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Qwant lance un moteur de recherches pour faire des dons aux associations

Qwant lance un moteur de recherches pour faire des dons aux associations

[MERCATO] Laurence Drake est nommée déléguée générale de FACE

[MERCATO] Laurence Drake est nommée déléguée générale de FACE

[FUSAC] Cergy Mécénat, un fonds de dotation pour la ville de Cergy

[FUSAC] Cergy Mécénat, un fonds de dotation pour la ville de Cergy

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[FUSAC] Cergy Mécénat, un fonds de dotation pour la ville de Cergy

[FUSAC] Cergy Mécénat, un fonds de dotation pour la ville de Cergy

La ville de Cergy fête ses 50 ans et lance par la même occasion de son fonds de dotation Cergy Mécénat. Le fonds doit contribuer au rayonnement de la ville par le biais de la culture et du patrimoine.

 

 

 

 

« Ville nouvelle » emblématique du Val d’Oise, Cergy s’offre à l’occasion de ses 50 ans un fonds de dotation, Cergy Mécénat. Le fonds a été officiellement présenté le 20 mai 2019 à la médiathèque Visages du monde, pour une journée de rencontres dédiée aux 50 ans de la ville.

 

Le fonds de dotation doit « faire de la culture et du patrimoine à Cergy un axe majeur de l’attractivité et du rayonnement en Ile-de-France », explique la collectivité, alors que Cergy a été désignée « ville la plus dynamique » en 2017 par un classement du Figaro, réalisé sur des critères socio-économiques comme la densité des écoles, la population étudiante, le taux de chômage, la vitalité économique (création d’entreprise, dépôt de brevet...), ou encore la couverture 4G du territoire.

 

Les entreprises et particuliers qui souhaitent intégrer le cercle de mécènes de la ville de Cergy auront deux options : un ticket d’entrée au fonds à 25 000 euros (10 000 euros après défiscalisation), et un soutien Premium de 50 000 euros (20 000 euros après défiscalisation).


 

Histoire d’une ville nouvelle

 

La ville de Cergy souhaite valoriser autant son patrimoine historique (avec la Maison Anne et Gérard Philipe et la Maison Morin, mémoires du village de Cergy) que moderne. L’architecture « futuriste » de la ville a été le théâtre de nombreuses scènes de tournage du cinéma français, comme I... comme Icare d’Henri Verneuil, avec Yves Montand (1979), Les visiteurs de Jean-Marie Poiré (1993) ou encore, plus récemment, Naissance des Pieuvres de Céline Sciamma (2007).

 

Avec ce fonds de dotation, la ville ambitionne également de créer un centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine dédié à l’histoire et à l’urbanisme de la Ville Nouvelle.

[MERCATO] Laurence Drake est nommée déléguée générale de FACE

[MERCATO] Laurence Drake est nommée déléguée générale de FACE

Le conseil d’administration de FACE (Fondation Agir Contre l’Exclusion) vient de nommer Laurence Drake (anciennement déléguée générale, puis présidente, du fonds Inpact) déléguée générale de la fondation. Elle succède à Vincent Baholet. Frédéric Mitterrand et Renaud Donnedieu de Vabres rejoignent le conseil d’administration.

 

 

Laurence Drake a dirigé de 2012 à 2017 le fonds InPACT. Ce fonds de dotation rend accessible aux personnes en situation d’exclusion des initiatives artistiques et culturelle, vecteurs de “ cohésion sociale, d’égalité des chances et d’épanouissement personnel des individus”. Elle est ensuite devenue Senior Advisor - Institutions & Charities au sein de Neuflize OBC.

Gérard Mestrallet, président de FACE, a déclaré dans un communiqué : « Je me réjouis de l’arrivée de Laurence Drake qui constitue une étape très importante pour notre fondation, au moment où nous avons décidé de renforcer son organisation, ses règles de fonctionnement et ses moyens financiers. Sous son autorité, FACE recentrera ainsi son action sur la lutte contre l’exclusion, contre les discriminations et la pauvreté, avec l’appui des entreprises adhérentes et des Clubs. Son expérience associative et ses engagements concrets et profonds en faveur de la lutte contre l’exclusion seront précieux pour construire cette nouvelle phase de l’activité de FACE».

 

Frédéric Mitterrand et Renaud Donnedieu de Vabres, nouveaux administrateurs de FACE

 

Le conseil d’administration a nommé deux nouveaux administrateurs : Frédéric Mitterrand et Renaud Donnedieu de Vabres.

 

[POSITIVONS] L’Adie propose une formation express à l’entrepreneuriat

[POSITIVONS] L’Adie propose une formation express à l’entrepreneuriat

« Je Deviens Entrepreneur » est un programme gratuit et certifiant (pris en charge par l'Adie – via ses partenaires –, les collectivités et l'État) de deux semaines pour accélérer (et finaliser) la création d’entreprises.

 

 

 

Il s’agit pour les jeunes entrepreneurs d’aborder plusieurs points qui leur permettront de se lancer : établir une prévision de chiffres d’affaires, chercher des clients, choisir son statut, faire un benchmark, développer son réseau et sa communication.

