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[CONCOURS] Gagnez une blouse éco-responsable et solidaire avec l'Atelier Unes

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[ENTRETIEN] Céline Bonnaire, déléguée générale de la Fondation Kering

[ENTRETIEN] Céline Bonnaire, déléguée générale de la Fondation Kering

[TRIBUNE] Pour une communication d'intérêt général, l'opportunité PACTE

[TRIBUNE] Pour une communication d'intérêt général, l'opportunité PACTE

[SHOPPING] La collection capsule Loewe contre le VIH

[SHOPPING] La collection capsule Loewe contre le VIH

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[DERNIÈRE MINUTE 25] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

[DERNIÈRE MINUTE 25] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

Toutes les infos en bref qui font rayonner l'intérêt général ! Cette semaine, admirez la Porsche 911 revue par Orlinski pour la bonne cause, soutenez la campagne de financement participatif du projet Re-Création by LOBA pour les femmes victimes de violences sexuelles au Congo, et découvrez les bénéfices des soins de beauté sur les patients atteints de cancer grâce à la Fondation L'Oréal !

 


People


 

À l'occasion des 50 ans de la marque, la Porsche 911 by Orlinski sera mise aux enchères en juillet 2018 à Monaco. Le célèbre sculpteur a revisité le bolide pour la bonne cause : l'intégralité des bénéfices seront reversés au profit de l'association Les Rois du Monde.

 

La 29e saison de Fort Boyard début le 23 juin 2018 ! Cette année, dix nouvelles équipes composées de personnalités tenteront leur chance au cours des différentes épreuves au profit d'associations.


 

Initiatives


 

American Express dévoile sa nouvelle carte bancaire réalisée à partir de plastique marin, cette initiative a pour objectif de sensibiliser le public à la préservation des mers et des océans.

 

McDonald's France agit aussi pour l'environnement en choisissant de supprimer les pailles en plastiques dans ses restaurants. La chaîne de restauration envisage deux alternatives qu'elle testera à partir du 18 juin 2018.

 

Le projet Re-Création by LOBA mène une campagne de financement participatif pour aider les femmes victimes de violences sexuelles au Congo à utiliser l'art et la danse comme thérapie.

 


Actu des associations/Fondations


 

La Fondation Apprentis d'Auteuil innove dans sa collecte de fonds et lance sa première campagne "DRTV Fundraising" d'appel au don par prélèvement automatique. Un spot de 45 secondes sera diffusé à la télévision du 4 au 24 juin 2018.

 

La 7e édition du Dressing du Coeur au profit d'Emmaüs France fut particulièrement fructueuse : 69 tonnes de vêtements ont pu être collectés auprès des boutiques de mode indépendantes.

 

Une étude de la Fondation L'Oréal confirme les bienfaits des soins de beauté et de bien-être sur la qualité de vie des patients atteint de cancer. Il s'agirait, d'après les médecins, d'un véritable "soin oncologique de support".


 

Mécénat/Entreprises
 

 

Le jeudi 21 juin 2018, 8000 collaborateurs d'Endered se sont mobilisés pour Idealday. Il s'agit d'une journée d'action internationale où les collaborateur du Groupe dédient leur temps de travail au soutien des communautés locales.  


 

Appel à projets/Prix/Concours


 

La Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur dévoile son Palmarès 2018 : 14 initiatives locales ont été primée du Grand Prix des Bonnes Nouvelles des Territoires pour le caractère innovant, reproductible et performant de leur entreprise.

 

Cette année encore, dix entrepreneurs rejoignent la sixième promotion du Comptoir. Cet incubateur du groupe SOS, spécialisé dans le soutien de nouvelles entreprises à impact social ou environnemental, offre aux entreprises sélectionnées un programme d'accélération qui démarrera le 3 juillet 2018 pour une durée d'un an.  


 

Pernod Ricard réunit 500 collaborateurs pour son “Responsib’All Day”

Pernod Ricard réunit 500 collaborateurs pour son “Responsib’All Day”

Le Responsib’All Day, évènement solidaire de Pernod Ricard, a mobilisé 18 500 collaborateurs à travers le monde le 7 juin dernier. Durant une journée, les salariés du groupe quittent leurs tâches quotidiennes et consacrent leur temps à une action de terrain en soutien aux communautés locales. Les salariés du siège ont cette année relevé leurs manches à l’île Monsieur (Sèvres) pour l’association Compost qui agit pour la biodiversité en milieu urbain et la menuiserie solidaire Extramuros.

