Notre-Dame : où donner ? Attention aux fausses cagnottes !

Notre-Dame : où donner ? Attention aux fausses cagnottes !

[AÀP] Appel à projets 2016-2020 Fondation SNCF : « Apprendre pour grandir »

[AÀP] Appel à projets 2016-2020 Fondation SNCF : « Apprendre pour grandir »

[MÉCÉNAT CULTUREL] L’argent inonde Notre-Dame

[MÉCÉNAT CULTUREL] L’argent inonde Notre-Dame

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[MÉCÉNAT CULTUREL] L’argent inonde Notre-Dame

[MÉCÉNAT CULTUREL] L’argent inonde Notre-Dame

Bernard Hasquenoph, fondateur de Louvre pour tou·te·s, revient dans la rubrique de mécénat culturel qu'il anime pour Carenews, sur une triste actualité : l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril dernier et sur l'afflux de dons versé pour sa reconstruction. Cette mobilisation sans précédent commence à nourrir polémiques et questionnements.

 

 

L’instant de sidération passé, les braises encore brûlantes de l’incendie qui ravageait la toiture de Notre-Dame de Paris le 15 avril au soir, Pinault père et fils ont annoncé dans la nuit le déblocage de 100 millions d’euros pour sa reconstruction, via la société d’investissement familiale Artémis. François-Henri s’en  expliquait le lendemain dans la presse : « Cʼest une tragédie qui nous a tous bouleversés. Moi et ma famille, cela nous a pris aux tripes (...) Nous avons décidé, avec mon père, de réagir immédiatement et à notre échelle ». Au matin, la famille Arnault et le groupe LVMH, « solidaires de cette tragédie nationale », doublait la mise, annonçant un don global de 200 millions d’euros, ainsi que la mise à disposition de leur personnel pour la reconstruction et la collecte de fonds. Puis, dans la journée, c’était au tour de L’Oréal de poser également sur la table 200 millions d’euros, répartis entre la famille Bettencourt Meyers, le groupe lui-même - ses 86 000 salariés, « tous émus par cette tragédie », souhaitant contribuer par ailleurs - et par la Fondation Bettencourt Schueller qui a rappelé son engagement de longue date auprès de la cathédrale par du mécénat musical. Depuis, suivant l’exemple des plus grandes fortunes de France, on ne compte plus les entreprises et banques, leurs dirigeants et fondations, souhaitant s’associer à l’élan national, de toutes les manières, en nature, compétences et numéraire.

 

Un record de dons pour la reconstruction de Notre-Dame
 

Une mobilisation éclair qui, en deux jours à peine, a approché le milliard d’euros, soit le triple du budget annuel consacré par l’État au patrimoine sur tout le territoire. De quoi créer un second effet de sidération. Chez les défenseurs du patrimoine qui, de la petite association locale qui se démène pour réunir quelques milliers d’euros à Stéphane Bern déstabilisé par la situation. Rappelons que la première édition du Loto du patrimoine, qualifiée de « grand succès populaire », a rapporté  22 millions d’euros. Chez les organisations caritatives qui ont vu leurs dons baisser de 4,2 % en 2018, en raison notamment d’un changement de statut fiscal pour certaines d’entre elles. Les habitants de collectivités restent perplexes de voir leur édile voler au secours d’un monument à la charge de l’État, quand l’entretien du patrimoine local laisse à désirer. La Ville de Paris a ainsi sorti de son chapeau 50 millions d’euros, quand elle n’en consacre seulement que 80 sur 5 ans pour ses 96 lieux de culte. Chez toutes les personnes en difficulté, Gilets jaunes ou pas, qui attendent que leur sort s’améliore, avec le sentiment de n’être jamais entendus. Chez les politiques, de gauche essentiellement, qui accusent les grandes entreprises de chercher à se faire de la publicité sur le drame ou de profiter de la défiscalisation de 60 % permise par le mécénat aux entreprises. Sauf que, si celle-ci est un droit, elle n’est pas automatique, ni garantie, étant plafonnée à 0,5 % du chiffre d'affaires.

Une polémique nourrie par la maladresse de Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture mais aussi proche conseiller de François Pinault, qui proposait sur Twitter le soir du drame de « voter en urgence une disposition spéciale  ouvrant une réduction d’impôt de 90 % sur les dons qui seront  faits en faveur du grand chantier de restauration de Notre-Dame ». Pour couper court à tout soupçon, le 17 avril, un communiqué de François-Henri Pinault tombait : « La donation pour Notre-Dame de Paris ne fera l'objet d'aucune déduction fiscale. La famille Pinault considère en effet qu'il n'est pas question d'en faire porter la charge aux contribuables français ». Le lendemain, en assemblée générale d’actionnaires du groupe LVMH, Bernard Arnault, interrogé à ce sujet, déplorant « une fausse polémique », ne cachait pas son agacement. Il s’est déclaré non concerné par le dispositif de défiscalisation de son apport de 200 millions : « Je suis très clair, une partie de cette somme est donnée par la société familiale, qui n'a pas de chiffre d'affaires donc la loi en question ne s'applique pas. Concernant LVMH, elle ne s'applique pas non plus car la Fondation Louis Vuitton utilise déjà la loi mécénat ». Entre temps, le Premier ministre avait annoncé le vote rapide d’une loi pour encadrer légalement les dons pour la reconstruction de la cathédrale, en rendant le système plus incitatif pour les particuliers. Ceux-ci bénéficieront exceptionnellement d’une réduction majorée de leur impôt sur le revenu de 75 % jusqu’à 1 000 euros, contre 66 % normalement. Pour les entreprises, la situation reste inchangée, pour ne pas ajouter à la polémique.

 

Le patrimoine culturel français, victime collatérale ?