 

Les entrepreneurs ciblés doivent avoir moins de 10 000 euros et ne pas avoir accès aux crédits bancaires classiques. La formation du programme « Je Deviens Entrepreneur » n’est pas soumise à des critères d’âge ou de niveaux de formation. Tous les secteurs sont les bienvenus ; découvrez dans le reportage vidéo de Carenews une entreprise créatrice de bijoux, une marque de cosmétiques bio ethnique et une plateforme de mise en relation professeurs / élèves, par exemple. La formation, disponible dans presque trente villes françaises, peut se prolonger par un accompagnement par l’Adie.

 

L’Adie (Association pour le droit à l'initiative économique) est un réseau associatif de financement et d’accompagnement de créateurs d’entreprises – avec un volet important d’insertion. Elle est le gagnant du concours Giving Tuesday x carenews.com (novembre 2018) pour ce projet.

 

Cet article a été rédigé dans le cadre d'un partenariat média.

 

[AÀP] L'Écomotive : appel à projets de l'ESS de Rennes Métropole

[AÀP] L'Écomotive : appel à projets de l'ESS de Rennes Métropole

Sur le territoire de Rennes Métropole, l’économie sociale et solidaire (ESS) rassemble près de 2 099 établissements d'entreprises employant 24 931 salariés, ce qui représente de 11 % des établissements, et 14 % des emplois privés. De plus, dans un contexte où les modèles de l'économie traditionnelle rencontrent de lourdes difficultés à créer et maintenir des emplois, les entreprises du secteur de l'ESS disposent de modèles économiques créateurs d'emplois, plus stables face aux fluctuations de la conjoncture. Dans le cadre de son schéma de développement économique, Rennes Métropole soutient, à travers cet appel à projets doté d’une enveloppe de 70 000 euros pour 2019, le développement d’activités et de structures relevant de l’ESS. Cet appel à projets vise à favoriser et soutenir le développement d’activités économiques créatrices d’emploi et/ou qui répondent à des besoins d’intérêt territorial et/ou qui intègrent une démarche d’innovation sociale. Les domaines d’intervention soutenus sont prioritairement ceux qui de la stratégie de développement économique de Rennes Métropole (mobilité décarbonnée, transition énergétique, santé, bien-être et alimentation, numérique…).

Dans le cadre de cet appel à projets, Rennes Métropole intervient en soutien de :

 

· Nouvelles activités portées par des structures en démarrage ou relevant de la diversification d’organisations existantes

· Développement ou reprise d’activités existantes

· Projets de coopération ou mutualisation ayant pour objectif le développement de l’activité des parties prenantes.


 

Le soutien est apporté à de l’investissement matériel ou immatériel (coûts salaires, expertise…) en phase d’étude, d’expérimentation ou de développement de l’activité.


 

Critères d'éligibilité :

 

· Exercer une activité sur le territoire de Rennes Métropole.

· Relever du champ de l’ESS et être organisé sous forme de coopérative, mutuelle ou association ou être agréé entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS) tel que l’entend la loi du 31 juillet 2014.

 

Les candidatures sont à adresser  par courriel à economie@rennesmetropole.fr et n.wright@rennesmetropole.fr

 

Le comité d’attribution se réunit à deux ou trois reprises dans l'année et les dates butoir de candidatures sont disponibles sur demande par courriel à n.wright@rennesmetropole.fr

 

Le montant attribué à chaque projet tient compte du montant de l’enveloppe globale ainsi que des articulations avec les autres dispositifs de soutien sur le territoire. Un soutien non financier peut également être envisagé : mise en réseau, expertise, mise à disposition de locaux ou de matériel.

 

L’attribution de l’aide peut être fléchée sur des projets nécessitant jusqu'à 3 ans de mise en œuvre. Sauf autre proposition du comité d'attribution, le versement de la subvention est effectué en deux temps :

 

· 80 % à la signature de la convention

· 20 % à la remise du bilan de l’action soutenue.

 

Le bilan de l’action comprend un récapitulatif des dépenses engagées avec copie des justificatifs, un descriptif des actions mises en œuvres et résultats obtenus.

 

21 lauréats ont été pour l'instant récompensé par une subventions allant de 5 000 à 20000 euros.

 

Rennes Métropole est une communauté d'agglomération, comptant 43 communes. 41 % des habitants du département vivent dans la métropole rennaise.  L'hôtel de Rennes Métropole se situe le long de l'avenue Henri Fréville. Le président de Rennes Métropole est actuellement Emmanuel Couet, il succède à l'ancien maire de Rennes Daniel Delaveau.

 

Rennes Métropole compte 122 élus, les conseillers communautaires, qui sont des conseillers municipaux de chacune des 43 communes de la communauté. Le conseil comprend un président, 30 vice-présidents et 91 conseillers représentant les 43 communes.

Qwant lance un moteur de recherches pour faire des dons aux associations

Qwant lance un moteur de recherches pour faire des dons aux associations

Le 14 mai 2019, le moteur de recherche français Qwant a annoncé le lancement de Qwant Causes, une option dédiée aux associations qui leur permet de récolter des dons grâce aux requêtes des internautes. Qwant s’est associé à HelloAsso pour ce nouvel outil.

 

 

Qwant Causes se présente comme une option à activer en un clic sur l’interface principale de Qwant. Un peu comme sur Lilo, l’utilisateur génère des points, les «QOZ», à chaque recherche et lors de clics sur des liens sponsorisés. L’internaute peut ensuite donner ses points, dont la valeur sera reversée en euros chaque mois, aux associations de son choix. Plus d’un millier d’associations et de fondations en France sont déjà répertoriées sur le site, où il est possible de les rechercher selon les causes.