 

 

Plus de 500 collaborateurs engagés derrière Pernod Ricard

 

 

On attend cette journée toute l’année!”, s’exclame Véronique Guiraudou, hôtesse d’accueil au siège qui vient de quitter son poste de travail du jour, un atelier menuiserie mis en place par l’association Extramuros. Quelques mètres plus loin, le directeur des achats chez Pernod Ricard, Nicolas Meauzé, occupé à passer des palettes de bois à son voisin de droite, ne dissimule pas son enthousiasme : “c’est le moment de l’année où l’on rencontre des nouveaux collaborateurs, sans aucune notion de hiérarchie. Ça se chambre, ça rigole et c’est chouette”. Au total, 18 500 collaborateurs participent ce jour au Responsib’All Day partout dans le monde, soit l’équivalent de 1,2 million d’heures de travail. L’événement est autogéré par les collaborateurs, avec le soutien des associations ; le taux d’engagement des salariés du groupe dépasse les 90 %. “Le restaurant d’entreprise et les salles de réunions sont fermées, il ne reste que le gardien. Personne n’est au siège!”, se félicite Armand Hennon, coordinateur de la journée et responsable du marketing responsable du groupe.

 

 

Le groupe s’aligne derrière les Objectifs de Développement Durable de l’ONU

 

 

Cette nouvelle édition est articulée autour de deux Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU : “vie terrestre” et “eau propre et “assainissement de l’eau”. 100 projets dans le monde ont été soutenus par les collaborateurs du groupe. Au total, 470 espèces animales et 13 500 espèces végétales ont fait l’objet de missions en Argentine, en Serbie, en Australie ou encore en Inde et au Kenya, tandis que 40 projets étaient liés à la protection de l’eau dans plusieurs pays d’Europe, en Asie, en Afrique et en Australie.


 

ORSU Talks : Démocratiser la réussite dans l’enseignement supérieur

ORSU Talks : Démocratiser la réussite dans l’enseignement supérieur

C'est à l'auditorium du journal Le Monde que se tiendront, le mardi 26 juin à Paris, les ORSU Talks. L'Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Université (ORSU) initie le débat sur la démocratisation de la réussite post-bac avec une journée de réflexion collaborative. Cinq TED-Talks rythmeront le programme, qui comprend aussi une conférence contributive ainsi qu'une table ronde. Flavie Deprez, directrice éditoriale Carenews, interviendra au cours de cette journée lors d'un TED-Talk sur la transformation digitale.


 

Accessibilité et réussite dans l'enseignement supérieur : les inégalités subsistent


 

Depuis le choix de l'orientation jusqu'aux possibilités d'insertion professionnelle, on constate aujourd'hui encore de nombreuses disparités entre les étudiants selon leur origine sociale. La massification progressive de l'enseignement, opérée depuis les années 1980, n'a pas totalement résolu la question de la démocratisation de la réussite post-bac.

 

Le contexte actuel de mutation généré par les réformes du bac ainsi que l'évolution des conditions d'accès à l'université soulève la question de l'impact qu'elles engendrent sur ces questions d'inégalités. Le rôle des institutions évolue, et il est nécessaire de faire émerger de nouvelles pratiques pour favoriser, à chaque moment charnière du parcours étudiant, l'accès à l'université. L'ORSU propose ainsi s'appuyer un travail de réflexion à partir des pratiques anglo-saxonnes, inscrites dans une dynamique "aspirationnelle" (raising aspiration).


 

Un programme dynamique et collaboratif auquel participe Carenews


 

Le programme proposé par l'ORSU et l'AFEV comprend cinq TED-Talks. Les deux premiers évoquerons les programmes initiés en Angleterre ainsi qu'à Barcelone pour promouvoir l'égalité des chances. Flavie Deprez, directrice éditoriale et associée de Carenews, interviendra à propos de la transformation digitale au service de la démocratisation des études post-secondaire. L’adaptation des offres de formation au regard des mutations du monde du travail et l’engagement sociétal des établissements d’enseignement supérieur clôtureront les prises de paroles.