 

Pour réguler l’afflux des dons des particuliers également fortement mobilisés, après deux jours de relatif chaos qui a vu fleurir des cagnottes en ligne aux motivations plus ou moins douteuses, le Gouvernement a annoncé le lancement d’une souscription nationale et internationale, labellisant quatre établissements et fondations d’utilité publique accessibles via le portail www.rebatirnotredame.gouv.fr : la très sérieuse Fondation de France, l’omniprésente dans les médias Fondation du patrimoine, le Centre des monuments nationaux (établissement rattaché au ministère de la Culture qui exploitait commercialement les tours de Notre-Dame, sans participer à son entretien), et enfin la Fondation Notre Dame, liée à l’Église et présidée par l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit. Cette dernière organisation, de loin la plus discrète, est pourtant la plus engagée au chevet de la cathédrale. En 2016, elle a créé le Fonds Notre-Dame de Paris, sous l’égide de la Fondation Avenir du Patrimoine à Paris abritée en son sein, afin de recueillir des dons de particuliers et d’entreprises pour la restauration de l'édifice devenue urgente. Par un accord-cadre inédit signé en mai 2017 avec le ministère de la Culture, l’État s’est engagé à verser un euro par euro recueilli, à hauteur de 2 millions par an. Par ailleurs, devant la difficulté à mobiliser en France - ce qui est de triste ironie aujourd’hui -, le diocèse de Paris  a créé une fondation jumelle aux États-Unis : Friends of Notre-Dame de Paris. À travers ces actions pour beaucoup portées par des bénévoles, l’Église avait ainsi pu récolter 3 millions d’euros, permettant le démarrage de la restauration d’un arc-boutant et des seize statues entourant la flèche dont la restauration était, elle, assumée financièrement par l’État, statues déposées fort heureusement quatre jours avant l’incendie.

 

Devant cette mobilisation financière hors norme, qui rappelle l’élan déclenché en 1952 pour « sauver Versailles », la question se pose de l’affectation de l’éventuel trop-plein d’argent. Dérogera-t-on à la promesse du Premier ministre de réserver les dons exclusivement à la reconstruction de Notre-Dame ? Tant de monuments, petits ou grands, attendent leur tour, craignant d'être oubliés dans l'ombre de Notre-Dame.

 

 

[POSITIVONS] Tchika, un magazine pour l’empowerment des jeunes filles

[POSITIVONS] Tchika, un magazine pour l’empowerment des jeunes filles

Tous les lundis, Carenews partage avec vous des projets inspirants pour commencer la semaine de bonne humeur. Cette semaine, nous vous présentons Tchika, le premier magazine dédié à l’empowerment pour les filles de 7 à 12 ans. La publication vise à aider les lectrices à s’informer et développer leur estime de soi, libres des stéréotypes de genre. En pleine campagne de financement, le premier numéro sortira en juin 2019.

 

 

 

Un magazine contre les stéréotypes de genre

 

Le projet ambitieux de Tchika est né à l’été 2018 à l’initiative d’Elisabeth Roman, qui œuvre dans la presse scientifique jeunesse depuis 20 ans et a été rédactrice en chef du magazine Science et Vie Découvertes. La journaliste est partie du constat que les jeunes filles étaient souvent exposées à des stéréotypes de genre dans la littérature pour enfants : par exemple, une étude a montré que dans les manuels de CP, les femmes représentent 70 % des personnages qui font la cuisine ou le ménage, mais seulement 3 % de ceux qui occupent un métier scientifique.  « On est persuadés que les filles sont moins scientifiques, moins intéressées par les sciences, » a-t-elle expliqué à Madame Figaro. « On les dirige donc vers des magazines qui s’adressent aux filles, souvent axés sur la lecture, la mode et la beauté. »

 

Sous la forme d’un magazine trimestriel de 52 pages, Tchika présentera donc des portraits de femmes inspirantes d’hier et d’aujourd’hui, des informations sur les sciences, l’histoire et la culture, des tutoriels ou encore des jeux. Pour accompagner les lectrices au fil des pages, 4 personnages de jeunes filles, les Tchikas, ont été imaginées par l’illustratrice Isabelle Mandrou.

 

Créer un mouvement d’empowerment des jeunes filles

 

Dans cette première édition, on trouvera une interview avec Amandine Henry, capitaine de l’équipe de France de football féminin et un dossier sur l'artiste peintre Frida Kahlo. Chaque numéro déconstruira aussi un stéréotype : c’est au cliché « le rose est une couleur de filles » que le magazine s’attaquera en premier. Tchika fait aussi sa part pour l’environnement, en étant imprimé sur du papier recyclé et disponible uniquement sur abonnement pour éviter de jeter des invendus en kiosque.

 

Lancée sur Ulule au début du mois de mars et ouverte jusqu’au 29 avril 2019, la campagne de financement a connu un vif succès et a déjà plus que doublé son objectif initial. L’équipe de Tchika offre des contreparties afin de permettre aux lectrices de s’approprier ce nouveau médium. Elles pourront donc se voir dessinées par Isabelle Mandrou et retrouver leur effigie dans les pages du magazine, ou encore être journaliste d’un jour au sein de la rédaction. À long terme, Elisabeth Roman espère que Tchika prenne une ampleur au-delà de ses pages et se découle en ateliers, conférences et podcasts pour promouvoir l’empowerment des jeunes filles.

 

[DERNIÈRE MINUTE 16] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

[DERNIÈRE MINUTE 16] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

Toutes les infos en bref qui font rayonner l’intérêt général ! Cette semaine, un point sur les dons faits pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame, une fête de Pâques sous le signe de la solidarité intergénérationnelle, et un nouvel incubateur d’entrepreneuriat social à Saint-Denis inauguré par le Crédit Coopératif.

 

 

Culture

 

La Fondation Cultura annonce un nouveau partenariat avec la Philharmonie de Paris. D’une durée de trois ans, ce soutien permettra à la Philharmonie de Paris de créer un site web pédagogique, accessible à toutes les personnes concernées par le programme Démos (Dispositif d’Éducation Musicale et Orchestrale à vocation Sociale).