 

Les utilisateurs peuvent aussi faire le choix de laisser Qwant remettre l’ensemble de leurs points à une cause et une association mises en avant chaque mois. Jusqu’au 1er juin 2019, ce sont les droits des femmes et l’association Care France qui sont à l’honneur. La page d’accueil de Qwant Causes publie d’ailleurs un fil de nouvelles sur le sujet. Pour permettre le versement des dons aux structures membres, Qwant Causes a noué un partenariat avec HelloAsso. À long terme, Qwant Causes compte indexer l’ensemble des associations de France, d’Europe et de l’international, et ainsi contribuer à leur visibilité.

 

Développé en France et lancé en 2013, Qwant est le premier moteur de recherche européen à posséder son propre système d’indexation du web et qui n’utilise pas d’outils de traçage pour protéger la vie privée de ses utilisateurs. En 2018, Qwant a généré plus de 18 milliards de recherches.

[DERNIÈRE MINUTE 20] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

[DERNIÈRE MINUTE 20] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

Toute l’actualité en bref qui fait rayonner l’intérêt général ! Cette semaine, l’inclusion des personnes handicapées dans les entreprises avec le DuoDay, des rues sans mégots à Paris, la fin de la collecte pour la reconstruction de Notre-Dame, et le lancement d’une appli solidaire, Indigo.


Environnement

 

Réunis à Metz le 6 mai dernier, les ministres de l’Environnement du G7 (les 7 pays les plus industrialisés) ont adopté une charte pour la biodiversité. Non contraignante, la charte sera utilisée par les pays signataires pour établir leurs politiques publiques.

 

Le 30 mai prochain à Beverly Hills, l’association américaine EMA remettra les Environmental Media Awards, prix récompensant les films durables aux États-Unis.

 

Marion Chaygneaud-Dupuy (Clean Everest), Amandine Renaud (P-WAC) et Solène Espitalié (Les jardins de Solène) sont les lauréates France 2019 du Prix  Terre de Femmes de la Fondation Yves Rocher. Ce prix récompense l’engagement de ces femmes pour la protection de l’environnement.

 

Poulehouse, «l’œuf qui ne tue pas la poule» et propose des œufs bio, dans le respect de la vie des poules va plus loin dans la lutte contre la maltraitance animale grâce à une innovation qui permet de pratiquer le sexage « in ovo » et d’éviter le broyage des poussins mâles.

 

Paris lance le 18 mai 2019 les rues sans mégots, pour lutter contre ce déchet polluant. Chaque mairie d’arrondissement va déployer, en partenariat avec des associations de quartier, différents dispositifs tels que des ramassages citoyens et du mobilier urbain mais aussi des actions de sensibilisation, pour supprimer les mégots des trottoirs et caniveaux.

 

G7 Green, la flotte des taxis G7 équipée de véhicules hybrides et/ou électriques, signe un partenariat avec Reforest’Action pour reboiser une forêt dans les Yvelines et créer une forêt « comestible » avec des arbres fruitiers dans deux collèges parisiens. Une campagne de communication accompagne ces opérations de mécénat jusqu’au 1er juin 2019, via le film Green city diffusé sur BFM TV, les réseaux sociaux et les plateformes de tv en replay.

 

“L’avenir de la vie sur terre est en jeu. Nous vous exhortons à agir sans attendre.” Un collectif de personnalités, dont l’autrice Fred Vargas et l’actrice Marion Cotillard, a exhorté dans une tribune publiée dans Le Monde le 6 mai dernier, les États à prendre des mesures d’urgence en faveur de l’environnement.


 

Concours, prix et récompenses

 

Les inventions récompensées par le célèbre concours Lépine font la part belle cette année à l’accessibilité, à la prévention et à la santé publique. Joseph Collibault, Gérard Lecomte et Pierre Herrburger ont reçu le grand prix du Sénat pour le Scootpartoo, un fauteuil électrique tout terrain équipé de chenilles. Jacques Pitoux obtient le trophée et la médaille d’or du concours ainsi que le prix coup de cœur de la CCI Paris-Île-de-France pour son drone bombardier d’eau qui permet de lutter au plus près contre les incendies. Hélène Deteix est 3e prix du Préfet de Police pour la plateforme Adocity, une application mobile créée pour sensibiliser les jeunes et leurs parents sur la citoyenneté locale.

 

Le Monde Cities va décerner les Prix de l’innovation urbaine le 28 juin prochain à Paris. Cette édition 2019 vise à récompenser les solutions concrètes au service du bien-vivre des habitants, de la justice sociale et de l’adaptation de la ville face au réchauffement climatique.

 

Les Goldman Environmental Prizes 2019 ont été remis le 29 avril, à six lauréats de six nationalités différentes. Ce prix vise à récompenser des personnalités menant un combat pour la protection de l’environnement et de la biodiversité. Parmi les lauréats 2019, Alberto Curamil, descendant du peuple Mapuche, au Chili, qui a stoppé la construction de deux barrages hydrauliques sur la rivière sacrée Cautin.   