 

La journée prendra fin avec une conférence contributive à propos de la pertinence de l'accès à l'enseignement supérieur dans un monde globalisé, ainsi qu'avec une table ronde intitulée "60% d’une génération diplômée de l’enseignement supérieur en France, est-ce possible ?".

 

Initiative de l'ORSU, l'évènement est porté par l'Afev et se déroule sous le haut patronage de Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et sous la direction scientifique de Jules Donzelot, Sociologue indépendant et chercheur rattaché au CADIS.


 

[CHIFFRE] En France, plus d’une personne sur 100 exclue du logement

[CHIFFRE] En France, plus d’une personne sur 100 exclue du logement

La situation du mal-logement en France est toujours aussi critique. Après la parution du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre en début d’année, qui alertait l’opinion publique aux conséquences de l’explosion du surpeuplement, le dernier rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes), baptisé “Mal-logement, Mal-logés “ est lui aussi alarmant : près de 780 000 personnes (soit environ 1,2 % de la population métropolitaine) sont exclues du “logement de droit commun”.

 

 

Les situations marginales de logement en hausse

 

 

Si l’Onpes précise qu’il faut “prendre ces chiffres comme des ordres de grandeur” en l’absence d’une “mesure robuste et exhaustive pour chacune des situations étudiées”, il relève tout de même une augmentation de 12 % en moins de quinze ans des “situations marginales de logement”, qui s’incarnent aussi bien dans des résidences forcées chez un tiers que dans des habitats mobiles ou des abris de fortune. A titre d’exemple, 231 000 personnes vivaient dans des habitats mobiles en 2014, soit l’équivalent de la population de la ville de Lille (intra-muros). C’est 9 % de plus qu’en 2006. L’hébergement chez un tiers fait également un boom de 5,5 % entre 2001 et 2013, tandis que sur la même période, 16 000 personnes vivaient dans des bidonvilles.

 

 

Une approche systémique du mal-logement

 


Pour effectuer ses travaux, l’Onpes se concentre volontairement sur la situation des ménages les plus modestes. L’organisme délivre dans son rapport de 332 pages le fruit d’une réflexion approfondie sur la situation des mal-logés, construite sur l’analyse des conditions de logement des personnes en difficulté financière, “éclairée par la perception qu’elles en ont et les risques sanitaires et sociaux encourus”. Et tire ses conclusions en isolant deux cas de figures bornant la question du mal-logement : la question du coût trop élevé du logement entraînant des privations sociales et “sur les autres besoins à satisfaire”, et celle de la complexité des situations marginales de logement. Avec en arrière-plan, un doigt pointé vers l’insuffisance plus globale de logements abordables.

 

 

[SHOPPING] La collection capsule Loewe contre le VIH

[SHOPPING] La collection capsule Loewe contre le VIH

“Les vêtements (...) changent notre vision du monde et le point de vue du monde sur nous”, écrivait Virginia Woolf en début de siècle dernier. Plusieurs décennies plus tard, l’adage fait plus que jamais écho dans l’industrie du luxe, puisque les créateurs sont de plus nombreux à faire rimer mode et solidarité. En témoigne la dernière collection capsule de Loewe, qui permet de soutenir les artistes porteurs du VIH. Les bénéfices des ventes de la collection sont intégralement reversés à la Visual AIDS Foundation.

 

 

La solidarité s’invite chez Loewe pour une collection en édition limitée

 

À seulement 33 ans, le Britannique Jonathan Anderson est déjà à la tête de la direction artistique de la rutilante maison espagnole Loewe, propriété du groupe LVMH. Chargé d’apporter sa vision contemporaine de la mode au sein de la structure fondée il y a plus de 150 ans, il a décidé de conjuguer chic et éthique. Le jeune créateur annonce en effet le lancement d’une collection capsule en hommage au peintre et militant homosexuel David Wojnarowicz. Quatre tee-shirts imprimés d’œuvres réalisées en 1982 et 1990 sont disponible au prix de 79 euros, à raison de 400 unités par modèle. Les fonds recueillis seront versés à la Visual AIDS Foundation, une fondation américaine qui soutient les artistes porteurs du VIH.

