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Le portail n°1 dédié à l'intérêt général

Bouygues Telecom favorise l’accès à la culture avec la Compagnie L’Eygurande

Bouygues Telecom favorise l’accès à la culture avec la Compagnie L’Eygurande

[Entretien] Charles-Benoît Heidsieck, président fondateur du Rameau

[Entretien] Charles-Benoît Heidsieck, président fondateur du Rameau

Mobilisez-vous contre la pauvreté énergétique avec l’ONG Liter of Light !

Mobilisez-vous contre la pauvreté énergétique avec l’ONG Liter of Light !

L’arrondi sur salaire au profit de l'Institut Curie 

L’arrondi sur salaire au profit de l'Institut Curie 

L’Oréal poursuit le déploiement de son programme de développement durable

L’Oréal poursuit le déploiement de son programme de développement durable

22 nouveaux lauréats à la Fondation Banque Populaire

22 nouveaux lauréats à la Fondation Banque Populaire

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[LA SEMAINE DE SOPHIE] Intérêt général, mécénat, associations et solidarité

[LA SEMAINE DE SOPHIE] Intérêt général, mécénat, associations et solidarité

Cette semaine sur carenews, le portail d'information dédié à l'intérêt général, le service civique, une tarte solidaire, des BD pour les enfants à l'hôpital, le Brexit, des journaux, Omar Sy, l'arrondi sur salaire, de la musique et des enfants, des lauréats, des appels à projet... et aussi des vidéos, des photos, et beaucoup de contenus sur l'engagement sociétal sous toutes ses formes !

Sur Carenews vous trouverez des informations, de belles histoires, des rencontres, des liens tissés, des actualités, des partenariats, et notamment... 

L'arrondi sur salaire pour l'institut Curie, UPS et l'association United Way France pour un Day of Action, l'extraordinaire projet de Liter of Light, un nouveau Président de comité scientifique avec Enfance & Cancer, L'Oréal et le développement durable, les nouveaux lauréats de la fondation Banque Populaire, le recrutement de services civiques chez Entourage, une tarte solidaire record pour Restos du cœur, Francois Cluzet et Omar Sy (si si !!), la fondation Bouygues Télécom et ses collaborateurs pour l'accès à la culture, un entretien avec Charles-Benoît Heidesieck, une brochure pour les enfants à l'hôpital avec l'association Sparadrap et The Walt Disney Company, les conséquences du Brexit sur le tourisme par l'ONG Tourism for Help, l'émission ABNL (À but non lucratif sur BFM Business Radio) avec le mécénat du groupe Maranatha et de Comptoir des Voyages avec Apprentis d'Auteuil et la Philharmonie, la sortie d'un numéro spécial du journal de l'association Résolis sur la solidarité à Villeurbanne, le premier appel à projets de la fondation Caisse d'épargne Picardie, l'association Les P'tits Cracks la Course Enfants Sans Cancer au domaine national de Daint-Cloud, le nouveau logo de France Nature Environnement, Carenews Journal numéro 5 diffusé dans un cinquantaine de villes avec plein de supers projets, et aussi (liste non exhaustive !)...

Deux nouveaux membres de carenews,

Habitat-Cité et Fondation d'entreprise Banque Populaire, bienvenue à eux et à très vite pour propulser vos contenus sur le portail et sa communauté grandissante sur les réseaux sociaux !

L’Oréal poursuit le déploiement de son programme de développement durable

L’Oréal poursuit le déploiement de son programme de développement durable

L’Oréal continue de mettre en place des mesures destinées à remplir les objectifs de son programme de développement durable « Sharing Beauty with all ». La société ambitionne de proposer d’ici 2020 des produits ayant un impact social ou environnemental positif. Pour y parvenir, elle vient d’annoncer la généralisation des bonus verts.