 

Fondations et fonds de dotation

 

La Fondation d’entreprise Crédit Agricole Nord de France fête cette année ses 3 ans d’existence. Pour célébrer cet anniversaire, la fondation publie en collaboration avec Uni Médias un ouvrage rendant hommage aux porteurs de projets qu’elle a soutenus depuis sa création, Faire battre le cœur de notre région.

 

À Venise, la Maison Dior a organisé le 11 mai dernier avec la Venetian Heritage Foundation, qui fête cette année ses 20 ans, le Bal Tiepolo, un dîner de bienfaisance et un bal masqué en présence de nombreuses stars. Des artistes contemporains tels qu’Anish Kapoor ou encore Georg Baselitz ont fait don de leurs œuvres pour qu’elles soient vendues à cette occasion. Les bénéfices permettront la rénovation de monuments vénitiens.

 

La Fondation VINCI Autoroutes publie l’édition 2019 du baromètre européen de la conduite responsable. Le document dresse un état des lieux des comportements et des représentations des Européens au volant. Il permet de suivre l’évolution des conduites à risque pour élaborer des politiques de prévention mieux adaptées. L’édition 2019 met en évidence le danger croissant lié à l’utilisation des objets connectés au volant (téléphone, GPS…).

 

Le Fonds de dotation Plantons pour l’avenir a déjà collecté 3 millions d’euros pour reboiser plus de 1 000 hectares de forêts en France. 17 dossiers de reboisement ont été validés lors du conseil d’administration d’avril 2019, dans le cadre de l’appel à projets national. Au total, ce sont 176 projets de plantations concernant plus de 20 essences d’arbres qui sont accompagnés par Plantons pour l’avenir partout en France.



 

Numérique

 

L’entreprise Lyreco s’associe à l’entreprise à impact social POP School, spécialiste de la formation aux métiers du numérique. Ce partenariat permet le lancement d’une formation à JAVA EE, le langage informatique le plus demandé par les entreprises. Pendant 7 mois, jusqu’en novembre 2019, une classe de 15 personnes va ainsi recevoir un enseignement gratuit et suivra des stages pratiques au sein de Lyreco. Ont été sélectionnés en priorité des demandeurs d’emploi, des personnes en reconversion et des jeunes via des tests axés sur la motivation et non le CV.

 

Pour le cinquième anniversaire de son programme d’approche ludique des sciences Girls4Tech, Mastercard annonce son engagement à soutenir un million de jeunes filles dans le monde d’ici 2025 vers les métiers de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle. Mastercard lance en parallèle Girls4Tech 2.0 pour les jeunes filles de 13 à 16 ans, pour mettre en exergue, outre les connaissances techniques, l’importance de maîtriser les compétences liées au savoir-être (communication, créativité, collaboration…).

 

La startup Lifeaz a développé l’application mobile Everyday Heroes en partenariat avec les Sapeurs Pompiers de Paris, pour que chacun·e apprenne gratuitement les gestes qui sauvent et sache porter secours, notamment en cas d’accident de la route.


 

Patrimoine et culture

 

À Pontivy, en Bretagne, la boutique de broderie Cop’Bobines a lancé une collection de sacs brodés en faveur de la restauration du Château des Rohan. Jusqu’au 31 octobre 2019, 10 % des bénéfices seront reversés à la reconstruction du monument.

 

Lu dans Les Échos du 9 mai : La Fondation Comédie Française veut faire rayonner la troupe de Molière. Elle compte déjà 130 mécènes individuels et 30 entreprises, dont la Fondation Michelin, et fonctionne par mécénat de projets pour soutenir la créativité théâtrale et la culture.

 

La banque Neuflize OBC expose gratuitement jusqu’au 16 juin 2019 à la Friche de La Belle de mai à Marseille une partie de ses collections de photographies et vidéos, ONLY YOU.

 

À Draguignan, le musée des Beaux-Arts de la ville et la Fondation Crédit Agricole Provence Côte d’Azur (CAPCA) ont signé le 6 mai dernier une convention de mécénat pour restaurer l’armure d’apparat de François de Montmorency, pièce maîtresse des collections du musée.


 

Notre-Dame

 

La Fondation du patrimoine a annoncé le 14 mai qu’elle avait clôturé sa collecte pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame. En un mois, elle a collecté, en dehors des promesses de dons, 218 millions d’euros grâce à 228 000 donateurs et entreprises de 152 pays.

 

La Fondation du patrimoine lance à la même occasion une souscription nationale intitulée “Plus jamais ça !”, qui alimentera un fonds d’urgence visant la mise en sécurité des sites historiques les plus menacés. Dans le courant du mois de juin 2019, 100 projets seront sélectionnés et bénéficieront des jeux Mission Patrimoine de la FDJ (un tirage du Loto le 14 juillet et deux offres de tickets à gratter qui seront proposées à partir du mois de septembre).

 

Le projet de loi encadrant la restauration de la cathédrale Notre-Dame a été voté par les députés dans la nuit du 10 au 11 mai 2019. Les principales dispositions du texte sont la réduction d’impôt porté à 75 % pour les dons en faveur de la reconstruction ainsi que la possibilité pour les collectivités territoriales de participer à la souscription, les versements étant considérés comme des subventions d’équipement. Un comité de contrôle sera exceptionnellement mis en place, pour s’assurer de la bonne gestion des fonds collectés. Le Gouvernement pourra, dans les deux ans suivant la loi, prendre par ordonnance des dispositions pour faciliter le chantier, en procédant à des dérogations aux règles d’urbanisme, d’environnement ou de commande publique par exemple, pour procéder aux travaux de reconstruction. Le texte de loi va être transmis au Sénat pour un examen le 27 mai 2019.