 

Les Musicales de Bagatelle reviennent pour une 12e édition de juin à octobre 2019. Le festival est un rendez-vous incontournable pour découvrir les jeunes artistes lauréats de la Fondation Banque populaire au parc de Bagatelle, au tarif unique de 10 euros.


 

Intergénérationnel

 

La Fondation Korian pour le Bien-Vieillir, en partenariat avec La Fonda, a remis son Prix 2019 au programme Perche digital seniors, un projet de formation des seniors au numérique conduit par le lycée d’enseignement agricole privé de Nermont. Il a été récompensé par une dotation de 15 000 euros.

 

L’association de séniors Génération Mouvement a récompensé via son concours 2019, organisé en partenariat avec la CCMSA, onze lauréats. Les projets valorisés développent les liens intergénérationnels, créent du lien social et de la solidarité.

 

Pour Pâques, la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France organise une opération solidaire nationale : Généreuses Pâques. Jusqu’au 22 avril 2019, les clients des chocolateries participantes peuvent faire un don en chocolats. Les collectes seront remises aux hôpitaux ou EHPAD les plus proches pour que les enfants et les personnes âgées puissent avoir un moment de convivialité.


 

Entrepreneuriat social

 

Le Crédit coopératif a inauguré « L’Envolée », un incubateur de l’inclusion pour accompagner le développement des entreprises sociales à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). La région Île-de-France s’est également engagée dans la création de cet incubateur. Sept entreprises sont actuellement incubées : Caracol, La petite Casa, S Team, Monkey Money, Paris Night Market, Co-recyclage et Rider Social Club.

 

En Afrique, Société Générale vient de lancer le programme Smartcodeuses. Initiative du Lab Innovation Afrique de Société Générale, il va former et accompagner 100 femmes dans la Tech au Bénin, Congo, en Guinée, à La Réunion et en Tunisie.


 

Éducation

 

L’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 ouvre un Master 2 en communication et systèmes d’information à distance, en alternance, adapté aux personnes autistes. La formation accueillera les personnes Asperger et autistes de haut niveau.

 

La Fondation Groupe EDF a invité le 10 avril dernier 187 jeunes des Écoles de la 2e chance et de l’Institut Télémaque au Camp des Milles d’Aix-en-Provence. Ils ont vécu une journée citoyenne autour du racisme et et de l’antisémitisme, en présence d’Edith Cresson, fondatrice de la première école de la 2e chance.


 

Environnement & développement durable

 

WWF France lance sur Fortnite le #NoBuildChallenge. Cette campagne originale menée sur le jeu en ligne a été réalisée avec l’agence We Are Social pour sensibiliser les joueurs à la préservation des ressources naturelles. Leur défi est de ne pas utiliser les ressources naturelles mises à disposition dans la partie.

 

PANAFRICA lance son programme d’économie circulaire, REBIRTH, pour donner une seconde vie aux chaussures de la marque. Pour découvrir le modèle économique de PANAFRICA et l’histoire de la marque de chaussures éthiques, écoutez le podcast Changer la norme avec Vulfran de Richoufftz et Flavie Deprez.

 

IMPACT 2024, la plateforme pour organiser des Jeux Olympiques et Paralympiques durables, inclusifs et solidaires développée par Paris 2024, Solideo, les Canaux et le Yunus Center, devient ESS 2024 - la plateforme solidaire.


 

LGBTQ+

 

Pour la Gay Pride et la Marche des Fiertés, Air France organise deux vols événementiels le 28 juin (vol Paris-San Francisco) et le 30 juin (vol San Francisco-Paris). Une vente caritative d’objets sera proposée à bord, dont les recettes seront reversées à l’association Le Refuge, qui propose un hébergement temporaire et un accompagnement social aux jeunes LGBT sans domicile fixe.


 

Santé

 

L’association Sparadrap publie avec la SFCE les résultats d’une étude sur l’information des familles en cancérologie pédiatrique. Le but de cette étude est de proposer aux familles et aux enfants des supports d’information clairs, accessibles et adaptés.

 

L’association Stop VEO (Violences Éducatives Ordinaires) lance sa première campagne nationale de sensibilisation contre les fessées et autres violences faites à l’encontre des enfants, à l’approche de la Journée de la non violence éducative le 30 avril prochain. Stop VEO veut sensibiliser le grand public via les professionnels de santé à ces violences et à leurs conséquences sur les enfants.


 

Notre-Dame

 

Où donner ? Retrouvez notre article sur les cagnottes et les plateformes de dons officielles. Attention aux arnaques !

 

Qui a donné et combien ? Carenews vous a fait un petit récap.

 

Le Puy du Fou programme une date supplémentaire de son spectacle nocturne « La Cinéscénie », le vendredi 7 juin 2019, dont les recettes seront intégralement reversées pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les réservations sont ouvertes depuis le mercredi 17 avril au 0 820 09 10 10 et sur puydufou.com. Tarif : 28 euros.

 

 

[AÀP] Appel à projets 2016-2020 Fondation SNCF : « Apprendre pour grandir »

[AÀP] Appel à projets 2016-2020 Fondation SNCF : « Apprendre pour grandir »

La Fondation SNCF agit depuis 24 ans pour encourager le vivre ensemble en soutenant le monde associatif dans les domaines de la solidarité, de la culture et de l’éducation via trois leviers d’action : l’engagement des salariés, l’ancrage territorial et la co-construction. Elle ouvre une nouvelle version de son appel à projets permanent « Apprendre pour grandir » pour lutter contre l’illettrisme et l’illectronisme chez les enfants et adolescents.

 

 

 

La Fondation SNCF a choisi d’agir en faveur des jeunes en situation de fragilité via des actions visant à développer les compétences nécessaires à une pleine participation à la société.

