La Fondation Abbé Pierre récompense les pires dispositifs anti-SDF

La Fondation Abbé Pierre récompense les pires dispositifs anti-SDF

[AÀP] La Ruche lance la 2e édition de son appel à projets "Les Ambitieuses"

[AÀP] La Ruche lance la 2e édition de son appel à projets "Les Ambitieuses"

[CHIFFRE] Financement : 54 % d’associations demandent à être mieux accompagnées

[CHIFFRE] Financement : 54 % d’associations demandent à être mieux accompagnées

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[DERNIÈRE MINUTE 7] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

[DERNIÈRE MINUTE 7] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

Toutes les infos en bref qui font rayonner l’intérêt général ! Cette semaine, la ville de Paris annonce des « rues sans mégots », Google lance des applications pour les sourds et malentendants, un défi de natation pour soutenir l’accès à l’eau potable en Haïti, des ateliers de danse pour les enfants hospitalisés et la Fondation des femmes crée un fonds pour les victimes de cyber-harcèlement.

Environnement

 

La ville de Paris a annoncé la création de « rues sans mégots » dans chacun de ses arrondissements. Les rues, sélectionnées sur la base du volontariat, feront l’objet d’un accompagnement pédagogique à destination des habitants, des commerçants, des travailleurs et des étudiants. Le projet comprendra notamment la distribution de cendriers de poche et le lancement d’actions de prévention du tabagisme.

 

L’application Too good to go et l’association France nature environnement (FNE) ont publié  « Les dates de péremption, une idée dépassée ? », un livre blanc pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Avec le soutien d’acteurs du monde associatif et de l’industrie agroalimentaire, le guide cherche à changer les habitudes des consommateurs et les lois en lien avec les dates de péremption.

 

25 multinationales se sont associées à l’entreprise de recyclage TerraCycle pour créer Loop, une plateforme de e-commerce comprenant un service de consigne. Le site, qui sera lancé au printemps 2019 à Paris et à New York, permettra aux consommateurs de se faire livrer des produits aux emballages durables et consignés, qui seront ensuite récupérés par un transporteur pour être réutilisés ou recyclés.

 

Handicap

 

L’artiste Olivia Paroldi, lauréate de la Fondation Banque Populaire, a lancé le projet artistique et pédagogique « Arts à cœurs ouverts : dans nos mains un monde ». Jusqu’en juin 2019, elle ira à la rencontre d’enfants en situation de handicap visuel pour créer des gravures lors d’ateliers soutenus par la fondation.

 

Google a lancé deux applications Android pour aider les personnes sourdes et malentendantes à mieux communiquer. Live Transcribe permet de transcrire en temps réel les conversations grâce au microphone du smartphone, et de pouvoir répondre par écrit. Sound Amplifier permet quant à elle de capter les sons extérieurs et de les calibrer dans les écouteurs afin de les rendre plus faciles à entendre.

 

Appel à projets

 

La Fondation de France lance son appel à projets « Vieillir acteur et citoyen de son territoire » pour lutter contre l’isolement des personnes âgées. Les porteurs de projet ont jusqu’au 3 septembre 2019 pour soumettre une initiative favorisant la participation des personnes âgées dans leur communauté. Les projets sélectionnés bénéficieront d’une subvention de la fondation.

 

Solidarité

 

Une expérimentation menée en Finlande, qui consistait à fournir un revenu de base à des chômeurs durant deux ans, vient de rendre ses premières conclusions. Si le revenu de base n’a pas eu d’impact sur le taux de chômage des participants, il a toutefois eu des effets positifs sur le bien-être des participants, qui ont souffert de moins de stress et de problèmes de santé que le groupe test.

 

Le 12 février 2019, la ville d’Issy-les-Moulineaux a remis ses premiers « Trophées de la solidarité », afin de mettre en lumière et valoriser les actions solidaires locales. Organisée par le CCAS et l’association Issy Solidaires, la remise de prix a récompensé des actions dans 3 catégories : association, bénévole et entreprise.

 

La Fédération Française de Natation et Sport Heroes Group lance le Swimming Challenge for UNICEF. Du 24 février au 23 mars 2019, le public est invité à enregistrer ses kilomètres de nage sur l’application Swimming Heroes. L’objectif est de réaliser un tour du monde à la nage, soit 40 000 km, afin de débloquer un chèque de 15 000 euros versés par EDF à UNICEF. Les fonds récoltés permettront de soutenir des programmes d’accès à l’eau potable pour les enfants d’Haïti.