 

L’écrivain britannique Ken Follett, auteur notamment des Piliers de la Terre, a annoncé la publication aux éditions Robert Laffont d’un court récit sur Notre-Dame, après l’émotion suscitée par l’incendie qui a ravagé le monument en avril dernier. L’intégralité des bénéfices de l’ouvrage, qui devrait paraître le 13 juin prochain, sera reversé à la Fondation du Patrimoine pour la reconstruction de la cathédrale parisienne.


 

Solidarité et inclusion

 

La Fédération nationale de l’Habillement renouvelle l’opération solidaire Dressing du cœur jusqu’au 23 mai : rapportez vos vêtements propres et en bon état dans votre boutique participante. Ils seront collectés au profit de la Croix-Rouge.

 

L’opération DuoDay, qui permet la formation de binômes entre des personnes en situation de handicap et des professionnels volontaires dans des entreprises, collectivités ou associations a eu le jeudi 16 mai partout en France. FDJ, engagé depuis plusieurs années en faveur des personnes en situation de handicap, a organisé un tirage spécial du LOTO en duo. Karine Ferri a co-présenté l’émission avec un bénéficiaire de l’association ARI (association régionale pour l’intégration des personnes en situation de handicap ou en difficulté).

 

Du 10 au 28 avril, les magasins de chaussures Besson ont mené une grande opération de collecte solidaire. Besson a donné 20 000 paires de chaussures neuves au Secours Populaire Français d’Ile-de-France et du Nord (59), et 85 000 paires de chaussures déjà portées ont été ramenées par les clients, et récupérées par le Relais. Les chaussures non réutilisables, car trop abîmées et ou n’étant plus par paires, partiront en valorisation énergétique (CSR).

 

Le 11 mai, dans une quinzaine de villes de France, des cyclistes ont roulé pour la bonne cause. Dans le cadre de l’opération solidaire “Vivons Vélo pour l’Institut Pasteur”, encadrée par les clubs de la Fédération française de cyclotourisme (FFVélo), AG2R La Mondiale a converti les kilomètres parcourus par les participants en dons numéraires, au profit de l’institut Pasteur pour soutenir la recherche scientifique. D’autres courses auront lieu en juin, juillet et octobre, un peu partout en France.

 

L’association Medina prévoit d’envoyer à la fin du mois de mai en Syrie un convoi d’urgence et recherche des dons de vêtements, de produits hygiéniques, de jouets et de lait en poudre.

 

Emmaüs Solidarité et SINGA ont annoncé le lancement, pour juin 2019, du projet Circulations, lauréat de l'appel à projets "Maison des réfugiés". Le projet doit concrétiser la création d’un espace de rassemblement d'initiatives autour du partage, de l'information, de l'innovation et de l'assistance dans le contexte des migrations.

 

L’entrepreneur social Stéphane de Freitas, fellow Ashoka 2017 et fondateur d’Eloquentia, a lancé Indigo, une application d’échanges de biens et de services gratuits. Les échanges se font grâce à une monnaie d’échange virtuelle et non-convertible, le Digo. Plusieurs associations, comme Bibliothèques sans Frontières, Coexister ou Zero Waste, sont présentes sur l’appli. La plateforme associée à l’appli, Indigo Associations, reversera 10 % de son chiffre d’affaires au monde associatif.

 

 

 

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat et des assos (17-26 mai)

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat et des assos (17-26 mai)

Quelle est l’actualité du mécénat et de la philanthropie ces prochains jours ? Carenews vous présente l’actualité solidaire, les évènements, remises de prix ou encore appels à projets qui rythment le calendrier du secteur de l’intérêt général, de la philanthropie et de la RSE.

 

 

 


 

Vendredi 17 mai 2019

 

Journée de lutte contre l’homophobie.

 

Début de Sculptures en l’île, exposition à ciel ouvert d’œuvres contemporaines, de Paris à Andrésy. L’évènement est ouvert à tous et gratuit. Il se tient jusqu’au 22 septembre 2019.

 

Formation proposée par Admical et l’agence Limite pour maîtriser les enjeux et les spécificités de la communication sur le mécénat, en interne ou en externe.

 

Samedi 18 mai 2019

 

Nuit européenne des musées.

 

Soirée Kynarou. L’association qui agit pour l’accès à l’eau potable et à l’hygiène dans les pays en développement fête cette année ses 15 ans. La soirée festive se fera sur le thème des musiques du monde. Au programme également : des animations, conférences, une restauration (cuisine du monde) et des produits d’artisanat.


 

Samedi 18 et dimanche 19 mai 2019

 

Journées portes ouvertes dans les SPA partout en France et campagne nationale d’adoption des animaux des refuges. Cette année, la SPA s’associe à la Fédération française de cardiologie pour inciter les séniors à prendre un chien chez eux.

 

Oxfam Trailwalker à Avallon. Les participants à cette course caritative marchent par équipe pendant 30 heures pour parcourir 100 km pour soutenir les actions d’Oxfam France.