 

Périmètre de l’appel à projets

 

L’appel à projets « Apprendre pour grandir » concerne deux thématiques du domaine Éducation de la Fondation SNCF : la maîtrise des compétences de base et la sensibilisation aux sciences et techniques.

 

Il concerne les publics suivants :

 

les 0-6 ans : les projets peuvent couvrir plusieurs thématiques dont l’objectif est de donner le goût des histoires, des mots puis de la lecture (lecture à voix haute, lectures de contes d’autres cultures pour travailler l’ouverture au monde, le langage et le vocabulaire, l’implication des parents, les chiffres et les nombres). Ils peuvent se tenir dans tous les lieux, notamment ceux où le risque d’exclusion est fort (hôpital, bidonvilles, hôtels sociaux…) et impliquer d’autres structures comme les médiathèques. Les projets numériques ne sont pas acceptés pour ce public.

 

les 11-18 ans : les projets doivent lutter contre l’illectronisme et ouvrir les jeunes collégiens et lycéens à l’immense potentiel du numérique. Ils doivent répondre à la thématique du numérique comme outil de médiation pour consolider les savoirs de base ou à celle du numérique en tant que compétence de base, avec un volet sur la sensibilisation aux usages (e-réputation, protection de la vie privée, fake news, esprit critique…). La Fondation SNCF ne retiendra que les projets numériques pour ce public et les initiatives s’adressant à plus de 50 bénéficiaires.

 

La légitimité des médiateurs ou intervenants sera particulièrement étudiée et les projets favorisant le développement de la créativité numérique chez les jeunes et insistant sur une dimension inclusive et collaborative seront privilégiés.

 

Procédure de l’appel à projets


 

Les projets doivent être complémentaires à l’enseignement classique et s’inscrire sur un temps long.

 

La Fondation SNCF ne finance pas l’aide aux devoirs, l’apprentissage du français langue étrangères (FLE), les établissements hors contrat avec l’Éducation nationale, les dépenses courantes de fonctionnement de la structure, les besoins en trésorerie, les projets d’infrastructure et d’investissement (ex. création d’une ludothèque, d’une crèche…), les collectes de fonds, les achats de billets de transport.

 

Sans être un critère d’éligibilité, les projets inter-associatifs sont encouragés. L’enveloppe financière globale accordée par la fondation ne peut dépasser 30 % du budget du projet. La dotation moyenne par association lauréate s’élève à 3 400 euros, la demande devant se situer entre 1 000 et 10 000 euros.

 

Pour postuler, téléchargez le dossier de candidature en ligne sur le site de la Fondation SNCF. Complétez-le et déposez-le en ligne en joignant toutes les pièces justificatives.

L’appel à projets « Apprendre pour grandir » est permanent, pour répondre aux besoins des associations sur tout le territoire. Il est donc possible de déposer son projet tout au long de l’année.

 

Deux sessions de jury sont organisées :

fin juin / début juillet pour les dossiers déposés avant le 31 mai

fin novembre / début décembre pour les dossiers déposés avant le 31 octobre.


 

Critères d'éligibilité

 

Pour être éligible à l’appel à projets de la Fondation SNCF, le projet doit :

 

- être porté par une association loi 1901 ou par une structure d’intérêt général ayant au moins deux ans d’existence

- ne pas être porté par une structure à caractère religieux, confessionnel ou politique

- être le seul projet déposé par la structure auprès de la Fondation SNCF dans le cadre d’une demande de soutien sur l’année en cours

- se dérouler sur le territoire national (métropole et/ou outre-mer)

- ne pas être achevé au moment de l’examen du dossier

- avoir transmis la fiche de suivi à l’issue d’un premier soutien pour pouvoir prétendre à un second soutien.

 

La   structure porteuse du projet pourra bénéficier, au maximum, de deux soutiens durant la période 2016-2020, tous dispositifs confondus.


 

Postuler à l’appel à projets « Apprendre pour grandir » du domaine Éducation de la Fondation SNCF.

[CHIFFRE] Défi « Rien de neuf » : déjà 1870 t de matières premières économisées

[CHIFFRE] Défi « Rien de neuf » : déjà 1870 t de matières premières économisées

Mis en place en 2018 par l’association Zero Waste France, le défi « Rien de neuf », un challenge qui consiste à ne faire aucun achat neuf, prend de l’ampleur cette année. Quatre mois après le lancement de l’édition 2019, le bilan est déjà encourageant.

 


 

Acheter d’occasion, troquer, emprunter, ou même fabriquer soi-même… plutôt que d’acheter neuf. Depuis le 1er janvier 2019, des milliers de Français ont accepté de relever ce défi qui bouscule leurs habitudes. À l’origine de ce challenge écolo, l’association Zero Waste France, qui milite pour la réduction des déchets.

 

Pour la 2e édition du défi « Rien de neuf », l’association Zero Waste a décidé de rendre le challenge plus concret. Sur le site internet dédié au défi, l’association fait le décompte de la quantité de matières premières (eau, pétrole, métaux, produits agricoles…) économisée par les participants. « L’idée est de montrer qu’il est possible d’agir à l’échelle individuelle, et que chaque action, cumulée aux autres, donne un résultat concret », explique Marine Foulon, chargée de communication pour l’association Zero Waste France.

 

Car c’est tout l’objet du défi « Rien de neuf » : réduire la consommation de matières premières brutes (non recyclées ou ré-utilisées). Et quand on sait qu’éviter d’acheter un manteau neuf fait économiser 110 kg de matières premières, et un jean 32 kg… on atteint vite des tonnes. Selon les derniers chiffres, ce sont pas moins de 1 870 tonnes de matières premières qui ont été économisées par les quelque 18 100 participants. Et ce, grâce à plus de 5 000 achats neufs évités et plus de 10 000 achats d’occasion. Des résultats « très encourageants », pour l’association Zero Waste France.