 

The Walt Disney Company France s’est associé au groupe CGR Cinémas pour créer les « Ciné Solidaire », en soutien aux Restos du Coeur. Dès le 21 février 2019, et tout au long de l’année, 30 000 personnes accueillies par l’association recevront des invitations pour la projection de 5 films des studios Disney et Marvel dans tous les cinémas CGR.

 

L’association Max Havelaar France et le mouvement FAIR[e] un monde équitable ont lancé Génération Équitable, un programme d’accompagnement pour aider les étudiants à engager leur campus dans l’alimentation durable. Celui-ci permettra par exemple de soutenir des projets de sensibilisation ou d’introduire des produits équitables dans les cafétérias.

 

Santé

 

Dans le cadre de son programme « Sport à l’hôpital », l’association Premiers de Cordée lance « Danse à l’hôpital ». Tout au long de l’année, des danseurs professionnels se rendront dans les hôpitaux et cliniques partenaires pour offrir aux enfants des ateliers de danse.

 

La RATP et le GHU Paris Psychiatrie et neurosciences ont signé un partenariat afin de définir et de proposer un meilleur accès aux soins pour les personnes en situation de précarité et qui souffrent de pathologies psychiatriques.

 

Cinéma

 

Du 26 février au 11 avril, le film GRANDIR, réalisé par Jill Coulon en collaboration avec l’association Enfants du Mékong, sera projeté gratuitement lors de soirées débats à travers la France. Le documentaire retrace le parcours de 6 enfants de pays d’Asie du Sud-Est en quête d’éducation et d’un meilleur avenir.

 

Internet

 

À l’occasion de la « Journée de l’Internet Sans Crainte» le 5 février 2019, le groupe TF1 s’est joint à l’association Respect Zone pour lutter contre les cyber-violences. 100 personnalités issus de divers milieux ont répondu à l’#AppelRespectZone et ont signé la charte de l’association, qui invite au respect lors des échanges en ligne, tout en incitant le public à faire de même.

 

La Fondation des Femmes a créé un fonds dédiés aux victimes de cyber-harcèlement à la suite des révélations en lien avec l’affaire de la Ligue du LOL. Comme premier objectif, la fondation souhaite récolter 20 000 euros d’ici le 8 mars, journée internationale du droit des femmes. La somme collectée permettra de financer les procédures juridiques débutées par les victimes.

 

[SHOPPING] MintyWendy et Chat-Malo: collection capsule pour l’ADSF

[SHOPPING] MintyWendy et Chat-Malo: collection capsule pour l’ADSF

Chaque vendredi, Carenews vous propose une idée shopping solidaire qui met en avant les produits d’entrepreneurs soucieux de l’environnement et de l’éthique. La marque de bijoux baby proof MintyWendy et la ligne de vêtements pour enfants Chat-Malo se sont associées pour créer une collection capsule au profit de l’Association pour le développement de la santé des femmes (ADSF).

 

 

 

Transmettre le partage

 

Amies depuis leur rencontre dans un salon professionnel, Cécile Santoni, fondatrice de MintyWendy et Julie Caby-Bauwens, co-fondatrice de Chat-Malo, ont voulu créer une collaboration engagée et à leur image. Ainsi est née la collection capsule Maman Sharing & Caring, qui comprend deux sweats et un t-shirt 100 % coton, et dont 50 % des bénéfices de cette collaboration seront reversées à l’ADSF, qui vient en aide aux femmes situation de vulnérabilité .

 

Le nom de la collection, qu’on retrouve sur les pièces, vient de l’expression anglaise «sharing is caring», souvent dite aux enfants pour leur rappeler l’importance du partage. Cécile Santoni explique que c’est l’occasion de transmettre le sens de ses bijoux, qui sont conçus pour pouvoir être manipulés et machouillés par les bébés. « C’est un partage entre la maman et le bébé, mais aussi son envie de donner du sens à [mon] travail », explique-t-elle sur le site de MintyWendy.

 

Un collier pour soutenir les enfants dans le besoin

 

En plus de cette collection, MintyWendy a créé le collier Mother Pukka en collaboration avec la blogueuse anglaise Anna Whitehouse pour soutenir l’association RightToPlay. Pour chaque collier vendu, 3 euros sont reversés à cet organisme qui vise à soutenir les enfants dans le besoin avec des jeux éducatifs.