Le PDG de L’Oréal aux commandes du développement durable

La notion de développement durable est peu à peu intégrée dans les stratégies des entreprises. À travers son programme « Sharing Beauty with all », L’Oréal cherche à montrer l’exemple. Le géant des produits cosmétiques souhaite en effet que la totalité de ses produits aient un bénéfice social ou environnemental d’ici 2020. Alexandra Palt, responsable du développement durable chez L’Oréal et lauréate du « Trophée du leader sociétal  », affirme que les marques du groupe ont reçu la consigne « d’utiliser des matières premières renouvelables ou issues de la chimie verte ».  Par ailleurs, une « part non négligeable » des bonus des dirigeants « sera indexée sur des objectifs durables, variables selon les responsabilités », ajoute Alexandra Palt. Autre nouveauté intéressante : la gestion du développement durable sera entre les mains du PDG.

Premiers résultats et prochains défis

L’Oréal commence déjà à récolter les fruits de ses actions vertes. La consommation d’eau et les rejets de CO2 ont respectivement reculé de 45 % et 56 %. D’ici 2020, les 4 000 chercheurs du groupe devront se pencher sur d’autres questions liées au développement durable. Ils devront notamment chercher une façon d’éliminer définitivement le PVC et d’accélérer la dégradation des produits chimiques par les micro-organismes. Un autre défi de taille attend les responsables de L’Oréal : faciliter l’accès à l’emploi à 100 000 personnes issues d’un milieu défavorisé d’ici 2020.

Mobilisez-vous contre la pauvreté énergétique avec l’ONG Liter of Light !

Mobilisez-vous contre la pauvreté énergétique avec l’ONG Liter of Light !

Liter of Light conçoit des systèmes lumineux autonomes simples d’utilisation adaptés aux régions des pays en voie de développement qui n’ont pas accès à l’électricité. L’ONG humanitaire internationale invite les donateurs à soutenir un nouveau projet en Côte d’Ivoire sur la plateforme de financement participatif IndieGogo.

1,3 milliard de personnes sans électricité dans le monde

Tandis que les pays industrialisés parlent de 5G et de fibre optique, environ 1,3 milliard de personnes n’a toujours pas accès à l’électricité. Une situation inacceptable à laquelle Liter of Light souhaite mettre fin. C’est pourquoi l’ONG confectionne des systèmes lumineux autonomes qui peuvent être utilisés facilement par les populations locales dans les villages privés d’électricité. La pauvreté énergétique n’est pas uniquement synonyme de manque de lumière. Elle a un impact direct sur la santé publique, car elle empêche les médecins de prodiguer des soins de qualité dans de bonnes conditions. Elle a également un coût économique et environnemental, car les systèmes utilisés actuellement (lampes à kérosène, générateurs) sont onéreux et polluants. Les solutions proposées par Liter of Light sont fabriquées à partir de matériaux recyclés et utilisent l’énergie solaire. Simples d’utilisation, ils sont facilement accessibles aux communautés locales.

Appel aux dons : soutenez un projet en Côte d’Ivoire

Liter of Light envisage de lancer un projet pilote en partenariat avec Africa Investment For Development dans le village de Tiémélékro, à environ 300 km d’Abidjan. Le projet consiste en l’installation d’une centaine de systèmes lumineux élaborés avec du matériel recyclé et des matériaux naturels (par exemple du bambou). La campagne a été lancée sur IndieGogo le 6 juin dernier, pour une durée de 45 jours. Unissez-vous à ce beau projet et réalisez vos dons sur le site

France Nature Environnement adopte un nouveau logo

France Nature Environnement adopte un nouveau logo

France Nature Environnement vient de réaliser un changement important en matière d’image et de communication. La plus grande fédération d’associations de protection de la nature et de l’environnement de l’Hexagone a désormais un nouveau logo. Le hérisson caractéristique de l’organisation symbolise la détermination de l'organisation dans son combat.

Un logo qui reflète la volonté de la fédération

Changement climatique, fonte des glaciers, émissions de CO2… L’incidence négative des activités humaines sur l’environnement est de plus en plus importante, visible et rapide. Pour cette raison, les entreprises et les collectivités intègrent peu à peu le concept de développement durable dans leurs stratégies. France Nature Environnement a voulu se joindre à ce mouvement en adoptant un nouveau logo. Le célèbre hérisson est maintenant tourné vers nous et a un regard déterminé, comme pour nous rappeler que de l’engagement personnel de chacun dépend l’avenir de la planète. Ce logo a été conçu par l’agence de communication Ici Barbès.

