[ÉTÉ] 14 podcasts pour entreprendre… dès DEMAIN ! 

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[ÉTÉ] Quand la conso se joue sur appli mobile ! 

[ÉTÉ] Quand la conso se joue sur appli mobile ! 

[ÉTÉ] Le mécénat culturel vu par Bernard Hasquenoph

[ÉTÉ] Le mécénat culturel vu par Bernard Hasquenoph

[ÉTÉ] Livres de la bibliothèque de l’ESS à (re)-découvrir cet été 

[ÉTÉ] Livres de la bibliothèque de l’ESS à (re)-découvrir cet été 

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[ÉTÉ] « De quoi tu parles ? » Petit lexique pour débuter dans l'ESS ! 

[ÉTÉ] « De quoi tu parles ? » Petit lexique pour débuter dans l'ESS ! 

Vingt-deuxième article de nos cahiers de vacances et solidaires. Idée fabuleuse et révolutionnaire : check ! Étude de marché : check ! Business plan (un peu optimiste) : check. Idées de financement : en cours. Le grand jour est arrivé, vous êtes prêt·e à vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale. L’ESS vous ouvre ses portes. Pour ne pas vous sentir comme un éléphant dans un magasin de porcelaine à votre prochain networking, un petit lexique du jargon du secteur peut s’avérer utile. Voici donc quelques termes et expressions à bien retenir ! 

 

Action Canvas : outil de validation de projet réalisé par Ticket for Change. Les différentes cases permettent de vérifier l’impact, la faisabilité et l’intérêt d’un projet. 

 

Avise : agence d’ingénierie et de services visant à renforcer les structures de l’ESS et les soutenir dans leur développement. Leur site est une mine d’informations sur tous les aspects techniques (créer sa structure, se faire financer, annuaires...). 

 

Benchmark : en marketing, cette technique vise à réaliser une veille des produits de la concurrence, de les analyser pour les améliorer et en réaliser une meilleure version. 

 

BPI France : la Banque publique d’investissement accompagne les entreprises dans leur développement en les aidant à trouver les financements adaptés à leur situation. 

 

Business angel : personne qui investit, à titre individuel, dans une entreprise récemment créée. Un pari souvent risqué car la pérennité de l’entreprise et son succès ne sont pas garantis. 

 

Business plan : souvent demandé par votre banquier ou vos futurs investisseurs, le business plan consigne la mission de votre entreprise, les activités ou les produits développés, le marché visé, la concurrence existante et un plan financier évidemment ! 

 

Capital : fonds propres de l’entreprise. 

 

CEGES : conseil entreprises et groupements économie sociale. Cette association se compose de 4 collèges représentant les principales organisations nationales fédérées de l’ESS (coopératives, mutuelles santé et d’assurance …). Elle œuvre pour faire reconnaître l’ESS comme un modèle économique particulier et structurer son développement. Elle organise des débats et des groupes de travail pour envisager tous les enjeux relatifs à la croissance de l’ESS (mode de gouvernance, fiscalité, valeurs…). 

 

CEO : directeur général d’une entreprise. 

 

Closing : le moment crucial où une vente se conclut enfin. 

 

CNCRES et CRESS : Conseil national des Chambres régionales de l’économie sociale et solidaire, Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire. Ces associations représentatives regroupent les acteurs régionaux de l’ESS: coopératives, mutuelles, associations...Leur objectif est structurer l’écosystème de l’ESS pour le faire grandir. 

 

Crowdfunding : financement d’un projet par les citoyens via une plateforme comme Kisskissbankbank, Ulule ou Kickstarter. Des contreparties sont proposées aux contributeurs suivant le montant de leurs dons : tote bag, chaussures, flyers, repas… Cette solution de financement demande l’élaboration d’une vraie campagne de communication. 

 

Crowdequity : des inconnus comme actionnaires ? C’est le pari du crowdequity. Les contributeurs achètent des parts de votre entreprise. 

 

Crowdlending : les citoyens deviennent vos banquiers. Les montants sont limités à 2 000 euros par personne pour un délai de 7 ans. Chaque année, l’entreprise doit rembourser une partie de son prêt à ses contributeurs. 

 

Dettes : somme due à une personne, un établissement financier ou une autre entreprise. 

 

Écosystème : ensemble des acteurs (entrepreneurs, associations, investisseurs, organisations, agences) qui travaillent et oeuvrent dans le secteur de l’ESS. 

 

Entreprise à mission : notion développée dans la loi Pacte de mai 2019. L’objectif est d’engager les entreprises à inscrire leur raison d’être dans leur statut et à poursuivre des missions d’intérêt général ou collectif. 

 

ESS : économie sociale et solidaire.  

 

ESS France : chambre française de l’économie sociale et solidaire. Depuis 2014, elle assure la représentation de l’ESS au niveau national devant les pouvoirs publics. 

 

ESUS : entreprise solidaire d’utilité sociale. Statut créé dans la loi du 31 juillet 2014 relative à l’ESS. 

 

Finance verte : produits financiers qui visent à soutenir une économie bas carbone ou décarbonée et projets écologiques visant à protéger la planète et limiter le réchauffement climatique. 

 

French impact : initiative gouvernementale lancée en 2018, elle est devenue une association loi 1901. Elle accompagne des porteurs de projets cherchant à œuvrer pour le bien commun (associations, collectivités, entrepreneurs). Cette bannière est aussi un outil de fédération de tous les acteurs du système au niveau national comme international. 

 

Incubateur : structure publique ou privée accompagnement les projets d’entreprises et/ou leur développement en leur fournissant des services: hébergement, financement, expertise, formation, réseaux...

 

ISR : investissement socialement responsable. Cela consiste à attribuer des critères sociaux et  environnementaux aux placements financiers réalisés. Ces critères externes dépassent ainsi la recherche de la simple performance économique. 

 

Levée de fonds : système de financement alternatif à une compagnie de crédit. Cette augmentation du capital (ou via de la dette ou en obligations convertibles), souvent pour réaliser un changement d’échelle, vise à faire appel à des investisseurs. 

 

Love money : c’est l’épargne affective, c’est à dire l’argent que vos proches vous donneront pour soutenir votre projet, sans contrepartie.

 

Mesure d’impact : pour une entreprise, la rentabilité passe par son bilan financier et les bénéfices réalisés chaque année. Dans l’entrepreneuriat social, la mesure d’impact prend en compte les conséquences sociales, environnementales et sociétales de l’entreprise.

 

MOUVES : mouvement des entrepreneurs sociaux. Créé en 2010, il s’agit d’un réseau de plus de 750 adhérents qui fédère les entrepreneurs de l’ESS autour d’un projet d’entraide et de sensibilisation des citoyens. Il recense notamment des programmes pour entrepreneurs du changement et constitue un annuaire régional de qualité. 

 

Obligations convertibles : obligation attachée à un droit de conversion à une valeur préétablie. L’obligation suit le cours des actions de l’entreprise, ce qui permet à son propriétaire de bénéficier d’une sécurité financière tout en réalisant une potentielle plus value. 

 

RSE : la responsabilité sociale des entreprises comprend toutes les mesures mises en place pour respecter les principes du développement durable (économique, social et environnemental). 

 

SCOP et SCIC : société coopérative gérée de manière démocratique, où les employés sont aussi les actionnaires majoritaires (au moins 51 % des parts). 

 

Social business : concept développé par le prix nobel de la paix Muhammad Yunus. Il s’agit d’une entreprise ayant pour but de répondre à un problème sociétal précis. Elle ne doit réaliser ni perte, ni dividende et ne pas dépendre des dons. Tout l’argent acquis doit être reversé dans l’entreprise. 

 

La Tech4good : elle vise à utiliser le numérique pour fournir une réponse à un enjeu social et/ ou environnemental. 

 

Sommet TechforGood : sommet regroupant les acteurs du numérique depuis 2018. 

 

UDES : union des employeurs de l’économie sociale et solidaire. Cette organisation multiprofessionnelle rassemble 80 % des employeurs fédérés de l’ESS. Elle représente les employeurs de l’ESS auprès des pouvoirs publics, exprime leurs besoins et négocie des accords collectifs pour le secteur. 