 

Pour une prise en charge globale des personnes vulnérables

Pour une prise en charge globale des personnes vulnérables

Le Livre Blanc des Vulnérabilités a été présenté ce jeudi 14 février par la Fondation Sanofi Espoir et ses partenaires, en présence de la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Véritable manifeste pour une meilleure prise en charge des plus vulnérables, ce livre blanc propose la création d’une plateforme globalisée et unique d’information sur les dispositifs existants.

 

 

Un rassemblement d’experts de toutes les vulnérabilités

 

Comment mieux accompagner les publics les plus vulnérables ? Après huit mois d’une étroite collaboration entre la Fondation Sanofi Espoir et de nombreuses associations et fondations (la Croix-Rouge française, ADSF, Emmaüs Défi, Apprentis d’Auteuil, le Samusocial de Paris…), le Livre Blanc des Vulnérabilités a été présenté le 14 février à l’Institut de France, en présence de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, et du Haut-Commissaire à l’économie sociale et solidaire (ESS) Christophe Itier.

 

Associations, fondations, ONG et chercheurs ont réunis leurs expertises dans ce livre blanc et dressent un premier constat fort : alors que chacun oeuvre à son échelle et dans son domaine, une approche globalisée de la vulnérabilité serait bien plus efficace. Car la vulnérabilité est en réalité une notion multidimensionnelle, explique le consortium d’experts : “Elle reste indissociable du parcours de vie de l’individu, qui inclut ses relations sociales et affectives, son logement, sa santé, son bien-être, sa formation, son éducation, son emploi”.


 

Une action globalisée et mutualisée

 

Le travail mené par la Fondation Sanofi Espoir et ses partenaires, notamment à l’occasion de la Journée Vulnérabilités et Parcours de vie en France du 19 juin 2018, a permis d’identifier une mauvaise connaissance par les professionnels et les personnes accompagnées des services proposés sur un territoire donné. Malgré l’existence de quelques outils de cartographie, les acteurs et services restent mal répertoriés. Les outils disponibles, souvent difficiles à mettre à jour, restent peu utilisés voire peu connus.

 

Les experts plaident donc pour la création d’une plateforme unique et globale, une interface entre les utilisateurs et les dispositifs déjà existants (outils, sites web, applications, etc.) pour permettre à la fois aux acteurs de mieux articuler leur action dans un territoire, et pour les bénéficiaires d’être mieux accompagnés. Elle serait mise en place dans un premier temps en Ile-de-France, pour être expérimentée et validée.

 

Cette plateforme servirait également de base à la création d’un Institut des Vulnérabilités qui mutualiserait les problématiques, les réflexions, les solutions et les bonnes pratiques, pour mener des actions de sensibilisation et de plaidoyer en faveur de l’approche globale de la personne et favoriser la recherche en ce sens. Selon une étude menée par la Fondation Sanofi Espoir et ses partenaires, 96 % des Français souhaitent que la protection des personnes vulnérables soit une cause importante pour le gouvernement.

 

 

Bilan de la Nuit de la solidarité : 3 622 sans-abri recensés à Paris

Bilan de la Nuit de la solidarité : 3 622 sans-abri recensés à Paris

La 2e édition de la Nuit de la solidarité, qui s’est tenue le 7 février, a permis de recenser 3 622 personnes sans-abri à Paris. Le décompte marque une augmentation notable des personnes sans-abri dans la capitale, alors même que le nombre de places d’hébergement a augmenté cette année, selon Dominique Versini, adjointe à la Maire de Paris, en charge de la lutte contre l'exclusion.

 

 

 


 

600 personnes de plus que l’année dernière

 

3 622 personnes sans-abri dans la capitale : c’est le résultat officiel, communiqué par la Mairie de Paris, de cette 2e édition de la Nuit de la Solidarité qui a mobilisé 400 travailleurs sociaux et 1 700 parisiens volontaires, ainsi qu’une cinquantaine d’associations, dans la nuit du 7 au 8 février 2019. Chaque personne rencontrée a rempli un questionnaire, qui a permis de recenser à la fois le profil et les besoins des personnes.