Période de changements pour France Nature Environnement

Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement, se réjouit de l’image plus militante véhiculée par ce nouveau logo. « Face à la crise écologique, nous devons mieux faire connaitre les combats et actions de terrain de nos militants contre les atteintes à l’environnement, les fausses bonnes idées en matière de développement durable, et nos idées réalistes pour un monde vivable », a-t-il confié. Le hérisson militant apparaîtra sur tous les outils de communication de la fédération et sera utilisé par les 74 organisations adhérentes. Ce nouveau virage vient s’ajouter à celui pris en décembre 2015, au moment de la refonte du site Internet de la fédération.

L’arrondi sur salaire au profit de l'Institut Curie 

L’arrondi sur salaire au profit de l'Institut Curie 

L’arrondi sur salaire est un concept relativement récent qui consiste à arrondir son salaire tous les mois, de sorte que quelques centimes ou quelques euros soient reversés à des projets solidaires. Zoom sur trois organisations qui ont décidé de reverser l’argent récolté à l’Institut Curie.

L’arrondi sur salaire, une collaboration solidaire entre employeurs et salariés

Un salaire net comporte généralement des décimales. Certaines entreprises proposent aujourd’hui à leurs employés d’arrondir leur salaire à l’euro ou à la dizaine d’euros inférieurs, et de reverser la différence sur une plateforme telle que www.microdon.org. L’argent est ensuite utilisé pour financer des actions sociales et solidaires mises en place par une fondation ou une ONG. Ce concept, en plein essor, permet à l’employeur et au salarié de tisser des liens étroits par le biais d’une cause commune. Bonne nouvelle pour l’employé : il reçoit un reçu fiscal et peut inclure sa démarche solidaire dans sa déclaration d’impôts.

La Fondation L’Occitane, Ingenico et Humanis soutiennent l’Institut Curie

L’arrondi sur salaire a séduit la Fondation L’Occitane, Ingenico et Humanis. Les trois organisations se félicitent d’avoir déployé ce mécanisme et de faire don de l’argent récolté à l’Institut Curie. Pour Charlotte Bonnet de la Fondation l’Occitane, il s’agit d’un « outil qui permet de réunir très simplement l’ensemble des salariés du groupe L’Occitane autour d’engagements communs ». Marine Le Picard, responsable de la sphère sociale chez Ingenico Group, rappelle que la société avait déjà intégré l’arrondi sur salaire aux terminaux de paiement. Elle y voit un « complément idéal pour associer nos collaborateurs à cette démarche solidaire en faveur de l’Institut Curie ». De son côté, Humanis affirme que « la proximité des valeurs de l’Institut Curie avec celles d’Humanis a contribué au fait que cet acteur soit plébiscité par nos collaborateurs, dans une liste de 32 associations/fondations éligibles ».

Kerpape : François Cluzet et Omar Sy sur les traces d’« Intouchables »

Kerpape : François Cluzet et Omar Sy sur les traces d’« Intouchables »

Le 13 juin dernier, les deux acteurs se sont rendus dans le Morbihan pour visiter le centre de rééducation et de réadaptation de Kerpape, en compagnie de Michel Drucker. C’est dans cet établissement qu’a été traité Philippe Pozzo di Borgo, le patient dont l’histoire a inspiré les réalisateurs d’« Intouchables ».

Un rayon de soleil dans l’établissement

Il y a cinq ans, sortait dans les salles « Intouchables », un film poignant basé sur une histoire vraie qui allait rapidement se convertir en succès interplanétaire. Le film retrace l’histoire de Philippe Pozzo di Borgo, un patient en situation de handicap qui a été pris en charge au centre de rééducation et de réadaptation de Kerpape. Le 13 juin dernier, François Cluzet et Omar Sy ont égayé le centre situé dans le Morbihan (Bretagne) par leur présence. Ils étaient accompagnés de Michel Drucker, qui est particulièrement lié à cet établissement. « Mon père a eu ici son premier poste d’interne, en 1930, c’était encore un sanatorium » a déclaré le présentateur. Les deux acteurs n’ont pas simplement fait acte de présence. Leur bonne humeur, leur sourire communicatif et leur bienveillance ont réchauffé les murs du centre et le cœur des patients.