 

Soutenir les malades et éveiller les consciences

 

Profitant de la portée médiatique de son poste et de la marque, Jonathan Anderson espère aussi bien récolter des fonds qu’amener la lumière sur le fléau que représente encore aujourd’hui le VIH. Aussi, la Loewe Foundation organise également une discussion en présence de la galeriste Gracie Mansion – proche de David Wojnarowicz, qu’elle expose – et de l’auteure Fran Lebowitz le 27 juin 2018 à Madrid, dans le cadre de ses “LOEWE Conversations”. La Visual AIDS Foundation, créée en 1988 afin de promouvoir les travaux des artistes porteurs du VIH, récolte des fonds afin de sensibiliser à la maladie et “d’instaurer un dialogue via des expositions artistiques et des publications”. La structure accompagne également les artistes atteints du VIH au quotidien.

 

Audi talents annonce ses lauréats 2018

Audi talents annonce ses lauréats 2018

Marielle Chabal, Grégory Chatonsky et Léonard Martin sont les lauréats de la douzième édition d’Audi talents, pour leurs projets respectifs “Al Qamar”, “Terre Seconde” et “Picrochole”. Ils bénéficieront d’une dotation de 70 000 euros, d’un accompagnement pendant un an et exposeront leurs projets à Paris et en région en 2019. Le programme soutient la jeune création artistique depuis plus de dix ans.

 

 

 

Soutien financier, accompagnement et exposition des oeuvres

 

Depuis 2007, le programme Audi talents soutient les artistes en devenir dans les arts visuels. Cette année, ce sont Marielle Chabal, Grégory Chatonsky et Léonard Martin qui ont tapé dans l’oeil du jury.  Les lauréats ont reçu une dotation de 70 000 euros, et seront également accompagnés durant un an dans le développement de leur projet, de la conception jusqu’à l’exposition. Afin d’inscrire son action dans un “rayonnement national”, Audi talents permettra également aux artistes d’exposer à Paris et en région, à l’instar des lauréats 2017 qui présentent cette année leurs oeuvres dans deux lieux emblématique de la culture contemporaine française : à Paris dans le cadre de l’exposition “Chroniques Parallèles” au Palais de Tokyo et à la Friche la Belle de Mai à Marseille.

 

Soutenir la jeune création artistique et l’innovation sur le territoire  

 

Quarante projets, sélectionnés pour leur caractère innovant et avant-gardiste, ont déjà bénéficié du soutien de Audi talents depuis le lancement du programme. Si l’initiative tient à offrir un soutien total à ses lauréats, c’est car elle souhaite “ouvrir le champ des possibles” et récompenser, au-delà d’une projet, une véritable vision qui puisse laisser carte blanche aux artistes. “Audi talents a pour ambition de promouvoir les valeurs d’avant-garde, d’innovation et de prospection dans la création, détaille à ce sujet Sacha Farkas, responsable du programme Audi talents. C’est une initiative originale née d’une conviction : une marque innovante se doit de soutenir une activité où l’avant-garde est une composante essentielle.” Regroupées sous la bannière “Arts visuels”, de nombreuses disciplines artistiques sont ainsi représentées. En témoignent la diversité des productions récompensées cette année, qui empruntent aussi bien à la 3D qu’à l’installation sonore ou à l’esthétique du jeu vidéo.


 

[FUSAC] La nouvelle fondation d’entreprise Crédit Agricole Centre-Est

[FUSAC] La nouvelle fondation d’entreprise Crédit Agricole Centre-Est

Le Crédit Agricole Centre Est a présenté le mardi 5 juin 2018 sa nouvelle fondation d’entreprise Solidarité by Centre-Est lors d’une soirée de lancement à Champagne au Mont d’Or. La fondation a pour objectif d’accompagner des projets d’intérêt général sur son territoire, avec un fonds de dotation s’élevant à 3 millions d’euros sur cinq ans.

 

 

 

Une fondation qui porte à cœur de contribuer au bien commun sur son territoire

 

 

La nouvelle Fondation Solidarité by Centre-Est a pour vocation de soutenir les projets solidaires de son territoire. Elle affiche le désir d’incarner les valeurs de solidarité, de responsabilité et de proximité trouvant leur genèse dans les valeurs mutualistes défendues par l’entreprise.