 

Du changement dans les habitudes

 

Petit à petit, les participants modifient leurs habitudes, et ne se contentent pas seulement d’acheter d’occasion. « L’année dernière, on s’est rendus compte que 25 % des participants au défi s’étaient mis à réparer ou fabriquer eux-mêmes. Il y a eu un vrai passage à l’action, pas seulement un renoncement à l’achat neuf », analyse Marine Foulon. « Beaucoup ont aussi renoncé à certains objets ou certains achats, en se rendant compte qu’ils n’en avaient pas vraiment besoin. »

 

En plus de la réduction de leur impact écologique, les participants y trouvent aussi un intérêt économique. « Depuis janvier nous n'avons rien acheté de neuf, et nous n’avons même quasiment rien acheté. Résultat, nous avons pu nous payer une semaine de vacances en avril, et nous allons pouvoir réserver une semaine pour cet été », témoigne Crystelle, une mère de famille vivant près d’Aix-en-Provence. « Et ma fille, qui avait plutôt la dépense facile, a fait ses premières économies, elle est ravie. C’est une belle prise de conscience pour les enfants », poursuit-elle.

 

Réduire ses achats devient aussi l’occasion de développer la solidarité : partager, prêter, échanger… « Dans mon immeuble, deux personnes ont installé une boîte à livres et proposé de mutualiser des appareils électroménagers », témoigne Cléo, Lyonnaise de 26 ans.

 

Selon l’association, qui ambitionne d’atteindre 100 000 participants cette année, des obstacles subsistent encore à la poursuite du défi « Rien de neuf ». Les principales difficultés rapportées par les participants sont relatives à leur entourage, qui ne comprend pas toujours la démarche ou qui la juge trop difficile. Et les participants eux-mêmes démarrent le défi avec des idées reçues. « Beaucoup ont l’impression qu’ils vont devoir se priver, mais se rendent compte finalement que cela n’empêche pas de se faire plaisir, et que le plaisir peut aussi venir de la fierté de relever le défi, de trouver des solutions », conclut Marine Foulon.

 

Pour aider les participants, l’association Zero Waste France met à leur disposition des ressources et des astuces, sur le site internet, les réseaux sociaux et par le biais d’une newsletter bi-mensuelle. Le défi est soutenu par Greenpeace, Emmaüs France et l’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée), et par des personnalités médiatiques comme le réalisateur Cyril Dion, l’influenceur Julien Vidal, auteur du livre Ça commence par moi, ou encore le journaliste Valère Corréard.



 

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat et des assos (19-28 avril)

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat et des assos (19-28 avril)

Quelle est l’actualité du mécénat et de la philanthropie ces prochains jours ? Carenews vous présente l’actualité solidaire, les évènements, remises de prix ou encore appels à projets qui rythment le calendrier du secteur de l’intérêt général, de la philanthropie et de la RSE.

 

 

 


 

Vendredi 19 avril 2019

 

Dernier jour du salon de recrutement en ligne Hello Handicap pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

 

Fin de l’appel à projets pour la 4e édition de La Fabrique Aviva, concours national doté d’un million d’euros pour soutenir et accompagner 40 entrepreneurs dans leurs projets d’innovation sociale.

 

Samedi 20 avril 2019

 

Émission spéciale en direct sur France 2 et TV5 Monde à partir de 21h, « Notre-Dame de Paris, le grand concert », au profit de la reconstruction de la cathédrale. Stéphane Bern, entouré de journalistes et d’animateurs de France Télévisions, mobilisera le grand public et lancera un appel aux dons.

 

Dimanche 21 avril 2019

 

Fin de l’appel à projets de Rock en Seine pour accompagner des associations à médiatiser leurs initiatives d’intérêt général avant, pendant et après le festival en août.

 

Chasse aux œufs de Pâques du Secours Populaire. À Paris, elle se tient au parc André Citroën, dans le 15e arrondissement. « Permis de chasse » de 5 euros, reversés à l’association. Des animations sont prévues pour les enfants, à partir de 3 ans.

 

Lundi 22 avril 2019

 

Journée mondiale de la Terre.

 

Fin de l’appel à projets de la Fondation Feuilhade pour le Prix 2019 de la Solidarité de Proximité©.

 

Mardi 23 avril 2019

 

Journée mondiale du livre.

 

Fin de l’appel à projets de la Fondation Deloitte pour accompagner les projets étudiants à vocation humanitaire ou sociale.

 

Mercredi 24 avril 2019

 

Fin de l’appel à projets de la Fondation de France pour soutenir les projets de recherche sur la maladie de Parkinson.

 

Fin de l’appel à projets de la Fondation de France pour le programme « Vie sociale et citoyenneté des personnes handicapées ».

 

Jeudi 25 avril 2019

 

Journée mondiale contre le paludisme.

 

Fin de l’appel à projets pour la 8e édition du concours « 100 jours pour entreprendre » pour accompagner les porteurs de projets de 18 à 30 ans.

 

Vendredi 26 avril 2019

 

Fin de l’appel à candidatures pour les Deauville Green Awards, festival des productions audiovisuelles sur le développement durable.

 

[SHOPPING] Atelier Bartavelle : valoriser l’artisanat du bassin méditerranéen

[SHOPPING] Atelier Bartavelle : valoriser l’artisanat du bassin méditerranéen

Chaque vendredi, Carenews vous propose une idée shopping solidaire. Cette semaine, nous vous présentons Atelier Bartavelle, une marque de vêtements qui prône les valeurs de la slow fashion en créant des éditions limitées en collaboration avec des artisans et des créatifs. Ses fondatrices ont également monté un projet pour valoriser le savoir-faire local du bassin méditerranéen.