Création d’un fonds de dotation

Les trois personnalités ont profité de cette visite symbolique pour lancer un fonds de dotation parrainé par Michel Drucker. Les fonds récoltés serviront à financer 18 projets de soins au sein du centre de rééducation et de réadaptation de Kerpape. Plus de 600 000 euros ont été réunis jusqu’à présent, soit environ un quart de la somme espérée d’ici trois ans.

Record de générosité : une  tartine solidaire de 1,6 km pour les Restos du Cœur

Record de générosité : une  tartine solidaire de 1,6 km pour les Restos du Cœur

Plusieurs boulangers et bénévoles se sont mobilisés pour les Restos du Cœur et ont confectionné une tartine géante à Strasbourg. Longue de 1,6 km, elle constitue la plus longue tartine du monde. Une prouesse à visée solidaire qui démontre une fois de plus que l’union fait la force.

Plus de 1 400 baguettes

Le record que viennent de battre les Restos du Cœur restera longtemps dans les annales. À Strasbourg, des boulangers et des bénévoles ont mis la main à la pâte pour créer une tartine solidaire. Pendant près de dix heures, ils ont pétri le pain et mis des baguettes au four, avant de les garnir. Au total, plus de 1 400 baguettes ont été nécessaires à sa fabrication. Une tartine qu’il a fallu étaler sur plus de 400 tables. Afin de convertir la bande géante de pain en délicieuse tartine, les bénévoles ont employé 60 litres d'huile d'olive, 60 kilos de jambon, 60 kilos de fromage, 50 kilos de tomates et 40 kilos de salade.

Une tartine qui entrera dans le Guinness des records

Une fois la tartine terminée, un huissier a sorti son mètre et annoncé son verdict : 1 601,1 mètres de long. Record pulvérisé, donc, puisque la tartine la plus longue mesurait jusque-là près d’un kilomètre. Les bénévoles ont été justement récompensés de leurs efforts. Chacun a eu droit à sa part de tartine, y compris les bénéficiaires des Restos du Cœur. Ce nouveau record devrait bientôt être inscrit au Guinness des records.

[Entretien] Charles-Benoît Heidsieck, président fondateur du Rameau

[Entretien] Charles-Benoît Heidsieck, président fondateur du Rameau

Charles-Benoît Heidsieck a consacré une bonne partie de sa carrière au conseil en stratégie. Une expérience ayant abouti à la création d'un lieu de réflexions prospectives pour développer des solutions innovantes au service du bien commun. En s'appuyant sur la dynamique de la coconstruction le Rameau aide les entreprises et associations à bâtir de nouvelles alliances.

Comment est venue l'idée de créer le Rameau, ce laboratoire de recherche au service du bien commun ?

La création du Rameau en 2006 est née d'une intuition très forte qu'aucun acteur ne pouvait avoir seul les réponses aux enjeux économiques, sociaux, environnementaux de notre monde. Et que la solution passait par une mobilisation de l'ensemble des regards et des dynamiques. C'était avant la crise financière de 2008 et j'avais le sentiment que nous assistions à une transformation du monde aussi importante que celle générée par la philosophie chez les Grecs ou par la Renaissance. Cette transformation me semblait exiger une action collective à condition de se placer dans un temps long.

La première condition de réussite du projet était donc de se donner du temps. La deuxième était de passer de la suspicion à la confiance, un enjeu profond de notre société, la troisième de rattraper notre retard dans le décloisement de notre société par rapport au reste du monde.

En 2006 personne ne savait ce que voulait dire la coconstruction du bien commun. La rencontre de plus de 200 dirigeants d'entreprises et d'associations nous a convaincus de la nécessité de créer un acteur susceptible d'éclairer les décideurs sur la dynamique de la coconstruction.

Le Rameau est parti du terrain, en intervenant auprès des gouvernances d'organisations au moment où elles réfléchissent sur leur stratégie et se projettent à trois ou cinq ans. Car c'est le moment où elles abattent leurs cartes, elles sont à la fois fragiles car n'ont pas la solution et fortes car se posent des questions. Nous avons travaillé auprès de 400 organisations se projetant dans leur avenir et cela a permis de voir si elles intégraient ou non une stratégie d'alliance comme levier dans leurs actions. Ce n'était pas un sujet il y a dix ans. Aujourd'hui aucune organisation ne s'en passe.