 

[ÉTÉ] Livres de la bibliothèque de l’ESS à (re)-découvrir cet été 

[ÉTÉ] Livres de la bibliothèque de l’ESS à (re)-découvrir cet été 

Vingt-et-unième article de nos cahiers de vacances sociaux et solidaires. Parce que les vacances sont propices à la lecture, la rédaction de Carenews vous a déniché quelques livres de la bibliothèque responsable. Certains sont écrits par des personnalités du secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Que ce soit pour découvrir des initiatives inspirantes en France, se questionner sur son engagement, se lancer dans une démarche responsable, mettre en place une stratégie de mécénat, voici 8 livres à emprunter à votre médiathèque cet été.

 

 

 L'art de la fausse générosité : La fondation Bill et Melinda Gates de Lionel Astruc

 

Dans ce livre, Lionel Astruc, journaliste, a suivi, depuis leur source, les flux financiers qui alimentent les actions dites « caritatives » de la fondation Bill et Melinda Gates. L’auteur s’est appuyé sur de nombreux rapports dont le « Gated Development : Is the Gates Foundation always a force for good ? » publié par l’association Global justice Now en 2016. Comment est gérée cette fondation ? À qui les dons bénéficient-ils vraiment ? Ce sont des questions auxquelles il répond dans ce livre.

 

Ça commence par moi de Julien Vidal

 

Depuis 2016, Julien Vidal a entrepris d’adopter une habitude responsable par jour. Son projet ? Montrer que tout un chacun peut, à son échelle et faire bouger les choses. Ouvrir un compte dans une banque éthique, coller une étiquette « Stop pub » sur sa boîte aux lettres ou produire son propre dentifrice...Pendant un an, il a recensé plus de 365 initiatives sur un site dédié et a publié récemment un livre  Ça commence par moi aux éditions du Seuil. 

 

Charité bien ordonnée : Révélations sur la Croix-Rouge française de Bénédicte Poirier et Yohan Blavignat

 

Opérations immobilières et financières douteuses, licenciements abusifs, explosion de départs volontaires, sentiment de trahison et d’humiliation pour certains employés – jusqu'au suicide d’un bénévole en 2017. Un climat de terreur et d’intimidation règnerait au sein de cet organisme humanitaire avec au centre Jean-Jacques Eledjam, président actuel de la Croix-Rouge française depuis 2013 (et jusqu'en 2021). Dans cette enquête  deux journalistes, Bénédicte Poirier et Yohan Blavignat ont rencontré une vingtaine de personnes qui ont accepté de témoigner.


 

Livres écrits par des personnalités de l’ESS

 

Activez vos talents, ils peuvent changer le monde de Matthieu Dardaillon

 

Selon une étude Ipsos-BGC-CGE publiée en 2018, ils sont 72 % à considérer le sens de leur travail comme un critère essentiel dans le choix de leur futur métier. Dans ce contexte, nous vous présentons le livre  Activez vos talents, ils peuvent changer le monde ! écrit par Matthieu Dardaillon, fondateur de l'organisation Ticket for Change. Ce livre a pour but d’aider chacun à identifier ses talents uniques et clarifier ses aspirations pour trouver sa voie, créer ou trouver le métier rêvé. Dans ce guide, Matthieu Dardaillon est parti de son propre cheminement et de ses interrogations autour du sens et du travail pour permettre à chacun de révéler ses talents. 

 

20 initiatives qui font bouger la France écrit par Jean-Louis Étienne et l’ONG Reporters d’Espoirs 

 

Qu’il s’agisse d’initiatives citoyennes, technologiques, industrielles, culturelles ou éducatives, ce livre dresse « des portraits de citoyens qui bâtissent l’avenir ». L’écrivain et explorateur Jean-Louis Étienne ainsi que Gilles Vanderpooten, directeur de l’ONG Reporters d’Espoirs ont parcouru la France et montrent que « notre pays regorge de talents ». D’Acta Vista à Marseille au collectif des personnes sans-abri à Lille, des actions solidaires se mettent en place afin de permettre l’insertion de ces personnes. Pour œuvrer à la transition écologique, les laboratoires de M2i Life Sciences dans les Pyrénées Atlantiques ou ceux de Rapsodee à Albi recherchent des traitements respectueux de l’environnement y compris des agriculteurs et de l’alimentation. Tant d’autres initiatives inspirantes qui donnent confiance en l’avenir sont répertoriées dans ce livre 20 initiatives qui font bouger la France.

 

L'Engagement social pour les nuls de Francis Charhon

 

En septembre 2018, les éditions First publiaient L'Engagement social pour les nuls  de Francis Charhon, ancien directeur général de Médecins sans Frontières et de la Fondation de France. Qu'est-ce que l'engagement utile ? Les premiers chapitres du livre abordent les motivations et les attentes que peuvent revêtir le désir d'engagement, avant de dresser une liste de questions fondamentales à se poser pour s'impliquer de façon utile. De l'engagement personnel tel que le bénévolat, à l'engagement collectif, les différentes structures de l'engagement telles que les associations, les fondations ou les fonds de dotation sont également énumérées.

 

Le mécénat à l’usage des associations de Lionel Bonneval et de Charlotte Bossuet

 

Lionel Bonneval, directeur de la Fondation pour la Sauvegarde de l’Art Français, reconnue d’utilité publique, et fondateur de l’agence Mécénat Conseil, et Charlotte Bossuet, avocate au barreau de Paris spécialisée dans l’accompagnement stratégique de mécénat, ont mis en commun leurs compétences pour rédiger un guide résolument pratique destiné aux associations souhaitant mettre en place et réussir leur stratégie de mécénat. Comment mettre en place et pérenniser une stratégie efficace de mécénat ? C’est la question à laquelle souhaite répondre, de manière très concrète et pratique ce guide intitulé Le mécénat à l’usage des associations.




 

[ÉTÉ] Le mécénat culturel vu par Bernard Hasquenoph

[ÉTÉ] Le mécénat culturel vu par Bernard Hasquenoph

Vingtième article de nos cahiers de vacances sociaux et solidaires. Pour la culture, le mécénat culturel est un levier de financement essentiel. Bernard Hasquenoph lui consacre ses chroniques tout au long de l’année sur Carenews. Philanthropie, marketing, image de marque, crowdfunding, fundraising : il décrypte tous les enjeux qui se cachent derrière le financement des musées et des institutions culturelles françaises. Retour sur une année en sa compagnie. 

 

Comment le musée de Cluny a rendu ses 200 000 euros à Lafarge 

 

Bernard Hasquenoph éclaire un épisode méconnu du musée de Cluny : le groupe Lafarge, mécène du musée de Cluny, s'est vu rembourser les sommes qu'il avait versées en tant que mécène. « À la réouverture partielle du musée de Cluny en juillet 2018, le nom de l’entreprise avait disparu sans que personne ne le remarque. Pourtant, en janvier 2017, quand la ministre de la Culture Audrey Azoulay vint poser la première pierre du futur hall d’accueil du musée national du Moyen Âge, la société Lafarge était bien mentionnée comme mécène de la fine passerelle de béton devant surplomber les vestiges gallo-romains jouxtant l’hôtel de Cluny. » Mais en mars 2018, lors de la visite de presse du chantier, son nom n’apparaissait plus. « Devenu LafargeHolcim depuis la fusion de la société française avec son homologue suisse, le groupe mondial était dans la tourmente depuis les révélations du Monde, en juin 2016, d’un financement par sa filiale syrienne de groupes armés dont l'État islamique (Daech), afin de poursuivre ses activités dans cette zone de guerre entre 2013 et 2014. » Au vu des sources, « c’est en s’appuyant sur la charte du mécénat culturel du ministère énoncé suite à l’affaire Ahae (que l’on aurait pensé de pure communication) que la convention avec Lafarge fut tout bonnement annulée. Les 200 000 euros de mécénat versés en 2015 par l’entreprise au musée de Cluny furent remboursés en 2018, reconnaît-on explicitement à la DGP qui ne souhaite pas en dire plus. » Pourtant, le musée de Cluny se retrouve, de fait, lié à l’un des mis en examen de l’affaire Lafarge.

 

Michelin roule pour le musée Guimet 

 

À Paris, le musée national des arts asiatiques - Guimet est accompagné par des mécènes parmi lesquels Total, longtemps Areva, des partenaires asiatiques comme la banque Nomura ou la fondation Sasakawa pour ses grandes expositions ou ses activités sociales. Celui-ci souhaitait depuis longtemps promouvoir le plafond pyramidal décoré de près de 300 assiettes en porcelaine chinoise des 16e et 17e siècles installé au Palais dos Santos dont il avait supervisé la restauration en 1980. Mais il est difficile de trouver un financement pour un projet aussi pointu. « En effet, en 2014, le célèbre fabricant de pneus annonçait son intention de doubler son activité en Chine, premier marché automobile mondial, où il possède plusieurs usines géantes. Aussi, quand la Fondation d’entreprise Michelin a approché le musée Guimet en janvier 2017, le choix s’imposait de lui-même. D’autant que cette « salle des porcelaines » lisboète constitue un « témoignage inestimable des premiers échanges commerciaux et culturels entre la Chine et l’Europe ».