 

L’année dernière, les bénévoles de la Nuit de la Solidarité avaient recensé 3 035 personnes sans-abri dans la capitale. Dominique Versini, en charge des solidarités et de la lutte contre l’exclusion à la Mairie de Paris, a commenté ce chiffre pour Franceinfo : “On voit qu'il y a une augmentation de 600 personnes, mais il faut savoir, aussi, que, l'an dernier, il y avait 21 500 places la même nuit, et, cette année, 24 400. Donc, avec l'État, nous avons beaucoup augmenté le nombre de places d'hébergement, et, pourtant, il y a un peu plus de personnes que l'an dernier.”

 

L’adjointe à la Maire de Paris explique cette différence par deux éléments. Tout d’abord, par l’augmentation des zones explorées : “Cette année, nous sommes allés également sur les talus des périphériques, les parcs et jardins et les bois, Vincennes, Boulogne, et le petit bois qui s'appelle La Colline, porte de la Chapelle. Et, là, ce sont 450 personnes qui ont été décomptées”. Mais aussi par les flux migratoires et les centres d’accueil pour migrants : dans le 10e arrondissement, où les migrants des campements du Canal Saint-Martin et du Quai de Jemappes ont été mis à l’abri, le nombre de personnes à la rue a été divisé par deux.


 

“Avoir une photographie plus précise du sans-abrisme”

 

En dépit des 3 000 nouvelles places ouvertes dans les centres d’hébergement de la capitale, les défis sont donc encore importants. “C'est un problème endémique et récurrent, c'est pour cela que nous travaillons par cette analyse et cette observation”, souligne Dominique Versini. Toutes les données récoltées dans les questionnaires seront analysées par le comité scientifique de l’APUR (atelier parisien d’urbanisme) pour permettre, d’ici le mois de mars 2019, “d’avoir une photographie plus précise du sans-abrisme à Paris et de mieux comprendre les besoins des personnes rencontrées”, précise l’adjointe à la mairie.

 

Cette année, la ville de Grenoble a rejoint le mouvement et organisé sa propre Nuit de la Solidarité le 30 janvier. Les résultats devront, selon nos informations, être communiqués mi-mars 2019. La ville de Rennes, également, organise sa Nuit de la solidarité le 27 février prochain. Une prise d’ampleur plus que nécessaire et saluée par la Ville de Paris, qui a invité d’autres villes “en France et en Europe”, à initier cette démarche.

 

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat et des assos (15-24 février)

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat et des assos (15-24 février)

Quelle est l’actualité du mécénat et du non-profit ces prochains jours ? Carenews vous présente l’actualité solidaire, les évènements, remises de prix ou encore appels à projets qui rythment le calendrier du secteur de l’intérêt général, de la philanthropie et de la RSE.

 


 

Vendredi 15 février

 

Fin du salon Hello Handicap.

 

Lancement de la 1ère édition du Hackathon Tech For Good, organisée par la société de conseil Margo, avec Latitudes et makesense.


 

Samedi 16 février

 

Fin de l’opération Pièces Jaunes.


 

Lundi 18 février

 

Fin de l’appel à projets Mécénat Servier.

 

Fin de l’appel à projets Prix de l’inspiration ESS du Crédit Coopératif.


 

Mardi 19 février

 

Concert solidaire au profit de Volontariat et Soutien par l'Art (VSArt).


 

Mercredi 20 février

 

Journée mondiale de la justice sociale.

 

Matinale sur l’actualité sociale de 2019 (réforme de la formation professionnelle, mise en place des CSE et CSEC, fusion Agirc-Arrco) par l’IDAF.

 

L’association Premiers de Cordée lance la “Danse à l’Hôpital” à la clinique Édouard Rist (Paris 16e). Tout au long de l’année, les danseurs Silvia Notargiacomo, Gabin Giband et Christophe Licata (Danse avec les Stars) se rendront dans les hôpitaux et cliniques partenaires pour proposer aux enfants des cours de danse.

 

Lancement du Baromètre de l’Entrepreneuriat Social 2019 par Convergences et ses partenaires (Ashoka, l'Avise, BNP Paribas, Le Mouves, OpinionWay et Orange et l'Ile de France). S’inscrire ici.


 

Jeudi 21 février

 

Lancement du 4L Trophy, du 21 février au 3 mars.


 

Dimanche 24 février


Début du Salon de l'Agriculture, jusqu’au 4 mars.