Le laboratoire a observé sur cinq à sept ans -le temps qu'il faut pour passer de la graine au fruit- ce que ces stratégies d'alliance pouvaient produire.

 

Comment fonctionne le Rameau aujourd'hui ?

L'intuition d' il y a dix ans est devenue réalité et nous sommes aujourd'hui convaincus que nous avons tous à planter la graine de la coconstruction. L'équipe du Rameau est actuellement constituée de huit permanents et autant de contributeurs réguliers.

En partenariat avec la Caisse des Dépôts nous avons créé en 2008 l'Observatoire des Partenariats. Il a pour objectif de qualifier les enjeux des relations entre les structures d'intérêt général et les entreprises, d'identifier les pratiques innovantes, de suivre l'évolution des dynamiques d'alliance en France. En moins de dix ans les partenariats associations entreprises se sont considérablement développés. 46% des associations et 60% des grandes entreprises sont engagées dans des stratégies d'alliance et c'est 36% pour les petites et moyennes entreprises et 20% pour les très petites. Et la démarche est d'abord réalisée pour des questions d'innovation. 86% des dirigeants d'associations et 80% de ceux des entreprises souhaitent inventer des solutions dépassant les enjeux de la seule solidarité.

Aujourd'hui le Rameau est aussi un centre de ressources numériques pour que les territoires se nourrissent des expériences. Nous avons accumulé beaucoup de pratiques concrètes pouvant servir d'outils et de méthodes aux autres. Nous mettons nos travaux de recherche en open source. Pour donner une vision systémique, pour outiller les organisations des territoires, pour aider à l'appropriation des outils de formation permettant de s'approprier la dynamique d'alliance.

On travaille sur les réseaux intéressés par le sujet et les pouvoirs publics. Pour faire comprendre les transformations et former ceux qui veulent saisir cette opportunité.

On passe d'une relation d'échange à la logique d'alliance, d'un face à face à un côte à côte, de manière à ce qu'un plus un égale trois.

Et c'est pour le moment bien plus visible au niveau des territoires qu'au niveau national. Le premier rapport régional est sorti fin mai à Nantes et les régions Rhône-Alpes et Alsace ont pris de l'avance.

 

© H Thouroude

 

Le premier appel à projets de la Fondation Caisse d'Épargne Picardie est lancé

Le premier appel à projets de la Fondation Caisse d'Épargne Picardie est lancé

La Fondation Caisse d'Épargne Picardie a lancé son premier appel à projets sur la thématique « Insertion professionnelle des jeunes et innovation sociale » le mardi 23 mai 2016 à Amiens. Doté de 250 000 euros, il vise à soutenir des projets novateurs, à destination des jeunes les plus fragiles.

La Picardie, un territoire durement touché par le chômage et la précarité

Plus qu'ailleurs, les jeunes de Picardie sont touchés par un taux de chômage élevé et par la précarité. Souvent peu qualifiés, les jeunes issus de milieux ruraux voient leurs chances d'accéder à la formation et à l'emploi particulièrement réduites. D'autant plus que les ressources et acteurs pouvant être mobilisés à leur service sont rares. C'est pourquoi la Fondation Caisse d'Épargne Picardie pour la Solidarité, l'Innovation et la Culture en Picardie souhaite apporter son soutien à des initiatives locales, visant à accompagner les jeunes dans l'utilisation des outils numériques, à favoriser leur mobilité, à les aider à maîtriser les codes de l’entreprise et à leur assurer les savoirs de base.

 

À qui s'adresse l'appel à projets de la Fondation Caisse d'Épargne Picardie ?

L'appel à projets de la Fondation Caisse d'Épargne Picardie est réservé aux initiatives implantées en Picardie, en faveur des jeunes de 15 à 24 ans, sans diplôme ou de niveau BEP ou CAP, pouvant être en situation de décrochage scolaire et/ou en difficulté pour leur insertion professionnelle. Les projets à destination des jeunes issus de milieux ruraux ou associant dans leur réalisation les jeunes eux-mêmes seront privilégiés. Tout organisme porteur d'un projet à but non lucratif peut déposer son dossier de candidature jusqu'au 30 septembre 2016. Créée en octobre 2005, la Fondation Caisse d'Épargne Picardie pour la Solidarité, l'Innovation et la Culture en Picardie succède à la fondation d'entreprise « Apprendre, travailler et vivre en Picardie ».