 

L’argent inonde Notre-Dame 

 

L’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril dernier a suscité un afflux de dons versés pour sa reconstruction mais aussi des polémiques et des questionnements. « Le 15 avril au soir, Pinault père et fils ont annoncé dans la nuit le déblocage de 100 millions d’euros pour sa reconstruction, via la société d’investissement familiale Artémis. François-Henri s’en  expliquait le lendemain dans la presse : “Cʼest une tragédie qui nous a tous bouleversés. Moi et ma famille, cela nous a pris aux tripes (...) Nous avons décidé, avec mon père, de réagir immédiatement et à notre échelle”. Au matin, la famille Arnault et le groupe LVMH, “solidaires de cette tragédie nationale”, doublaient la mise, annonçant un don global de 200 millions d’euros, ainsi que la mise à disposition de leur personnel pour la reconstruction et la collecte de fonds.(...)  Depuis, suivant l’exemple des plus grandes fortunes de France, on ne compte plus les entreprises et banques, leurs dirigeants et fondations, souhaitant s’associer à l’élan national, de toutes les manières, en nature, compétences et numéraire. » Ce record de dons a créé un second effet de sidération « chez les défenseurs du patrimoine de la petite association locale qui se démène pour réunir quelques milliers d’euros à Stéphane Bern déstabilisé par la situation ». Les particuliers se sont aussi fortement mobilisés. Pour réguler cet afflux de dons, « le Gouvernement a annoncé le lancement d’une souscription nationale et internationale, labellisant quatre établissements et fondations d’utilité publique accessibles via le portail www.rebatirnotredame.gouv.fr : la Fondation de France, la Fondation du patrimoine, le Centre des monuments nationaux (établissement rattaché au ministère de la Culture qui exploitait commercialement les tours de Notre-Dame, sans participer à son entretien), et enfin la Fondation Notre Dame, liée à l’Église et présidée par l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit ».

 

Le mécénat mute avec La Poste

 

Anne-Laure Bourn, directrice générale adjointe du groupe en charge du réseau, explique la nouvelle démarche du Groupe La Poste : « Nous cherchons à surprendre nos clients, à imaginer des formats qui s’inscrivent dans la modernité, qui soient aussi en rupture avec notre image, une image d’une entreprise établie depuis des siècles ». Jusque là, le mécénat culturel de La Poste surfait naturellement sur la promotion de l’écriture, sa fondation d’entreprise soutenant prix littéraires - dont le sien, “Envoyé par La Poste”, créé en 2015 pour distinguer un ouvrage adressé à un éditeur par voie postale -, publications d’ouvrages valorisant l’art épistolaire et lutte contre l’illettrisme. (...) Le groupe soutient en outre financièrement conférences et lectures, et a publié un livret via son Comité pour l’histoire de La Poste. Dans quinze ans la lettre papier n’existera quasi plus, au dire de son PDG Philippe Wahl. Une évolution irréversible à l’heure d’Internet, qui oblige le groupe à se concentrer sur le marché du colis et à développer de nouveaux services et de nouvelles formes de mécénat.   

 

Église & Mécénat : L’appel du don (première partie)

 

L'Église dispose d'un patrimoine architectural important dont la conservation est menacée. Dans ce contexte de réduction des dons, le mécénat peut-il subvenir à l'entretien des églises et chapelles ? S’il est une institution qui a la culture du don, c’est bien l’Église catholique qui, à l’instar d’autres religions, peut compter sur ses fidèles, même se raréfiant. Chaque année en France, quêtes, offrandes et legs lui rapportent près de 630 millions d’euros dont environ 40 % déductible fiscalement, ce qui en fait l’organisation la plus mobilisatrice en don d’après la Fondation de France. (...) À l’époque contemporaine, la République a pris le relai. Depuis la loi de 1905 relative à la séparation des Églises et de l'État, l’entretien des 40 307 églises et chapelles construites avant cette date incombe aux communes qui en sont propriétaires comme des œuvres qu’elles abritaient, ainsi que 87 cathédrales pour l’État. L’Église en a l’affectation perpétuelle, exclusive et gratuite. (...) Baisse des dotations aux communes, budget de l’État en berne, édifices fermés faute de pratiquants et de prêtres, désertification rurale… de fortes inquiétudes pèsent aujourd’hui sur la conservation des églises, jusqu’à craindre pour leur survie. Aux voix alarmistes, la Conférence des évêques de France rappelle que « seulement » 255 églises désaffectées ont été vendues depuis 1905, pour quelques dizaines détruites. 


 

Église & Mécénat : Paris dit amen au mécénat (seconde partie)

 

« En France, les entreprises sont très prudentes en ce qui concerne la religion. Elles ne souhaitent pas être accusées de privilégier tel ou tel culte, même en ce qui concerne la restauration du patrimoine », indique Philippe de Cuverville, homme d’affaires reconverti économe du diocèse de Paris. La laïcité à la française, un frein au mécénat ? On l’avait déjà vu avec le musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme. (...) Ce serait même vrai pour des monuments aussi emblématiques que les cathédrales dont l’entretien revient à l’État. Si plusieurs bénéficient de soutiens privés grâce à des sociétés d’Amis, de banques parfois avec une prédilection pour les vitraux, ce n’est jamais pour le gros œuvre.(...) C’est le diocèse de Paris qui a initié le mouvement, structurant la recherche d’argent complémentaire face à une municipalité incapable d’entretenir correctement les 85 églises sur 96 lieux de culte à sa charge, avec 130 orgues et 40 000 œuvres d’art. Non pas qu’aucun chantier ne soit mené, mais « malgré d’importants efforts, les moyens financiers apportés par la Ville de Paris demeurent très insuffisants », note avec diplomatie la Fondation Avenir du Patrimoine à Paris (FAPP) créée en 2014 pour fédérer les énergies et collecter des fonds privés.(...) À l'invective et aux jérémiades, l’Église préfère le pragmatisme, acceptant sans état d'âme le recours aux bâches publicitaires et travaillant de concert avec la Ville qui s'est également doté d'un fonds dédié à la recherche de mécénat.(...) Fin 2017, la FAPP a passé un cap, embauchant Gabrielle de la Boulaye, diplômée du Certificat français du fundraising de l’ESSEC. Mission de cette ex-administratrice d’orchestres : coordonner la recherche de mécénat pour une douzaine d’églises, en accompagnement du programme de la Ville de Paris. 




 

[ÉTÉ] Quand la conso se joue sur appli mobile ! 

[ÉTÉ] Quand la conso se joue sur appli mobile ! 

Dix-neuvième article des cahiers de vacances sociaux et solidaires Carenews. Longtemps critiqués pour leur retard à faire entrer le digital dans leur activité, les entrepreneurs sociaux ont apparemment trouvé leur voie numérique grâce aux applications mobiles. À côté de celles déployées par toutes les grandes enseignes de la consommation, les entrepreneurs de l’ESS ripostent. Et si votre smartphone devenait un allié dans votre quotidien ? Voici 16 applis mobiles à dégainer pour mieux consommer et à s'engager pour les autres et notre planète ! 

 

 

Yuka est l’appli sur smartphone qui a jeté un véritable pavé dans la marre de la consommation en simplifiant l’accès à l’information. En scannant le code barre d’un produit, le consommateur obtient une note globale et un détail simplifié de la composition du produit (calories, fibres, graisses saturées, additifds, sel...). Plus besoin de passer une heure à tenter de comprendre des listes d’ingrédients aussi longues qu’énigmatiques. 

 

Scan’up : équivalent de Yuka, Scan’up propose aux consommateurs de co-créer des produits avec les marques. Bouteille en verre, sans sucre ajouté, fruits récoltés en France… Chacun peut indiquer ses préférences. Un cahier de doléance pour les utilisateurs, une solution pour répondre aux véritables attentes des clients pour les entreprises. 