 

La fondation a présenté, le mardi 5 juin 2018, les cinq premiers projets sélectionnés. Parmi eux, la construction d’un pavillon à l’hôpital Mère-Enfant consacré à la pratique sportive, la réhabilitation d’un ancien fort à Feyzin ou encore le soutien à l’association lyonnaise Entrepreneurs du monde.

 

 

Un fonds de dotation de trois millions d’euros pour une durée de cinq ans

 

Le conseil d’administration de la fondation est composé de dix membres issus de Crédit Agricole Centre-Est et de cinq membres de la société civile. La fondation bénéficie d’un fonds de dotation servant au financement d’un programme d’actions pluriannuel s’élevant à trois millions d’euros sur une durée de cinq ans.

 

 

 

[TRIBUNE] Pour une communication d'intérêt général, l'opportunité PACTE

[TRIBUNE] Pour une communication d'intérêt général, l'opportunité PACTE

Chantier phare du ministère de l'Économie, le projet de loi PACTE (Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) vient d'être présenté en Conseil des Ministres le 18 juin dernier. Il sera examiné au Parlement en septembre prochain. À travers ce texte de loi, l'ambition du Gouvernement est de transformer en profondeur l'entreprise et d'associer tous ses acteurs dans une démarche de co-construction. François Meresse et Nathan Marronneaud, du Groupe SOS, voient en ce projet de loi une réelle opportunité pour les acteurs de l'Économie Sociale et Solidaire d'ouvrir un véritable dialogue démocratique entre les parties privées et publiques. Ils jugent toutefois indispensable de procéder à une refonte des codes de communication traditionnels, devenus aujourd'hui moins fructueux, afin de pragmatiser et de pérenniser leur ancrage sociétal dans le regard du grand public. Depuis plus de 30 ans, le Groupe SOS, devenu première entreprise sociale européenne, s'engage contre l'exclusion sous toutes ses formes en soutenant l'innovation sociale, portée au coeur de ses pratiques.

 

Avec l’avènement de l’entrepreneuriat social, nombre de dirigeants souhaitent concilier leur activité économique avec une empreinte sociale et environnementale responsable. La vision des sociétés dites en silos, dont le système de données était divisé par branches isolées, est devenue inopérante. Le social veut et se doit d’être conjugué avec la croissance. Ainsi, de nouveaux modèles d’entreprise voient le jour, initiés notamment par le secteur de l’ESS – Économie sociale et solidaire. Ils diffusent une vision d’un management inclusif.

 

L’ambition du projet de loi Pacte – Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises –, porté aujourd’hui par le ministre de l’Économie et des Finances, s’inscrit dans un nouveau paradigme. Être acteur de ce changement et de la modification du marché du travail est déjà possible. Améliorer les performances des TPE et PME, associer les salariés aux résultats de l’entreprise et favoriser l’impact responsable de toute entreprise, voici les maîtres-mots de demain.

 

L’évolution de la réglementation par la loi Grenelle II et la prise de conscience des différents acteurs donnent à voir un phénomène qui va donc au delà du greenwashing : fini les entreprises qui communiquent sur une image écologique responsable sans réellement changer de modèle !

 

Pour répondre aux aspirations nouvelles des consommateurs – et des citoyens en général –, l’entreprise doit être démocratique. Elle réintroduit par là la finalité de « l’Intérêt Général » supérieure aux intérêts individuels. C’est ce qu’a compris la nouvelle génération d’entrepreneurs, conscients de leur responsabilité envers le reste de la société. Ces acteurs sont aujourd’hui, au même titre que l’État, porteurs de solutions pour le bien-être collectif.

 

S’envisage alors un nouveau marché initié par l’ESS. L’économie sociale promeut une forme d’organisation de l’activité économique marquée par une prise de décision collective basée sur l’intérêt mutuel et une forme de distribution particulière des bénéfices. L’économie solidaire, associée aux nouvelles formes de solidarité, réimplante la dimension sociétale – par l’idée d’appartenance et de cohésion sociale – et la dimension politique à travers un « agir démocratique » où chaque individu devient acteur d’un projet commun. S’écrit dès lors un contrat social renouvelé.