 

Premier festival dédié au tourisme durable, Changeons d’air(s) revient  pour une seconde édition à la Fondation GoodPlanet à Paris. L’évènement, co-organisé par l’ATES (association pour le tourisme équitable et solidaire), la Fondation GoodPlanet, Voyager autrement, et ATD, est gratuit. Au programme : projections-débas, conférences, concerts, rencontres et témoignages. Les participants pourront profiter d’un Village des voyages et d’un marché du monde tout au long du week-end.

 

Dimanche 19 mai 2019

 

« Des arbres dans nos assiettes », journée gratuite ouvert à  tous les publics organisée par l’association française d’agroforesterie et la Fondation de France dans le cadre du congrès mondial d’agroforesterie à Montpellier.

 

Fin de l’opération solidaire d’abondement des dons pour l’association Yalla! sur la plateforme web W4.

 

Lundi 20 mai 2019

 

Journée européenne de la mer.

 

Fin des candidatures au Programme associé d’On purpose, pour être accompagné·e dans son changement de carrière vers les métiers porteurs de sens.

 

Lancement de la 2e édition des trophées franco-chinois de la RSE 2019 qui seront remis le 4 octobre prochain. Les entreprises qui souhaitent candidater peuvent déposer leur dossier jusqu’au 31 août.

 

Mardi 21 mai 2019

 

Conférence de l’association Visitatio, qui met en œuvre un modèle novateur de soins palliatifs à domicile fondé sur la mobilisation de volontaires-bénévoles et de soignants spécialisés, sur le thème : « Mobiliser le tissu local : une clé pour les soins palliatifs à domicile » de 8h30 à 10h30 à Paris. Sur inscription.

 

Lancement de la Semaine européenne des fondations. Le Centre français des fonds et fondations (CFF) organisera lors de cette évènement son assembléee générale annuelle.

 

Début du festival Foot d’Elles, projet citoyen du Fonds de dotation de la société Sésame pour la promotion de l’égalité femmes/hommes et la mixité sociale dans le football et plus largement dans la société.

 

Soirée d’inspiration avec le Projet Imagine au Bal Blomet.

 

Mercredi 22 mai 2019

 

Fête de la nature.

 

Conférence de l’European Foundation Centre (jusqu’au 24 mai) à Paris sur le thème « Liberté, égalité, philanthropie ».

 

Vendredi 24 mai 2019

 

Course solidaire « Enfants sans cancer city » au profit de l’association Imagine for Margo à La Défense.

 

Samedi 25 mai 2019

 

Journée citoyenne partout en France.

 

2e édition des Défis Kerpape, dans le cadre de la Semaine de la Bretagne : un évènement sportif au profit du fonds de dotation, pour soutenir la recherche et l’innovation sur le handicap.

 

Dimanche 26 mai 2019

 

Fête des mères. Carenews vous aide à trouver un cadeau éthique et solidaire !

[CHIFFRE] Liberté de presse : la France arrive 32e au classement annuel de RSF

[CHIFFRE] Liberté de presse : la France arrive 32e au classement annuel de RSF

Reporters sans frontières a récemment publié l’édition 2019 de son Classement mondial de la liberté de presse, qui recense la situation de celle-ci dans 180 pays et régions. La France s’y classe 32e, alors que l’ONG alerte sur une situation de plus en plus dégradée à l’échelle mondiale. L’hostilité grandissante envers les journalistes inquiète notamment en Europe, où son image de zone sûre pour la presse s’effrite au rythme de pressions et de violences de plus en plus marquées.

 

Un climat de peur

 

En tête du classement se trouve pour une troisième année consécutive la Norvège, suivie de près par la Finlande et la Suède. En 32e position, la France obtient son meilleur classement depuis 2013, mais arrive 20e à l’échelle de l’Europe. Alors que la dernière année a été marquée par des scandales comme l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, seuls 24 % des pays listés affichent une situation « bonne » ou « plutôt bonne », contre 26 % en 2018.

 

RSF pointe du doigt la peur générée par l’attitude hostile, voire haineuse de plusieurs dirigeants politiques envers la presse comme principale coupable de ce recul, citant notamment les États-Unis en exemple. Malgré le climat général, certains pays affichent de nettes améliorations dans des régions difficiles, grâce à des gouvernements plus ouverts. C’est notamment le cas de l’Éthiopie et de la Gambie en Afrique, qui font des bonds respectifs de 40 et 30 places sur le classement.

 

En Europe, la situation se dégrade

 

Si l’Europe demeure la région qui garantit le plus la liberté de presse, cette position est de plus en plus compromise, alors que l’UE et les Balkans enregistrent la deuxième plus forte dégradation dans les scores du Classement  (+1,7 %). Les meurtres de trois journalistes en Slovaquie, en Bulgarie et à Malte ont mis en avant les dangers auxquels font face les journalistes d’enquête, notamment ceux qui travaillent sur la corruption. Les violences envers les journalistes sont en croissance sur le continent, qu’elles soient physiques ou sur le web. En France, le mouvement des gilets jaunes a vu de nombreux journalistes être menacés, agressés ou harcelés en ligne par les manifestants, mais aussi être blessés par les forces de l’ordre.