 

 

[CHIFFRE] Financement : 54 % d’associations demandent à être mieux accompagnées

[CHIFFRE] Financement : 54 % d’associations demandent à être mieux accompagnées

À l’occasion d’un déplacement en Essonne, Emmanuel Macron promettait aux maires et aux responsables associatifs un “grand plan” pour “booster” le secteur associatif. De quoi les associations ont-elles vraiment besoin ? Une étude de Recherches & Solidarités vient mettre en évidence de nombreuses attentes et des besoins non satisfaits, particulièrement en matière de recherche de financements.

 

 

 


 

Un besoin fort d’accompagnement dans la recherche de financements

 

Baisse des subventions publiques, fin des contrats aidés, réformes ISF/IFI… Les associations voient aujourd’hui leurs sources traditionnelles de financement diminuer drastiquement, et leurs leviers de fonctionnement fortement remis en cause. Elles sont contraintes de repenser leur modèle pour se tourner vers le secteur privé et le mécénat. L’étude L’accompagnement des associations - État des lieux et attentes, publiée en janvier 2019 par le réseau associatif d’experts Recherches & Solidarités, a interrogé plus de 2 000 responsables associatifs pour évaluer leurs besoins et leurs attentes en la matière.

 

Le constat est sans appel : parmi les besoins les plus forts identifiés par l’étude, une majorité d’associations (54 %) demande un meilleur accompagnement dans la diversification et la recherche de financements. Seules 8 % affirment avoir bénéficié d’un accompagnement extérieur, et 18 % ont pu satisfaire ce besoin en interne, par leurs propres moyens.


 

Petites et grandes associations, pas à la même enseigne

 

Pour développer leur stratégie de mécénat, les associations, du moins les plus grandes, ne comptent pas non plus sur les acteurs publics et plébiscitent désormais des structures d’accompagnement spécialisées. 48 % des associations interrogées dans le cadre de l’étude ont fait part de leur souhait d’être aidées par des plateformes de financement, comme France Active, ou liées aux institutions du mécénat, comme Admical. 45 % demandent le soutien d’entreprises ou de fondations, et 42 % d’organisations spécialisées dans la collecte d’argent (Ideas, Don en confiance, France Générosités, Association française des fundraisers…).

 

L’étude met néanmoins en évidence une différence persistante entre grandes associations et petites associations (au budget annuel inférieur à 10 000 euros), qui représentent plus de 70 % des associations en France : ces dernières restent davantage en attente d’un soutien des services publics comme ceux d’une mairie, d’une intercommunalité, ou des Centres de ressources et d’informations pour les bénévoles (CRIB) et des Points d’appui à la vie associative (PAVA).

 

Une différence qui pourrait s’expliquer, en partie, par l’ancrage davantage local des petites structures associatives ; mais aussi par une méconnaissance des dispositifs existants en matière de mécénat, et par un manque de moyens en amont pour mettre en place une telle stratégie. Le fundraising ne serait-il réservé qu’aux grandes associations, professionnalisées et structurées pour mener des campagnes de levées de fonds ? “On oublie trop souvent que l'appel aux pouvoirs publics ou aux entreprises n'est que le juste retour de ce qu'apportent les associations comme compétences à une économie relationnelle de plus en plus fondée sur l'échange de "connaissances" (...). De ce point de vue, cette enquête sur le "compagnonnage" est plus un appel à une véritable coopération qu'à la générosité, publique ou privée”, analyse Roger Sue, sociologue chercheur au laboratoire CERLIS du CNRS.






 

[AÀP] La Ruche lance la 2e édition de son appel à projets "Les Ambitieuses"

[AÀP] La Ruche lance la 2e édition de son appel à projets "Les Ambitieuses"

Seulement 9 % des entrepreneurs dans le secteur des nouvelles technologies sont des femmes. Face à ce constat, le réseau d’incubateurs La Ruche lance la 2e édition de son programme "Les Ambitieuses Tech For Good"et invite les femmes à la tête d’une start-up sociale à participer à son appel à projets. Les lauréates bénéficieront d’un programme d’accélération pour développer leur projet.

 

 

Qui peut participer ?

 

Le concours s’adresse aux femmes majeures, fondatrices de start-up à vocation sociale, sociétale ou environnementale et qui intègrent la tech ou le numérique dans leur recherche de solution.

 

Les structures doivent être basées en Île-de-France, en Pays de la Loire, en Nouvelle-Aquitaine, ou en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elles doivent également prouver leur viabilité avec la validation de leur offre et de leur marché ainsi qu’un premier CA.