 

Etiquettable : depuis 2017, l’appli collaborative Etiquettable vous aide à mieux manger. Idées de recettes bas carbone, préférence des poissons à mettre dans votre assiette, fruits et légumes de saison… De quoi se régaler sans culpabiliser. Elle constitue aussi le 1er éco-calculateur de plats pour les professionnels ; une manière « d’éclairer » le contenu de nos assiettes et de réduire notre empreinte carbone. 

 

Planet Ocean : en faisant ses courses ou au restaurant, il n’est pas toujours aisé de faire le bon choix dans sa consommation de produits de la mer ! Aujourd’hui 90% des stocks de poissons sont pleinement exploités ou surexploités alors que pour plus d’un milliard de personnes dans le monde, le poisson constitue leur unique source de protéines.

Pour donner au consommateur le pouvoir d’agir, la Fondation GoodPlanet et Ethic ont créé l’application gratuite : Planet Ocean. En utilisant les données du Guide des espèces d’Ethic Ocean, elle permet à chacun de faire le bon choix dans sa consommation de produits de la mer en évitant les espèces menacées et en privilégiant les espèces gérées durablement.


 

To Good To Go :  tout le principe de Too Good To Go repose sur le panier surprise, composé des invendus du jour des commerçants. Il suffit de choisir le commerçant le plus proche sur l’application. C’est lui qui prépare la commande et qui sélectionne vos produits vendus à prix cassés. Attention, on ne sait jamais ce que l’on va recevoir ! Mais on est certain de lutter contre le gaspillage.
 

Wearephenix : la startup Phenix a fait du gaspillage alimentaire son crédo en récupérant les invendus du commerce alimentaire (grandes, moyennes et petites entreprises) pour les redistribuer à des associations. Avec son application, elle reprend le concept de Toogoodtogo en proposant aux utilisateurs de récupérer un panier de fruits et légumes ou un plat traiteur à prix très doux. Une solution qui séduit les papilles et le porte monnaie !

 

WAG (We Act for Good) : développée par WWF, cette appli cartonne depuis sa sortie. Grâce à elle, chacun bénéficie de conseils et d’actions à mettre en œuvre pour être plus écolo. Transport, consommation énergétique, alimentation et même recettes DIY… La solution pour faire le plein d’astuces et reprendre le contrôle sur son quotidien ! 

 

Walkunited : dernière née de notre classement, Walkunited est une pépite rouennaise qui finance les associations grâce à vos pas. Des entreprises acceptent de verser 25 centimes à l’association de votre choix (proposée dans la liste des partenaires) dès que vous réalisez 2500 pas. Santé et dons aux associations en une appli ! 

 

Entourage : l’association aide les personnes en situation de précarité à (re)tisser du lien en organisant des soirées à thèmes. Des ateliers de sensibilisation sont également proposés aux citoyens. Avec son application, Entourage cherche à fédérer les bonnes idées de sa communauté. Les bénévoles pourront ainsi trouver et rejoindre des initiatives menées pour aider les personnes en urgence sociale et même créer leurs propres démarches et chercher des soutiens. L’appli permet également de consulter le guide de la solidarité en quelques clics si vous rencontrez une personne en difficulté. Un outil collaboratif et créateur de lien social ! 

 

SAMUsocial de Paris : lancée en décembre dernier, l’application du Samu social de Paris permet de signaler une personne ou une famille en urgence sociale. Il suffit de renseigner quelques informations sur le lieu et la situation ainsi que vos coordonnées. Une maraude est alors envoyée sur place. 
 

Quelcosmetics : magazine au service du consommateur, UFC Que choisir a fait de la transparence son cheval de bataille. Des aliments à l’électroménager en passant par le digital, l’association oeuvre pour informer au mieux les utilisateurs. Surfant sur la vague du digital, elle propose avec Quelcosmetics de décrypter les étiquettes des produits qui squattent notre salle de bain grâce à un double système de pictogramme : un premier indique qui peut utiliser le produit (enfant, femme enceinte…), le second quel est son degré de risque. 

 

Clothparency : permet de ne plus acheter de vêtements les yeux fermés ! Derrière cette application, se trouvent Marguerite Dorangeon et Rym Trabelsi, deux jeunes femmes qui se sont rencontrées en 2016 à l’école d’ingénieurs AgroParisTech. Toutes deux sensibles aux questions environnementales, elles ont voulu créer un système permettant aux consommateurs d’acheter des vêtements en toute connaissance de cause. Actuellement en phase de test pour un lancement en septembre 2019, elle invite l’utilisateur à scanner ou prendre en photo l’étiquette d’un vêtement ou à renseigner manuellement les données pour obtenir des informations sur celui-ci.



 

Buycott : acheter des produits éthiques et écoresponsables en soutenant les causes que l’on préfère et en évitant toutes celles auxquelles on n'adhère pas, c’est possible avec l’application Buycott. Van Prado, son fondateur l’a créée dans un but : permettre aux consommateurs de faire leurs courses en fonction de leur éthique. Comment ? En boycottant des produits ou des campagnes issus de sociétés agroalimentaires ayant des pratiques peu élogieuses. Pour consommer en toute transparence, il suffit de se créer un compte utilisateur sur l’application via une adresse email ou un compte Facebook. En scannant via un smartphone, le code-barres du produit qu’il souhaite acheter, il obtient des informations sur les campagnes menées par l’entreprise, sur ses valeurs et ses engagements. 

 

BuyOrNot : c’est le concept de I-buycott transposé dans une application mobile. I-buycott est une association qui permet aux citoyens de lancer, sur une plateforme dédiée, des campagnes de boycott  « bienveillant » ou même de « buycott ». La communauté des lanceurs d’alerte a désormais un outil mobile : l’application BuyOrNot, lancée officiellement le 22 septembre 2018 par I-buycott. Celle-ci permet aux utilisateurs de lancer des campagnes ou de consulter les campagnes en cours sur un produit ou une marque, avec de nouvelles fonctionnalités. 

 

Rox : le service VTC éthique et solidaire : lancée pendant l’été 2018, Rox est une toute jeune start-up qui propose un système alternatif aux géants de la commande de courses VTC. Pour chaque course commandée, une partie du prix est reversée au bénéfice d’une cause choisie par le client, et le chauffeur est rémunéré à hauteur de 92 % du prix de la course. Un bon moyen de conjuguer service, éthique et générosité, dans un système où tout le monde y trouve son compte. 

 

ODD en action : c’est l’application idéale si vous ne connaissez pas les Objectifs de Développement Durable (ODD)  instaurés par l'ONU ! Fruit d’une collaboration étonnante entre la Global System for Mobile Communications Association (GSMA) et le Projet Everyone, ODD en Action permet de découvrir toutes les actions menées près de chez soi dans le but de réaliser ces ODD, d'y participer et de les partager avec sa communauté. Et pour les plus volontaires, l'application inclut également la création de nouvelles actions par l'utilisateur qui pourra inviter son entourage à y participer. Profitez de l’été pour devenir incollable sur les 17 ODD recensés et approuvés par 193 pays en 2015.

 

[ÉTÉ] 14 podcasts pour entreprendre… dès DEMAIN ! 

[ÉTÉ] 14 podcasts pour entreprendre… dès DEMAIN ! 

Dix-huitième article de nos cahiers de vacances sociaux et solidaires. Quand on veut faire émerger un concept ou un nouveau système, il faut toujours des figures de proue, des visages qui incarnent ce changement, ce renouveau, cet engagement. L’écosystème de l’entrepreneuriat social ne fait pas exception. Si le concept d’ESS (économie sociale et solidaire) est loin d’être nouveau, de nouvelles voix semblent émerger depuis quelques années. Des voix qui inspirent, résonnent et poussent même, parfois, à se lancer dans l’aventure. Entre témoignages et conseils techniques, les podcasts suivants vous apporteront de l’énergie pour faire face à vos nouveaux défis. 

