Fondation Mérieux a rebondi en rappelant que « l’argent n’est pas une finalité, mais un moyen au service de ce que l’on veut construire ».

 

Le mécénat d’entreprise, la bête noire du mécénat ?

 

 

L’intervention de Jean Baechler de l’Institut de France a cependant donné un tout autre tournant au débat en pointant du doigt le mécénat d’entreprise et en se demandant jusqu’à quel point il était éthique. C’est avec l’exemple de Mécène, ce riche romain qui a donné son nom au mécénat, ami de l’empereur Auguste, mari de la maîtresse favorite de ce dernier, que M. Baechler a introduit son propos. Jean Baechler a cependant soulevé une question éthique au sujet du mécénat d’entreprise.

 

Le mécénat d’entreprise soulève des problèmes éthiques selon Jean Baechler, puisque ces dernières, lorsqu’elles s’adonnent au mécénat, prélèvent une part du profit qui, en toute logique devrait revenir aux salariés et aux actionnaires. Bref, de l’argent qui n’est pas entièrement celui de l’entreprise, mais celui de tous ceux qui ont contribué à son succès. Le mécénat ne peut donc être justifié et éthique que si l’ensemble des bénéficiaires du succès de cette entreprise en prennent l’initiative. « Et aussi qu’il soit fait anonymement, car la vanité n’a jamais été considérée comme une vertu éthique », rappelle gentiment Jean Baechler. Il a notamment sévèrement condamné le mécénat sur lequel on communique trop. Faire de la publicité pour du mécénat est « une forme d’escroquerie éthique et n’est pas convenable ».

 

L’intervention de M. Baechler a provoqué un bon nombre de réactions, notamment de la part de sa voisine, Myriam Bincaille qui elle, assure que les entreprises comprennent bien que cet argent n’est pas le leur. Par conséquent, cela ajoute une pression supplémentaire à la société qui se doit d’être « exemplaire ». Elle a bien sûr pris l’exemple du Fonds Suez, financé grâce au profit fait par l’entreprise, qui gère les ressources mises à sa disposition de manière extrêmement vigilante : « notre manière de sélectionner est très stricte. Il faut se donner des critères : co-construction, co-participation, recherche d’autonomie… C’est comme cela que nous entendons gérer l’argent qui nous est imparti, avec précaution. » L’intervention été complétée par Benoît Mérieux, qui a rappelé qu’il fallait savoir faire la différence entre RSE et mécénat d’entreprise : les deux sont clairement distingués dans la législation.

 

C’est Stéphanie Osmont qui a clôturé ce débat en félicitant fondations et entreprises pour leur engagement financier, mais aussi en faisant part de ses inquiétudes : « dans le mécénat, on recrée un système qui est propre aux entreprises et qui pourrait dénaturer et déséquilibrer le mécénat ». Attention donc, à ne pas perdre de vue l’impact que la philanthropie peut avoir car, au-delà des chiffres, il y a l’intérêt général.

 

 

L'information en direct des associations et des mécènes