 

 

Une slow fashion collaborative

 

Atelier Bartavelle voit le jour en 2014, fruit de la rencontre entre Alexia Tronel, spécialisée dans le développement durable et Caroline Perdrix, diplômée de la Chambre Syndicale de Couture Parisienne. Tirant son nom de l’oiseau rare du roman La Gloire de mon père de Marcel Pagnol, la marque a pour but de créer un « nouveau luxe », plus engagé et plus durable. Basée entre Paris et Marseille, Atelier Bartavelle s’inspire de la Méditerranée et crée des vêtements féminins et parfois unisexes, disponibles en petit nombre sans égard au cycle saisonnier de la mode.

 

Les collections sont conçues et créées en circuit court, en collaboration avec des artisans locaux. Sur chaque pièce, l’étiquette indique la provenance et le nom de celui qui l’a fabriqué. Revendiquant un caractère collectif, la marque collabore également avec des artistes et d’autres enseignes comme La Redoute et Manifeste 011. Depuis son lancement, Atelier Bartavelle est soutenu par les Ateliers de Paris, et a reçu de nombreux prix, dont le « Prix Premières Collections » du Ministère de la Culture en 2018 et le « Coup de cœur » de la Fondation EY en 2017.

 

Mettre en valeur le savoir-faire méditerranéen

 

En 2018, Alexia Tronel et Caroline Perdrix ont également lancé le projet associatif Itinérance avec le soutien du ministère de la Culture, de Voyageurs du monde et de anti_fashion_project. Durant deux ans, les fondatrices voyageront dans 5 pays du bassin méditerranéen pour aller à la rencontre des artisans locaux et mettre en valeur leur savoir-faire à travers des mini-collections. L’été dernier, une collection de 13 pulls uniques ont été tricotées avec des grands-mères, ou « yayas », sur l’île grecque de Tinos, avec du coton venue d’Athènes. Le projet a permis à ces femmes de se structurer en association et reverser les bénéfices futurs de leurs tricots à l’hôpital local.

 

Le projet est actuellement en Tunisie avec des brodeuses berbères qui luttent pour garder leur artisanat traditionnel en vie. Itinérance ira ensuite au Liban, au Maroc et en Turquie, afin de célébrer le patrimoine de la région mais aussi mettre en lumière les défis socio-économiques et environnementaux qui la bouleversent présentement.

 

[Notre-Dame de Paris] Entreprises, collectivités, grandes fortunes: qui a donné?

[Notre-Dame de Paris] Entreprises, collectivités, grandes fortunes: qui a donné?

Les dons affluent depuis l’incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale de Notre-Dame, à Paris le soir du 15 avril. Grandes entreprises, mais aussi grandes fortunes, villes et régions, nombreux sont ceux qui se sont proposés pour participer à la reconstruction. Faisons le point.

 

 

 

Entreprises : près de 700 millions d’euros et du mécénat de compétences

 

Groupe Kering (famille Pinault) : 100 millions d’euros.

Groupe LVMH (famille Arnault) : 200 millions d’euros.

 

Pour contrer la polémique sur la défiscalisation des dons qui a enflé dès les premières annonces, la famille Pinault a fait savoir dans un communiqué publié ce jeudi 17 avril qu’elle renonçait à la déduction fiscale sur le don. La famille a expliqué qu’il n’était “pas question d’en faire porter la charge aux contribuables français”.

 

Aujourd’hui 18 avril, selon les informations du Figaro, la famille Arnault a également annoncé que le don de 200 millions d’euros fait avec le Groupe LVMH ne sera pas défiscalisé.

 

Groupe L’Oréal (famille Bettencourt) : 200 millions d’euros.

Groupe Total : 100 millions d’euros.

Française des Jeux : 2 millions d’euros du Loto de Pâques.

AXA : 10 millions d’euros.

Capgemini : 1 million d’euros.

Sanofi : 10 millions d’euros.

Disney : 5 millions de dollars (4,4 millions d’euros)

Groupe Crédit Agricole (Fondation) : 4 millions d’euros

Entité régionale Crédit Agricole d’Ile-de-France : 1 million d’euros.

BNP Paribas : 20 millions d’euros

Société Générale : 10 millions d’euros.

BPCE : 10 millions d’euros.

Media Ney : 100 bitcoins.

 

IBM a proposé 100 000 euros de don immédiat, 250 000 de dons collaborateurs abondés et le reste en campagne et en mise à disposition de consultants.  Le PDG d’Apple, Tim Cook, a également promis un don de la part de l’entreprise américaine, sans en préciser le montant. Tout comme les banques Crédit Mutuel et CIC.

 

Aux États-Unis, la French Heritage Society, organisation basée à New York qui se consacre à la préservation des trésors architecturaux et culturels français, a lancé une page web pour collecter des fonds.

 

France 2 organisera ce samedi 20 avril un concert spécial Notre Dame, présenté par Stéphane Bern. Le parc vendéen du Puy du Fou organisera le 7 juin une représentation exceptionnelle de son spectacle "La Cinéscénie" dont les recettes, estimées entre 300 000 et 360 000 euros, seront reversés au profit de la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

 

La Monnaie de Paris a annoncé mardi 16 avril qu'elle allait rééditer une médaille frappée en 2013 pour les 850 ans de la cathédrale Notre-Dame de Paris, dont les bénéfices seront reversés pour la reconstruction.

 

Le PSG  a mis en vente d'un maillot floqué avec Notre-Dame pour aider la reconstruction. 10 euros sera reversé à la Fondation du Patrimoine pour la restauration de la Cathédrale.

 

Gallimard, Le Livre de Poche et Pocket, qui proposent tous leur édition du livre Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, vont reverser tout ou partie des bénéfices des ventes de l’ouvrage au profit de la collecte nationale.

 

Le monde du football s’est aussi mobilisé. Nathalie Boy, présidente de la Ligue du Football Professionnel (LFP), a assuré une mobilisation financière. Le club du Paris-Saint-Germain, qui ne fera pas de don, prévoit d’organiser plusieurs événements avec ses partenaires pour permettre de récolter des fonds, et envisage la création d’un maillot collector à cette fin.