 

Changer la norme

Comment ne pas commencer par le podcast de la maison ? Et si demain, l’ESS n’était pas un écosystème alternatif mais bel et bien la norme ? Cette idée, de nombreux entrepreneurs la partagent et s’engagent jour après jour pour la faire vivre. Pendant 20 à 30 minutes, Flavie Deprez interroge avec franchise ces « changemakers ». Un podcast garanti sans langue de bois ! (épisode de 20 à 30 min)
 

L’envol

Créé par Europe 1, en partenariat avec Ticket for change et Ground control, L’envol est le podcast de tous les gens « en quête de sens » ou en « reconversion ». À chaque épisode, un homme ou une femme raconte son « switch », les raisons pour lesquelles il a changé de vie, les chemins qu’il a pris et où cette route l’a mené. Attention : risque de démission possible ! (épisode de 15 min) 

 

Impact positif

Vous en avez marre de la morosité ? Écouter les infos vous déprime ? Impact positif est le podcast qu’il vous faut. « Un problème sans solution est un problème mal posé », disait Albert Einstein. Cette citation résonne dans toutes les interviews réalisées par Sylvia Amicone. 23 épisodes à écouter et réécouter en cas de blues. (épisode de 45 min à 1h15)

 

La compagnie générale des autres

Rudy Pignot-Malapert donne la parole aux hommes et aux femmes qui innovent chaque jour pour une société plus juste, inclusive et solidaire. Chacun raconte son parcours, les raisons et les motivations qui l’a amené à s’engager et se battre pour ses convictions mais aussi toute la richesse qu’il en retire. (épisode de 20 à 60 min)

 

Inspire

Romain Limmois reçoit des entrepreneurs engagés qui ont réussi à concilier rentabilité et impact dans leur business. (épisode d’1h minimum) 

 

Generation DIY

Chaque dimanche, l’agence digital CosaVostra laisse parler un invité sur ses routines, ses motivations, ses envies. L’occasion de découvrir les entrepreneurs de l’autre côté du miroir. (épisode d’1h30 à 2h) 

 

Nouvelle école

La force de ce podcast est son ouverture d’esprit. Des personnalités de tous univers raconte leur parcours aussi atypique qu’exaltant ! À écouter sans modération pour se donner de l’énergie et foncer monter sa boîte ! Les enregistrements se sont arrêtés, mais les anciens épisodes sont toujours disponibles. (épisode d’1h) 

 

Révolution digitale

Des histoires d’entrepreneurs, toutes singulières, toutes différentes et pleines d’anecdotes qui parleront aux porteurs de projets. Un mélange d’inspiration et de connaissance qui donne envie de se lancer et de réussir ! (épisode de 3à à 50 min) 

 

Le Gratin 

À chaque épisode, Pauline Laigneau, également fondatrice de Gemmyo, décortique le succès de ses invités. À son micro, des entrepreneurs, des artistes, des médecins… et de temps en temps des réponses pratiques aux questions des auditeurs sur la gestion du stress, l’organisation de son temps ou encore des conseils en recrutement. (épisode de 15min à 1h) 

 

Les talks du Wagon

Chaque semaine, un entrepreneur dévoile les coulisses de son histoire sans filtre et sans tabou : échecs, réussites, idées de génies ou bad buzz…De quoi se décomplexer ! (épisode de 25 à 50 min) 

 

Commencer

Du nom de leur entreprise de vêtements, Commencer est un peu le journal de bord d’Amélie et Caroline. Elles y livrent leur expérience, leurs doutes et leurs questionnements tout en prodiguant des conseils. (épisode de 20 min) 

 

Vécus

Comment, comment, comment ? Avec son podcast, Ticket for change vous livre les réponses à toutes les questions que vous pouvez vous poser. Intrapreneurs, entrepreneurs, en reconversion ou en quête de sens, ce podcast vous apportera quelques clés pour garder de l’énergie en toute circonstance. (épisode de 15min) 

 

Act for impact

Réalisé par BNP Paribas, ce podcast accompagne les entrepreneurs dans leur aventure. Comment recruter, réaliser une levée de fonds, aligner sa vision et ses valeurs… Des épisodes très concrets pour savoir comment garder le cap tout en faisant grandir son projet. (épisode de 15 à 45 min)

 

La Causerie

Edouard Hermet parle d’un « podcast qui vous emmène à la rencontre des acteurs du changement ». À son micro, des passionnés de tous horizons : Samuel Grzybowski (Coexister), Fabrice Poussière (les Hacktivateurs), Clotilde Guibert (WakeUp café)...qui nous emmènent dans leur quotidien et nous dévoilent ce qui les anime, ce qui les révolte, ce qui les fait avancer ! (épisode d’1h) 

 

[ÉTÉ] Associations : les outils pour vous aider au quotidien !

[ÉTÉ] Associations : les outils pour vous aider au quotidien !

Dix-septième article de nos cahiers de vacances sociaux et solidaires. Gérer une association au quotidien, quel que soit son type, est un véritable challenge qui se rapproche de celle d’une entreprise. Malgré les baisses de dotation, le nombre d’associations croît chaque année. Pour se démarquer, se faire connaître et attirer de nouveaux adhérents, les associations doivent être présentes sur les réseaux sociaux. Entre les campagnes d’e-mailing, les posts sur Facebook et Instagram ou encore la vente de billets, la facture peut vite exploser. Pour débuter à moindre frais, voici quelques solutions de gestions et de créations gratuites.

Les ressources administratives 

 

Associations.gouv.fr

 

Le Gouvernement a réalisé un site dédié aux associations qui explique les démarches à suivre, pas à pas, pour créer son association et propose des modèles de documents à télécharger (règlement, statut, procès-verbal). Des kits sur diverses thématiques (employer des membres, gestion comptable, bénévolat) sont également disponibles gratuitement. Si certains articles datent de 2017, beaucoup ont été mis à jour en 2019. 

 

Les guides pratiques : https://www.associations.gouv.fr/guide-pratique-vie-associative.html


 

Portail associatif du service public 

 

Le site indique toutes les étapes à suivre pour créer son association ou sa fondation (liste des documents légaux, organismes à contacter..). Des questions relatives à la fiscalité, à l’administration et à la responsabilité sont traitées dans la rubrique d’actualités. 

 

 

Comment s’organiser seul et en équipe  

 

Les outils d’organisation possèdent souvent une double fonctionnalité de gestion et de suivi des tâches. Pour se faire, ils proposent souvent un mode « en équipe » qui permet de partager des informations. 

 

Pour ne rien oublier 

 

Pocket : permet de stocker des articles, des vidéos, des adresses url dans un seul et même lieu. L’extension s’installe directement sur son moteur de recherches. L’idéal est de se fixer un moment dans la journée pour effectuer sa veille.

 

Todoist : pour les fans de listes en tout genre. 

 

Wunderlist propose la même fonctionnalité que son prédécesseur avec la possibilité de le synchroniser sur son téléphone (racheté par Microsoft.)

 

Pour organiser ses pensées et partager le travail 

 

Trello, Freedcamp ou Wimi  fonctionnent sous forme de kanban, c’est à dire de tableaux différenciés pour chaque tâche. Très utilisée dans la gestion de projets, cette méthode  permet de partager des données, visualiser les personnes rattachées à chaque tâche ainsi que l’avancée du projet. 

 

Slack est une plateforme où les membres d’un groupe peuvent discuter ensemble, en direct ou par message.  

 

Google drive permet à plusieurs personnes de travailler simultanément sur un même document. Chacun peut partager, stocker, modifier et commenter les documents. 

 

Exprimer sa créativité et trouver son identité graphique 

 

L’art de la communication ne se limite pas aux qualités relationnelles mais aussi visuelles. Un logo, une musique, un slogan sont autant d’éléments qui permettront à vos adhérents de vous reconnaître. Grâce à certains logiciels, et avec un peu de créativité, vous pourrez facilement créer vos propres illustrations et infographies.  

 

Canva et Crello vous transforment en infographiste en quelques minutes grâce à leurs modèles modifiables. Des images et des icônes gratuites (et payantes) sont directement proposées mais les utilisateurs peuvent également importer les leurs. Une solution parfaite pour réaliser des bannières et des visuels à destination des réseaux sociaux. Canva propose d'offrir les abonnements à ses services aux associations et ONG.

 

Pixteller permet de créer des visuels, animés ou non, pour les réseaux sociaux. 

 

Frebbble propose des templates pour les newsletters et la communication. 

 

Picular : surnommé le Google des couleurs, cet outil est une aide précieuse pour créer son identité visuelle et choisir les bonnes tonalités.  

 

Les banques d’images gratuites

 

Pour illustrer vos propos et capter le regard, trouver de bons visuels est primordial. Certaines banques d’images en proposent gratuitement. Soyez vigilants et vérifiez toujours les conditions d’utilisation (libre de droit, utilisation commerciale ou non et surtout citation des auteurs). 

 

Freepik et Flaticon sont les banques de pictogrammes les plus connues. Elles possèdent un excellent catalogue et sont faciles à utiliser. Find icons et Icon finder sont deux autres solutions pour trouver des icônes. 

