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Par Le Philanthro-Lab - Publié le 27 mai 2021 - 14:34 - Mise à jour le 28 mai 2021 - 09:58
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Philanthropie : entre déontologie et confiance

Depuis plusieurs années, la philanthropie est en plein essor. Afin de répondre à des enjeux sociétaux majeurs, les associations font de plus en plus appel aux financements privés dans des domaines variés et le grand public est très régulièrement sollicité pour financer l’intérêt général par le don. Dans ce contexte, la confiance est un actif très précieux pour les associations et fondations qui font appel à la générosité. Quels sont les éléments qui fondent la confiance ? Comment la cultiver ? Retour sur la masterclass organisée au Philanthro-Lab le jeudi 20 mai 2021, animée par Nathalie Blum, directrice générale du Don en Confiance.

Un bien précieux qui se partage

Si la confiance met du temps à s’acquérir, elle peut être détruite très rapidement. L’Histoire récente a montré qu’il suffit parfois d’un scandale concernant une organisation pour que tout le secteur soit durablement éclaboussé. Le scandale Crozemarie dans les années 1990 ou, plus récemment, celui de l’Oxfam en 2018 en Angleterre, ont été accompagnés par une baisse généralisée des dons, y compris dans des secteurs très éloignés des organisations concernées. De la même façon, si les crises (climatiques, sanitaires, humanitaires …) provoquent généralement un afflux du montant des dons collectés, elles engendrent souvent une baisse de la confiance. En effet, comme le souligne Nathalie Blum, les donateurs occasionnels réalisent des dons sous le coup de l’émotion mais il est important de rendre des comptes sur l’utilisation des fonds pour leur donner confiance et les convertir en donateurs réguliers.

Les freins au don

La confiance : une méthode

La confiance repose sur quatre piliers, que l’on retrouve dans la charte de déontologie élaborée par le Don en Confiance : le respect du donateur, la transparence, la recherche d’efficacité, la probité et le désintéressement. Un porteur de projets qui met à disposition du public toutes les informations nécessaires à la bonne compréhension de son organisation, de ses missions, de l’affectation des fonds collectés et de l’impact de ses actions crée les conditions favorables au développement d’une relation de proximité et de confiance avec ses donateurs.

Les 2 principaux leviers de la confiance

Outre la collecte de fonds, la déontologie des pratiques pour inspirer la confiance des partenaires porte sur la gouvernance, la gestion et la communication et englobe de nombreux aspects de la vie associative et philanthropique, comme l’évaluation de son action, le contrôle interne ou la protection des données personnelles, en passant par la valorisation du bénévolat et la rémunération des dirigeants.

C’est la raison pour laquelle le Don en Confiance octroie aux organisations qui se soumettent au processus de candidature et qui respectent sa charte de déontologie un label qui fait l’objet d’un contrôle permanent, réalisé par des bénévoles indépendants et formés.

 

Développer l’exemplarité

S’il est de la responsabilité des associations et des fondations de contrôler la bonne gestion de la générosité dont elles bénéficient, la confiance collective dans le secteur associatif et le rôle que la philanthropie et le mécénat peuvent y jouer passe également par l’éthique de tous les acteurs qui le composent, y compris les financeurs. A cet effet, le Don en Confiance travaille avec plusieurs autres membres du collectif Coordination Générosité, dont Admical, Les Entreprises pour la Cité et le Mouvement Associatif, sur les questions de déontologie dans le mécénat d’entreprise. Car la confiance est un bien qui se partage. Affaire à suivre …

 

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