 

Des entreprises comme Vinci, Bouygues Construction, Saint-Gobain, Altrad et EDF, ont proposé, plutôt qu’un don, un mécénat de compétences pour participer à la reconstruction. La Confédération des petites et moyennes Entreprises (CPME) a indiqué se tenir prête à mobiliser son réseau national d’artisans. Le groupe Air France-KLM va mettre en place un système de collecte volontaire auprès de ses clients et Air France assurera le transport gratuit de tous les acteurs qui participeront à la reconstruction de la cathédrale.


 

Des entreprises comme Groupama ont quant à elles proposé un mécénat en nature, en particulier pour fournir les 1 300 chênes centenaires nécessaires à la reconstruction de la charpente.


 

Particuliers : hors des cagnottes, des dizaines de millions d’euros

 

Marc Ladreit de Lacharrière : 10 millions d’euros.

Henry Kravis (homme d’affaires américain, cofondateur du fonds d'investissement KKR) : 10 millions de dollars (8,85 millions d’euros).

Lily Safra (milliardaire brésilienne) et la fondation Edmond Safra : 10 millions d’euros.

Olivier et Martin Bouygues : 10 millions d’euros.


 

Les particuliers ont été incités à faire des dons sous d’autres formes. Orange a lancé une collecte de fonds par SMS, en France et à l’international et débloquera un “budget exceptionnel”.

 

L’entreprise microDON, qui met en place l’arrondi solidaire, a annoncé que les dons récoltés par ses entreprises partenaires Monoprix, Franprix et Kusmi Tea, entre le 17 avril et le 5 mai, seront reversés à la collecte de la Fondation de France pour la reconstruction de la cathédrale, via le fonds de dotation Le Réflexe Solidaire.


 

Collectivités : plus de 62 millions d’euros

 

Les collectivités se sont aussi mobilisées, et plusieurs d’entre elles voteront prochainement des aides exceptionnelles pour la reconstruction de la cathédrale.

 

Région Ile-de-France : 10 millions d’euros.

Ville de Paris : 50 millions d’euros.

Ville de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) : 10 000 euros.

Région Auvergne Rhône Alpes : 2 millions d’euros.

Ville de Romans-sur-Isère : 35 000 euros.

Ville de Cannes : 10 000 euros. Elle va également recueillir des dons internationaux au festival de Cannes et va installer des urnes à dons dans son hôtel de ville et dans les mairies annexes.

 

Plus surprenante, l’aide proposée par la ville hongroise de Szeged, pour un montant de 10 000 euros. La ville aurait été aidée par Paris il y a 140 ans après avoir été inondée, et a retourné son aide, “dans un esprit de solidarité européenne”.

 


 

[LIVRE] « L'art de la fausse générosité : La fondation Bill et Melinda Gates »

[LIVRE] « L'art de la fausse générosité : La fondation Bill et Melinda Gates »

Informer les lecteurs des enquêtes, des analyses ou comptes rendus publiés au sujet du monde de la solidarité est essentiel chez Carenews.  Aujourd’hui, nous nous intéressons à l'enquête de Lionel Astruc : « L'art de la fausse générosité : La fondation Bill et Melinda Gates », avec la postface écrite par Vandana Shiva.

 


 

Lionel Astruc a déjà mené de nombreuses enquêtes sur les filières de matières premières, les origines de nos biens de grande consommation et les initiatives pionnières pour transformer la société. L’idée de cette enquête lui vient de Vandana Shiva, une écologiste, écrivaine et militante féministe indienne et auteure de la postface de ce livre.

 

Dans ce livre, il a suivi, depuis leur source, les flux financiers qui alimentent les actions dites « caritatives » de la fondation Bill et Melinda Gates. L’auteur s’est appuyé sur de nombreux rapports dont celui « Gated Development : Is the Gates Foundation always a force for good ? » publié par l’association Global justice Now en 2016. Comment est gérée cette fondation ? À qui les dons bénéficient-ils vraiment ? Ce sont des questions auxquelles répond Lionel Astruc dans ce livre.

 

Bill Gates, une icône de la générosité ?

 

Ce livre évoque tout d’abord la naissance de Microsoft, fondée par Bill Gates et son succès économique basée selon l’auteur, sur « la conquête d’une position dominante qui a fini par être jugé illégale aux États-Unis ». Aux yeux du grand public, Lionel Astruc explique que Bille Gates est « devenu en quelques années une icône de la philanthropie ». Géant de l’informatique et symbole de l’accumulation de richesses, il représente « l’archétype de la success story entrepreneuriale ».

 

Pourtant, l’entreprise a été jugée pour activités illégales en Europe sanctionnées par une amende de 497 millions d’euros. Vandana Shiva précise également que Microsoft « a appuyé son modèle économique sur le brevetage et l’utilisation abusive du monopole ».

Dans les années 2000, alors qu’il créé sa fondation, « il se transforme soudainement en homme le plus généreux aux yeux du monde ».

 

Certains projets soutenus sont nocifs pour l'environnement, la santé et la justice sociale

 

Concernant les activités de la Fondation Bill Gates, cette enquête montre que celles-ci sont orientées sur des thématiques comme la jeunesse, les inégalités, la santé ou l’agriculture. Selon l’auteur, cette fondation est considérée comme la plus puissante au monde avec une dotation globale de 43,5 milliards de dollars et un champ d’action qui s’étend à plus de cent pays. Elle figure d’ailleurs à la 5e place des plus grands bailleurs de fonds pour l’agriculture dans les pays en développement. Sa philosophie ? La technologie est reine des solutions.

Tout d’abord, seuls les intérêts et les dividendes de la fondation sont dépensés pour financer ses actions mais le capital est investi dans des entreprises pas forcément éthiques. On apprend qu’elle investit dans l’armement, les énergies fossiles, la grande distribution, les OGM ou encore les sodas avec des entreprises telles que Monsanto, McDonald ou Total. « Des entreprises contraires aux missions affichées par la fondation  », écrit-il avant de rappeler que « bien des projets financés par la Fondation Bill et Melinda Gates s’avèrent positifs », comme le soutien aux projets en faveur de lutte efficace contre la polio.