 

Google Image, Flickr, Pixabay, Adobe Stock, Pexels, Unsplash proposent des photographies gratuites réalisées par des professionnels et des amateurs. Certains sites possèdent des spécialités comme le bureau, le business, les nouvelles technologies, les voyages, la nature. N’hésitez pas à prendre une ou deux heures pour explorer ces outils et trouver celui qui s’adaptera le plus à vos besoins. 

Pour Google et Flickr, il convient de choisir dans les filtres l’option « utilisation de libre de droit ». 

 

Stockvault et Allthefreestock interrogent plusieurs banques d’images gratuites lorsque vous faites une requête sur leurs sites. 

 

À l’assaut des réseaux sociaux 

 

Créer une page Facebook, un compte Twitter et publier une photo tous les mois sur Instagram ne suffiront pas à vous mettre en avant. Pour développer une véritable communauté et transmettre les bonnes informations à vos adhérents, votre présence sur les réseaux sociaux doit être cohérente, organisée et surtout régulière. La création d’un calendrier de publication peut être une bonne solution. 

 

Hootsuite et Buffer sont sûrement les plus connus dans la programmation d’articles sur les réseaux sociaux.  

 

Latermedia, Coschedule ou Postify proposent les mêmes fonctionnalités. Généralement, les offres gratuites limitent le nombre de compte, de réseaux sociaux ou d’articles que vous pouvez programmer. La plupart des solutions de ce type sont en anglais. 

 

Mailchimp, Sendinblue et Mailjet sont trois des solutions pour newsletter les plus utilisées. Simples et intuitives, elles proposent des templates particuliers et permettent de gérer vos statistiques (taux d’ouverture, abonnés).

 

 Gestion administrative de l’association 

 

Les associations doivent répondre, comme les entreprises, à des obligations administratives et comptables. Qu’il s’agisse de gérer la liste de vos adhérents, de proposer un service de billetterie ou encore d’établir votre comptabilité, des logiciels existent pour vous simplifier la vie. 

 

AssoConnect est une solution logicielle prenant la forme d’un tableau de bord regroupant les outils nécessaires à la gestion d’une association : comptabilité, newsletter, billetterie... Le prestataire propose également la création de site internet. 

 

Mon asso facile propose 50 fonctionnalités pour faciliter la gestion administrative de votre association. Il est le fruit d’un partenariat entre MAIF et AssoConnect. Les associations doivent donc respecter les conditions d’adhésion à la MAIF (sans but lucratif, dédiées à des activités éducatives, culturelles, sociales ou humanitaires…).

 

HelloAsso propose gratuitement aux associations, quelle que soit leur taille, de gérer les paiements sur sa plateforme numérique, qu’ils soient ponctuels ou récurrents (dons, adhésions, billetterie…). 

 

Eudonet est une solution permettant la gestion de relation clients (CRM). Il répond aux besoins des associations en offrant un outil complet pour gérer en un seul endroit les projets, les bénévoles, les donateurs.

 

De nombreuses plateformes de crowdfunding répondent aux besoins de financement des associations. Citons parmi elles Ulule ou Commeon. Certaines sont thématiques comme Les Petites Pierres (lutte contre le mal-logement) ou Bouge Ton CoQ (développement des territoires ruraux). 

 

Le Crédit Mutuel et la Caisse d’Epargne proposent également des offres particulières pour les associations comme l’ouverture de compte, l’adhésion à des assurances particulières et des solutions de comptabilité. 

 

Avec tous ces outils, vous pourrez débuter et développer la notoriété de votre association en toute liberté ! 

 

Article mis à jour le 9 août 2019.

[ÉTÉ] 10 publications à (re)lire en philanthropie, mécénat ou ESS

[ÉTÉ] 10 publications à (re)lire en philanthropie, mécénat ou ESS

Seizième article de nos cahiers de vacances sociaux et solidaires. Le rythme estival est un moment idéal pour (re)plonger dans ses lectures professionnelles. La rédaction a préparé une liste non exhaustive d’ouvrages parus cette année. Qu’ils abordent le mécénat de compétences, la philanthropie ou encore la gestion associative, ils sont une mine d’informations pour celles et ceux qui souhaitent développer leurs connaissances.

 

 


 

Le mécénat à l’usage des associations de Lionel Bonneval et Charlotte Bossuet

 

Ce guide, qui se veut résolument pratique, a été rédigé à quatre mains par Lionel Bonneval, directeur général d’une fondation reconnue d’utilité publique, et par l’avocate Charlotte Bossuet, spécialisée dans l’accompagnement de ses clients dans leur stratégie de mécénat. Il a vocation à accompagner, très concrètement, les associations qui souhaitent mettre en place ou développer leur stratégie de mécénat.


 

Le pro bono (pour tous) en pratique de Pro Bono Lab

 

L’association Pro Bono Lab, spécialiste du mécénat de compétences (ou pro bono) a publié un guide s’adressant tant aux associations et aux entreprises qu’aux salariés, qu’ils soient déjà bénévoles ou non. L’objectif : lever les freins à la pratique du pro bono, et permettre aux acteurs de s’emparer des fondamentaux stratégiques et opérationnels du dispositif.

 

La philanthropie, un projet de vie de France Générosités

 

Dans son nouveau guide La philanthropie, un projet de vie, le syndicat associatif France Générosités s’empare des questions que se posent celles et ceux qui souhaitent s’engager dans la philanthropie dans le cadre d’une donation ou d’un legs. 


 

Évaluer l’utilité sociale des financeurs de l’économie sociale et solidaire d'Admical, l’Avise, l’ESSEC et Finansol

 

Fruit des travaux du groupe de travail « Financeurs » mené entre 2018 et 2019 en association avec une dizaine de mécènes et de financeurs solidaires, ce rapport propose un référentiel d’évaluation du mécénat et de la finance solidaire, et une liste non-exhaustive d’indicateurs de mesure d’impact. 

 

Les associations : état des lieux et évolutions de Viviane Tchernonog et Lionel Prouteau

 

De la troisième édition du « Paysage associatif français – Mesures et évolutions », chez Dalloz Juris Associations, Viviane Tchernonog et Lionel Prouteau tirent un panorama des associations françaises : profils, tailles, secteurs d’activités des associations, travail bénévole, financements publics, autres financements…

 

L’accompagnement des associations - État des lieux et attentes de Recherches & Solidarités

 

De quoi les associations ont-elles vraiment besoin ? Cette étude du réseau associatif d’experts Recherches & Solidarités vient mettre en évidence de nombreuses attentes et des besoins non satisfaits des associations, particulièrement en matière de recherche de financements. 

 

Le livre blanc du mécénat de compétences de Vendredi

 

La startup Vendredi, spécialisée dans la mise en place du mécénat de compétences dans les entreprises, a publié un Livre blanc du mécénat de compétences. Le guide s’adresse aussi bien aux associations bénéficiaires qu’aux entreprises qui souhaitent installer le dispositif pour leurs salariés. Exemples inspirants, réponses techniques et bonnes pratiques permettront au lecteur d’aborder le mécénat de compétences avec sérénité.

 

Les fonds et fondations en France de l’Observatoire de la Philanthropie

 

Tous les quatre ans, l’Observatoire de la Philanthropie publie une étude approfondie sur les fondations et fonds de dotation en France. Plusieurs tendances émergent dans le secteur philanthropique depuis 2013, en particulier, l’importante progression des fondations distributrices et de flux. 

 

Un premier état des lieux de l'égalité femmes-hommes dans l'ESS du CNCRESS

 

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, l’Observatoire de l’égalité femmes hommes dans l’économie sociale et solidaire (ESS) a dressé un état des lieux inédit du secteur à l’échelle nationale. Constat de cette première étude : si l’égalité est au cœur des valeurs et des activités de l’ESS, elle est loin d’être mise en œuvre dans le fonctionnement et la gouvernance des structures qui la composent. 

 

Le livre blanc des achats responsables du Label Relations fournisseurs et achats responsables (RFAR)

 

Le Label RFAR et EcoVadis, en partenariat avec des entreprises membres et l’économiste Hugues Poissonnier, ont présenté en juin dernier « De la Charte au Label « Relations Fournisseurs et Achats Responsables » : une démarche de progrès créatrice de valeur », un livre blanc destiné aux chefs d’entreprise pour la promotion des achats responsables. L’objectif : construire un véritable écosystème d’acheteurs soucieux de leur performance économique et de leur impact social et environnemental.