 

Un discours anti-média, habituellement l’apanage de régimes autoritaires, fait sa place dans plusieurs démocraties. C’est le cas en Hongrie, où le gouvernement de Viktor Orban fustige régulièrement les médias qui critiquent le pouvoir et refuse de répondre à certains journalistes. En France, des personnalités politiques, comme Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise, ont justifié à plusieurs reprises une haine des médias qui va au-delà de la simple critique.

 

Les pressions judiciaires pèsent également sur les reporters : on observe de plus en plus l’usage de procédures «bâillons», des plaintes en diffamation qui vise surtout à intimider et faire taire les journalistes plutôt qu’à obtenir justice. Des grands groupes commerciaux comme Vinci ou l’homme d’affaires Vincent Bolloré ont notamment fait usage de cette technique envers plusieurs journalistes français.

 

Une analyse poussée de la liberté de presse

 

Lancé en 2002, le classement annuel de RSF est une référence, utilisée notamment par les Nations Unies et la Banque Mondiale. Pour déterminer le rang de chaque pays ou région, RSF a développé un questionnaire de 87 items adressé à des experts du milieu partout dans le monde. La consultation porte sur  le pluralisme, l’indépendance des médias, l’environnement et l’autocensure, le cadre légal, la transparence et la qualité des infrastructures. S’y ajoute une analyse des exactions commises envers les journalistes, et chaque pays se voit attribuer une note de 0 à 100 ; 0 correspondant au meilleur score et 100, au pire.



 

[SHOPPING] Greenuit, une boutique en ligne pour voyager écolo

[SHOPPING] Greenuit, une boutique en ligne pour voyager écolo

Chaque vendredi, Carenews vous présente une idée de shopping solidaire. Cette semaine, nous vous parlons de Greenuit, une boutique en ligne qui propose des produits éco-responsables et éthiques pour partir en voyage en réduisant son impact environnemental.

 

 

 


 

Voyager de manière éco-responsable, est-ce possible ? Nous vous proposions il y a quelques temps des conseils pour un tourisme plus durable. À l’approche des vacances d’été, ceux qui partent profiter de la nature devront aussi faire des choix. Passionnée de plongée sous-marine et initiée au mode de vie zéro-déchet, Vanessa Paquet a voulu réunir en un seul et même endroit des produits de voyage respectueux de l’environnement et a lancé le site Greenuit en février 2018. Sur cette boutique en ligne sont proposés entre autres des plats lyophilisés, de la vaisselle en inox, des produits d’hygiène ou encore de la bagagerie. Les protections solaires ocean-friendly de la marque Alphanova figurent parmi ses produits phares.

 

Consciente que certaines marques s’adonnent au «greenwashing», Vanessa Paquet a procédé à une sélection rigoureuse des articles vendus sur le site, qu’elle a tous testés elle-même. Chaque fiche produit comprend par ailleurs des informations détaillées sur la composition et les attributs, ainsi que des conseils d’utilisation, notamment pour les shampoings et les dentifrices solides. Avec cette e-boutique, la jeune femme espère accompagner les voyageurs dans leurs démarches d’éco-responsabilité. À long terme, elle espère aussi sensibiliser l’industrie de la plongée, et aider à équiper les clubs de produits solaires non-dommageables pour l’environnement.

 

Mécénat territorial : nouvelles perspectives, nouveaux défis

Mécénat territorial : nouvelles perspectives, nouveaux défis

Les collectivités territoriales recourent de plus en plus au mécénat, sous toutes ses formes (financier, matériel, pro bono) pour faire face à la diminution des subventions publiques. Dans ce nouveau contexte, les défis sont nombreux pour mobiliser les entreprises et les particuliers.

 

 

“L’heure du mécénat a sonné pour les collectivités territoriales”, prédisait en 2014 Philippe-Henri Dutheil, alors avocat associé responsable du secteur Organismes sans but lucratif chez Ernst & Young (EY). Les importantes restrictions budgétaires connues par les collectivités territoriales, particulièrement depuis la loi de finances de 2015, ont fait émerger le mécénat comme une solution pour les collectivités. Si certaines villes françaises comme Reims, Le Havre ou Nantes, avaient déjà structuré leur politique de mécénat dès la fin des années 2000, nombre de collectivités n’avaient pas anticipé ce tournant.

 

L’année 2015 a marqué le début d’un “sursaut” des collectivités territoriales en matière de mécénat : fin 2015, des villes comme Romans-sur-Isère, Laval, Hyères, et l’agglomération de Saint-Omer ont lancé leur mission mécénat ; Paris a lancé son fonds de dotation “Fonds pour Paris”, suivie par des villes comme Cannes et Rennes. En 2016, les villes de Blois, Ajaccio ou encore Pessac, près de Bordeaux, ont créé leur mission mécénat en interne, et Montreuil, son fonds de dotation, “Montreuil Solidaire”. En 2017, c’est au tour de Bayonne, Vincennes ou encore Fontenay-sous-Bois de se lancer dans le mécénat, en créant un fonds de dotation, puis de la ville de Tours en 2018 avec une mission mécénat. Derniers en date, la fondation d’Orléans et le fonds de dotation de la ville de Champigny-sur-Marne.