 

Ces opérations philanthropiques ressemblent davantage à « un outil au service des multinationales les plus nocives pour l'environnement, la santé et la justice sociale et parfois également au service des intérêts économiques de Bill Gates lui-même ». Au sujet de l’agriculture, Vandana Shiva le décrit comme le « Monsanto de l’informatique » qui s’est prononcé contre le partage libre des logiciels. « La Fondation Gates, à travers le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), qui contrôle la plupart des banques de semences du monde, mène un programme intitulé ‘“One Agriculture” (...) voilà l’aspect le plus dangereux de la démarche de Bill Gates, car il s’agit d’imposer un seul modèle agricole partout sur la planète, au lieu de de divers systèmes adaptés aux différents climats, plantes cultivés, traditions culturelles », explique-t-elle.

 

La Fondation Bill et Melinda Gates incarne le charity business

 

Le charity business qui « se base également sur une vision négative de la philanthropie classique présentée comme inefficace et trop axée sur la justice sociale » est également dépeinte dans cet ouvrage. La fondation omet « la question des inégalités et la responsabilité du système économique néolibéral » et associe l’évitement fiscal dans sa stratégie.

 

Au fil de l’enquête, on apprend le rôle décisionnel de cette fondation dans diverses organisations internationales importantes sans disposer d’un réel conseil d’administration. En effet, les trois administrateurs sont Bill Gates, sa femme Melinda et Warren Buffet. L’auteur ajoute que celle-ci « échappe à un contrôle démocratique minimal ». Par ailleurs, l’argent de cette fondation « n’est pas distribué aux œuvres caritatives mais à un fonds d’investissement qui le place dans des centaines de société. Seules les dividendes sont utilisés afin que le capital soit protégé ». Cette immersion au cœur du système Bill Gates « permet de comprendre une stratégie reprise par les plus grandes fortunes  », précise Lionel Astruc.

 

L'art de la fausse générosité : La fondation Bill et Melinda Gates. Lionel Astruc. éd Actes Sud, 2019. 128 p. Prix : 13 euros.

 

 

 

Notre-Dame : où donner ? Attention aux fausses cagnottes !

Notre-Dame : où donner ? Attention aux fausses cagnottes !

Dès les premières heures qui ont suivi l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, des cagnottes en ligne se sont multipliées pour récolter des dons et soutenir sa reconstruction. Face aux initiatives dans tous les sens et aux arnaques signalées, le gouvernement a appelé à recentraliser les dons.

 

 

La mobilisation a été rapide et spontanée. Sur des plateformes de collecte comme Leetchi, Le Pot Commun ou Onparticipe, et sur des plateformes de crowdfunding spécialisées dans le patrimoine comme Commeon et Dartagnans, les cagnottes se sont multipliées pour contribuer à la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame, frappée par un gigantesque incendie le 15 avril au soir.

 

Parallèlement, quatre grandes institutions du patrimoine, la Fondation du Patrimoine, la Fondation de France, le Centre des Monuments Nationaux (CMN) et la Fondation Notre-Dame (via la Fondation Avenir pour le patrimoine à Paris), ont aussi engagé un mouvement de collecte nationale.

 

Dès le 16 avril au soir, face à l’afflux de dons des particuliers, le gouvernement a tenté de les canaliser en réorientant la collecte vers les quatre acteurs “légitimes” pour la collecte, en réunissant sur une seule page officielle les liens vers leur page de collecte.


 

Collectes frauduleuses

 

Cela n’a pas empêché les cagnottes en ligne de proliférer, avec des intentions plus ou moins louables. Si Leetchi et Le Pot Commun, qui sont respectivement détenues par le Crédit Mutuel Arkea et la BPCE, se sont assurées de la conformité et de la transparence des cagnottes mises en place sur leur plateforme, d’autres ont fleuri sur la toile avec des intentions malveillantes.

 

Dans un communiqué de presse du 17 avril, la Fondation du Patrimoine a indiqué avoir “constaté l’envoi d’e-mailing et du démarchage téléphonique avec l’utilisation de RIB frauduleux” et avoir effectué des signalements au parquet.


 

Plusieurs millions récoltés par les plateformes officielles

 

La recentralisation des dons des particuliers semble avoir porté ses fruits. Dans un communiqué publié en fin de journée le 17 avril, la Fondation du Patrimoine annonçait avoir collecté 13,1 millions d’euros auprès des particuliers, et 131,1 millions d’euros auprès de grands mécènes et d’entreprises. Au 18 avril, elle affiche 13,6 millions de dons récoltés auprès des particuliers.

 

Selon nos informations, la Fondation pour le Patrimoine a déjà récolté 21 millions d'euros, grands mécènes, entreprises et particuliers confondus. 

 

Le Centre des Monuments Nationaux a récolté 2 millions d’euros, uniquement en provenance de particuliers. La plateforme Ulule, qui n’a pas lancé de cagnotte spécifique, a invité les internautes à se réorienter vers la collecte du CMN.

 

Commeon, qui assure en partie la collecte pour le fonds Avenir pour le patrimoine à Paris, fondation sous égide de la Fondation Notre Dame, a déjà récolté plus de 170 000 euros.

 

À cette heure, Leetchi a récolté plus de 44 000 euros, Le Pot Commun, 25 600 euros, et Dartagnans, près de 85 000 euros.


La plateforme de crowdfunding spécialisée dans le soutien de projets de la communauté chrétienne Credofunding, a quant à elle collecté 15 000 euros, qui seront reversés à la Fondation Notre-Dame.

 

 

Article modifié le 18/04/2019 à 15:18

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