 

Pour inscrire de manière durable ces solutions économiques et sociales, il est devenu indispensable de revoir entièrement les codes de la communication traditionnelle. Les germes du nouveau récit du XXIème siècle doivent fructifier au travers une communication en phase avec cette mutation.

 

De nombreuses initiatives publiques (dispositifs de démocratie participative), privées (clubs, évènements) et associatives (think-tank) ont vu le jour pour redynamiser le débat démocratique. Or toutes ou presque souffrent de leur incapacité à engager le citoyen-consommateur tout en se pérennisant. Le projet de loi Pacte est une chance à saisir pour les acteurs de l’économie de demain dont l’ancrage sociétal reste encore trop souvent minoré, voire ignoré.

 

Cette reconnaissance de l’impact sociétal et politique est la condition sine qua non du basculement qui permettra enfin le dialogue démocratique entre les acteurs privés et publics. Révéler la sincérité de l’engagement des entreprises dans l’intérêt général leur ouvrira l’attention de nouveaux partenaires autrefois inaccessibles et un écho médiatique enfin apaisé.

 

Reconnaître l’Intérêt Général comme vecteur essentiel de croissance est l’urgence afin de renouer le dialogue démocratique. Les acteurs de l’ESS développent aujourd’hui de nouvelles méthodes dans le champ de la communication (médias et agences). La loi PACTE leur offre dès lors la possibilité de faire de leur vision une réalité partagée.

 

François MERESSE & Nathan Marronneaud

Agence UPside, Groupe SOS

 

[ENTRETIEN] Céline Bonnaire, déléguée générale de la Fondation Kering

[ENTRETIEN] Céline Bonnaire, déléguée générale de la Fondation Kering

Céline Bonnaire est à l’origine de la Fondation Kering, créée en 2008 après quelques années dans le groupe. Impliquée pour les femmes, elle œuvre contre les violences sexuelles, les pratiques traditionnelles néfastes ou encore les violences conjugales. La fondation vise désormais à impliquer encore davantage les collaborateurs du groupe, grâce à un programme développé avec les équipes RH.

 

 

Pouvez-vous revenir sur votre parcours ?

 

J’ai rejoint le groupe Kering en 2006, après avoir travaillé pendant 10 ans en communication institutionnelle dans des groupes B2B. Parallèlement, j’ai toujours eu un engagement associatif assez fort. Le dernier groupe dans lequel j’ai travaillé faisait partie de PPR (depuis devenu Kering), j’ai donc eu l’opportunité de rejoindre la structure d’engagement sociétal du groupe, dédiée à l’insertion et l’éducation. En 2007, avec la nouvelle stratégie du groupe Kering et la féminisation des effectifs, Francois-Henri Pinault nous a interpellés au sujet de la situation des femmes. Puis la Fondation Kering contre les violences faites aux femmes a vu le jour en 2008.

 

La Fondation Kering lutte contre les violences faites aux femmes. Pourquoi avoir choisi cet unique axe d’intervention ?

 

Le groupe est engagé de longue date sur la thématique des femmes. 60 % de nos collaborateurs sont des femmes, 80 % des clients sont des clientes. Kering est l’une des entreprises les plus féminisées du CAC 40, le conseil d’administration est composé à 64 % de femmes. Cela correspondait à nos valeurs. Ensuite, car 1 femme sur 3 est victime de violences au cours de sa vie. Le groupe, en se mobilisant sur ce sujet a donné de la visibilité pour mettre un terme à ce tabou avec une vision très précise en termes d’impact.

 

Comment ont été définies les trois causes défendues dans ce domaine ?

 