 

“Avoir le même langage que les entreprises”

 

Face à cette montée en force, et en concurrence du mécénat territorial, les pôles dédiés au mécénat se sont structurés et professionnalisé pour être plus efficaces. “Le fundraising est un métier, il s’apprend”, rappelait pour EY la directrice de l’Association Française des Fundraisers (AFF), Yaële Aferiat. “Il ne peut être envisagé uniquement sous l’angle financier et va bien au-delà de l’empilement d’outils ou l’accumulation de projets à financer au coup par coup”. De plus en plus, le mécénat déborde de son attribution historique, la culture et le patrimoine, pour devenir un pôle stratégique et transversal des collectivités territoriales.

 

Une évolution qui déteint sur le profil des équipes en charge du mécénat. “Nous avons beaucoup changé notre façon de recruter”, témoigne Patrice Moueza, en charge du mécénat pour la ville de Rouen. “Au début, nous avons surtout recruté des personnes issues du milieu de la médiation culturelle. Aujourd’hui, nous avons tendance à privilégier des profils plus commerciaux, capables de faire de la prospection et d’avoir une vraie analyse à la fois économique et juridique. Nous nous sommes adaptés pour avoir le même langage que les entreprises”, explique-t-il.



 

Les entreprises locales, mécènes privilégiés

 

Car les entreprises, et surtout celles implantées localement, demeurent les interlocuteurs privilégiés des collectivités territoriales pour le mécénat. Si les entreprises nationales (banques, assurances, bâtiment...) sont des mécènes historiques des territoires, les petites et moyennes entreprises (TPE et PME) s’intéressent de plus en plus à la démarche du mécénat. Le nombre de TPE mécènes aurait même quasiment triplé de 2010 à 2016, selon le baromètre du mécénat d’entreprise Admical, publié en octobre 2018. Et ce nombre devrait continuer à augmenter, depuis que la loi de finances 2019 a instauré une “franchise” de défiscalisation, qui doit inciter le mécénat des petites entreprises.

 

Moins informées sur le dispositif du mécénat, et moins structurées pour le mettre en place, les petites entreprises font l’objet d’un effort particulier de pédagogie de la part des collectivités. Car le partenariat est gagnant-gagnant : très dépendantes du bassin d’emploi local, les TPE et PME peuvent trouver un direct dans la pratique du mécénat. “Nous essayons de montrer aux TPE et PME qu’en faisant du mécénat, elles valorisent le territoire et le rendent attractif auprès de potentiels talents. C’est un élément très important, car certaines d’entre elles ont des difficultés à recruter, notamment pour de hauts postes”, analyse Christophe Allonier, chargé du mécénat de la ville du Havre. “On se rend compte que les entreprises sont très attachées à leur territoire et à leurs équipements culturels. Au-delà de l’intérêt fiscal, il y a une vraie fierté du territoire”, observe Marina Derrien, responsable mécénat de la métropole de Metz.

 

Si le mécénat augmente, ses formes se diversifient également, en faveur notamment du mécénat de compétences. Les collectivités qui s’y essaient y trouvent un véritable intérêt en matière gestionnelle. Le mécénat de compétences leur permet de réaliser plus de chantiers sans contredire leurs impératifs budgétaires, mais aussi de s’affranchir du calendrier des entreprises, pour qui la politique de mécénat est généralement contrainte par l’exercice comptable et fiscal. Et les entreprises y trouvent aussi leur compte : “Le fait que l’entreprise réalise elle-même une prestation, plutôt que de la financer, peut s’avérer plus valorisant en termes d’image et de communication”, analyse Patrice Moueza, de Rouen.


 

Mobiliser les habitants par le crowdfunding, une opération délicate

 

Côté particuliers, rares encore sont les collectivités qui font appel aux habitants pour leur politique de mécénat. Certaines font délibérément le choix de ne s’adresser qu’aux entreprises, à l’image de Hyères, Blois, ou encore Metz ; parce que l’engagement des entreprises est suffisant, ou parce que la communication auprès des citoyens n’a pas encore été bien installée. Comme l’explique Sophie Haguet, chef de projet financements extérieurs de Blois, “mettre en place une démarche d’appel aux particuliers demande beaucoup de temps. Il faut des outils différents, spécifiques, et faire beaucoup de communication, procéder par acculturation progressive des citoyens”. Sachant que l’accès au crowdfunding pour les collectivités n’a été véritablement démocratisé qu’avec un décret de décembre 2015, la prudence reste encore souvent de mise.

 

Mais certaines villes bénéficient déjà de cette acculturation au “mécénat populaire”, et choisissent de la mettre à profit pour des opérations ponctuelles, pour des projets fédérateurs, comme le jardin des plantes à Rouen. Ou pour des opérations de long terme, à l’image du Pont de Pierre, monument emblématique de Bordeaux et pour la rénovation duquel les habitants sont invités à participer à une course annuelle, le 10 km des Quais de Bordeaux. La ville a également innové cette année en lançant une plateforme de collecte de dons, développée par KissKissBankBank. La plateforme doit permettre, encore une fois, de soutenir des symboles de la ville (le museum, la bibliothèque), mais aussi de financer un service de transport par bac sur la Garonne.

 

“Il semble que cette philanthropie de proximité et territorialisée, initiée par les collectivités, se développe pour à permettre aux citoyens de s’approprier ou se réapproprier le territoire, transformant le citoyen seul contributeur (par l’impôt) en acteur (par le don)”, analyse l’Institut de la gouvernance territoriale et de la décentralisation.

 

 

 

L'information en direct des associations et des mécènes