 

Comment participer ?

 

Les candidates ont jusqu’au 17 février 2019, avant minuit, pour soumettre leur projet sur le site des Ambitieuses.

 

Les finalistes seront invitées au Kick Off qui aura lieu les 28 février et 1er mars à Paris, ainsi qu’aux jurys régionaux les 4 et 5 mars 2019. La présence à ces étapes est obligatoire.

 

Quelle récompense à la clé ?

 

Les 8 lauréates bénéficieront d’un programme d’accélération de 6 mois, comprenant des sessions de mentorat, 6 jours de workshops, et une mise en relation avec des experts du secteur.

 

Les lauréates auront également accès aux espaces de La Ruche ainsi qu’aux Relayeurs, une communauté d’entraide numérique. Un prix spécial sera également remis à la fin du parcours.

 

 

La Fondation Abbé Pierre récompense les pires dispositifs anti-SDF

La Fondation Abbé Pierre récompense les pires dispositifs anti-SDF

La Fondation Abbé Pierre lance cette année les “Pics d’Or”, un prix destiné à récompenser satiriquement les pires dispositifs mis en place dans l’espace public pour déloger les personnes sans-abri. Un jury a récompensé six lauréats, au cours d’une cérémonie qui s’est tenue le 13 janvier.

 

 

 

339 dispositifs anti-SDF recensés en 2018

 

L’année dernière, nous les avons dénoncé, cette année, nous allons les récompenser”. Un an après l’action #SoyonsHumains menée avec Emmaüs Solidarité, qui alertait les citoyens sur l’indignité des dispositifs anti-SDF, la Fondation Abbé Pierre a décidé de lancer cette année un prix satirique, les Pics d’Or.

 

À l’image des “Razzie Awards” qui récompensent les pires acteurs, les Pics d’Or récompensent quant à eux les dispositifs anti-SDF les plus indignes, intégrés plus ou moins subtilement dans l’espace public : sièges individuels, pics métalliques, accoudoirs, grilles, barrières, mais aussi jets d’eau, ultra-sons, arrêté anti-mendicité... Grâce à l’œil aiguisé des internautes, la fondation a pu recenser, depuis le 6 décembre 2017, pas moins de 339 dispositifs anti-SDF dont 201 rien qu’à Paris, sur un site dédié.

 

La cérémonie de remise des prix, dans le petit cinéma du Studio 28, au cœur de Montmartre, a démarré par un vibrant plaidoyer de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre : “Ce n’est pas en invisibilisant le problème que l’on va le régler. Si on ne dit pas stop aux dispositifs anti-SDF, il n’y a plus aucune limite. Il faut collectivement se réinterroger, citoyens, commerçants, responsables municipaux. La ville doit être faite pour tout le monde, chacun doit pouvoir trouver sa place !


 

Six Lauréats “Pics d’Or”

 

Ce soir, on ne veut pas dénoncer de manière agressive, on veut juste se moquer”, explique Christian Page, ex-SDF connu pour avoir son quotidien à la rue sur Twitter, et aujourd’hui auteur d’un roman autobiographique, Belleville au cœur. Plus agité, Laurent Toussaint, fondateur de Design for everyone, un collectif qui hacke le mobilier urbain anti-SDF pour sensibiliser les citoyens, nous confie : “On en a marre de voir une société qui trouve des dispositifs pour exclure ceux qui sont déjà les plus exclus de la société”.

 

Six prix ont été remis au cours de la soirée, dont le prix du dispositif le plus décomplexé, “Fallait oser”, remis par le chroniqueur de France Inter Guillaume Meurice à la “place unique” d’un arrêt de bus ; le prix du dispositif le plus fourbe, “Ni vu ni connu”, remis par Christian Page, à des pots de fleurs géants à Toulouse ; le prix du dispositif le plus agressif, “Le Clou”, par l’humoriste et comédienne Blanche Gardin, pour des pics métalliques installés dans le 2e arrondissement de Paris ; ou encore le prix international, “C’est pas mieux ailleurs”, pour le permis de mendier à 15 euros instauré dans une ville suédoise.

 

Et Blanche Gardin de conclure, sur le ton grinçant et efficace qu’on lui connaît : “Je leur dis merci car grâce à eux, les sans-abri ne dormiront plus dans la rue… Mourir dans la rue, d’accord, mais mourir debout !