 

 

[RADIO] Le mécénat et le tourisme avec Groupe Maranatha et Comptoir des Voyages

[RADIO] Le mécénat et le tourisme avec Groupe Maranatha et Comptoir des Voyages

Didier Meillerand reçoit dans l’émission À But Non Lucratif (BFM Business Radio – 19 juin 2016) quatre acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Cette semaine le mécénat du groupe hôtelier Maranatha (l’éducation par la musique) et du voyagiste Comptoir des Voyages (sauvetage en mer des migrants). Avec Olivier Carvin président de Maranatha, Bruno Galy directeur PACA de la fondation Apprentis d’Auteuil, Alain Capestan  PDG de Comptoir des Voyages, Fabienne Lassale, directrice générale adjointe de SOS Méditerranée et Laurent Bayle, directeur général de la Philharmonie de Paris.

Pour Olivier Carvin, président du groupe Maranatha, entreprise familiale, «l’entreprise doit être un acteur du monde dans lequel elle vit. Le mécénat est d'abord l’engagement citoyen d’un homme, le chef d'entreprise, puis une composante au service de la performance et de la stratégie [de cette entreprise] ». Il admet le bénéfice d’image comme étant secondaire mais réel.

L’engagement sociétal de Maranatha concerne aussi directement et concrètement les collaborateurs, qui pour un tiers d’entre eux (sur 120 personnes) sont déjà bénévoles. Les clients contribuent aussi puisque 1 € par nuitée a déjà rapporté 10 000 euros en plus au projet Démos porté par Apprentis d’Auteuil et la Philharmonie. Comme le groupe hôtelier accueille 900 000 clients par an et qu’il s’est fixé un objectif de 30% de dons générés par les utilisateurs de ses hôtels (le client peut donner 1 euro qui est abondé de 25 centimes par l’entreprise, les perspectives sont encourageantes et l’effet levier très clair.

Le groupe Maranatha soutient la fondation Apprentis d’Auteuil à hauteur de 60 000 euros sur trois ans. Il permet ainsi la mise en place de concerts organisés avec la Philharmonie de Paris, au sein du programme Demos, par ailleurs soutenu par la fondation SNCF ou Deloitte : 30 orchestres pour les enfants de 8 à 12 ans sont en cours de mise en place. Les samedi et dimanche 25 et 26 juin derrniers, Démos Ile-de-France a organisé des concerts à la Philharmonie de Paris, dans la grande salle de 2400 places.

La fondation Apprentis d’Auteuil est depuis 150 ans au service des plus éloignés du système classique pour éduquer, accueillir, former, insérer : 23000 jeunes et 4000 familles accompagnés. Pour Bruno Galy, directeur Provence Alpes Côtes d’Azur des Apprentis d’Auteuil, le programme Démos est une « innovation qui permet de lutter efficacement contre la rupture et l’échec scolaire ». Apprentis d’Auteuil a l’habitude de travailler avec les entreprises mécènes – 50% de son budget global est financé par des fonds privés, mécènes ou particuliers. Bruno Galy souligne l’importance du soutien des entreprises pour montrer l’intérêt des autres sur des populations qui n’ont souvent pas un regard très positif sur eux-même. Utiliser un instrument avec les orchestres Démos peuvent changer le regard sur soi, et le regard de la famille sur l’enfants : « l’impact social est énorme car il peut réduire considérablement le coût de familles et d’enfants en situation d’échec pour la société. On peut transformer In société comme ca ! ».

Laurent Bayle, directeur générale de la Philharmonie de Paris confirme la réussite de ce genre de programmes qui fédèrent les énergies humaines et décloisonnent les rapports humains via la musique, souvent elle-même très cloisonnée. Le coût est de 260 000 euros par an par orchestre, soient 8 millions au total par an à terme : le soutien de l’État, 2 millions, complète celui des Apprentis d’Auteuil et des collectivités locales (3 millions), la différence étant prise en charge par le cercle des mécènes de la Philharmonie. Fabienne Lassalle, directrice adjointe de SOS Méditerrannée, soutenue par le Comptoir des Voyages, fait le lien avec les orchestres Démos : « une des premières manifestations du retour à la vie sur le bateau quand les gens sont sauvées est la musique ».