[ÉTÉ] Les médias de l’ESS, de la RSE, de l'écologie et de l'innovation sociale

[ÉTÉ] Les médias de l’ESS, de la RSE, de l'écologie et de l'innovation sociale

ESS, ODD, RSE, ISR… En lisant régulièrement Carenews, tous ces acronymes un peu obscurs vous sont devenus, on l’espère, plus familiers. Il est aussi question de mécénat, de philanthropie, de startups, d’écologie, de social business et d’innovation sociale. Les sujets sont nombreux quand il s’agit d’engagement !  Mais Carenews n’est pas le seul média à parler de ces sujets cruciaux. Pour une veille complète, voici une liste (non exhaustive) des médias du secteur.

 


 

Kaizen

 

Depuis 2012, année de son lancement, Kaizen partage de l’information positive. À travers son bimestriel et ses nombreuses autres activités (débats, cinés, radio…), le magazine donne la parole à tous ceux qui portent des initiatives pionnières en faveur de la préservation de l’humain et de la planète. 

 

Reporterre

 

Reporterre est un site français d'actualité lancé en 2007 par le journaliste Hervé Kempf, sous-titré « le quotidien de l'écologie ». Il traite principalement de problématiques environnementales et sociales.

 

Terra Incognita

 

« Nous voulons réinventer la relation entre un média et ses lecteurs », telle est la philosophie du magazine Terra Incognita. Permettre aux lecteurs de venir assister aux interview est la pierre angulaire de ce média qui se définit davantage comme une communauté.

 

Mediatico

 

Fondé par le journaliste Frédéric Vuillod, Mediatico a choisi le format vidéo pour parler de l’économie sociale et solidaire, du développement durable et de la RSE, sous différentes approches : portraits, interviews, ou reportages « sur le vif ».

 

e-RSE.net

 

e-RSE analyse et vulgarise les engagements RSE des entreprises, des fondations et des associations. Son ambition ? Donner les clés aux lecteurs pour une meilleure compréhension des stratégies RSE et de leurs enjeux.

 

rsedatanews

 

rsedatanews se définit comme « le média professionnel RSE-ESG, Développement durable, Gouvernance et Finance responsable ». Le site propose des bulletins de veille RSE-ESG et Développement durable, ainsi que des outils d'analyse de rapports extra-financiers en ligne.

 

RSEnews 

 

Lancé en mars 2004, le site RSEnews.com est un centre de ressources sur la responsabilité sociale et environnementale de l'entreprise ainsi que sur le développement durable. On y découvre des dossiers thématiques sur l’économie, l’environnement et le social aussi bien France qu’à l’étranger.

 

Socialter

 

Socialter aborde de nombreux sujets de société (environnement, économie, lifestyle, tech, innovation…) en se définissant comme le « magazine de l’économie nouvelle génération ». Socialter est disponible sur le web et en format papier (bimestriel).

 

Usbek & Rica

 

Chez Usbek & Rica, la ligne éditoriale est résolument tournée vers le futur : nouvelles technologies, big data, évolutions écologiques, sociétales et humaines… Usbek & Rica organise aussi des conférences-spectacles, les Tribunaux pour les Générations Futures, pour débattre des grandes révolutions de notre société.

 

We Demain

 

À travers une revue trimestrielle et un site web, We Demain observe et analyse les changements à l’œuvre de notre époque, pour les mettre en perspective avec l’avenir.

 

Figaro Demain 

 

Figaro Demain est la section « solutions » du journal Le Figaro. Les initiatives solidaires et engagées qui fleurissent partout en France et dans le monde y sont mises en avant, sur des thèmes variés, de l’écologie au handicap en passant par l’éducation.

 

ID - L'info Durable

 

ID est un média d’informations en continu dédié à l’écologie et aux solutions environnementales. Il a été créé en novembre 2017 par le journaliste Valère Corréard.

 

Novethic

 

Novethic est un site d’actualités dédié à l’économie et à la finance responsable (ISR, ESG), créé en 2001 et filiale du Groupe Caisse des Dépôts. Novethic organise également des formations, des ateliers, et un forum annuel sur la finance responsable.

 

Les Échos Start

 

Les Échos Start, du journal Les Échos, sont dédiés au monde des startups et de l’innovation. Par extension, sont aussi abordés des sujets liés à la formation, à l’emploi et aux tendances lifestyle des étudiants et jeunes actifs.

 

Maddyness

 

Maddyness est un média spécialisé dans l’actualité des startups et de l’innovation. En plus de l’actualité, Maddyness propose une plateforme d’emplois (AzertyJobs), propose de la production de contenus aux entreprises (MaddyStudio) et de la création d’événements (MaddyEvent).

 

L’éco des solutions par Patrick Lonchampt sur la radio RCF

 

Chaque lundi à 17h03, et chaque mardi à 23h sur RCF, Patrick Lonchampt s’intéresse à une problématique de société (emploi, écologie, agriculture, alimentation, handicap…) et aux solutions qui existent.

 

La France des solutions par Raphaëlle Duchemin sur Europe 1

 

Chaque samedi de 12h45 à 13h, Raphaëlle Duchemin reçoit sur Europe 1 des invités qui ont à cœur de mettre en avant ce qui sont dans l’ombre et de valoriser les richesses de la France. La France des solutions ce sont des « initiatives positives et citoyennes qui font du bien et qui rassemblent ».

 

Des idées pour demain par Valère Corréard sur France Inter

 

Chaque samedi à 9h00 sur France Inter, Valère Corréard invite une personnalité engagée pour la transition écologique (Audrey Pulvar, Cyril Dion…) pour parler de son parcours et de ses actions. Il parle aussi solutions, et fait le focus sur une initiative inspirante.

 

L’esprit d’initiative par Emmanuel Moreau sur France Inter

 

Dans L’esprit d’initiative, du lundi au vendredi à 6h18 sur France Inter, le journaliste Emmanuel Moreau présente aussi bien des initiatives individuelles que collectives qui témoignent d’autres formes de penser et de consommer….avec toujours cette même envie d’agir.

 

Carnets de campagne par Philippe Bertrand sur France Inter

L'émission parle quotidiennement de l'économie sociale et solidaire et des sujets économiques alternatifs en lien avec les territoires. Philippe Bertrand présente aussi un journal des solutions.

 

Vivre FM : la radio dédié au handicap

 

« La différence contre l'indifférence », telle est la philosophie de la radio Vivre FM dédiée au handicap. Cette radio associative destinée aux personnes handicapées et à tous ceux concernés par le handicap propose une multitude de podcast. Composée de journalistes, d’animateurs, de techniciens, valides et handicapés, sa programmation est axée sur l’actualité générale du handicap mais également les thèmes de la vie courante comme les loisirs, le sport et la culture.

 

Article mis à jour le 7 août 2019.

[ÉTÉ] 2018-2019 : une année d’engagement  ! 

[ÉTÉ] 2018-2019 : une année d’engagement  ! 

Quartorzième article de nos cahiers de vacances sociaux et solidaires. L’été est enfin arrivé, le soleil brille, la chaleur est au rendez-vous. Tous les éléments pour être de bonne humeur sont réunis et carenews n’échappe pas à un élan de « positive attitude ». Pour rester dans ces « good vibes », voici quelques bonnes nouvelles qui ont marqué l’année. Petit indice : citoyens, entrepreneurs, grands groupes, politiques... Qu’il s’agisse de levée de fonds, d’ISR, d’évènements... Tout le monde s’est (un peu) engagé ! 

 

 

Les belles levées de fonds de l’ESS

 

Phenix : le gaspillage renaît de ses cendres ou plutôt évite l’incinérateur. Depuis sa création, l’entreprise connaît une superbe croissance. Cette année, elle a racheté Graapz, réussi une levée de fonds de 15 millions d’euros et lancé sa propre appli anti-gaspi, Wearephenix. 

 

Simplon.co a bouclé un tour de table de 12 millions d’euros auprès d’investisseurs à impact pour réussir son changement d’échelle. Décide de partager sa méthodologie en open source. 

 

 La coopérative Aptic a levé 2 millions d’euros en décembre 2018. Elle déploie le pass numérique, une sorte de carte cadeau ou de titre restaurant qui permet à son bénéficiaire de payer une partie ou la totalité de services numériques proposés dans des lieux précis. 

 

Hydrao a récolté 2 millions d’euros en début d’année. Avec ses pommeaux de douche, l’entreprise veut réduire la consommation d’eau pendant les douches. 