 

 

[FUSAC] La banque Neuflize OBC crée son fonds de dotation

[FUSAC] La banque Neuflize OBC crée son fonds de dotation

La banque française Neuflize OBC, reconnue Grand Mécène en 2009 par le ministère de la culture, renforce aujourd’hui son action philanthropique en créant la Philgood Foundation by Neuflize OBC, un fonds de dotation qui doit permettre de faciliter l’engagement philanthropique de ses clients. Elle s’inscrit dans la lignée de plusieurs autres grandes banques qui proposent également un service d’expertise philanthropique, à l’image de la Fondation l’Orangerie de BNP Paribas ou de la Fondation 29 Haussmann de Société Générale.

 

Faciliter au maximum l’engagement philanthropique des clients

 

La banque française Neuflize OBC, filiale du groupe bancaire néerlandais ABN AMRO et fondée au 17e siècle par un groupe d’entrepreneurs mécènes, se dote d’un nouvel outil pour faciliter l’engagement philanthropique de ses clients, qu’ils soient néo-philanthropes ou mécènes “confirmés”. Le fonds de dotation “Philgood Foundation” a l’ambition de proposer à ses clients, particuliers comme entreprises, une solution de philanthropie “clé en main”, en fonction de leur volonté d’implication et des domaines qu’ils souhaitent soutenir.

Une équipe dédiée sera chargée de mener à bien la sélection des projets dans de nombreux domaines : culture, art, patrimoine historique et naturel, éducation, recherche, lutte contre la pauvreté, l’exclusion et les discriminations… Le fonds de dotation est administré par un conseil de quatre administrateurs, dont Guillaume Gibault, fondateur de l’entreprise 100 % “made in France” Le Slip Français.

 

Transparence et impact

 

Le fonds de dotation Philgood Foundation offre trois formules d’engagement à ses clients mécènes : faire un don global qui sera ensuite alloué à l’ensemble des projets soutenus par le fonds ; choisir une thématique précise parmi celles soutenues par le fonds ; ou demander aux équipes de trouver un projet dédié dans un domaine précis. Dans tous les cas, l’intégralité du don sera reversée à une structure d’intérêt général. Une configuration plutôt inédite, qui permet aux clients de s’engager facilement et très concrètement dans une cause qui leur tient à cœur.

 

Consciente du souci des philanthropes de s’assurer de la pertinence et de l’impact de leurs actions, Neuflize OBC a décidé de jouer la carte de la transparence. Un rapport d'activité individualisé sera adressé chaque année à l’attention des grands mécènes, détaillant l'affectation des dons, leur utilisation par les organismes bénéficiaires, le suivi du respect des différentes charges fixées par le donateur et l'impact du soutien sur la réalisation du projet financé.

 

[ENTRETIEN] Sandrine Soloveicik, déléguée générale Fondation France Télévisions

[ENTRETIEN] Sandrine Soloveicik, déléguée générale Fondation France Télévisions

Sandrine Soloveicik, qui était à la tête de la Fondation Groupe France Télévisions depuis 2011, a annoncé son départ à la retraite. Elle dresse aujourd’hui le bilan de ses derniers mois au sein de la fondation qu’elle a su adapter au numérique. Cette juriste et notaire de formation rappelle que l'éducation aux médias est un point central de la démocratie et du civisme.

 

 

 

 

Parcours : du droit au secteur de l’audiovisuel

 

Sandrine Soloveicik est juriste et notaire de formation. Elle a travaillé dans divers métiers de l'audiovisuel comme la production ou le merchandising. Ensuite, elle a intégré la Générale des eaux (qui investissait dans Canal plus) puis la Caisse des Dépôts pour qui elle a créé Com-Dev Images, une filiale dédiée à la communication  et au développement de la Caisse des Dépôts, spécialisée dans les programmes. Après un passage par la chaîne de télévision La 5, elle intègre France 2 dont elle devient directrice adjointe de production. Depuis 27 ans, elle est passée par l'administration d'antenne, le cabinet de Michèle Cotta, la direction de la coordination puis des partenariats quand le groupe France Télévisions s'est créé. Elle précise qu'à l'époque, le groupe «  disposait déjà d'espaces dits d'intérêt général : on attribuait déjà des espaces gratuits sous la condition de l'intérêt général ». Il y a 8 ans, elle a pris la tête de la Fondation France Télévisions, âgée à l'époque de 5 ans et qui avait des objectifs assez larges. Depuis deux ans, elle a proposé que la fondation se recentre sur l'axe audiovisuel, en cohérence avec les métiers du groupe  : « Il faut passer le relai, la transmission c'est notre métier. »