Lorsque nous avons lancé la fondation, nous avons travaillé sur des projets un peu partout dans le monde. Puis nous avons évalué notre travail après notre premier mandat de cinq ans, et nous avons voulu avoir plus d’impact en agissant dans les pays dans lesquels nous avions des collaborateurs que nous impliquons depuis toujours. Nous agissons désormais aux États-Unis et au Mexique, en France, au Royaume-Uni, en Italie et en Chine. Nous avons identifié par ailleurs sur ces trois continents les besoins qui n’étaient pas ou peu couverts, les territoires où assez peu d’acteurs étaient impliqués, ou encore là où des approches originales pouvaient nous permettre d’apprendre puis de répliquer ailleurs. Notre objectif, c’est de mettre un terme aux violences. Comment apporter des solutions ? Nous soutenons une douzaine d’associations locales, auprès desquelles nous nous engageons pour 3 ans au minimum, dans un dialogue permanent de co-construction. Nous avons un ou deux projets par pays et nous travaillons ensemble pour trouver les meilleures solutions. Nous remettons également tous les deux ans les Kering Foundation Awards, qui récompensent sept meilleurs entrepreneurs sociaux de trois continents. Ils remportent un soutien financier (de 5 000 à 10 000 euros) et un programme d’incubation d’une durée de six mois par un expert de l’innovation sociale dans leur région. Chacun bénéficie également d’un mentor au sein du groupe, dans le cadre de mécénat de compétences d’une durée de deux ans.

 

Quel est aujourd’hui votre regard sur le secteur du mécénat ?

 

J’ai la sensation que les fondations d’entreprises sont de plus en plus nombreuses à se créer. Dans le secteur des droits des femmes ou des violences faites aux femmes, la volonté de travailler ensemble est de plus en plus forte. En France et à l’international, nous travaillons avec les autres fondations engagées sur le “women empowerment”, et à l’international, on se retrouve également avec de grosses fondations familiales pour faire avancer le sujet. Globalement, c’est un secteur où la discussion et l’échange sont favorisés. Il y a une vraie volonté d’apporter ensemble une réponse commune à des problématiques importantes qui ne trouvent pas de solutions. L’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo ont également permis un éveil et une libération de la parole qui a renforcé la prise de conscience de tous les acteurs, et en particulier du mécénat. C’est aussi de la responsabilité de l’entreprise de s’emparer de ce sujet. 

 

[#STREET] Le jardin solidaire Emmaüs pour se reconstruire au contact de la terre

[#STREET] Le jardin solidaire Emmaüs pour se reconstruire au contact de la terre

Le square Jessaint, dans le 18e arrondissement de Paris, se refait une beauté. Le dispositif "Premières heures", financé par la mairie de Paris, permet à cinq anciens sans-abri de travailler au réaménagement de ce jardin solidaire géré par l'association Emmaüs Solidarité. Le square est ouvert au public durant les heures de travail des salariés en réinsertion, offrant aux habitants du quartier un lieu de cohésion et de mixité sociale.

 



 

Le jardin solidaire qui lutte contre l'exclusion sociale


 

Longtemps laissé à l'abandon et fermé au public, le square Jessaint, situé dans le 18e arrondissement de Paris, est à présent ouvert trois demies journées par semaine. Réinvesti par l'association Emmaüs Solidarité, le square a été progressivement transformé et réaménagé par des personnes en situation de très grande précarité.

 

Entretenu de manière entièrement naturelle, le jardin cultive des plantes aromatiques, des tomates ainsi que des fleurs sauvages et des plantes grasses. Les bénévoles, des habitants du quartier, partagent avec les employés du square tous les petits secrets à connaître pour prendre soin des plantes sans utiliser de produits phytosanitaires : le secret réside dans le choix des plantes pour préserver la biodiversité du terrain. Le square Jessaint est ainsi devenu un lieu d'expression de la solidarité locale, où sans-abris et habitants (se) construisent mutuellement au travers d'échanges bienveillants.


 

"Premières heures", le dispositif de soutien financier mis en place par la collectivité parisienne


 

Le jardin d'insertion sociale est financé par le dispositif "Premières heures" de la mairie de Paris. Destiné aux personnes très éloignés de l'emploi et sans domicile fixe, ce dispositif affiche l'objectif d'accompagner la reprise progressive d'une activité professionnelle en finançant les structures qui proposent des activités rémunérées aux parisien·ne·s en situation de grande exclusion sociale.
 

Dans le 18e arrondissement de Paris, l'association Emmaüs Solidarité peut ainsi rémunérer les cinq sans-abris qui travaillent neuf heures par semaine au sein du jardin solidaire du square Jessaint. Les bénéficiaires du dispositif choisissent souvent, à l'issue de leur contrat d'insertion, de poursuivre un projet professionnel en contact avec la nature. Ils sont accompagnés dans leur démarche par les travailleurs sociaux de l'association vers un parcours de formation adapté.  

L'information en direct des associations et des mécènes