Alain Capestan,  PDG de Comptoir des Voyages du groupe Voyageurs du monde,  est également mécène par conviction. Comme le groupe Maranatha il considère que l’entreprise n’est pas juste un « acteur économique au service de l’emploi et des bénéfices des actionnaires » et que le mécénat peut corriger certains effets pervers des activités économiques : c’est « donner pour aider ».  Avec un chiffre d’affaires de 385 millions, l’entreprise a créé une fondation et une association, toutes deux nommées « Insolites bâtisseurs ». La Fondation aide au développement durable, et avec les fonds investis et les clients qu’elle incite à donner, elle distribue 700 000 euros par an. L’association Insolites bâtisseurs agit pour la reforestation en compensant les effets carbone des collaborateurs et pour 10% ceux des clients. En parallèle de ses deux bras de la politique de mécénat l’entreprise Comptoir des Voyages finance aussi des coups de cœur, elle vient par exemple de faire un don de 100 000 euros à l’association SOS Méditerrannée et essaie d’emmener à ses suites ses confrères au sein de syndicats. Dans ce dernier cas c’est le conseil d’administration de l’entreprise qui gère la décision de financement, car il faut aller vite.
Pour Alain Capestan il n’y a pas d’enjeu de communication externe – il ne le cache pas la preuve il est sur BFM Business. Accompagner l’association SOS Méditerranée au micro c’est lui donner de la visibilité supplémentaire pour sa recherche de fonds et faire école, notamment dans le secteur des agents de voyage. Cependant la communication interne est développée et permet l’implication des collaborateurs (physique pour la reforestation, financière pour les dons).

L’association SOS Méditerranée est jeune : elle s’est créé suite à l’horreur des noyades collectives de réfugiés et de migrants en février 2016. Avec son bateau Aquarius, un bateau de 77 mètres au large des côtes lybiennes, elle a déjà sauvé plus de 2 200 personnes lors de 13 opérations de sauvetage. Or une journée en mer coûte 11 000 euros (son partenaire de soins à bord est Médecins sans Frontières) : SOS Méditerranée a donc besoin, pour boucler son budget annuel estimé à 3,6 millions d’euros, d’encore 1 million. Fabienne Lassalle, la directrice adjointe de l’association, a invité son mécène Alain Capestan de Comptoir des Voyages à venir sur place, sur le bateau, pour pouvoir témoigner : ce dernier précise qu’un don pour SOS Méditerranée ouvre droit, aux entreprises comme aux particuliers, à une déduction fiscale.
 

« Actualité du non-profit » : Didier Meillerand reçoit l’association les Pierrots de la Nuit qui sensibilise et accompagne tous les acteurs (établissements comme les restaurants et les boîtes de nuit, consommateurs, pouvoirs publics et riverains) pour moins de nuisances sonores, dans une démarche de médiation. Association financée par des subventions publiques et un peu de mécénat comme la fondation EDF.

Rubrique de Sylvain Reymond, responsable mécénat et partenariats solidaires chez IMS Entreprendre pour la Cité :  le mécénat de compétences, une alternative de gestion des talents. Les exemples de la fondation Deloitte et de son Impact Day avec l’association Aurore, plus de leviers de cohésion sociale pour un mécénat plus performant, ou encore de Orange et la Poste avec le management de transition.

L'émission À but non lucratif est diffusée sur la radio BFM Business le dimanche à 14h. Vous pouvez retrouver le podcast des émissions sur la page À but non lucratif ainsi que sur son fil twitter @abutnonlucratif. Animée par Didier Meillerand À but non lucratif propose aux auditeurs la mise en lumière d’une initiative positive, solidaire, caritative ou humanitaire financée par une entreprise et portée par ses valeurs humaines ou de responsabilité sociale, dans le champ économique du Non Profit Business.

L'information en direct des associations et des mécènes