 

Un appel à solutions pour financer le changement d'échelle de projets numériques socialement innovants

 

La Fondation France Télévisions termine son mandat avec un appel à solutions dont les résultats ont été dévoilés le 17 janvier 2019. Pour cette dernière phase, Sandrine Soloveicik explique avoir voulu intensifier l'accompagnement pour être au plus près des porteurs de projets. Les associations ont travaillé avec les salariés du groupe sur la création de contenus vidéos  : « C'était très intéressant. Les associations ont réalisé que faire du contenu, c'est un métier. Le contenu devait être travaillé et étoffé. Cela a permis de leur faire dire et expliquer qui ils sont. » Avec l'appel à solutions, la fondation a voulu attribuer des montants plus conséquents pour financer le changement d'échelle de projets numériques socialement innovants. Les dotations sont en effet conséquentes  : 7 projets financés à hauteur de 50 000 euros, 2 à 40 000 euros. Il s'agit selon la déléguée générale d'apporter du financement sur des projets ou des idées qui n'auraient pas été financés par ailleurs : « Dans la plupart des cas, les fondations d'entreprise financent des projets qui ont déjà de l'ancienneté et des preuves. » Pour financer ces projets, la Fondation France Télévisions a changé de méthodologie : « Dans l'analyse budgétaire, on a changé aussi. On a pris des risques, donc on a fait de la pédagogie auprès du conseil d'administration. Cet appel à solutions représente la totalité du budget de la fondation jusqu'à la fin de sa mandature fin 2020

 

Engagement du Groupe France Télévisions : fondation, arrondi sur salaire, mécénat de compétences

 

France Télévisions a également mis en place l'arrondi sur salaire avec MicroDON. Ce dispositif est porté par la fondation, mais est effectif dans tout le groupe et ses filiales (France Télévisions, distribution, studio (production) et publicité). L'arrondi est trop récent pour effectuer un premier bilan financier, mais la déléguée générale de la fondation précise que les salariés ont pu choisir les associations, et ce dans un panel assez large, au-delà des champs d'intervention de la fondation.

 

Par ailleurs, le mécénat de compétences est présent chez France Télévisions depuis 5 ans – un accord a été signé en 2013. Pour le mettre en place, beaucoup de communication a été déployée en interne  : « Il y a cinq ans, il n'y avait rien », précise Sandrine Soloveicik. Il couvre l'engagement des collaborateurs sur le temps de travail, de quelques heures à six mois. Cela concerne tous les métiers du groupe (dont ceux très opérationnels qui concernent le son et l'image). Le groupe parvient «  à détacher des personnes sur de longues missions, car nos métiers nécessitent du temps ». Ce dispositif d'engagement s'étend à l'accompagnement de métier et à du tutorat, dans l'idée de contribuer à la diminution de la fracture sociale.

 

Regard sur le secteur : un plaidoyer pour plus de communication et un rappel à la responsabilité des médias

 

Sandrine Soloveicik regrette un manque de communication entre les acteurs  : « Les mécènes ne se parlent pas et les associations ne se parlent pas beaucoup non plus.  » Pourtant, elle constate que le secteur de l'engagement prend « de plus en plus de place », que cela soit par les acteurs ou par la part croissante des difficultés sociales. «  Avant il n'y avait que des projets sur la culture, ce qui était un peu facile. Aujourd'hui on va vers des choses plus concrètes et plus graves. Au sein de la fondation, on a toujours travaillé avec les régions et la ruralité. Il n'y pas que la banlieue, il y a en France des déserts de formation, des déserts numériques... On est passé du bien pensant au concret  ! » En tant que déléguée générale d'une fondation connue d'un groupe média [et elles sont peu nombreuses : Fondation Elle, TF1 Initiatives, Fondation M6...], elle rappelle que l'éducation aux médias est un point essentiel de la démocratie et du civisme. Pour elle : « On est dans un carrefour un peu délicat. La vocation des journalistes est difficile, c'est un corps contesté.  » Il faut donc travailler sur la question des infox, sur l'éducation aux médias et à leur responsabilité.

 

L'information en direct des associations et des mécènes