 

Alenvi a levé 1,1 million d’euros pour continuer à « humaniser l’aide à domicile » en renforçant la formation des auxiliaires et facilitant la prise en charge grâce au digital. 

 

Les fonds qui misent sur le social et l’environnement 

 

La région Île-de-France a récolté 3 millions d’euros supplémentaires pour le nouveau fonds d’investissement régional InvESS Ile-de-France, qui remplace Equisol. Objectif : augmenter les subventions apportées aux projets d’impact. 

 

L’incubateur Makesense a lancé SEDD 1, un premier fonds d’investissements dédié aux startups à fort impact social qui sont en phase de démarrage. Son enveloppe s’élève à 8,2 millions d’euros et a été financée par le Fonds européen d’investissements, la Banque des Territoires, BNP Paribas, Revital’Emploi et des investisseurs individuels. 

 

 

Tous les acteurs au diapason ! 

 

Réveil étudiant ! 

Dès le début de l’année universitaire (octobre 2018), des étudiants français et étrangers ont lancé un « manifeste étudiant pour un réveil écologique ». À travers cette initiative, ils appellent les entreprises à renforcer leur politique RSE et agir dans des valeurs écologiques, sociales et sociétales. À ce jour, le manifeste a récolté plus de 30 000 signatures. 

 

Les entreprises s’engagent ! 

En janvier dernier, une alliance composée de dirigeants de grandes entreprises* signe un « Manifeste du mécénat de compétences ». Chaque dirigeant s’engage ainsi à déployer un programme de mécénat de compétences sur le temps de travail de leurs salariés et à encourager d’autres entreprises à suivre le mouvement. D’ici à 2021, ils espèrent ainsi mettre en place un véritable écosystème valorisant cet engagement. 

 

Entrepreneurs, mobilisez-vous ! 

Le collectif #noussommesdemain regroupe des organisations qui veulent promouvoir l’engagement social et environnemental des entreprises. Ce collectif, initié en 2018 par le Mouves, organise la première Université d’été de l’économie de demain les 3 et 4 septembre prochain. Durant ces deux jours, les entrepreneurs seront invités à explorer de nouveaux modèles économiques durables et responsables lors de talks, de workshop et de débats. 

Notons également l’immense succès de ChangeNow, un sommet international qui célèbre les changemakers. Durant 3 jours, startups innovantes triées sur le volet et acteurs engagés partagent leur vision du monde et les stratégies à adopter pour développer une économie plus responsable. L'événement, tout juste âgé de deux ans, organisera son prochain sommet au Grand Palais début 2020. 

 

Le Gouvernement légifère ! 

 

Loi Pacte : une raison d’être et d’espérer

En mai 2019, la loi PACTE de transformation des entreprises, en discussion depuis 2017, a été promulguée. Son entrée en vigueur annonce des avancées pour le secteur de l’ESS : 

- renforcer l’engagement des entreprises en leur permettant d’inscrire leur raison d’être dans leur statut ou en devenant des « sociétés à mission ». 

- obligation pour les assureurs d’inclure, d’ici 2022, des investissements labellisés ISR, TEEC ou Finansol dans les assurances vies. Elles devront aussi clarifier leurs offres en précisant quelle partie de leurs produits financent des projets sociaux et environnementaux. 

- élargissement du label ESUS pour renforcer le secteur de l’ESS.  

 

Début juillet 2019, Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a présenté son projet de loi économie circulaire devant le Conseil des ministres. Ce texte comprend notamment l’interdiction, pour les entreprises, de jeter leurs invendus non alimentaires. 

 

Finance verte : un nouveau but ? 

 

La finance a aussi réalisé sa mue cette année. Consciente de la nécessité de se tourner davantage vers le financement de projets durables, les acteurs économiques se mettent au « vert ».

Le président de la compagnie pétrolière BP, Heldge Lund, a ainsi expliqué dans le Financial Times que « l’avenir de l’entreprise passerait par un modèle bas carbone ». Un appel entendu par les actionnaires qui ont voté pour une résolution en ce sens (proposée par le groupe d’investisseurs Climate Action 100+).

De son côté, Aviva s’est vue décerner le label Finansol de la finance solidaire pour son fonds d’investissement Aviva Impact Investing France dédié au financement de l’innovation sociale et environnementale.

La banque BNP Paribas, quant à elle, s’est vue décerner le titre de « meilleure banque au monde pour la finance durable » en 2018 lors de la cérémonie des Euromoney Awards for Excellence. Le prix a souligné la décision du groupe de ne plus financer les énergies fossiles ou encore le tabac pour contribuer à la réalisation des ODD. BNP Paribas Asset Management (le métier gestion d’actifs de BNP Paribas) a par ailleurs renforcé sa politique d’engagement envers les ODD en annonçant en mars dernier l’intégration de ces critères à l’ensemble de son portefeuille via un programme de Stratégie Globale « Sustainability ».

 

En juin dernier, Paris et Londres ont lancé un appel commun en faveur de la finance verte. Les deux villes veulent développer un outil de vérification des engagements pris par les principaux investisseurs des places financières. À terme, la France souhaiterait uniformiser cette pratique au sein de Bruxelles. 

 

Malgré des indicateurs au vert (clair) dans de nombreux domaines, la tâche est encore grande. Le climat est au cœur des enjeux politiques, économiques et stratégiques d’aujourd’hui et de demain. Pourtant, devant l’inaction du Gouvernement, Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique et solidaire, donne sa démission. Quelques mois plus tard, c’est au tour de François de Rugy de laisser la place à Elisabeth Borne. 

[ÉTÉ] Retour sur une saison de Changer la norme

[ÉTÉ] Retour sur une saison de Changer la norme

Treizième article de nos cahiers de vacances sociaux et solidaires. En février, Carenews lançait son podcast, « Changer la norme ». Pendant cette première saison, Flavie Deprez a tendu le micro aux femmes et aux hommes qui construisent l’économie sociale et solidaire en France. L’objectif : montrer que l’ESS n’est pas à la marge, mais bien la norme de demain.

 

 

Frédéric, Thibault, Sophie, Donia, Emmanuel, Diane… Derrière ces prénoms, des femmes et des hommes qui ont choisi de faire de l’impact positif leur métier. Chacun·e, dans un épisode du podcast Changer la norme de Carenews qui lui était entièrement consacré, a détaillé ce qui les a décidés à se lancer, ce qui les a inspirés, motivés, et parfois découragés.

 

Jean Moreau, cofondateur de Phenix (épisode 2), « repenti de la finance » a souhaité mettre ses compétences au service de l’économie circulaire. Grégoire Bleu, cofondateur de UpCycle, a trouvé un business model où le déchet est une matière première (épisode 9). Diane Scemama, cofondatrice de DreamAct (épisode 8), voulait trouver des produits éco-responsables « qui font envie »…

 

Tous, ont eu en commun de se heurter, à leurs débuts, aux idées reçues, aux clichés, ou même à l’incompréhension de leurs interlocuteurs. « Alors que nous n’avions pas encore un an, nous sommes allés voir des investisseurs. On nous a rétorqué que la finance responsable était une utopie, que les Français ne savaient pas investir », raconte Éva Sadoun, cofondatrice de la plateforme Lita.co (épisode 10). Leur parcours a pu être semé d’embûches. « Avec nos associés, on parlait d’économie sociale et ‘suicidaire’ au début », se souvient Frédéric Bardeau, cofondateur de Simplon.co (épisode 1).

 

Ils se sont emparés de problématiques complexes, délaissées et parfois même taboues : l’intégration des femmes réfugiées, avec Donia Souad Amamra, fondatrice de Meet my Mama (épisode 6), la mode éthique, avec Vulfran de Richoufftz, cofondateur de Panafrica (épisode 5), l’énergie verte, avec Emmanuel Soulias, directeur général d’Enercoop (épisode 7), ou l’accompagnement des personnes âgées à domicile, avec Thibault de Saint-Blancard, cofondateur d’Alenvi (épisode 3).

 

Mais comme l’adversité rend plus fort, ils ont su tirer le meilleur de leurs épreuves. En se faisant, parfois, aider et accompagner par des incubateurs. « 83 % des entrepreneurs accompagnés existent encore après 3 ans », assure Sophie Vannier, présidente de La Ruche (épisode 4). Quoi qu’il en soit, ils sont aujourd’hui les preuves vivantes que concilier business model viable et impact social et/ou environnemental positif n’est pas une utopie.

 

Changer la norme, le podcast à (ré)écouter pour un été ESS !

 

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