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[AÀP] Le fonds de dotation QUALITEL lance un appel à projets

[AÀP] Le fonds de dotation QUALITEL lance un appel à projets

La Macif lance Diffuz, un réseau social au service de l'engagement solidaire

La Macif lance Diffuz, un réseau social au service de l'engagement solidaire

Bilan de la finance solidaire en 2016

Bilan de la finance solidaire en 2016

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[QUOI DE NEUF ?] ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS DU MÉCÉNAT ET DES ASSOS (27 mai-4 juin)

[QUOI DE NEUF ?] ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS DU MÉCÉNAT ET DES ASSOS (27 mai-4 juin)

L'actu solidaire de Carenews et les évènements, conférences, remises des prix ou encore appels à projets qui vont rythmer le monde du non-profit, des associations, du mécénat, de la RSE et de l'intérêt général.

28 mai

Femmes en fêtes, opération de Dons Solidaires pour la fête des mères

 

29 mai au 4 juin

Collecte de la fondation ARSEP (sclérose en plaques)

 

Du 29 mai au 2 juin

Rendez-vous de l'Adie (micro-crédit)

 

Du 30 mai au 5 juin

Semaine européenne du développement durable

 

Du 30 mai au 5 novembre

Exposition des MOFS (à Paris) soutenue par EY 

 

31 mai

Fin de l'appel à projets "emploi, solidarité et numérique" (qui soutient les initiatives mêlant digital, solidarité et accès à l'emploi) de la Fondation de France

 

2 juin

Journée mondiale du tourisme responsable

 

3 et 4 juin

Musicales de Bagatelle (Fondation Banque Populaire)

La Croix-Rouge britannique lance un fonds de soutien aux victimes de Manchester

La Croix-Rouge britannique lance un fonds de soutien aux victimes de Manchester

À la suite des attentats survenus lundi dernier à Manchester, la solidarité s’est rapidement manifestée. La Croix-Rouge britannique a lancé le fonds de soutien « We love Manchester Emergency Fund » pour les victimes et a réuni près de 2 millions de livres en 24 heures, grâce à l’appui du monde associatif et de célébrités.

Soutien moral et financier

Au lendemain des attaques terroristes qui ont touché Manchester, hommes politiques et artistes ont adressé des dizaines de messages de soutien aux familles des victimes. Le nouveau président de la République, Emmanuel Macron a par exemple posté sur Twitter : « J’adresse mes pensées au peuple britannique, aux victimes et à leurs proches. Nous menons ensemble le combat contre le terrorisme.» Au-delà de ces réactions immédiates, le monde associatif s’est très vite organisé pour mettre en place une solidarité financière. En partenariat avec la mairie de Manchester, la Croix-Rouge britannique a donc lancé un fonds de soutien, devant être alimenté par les dons des professionnels et des particuliers. L’objectif ? Prévenir les familles des victimes de  toutes difficultés financières et assurer les meilleurs soins aux blessés.

 

Le monde du sport mobilisé

La rivalité historique des deux clubs de foot de Manchester (United et City) s’est effacée pour permettre un don commun d’un million de livres. Le fonds de soutien de la Croix-Rouge a ainsi atteint 3 millions de livres. À titre particulier, le milieu de terrain de Manchester City, Yaya Touré, a également apporté 100 000 livres supplémentaires. L’agent du joueur a notamment précisé à la BBC : « Nous voulons aider les victimes, les familles des disparus et ceux qui sont en ce moment à l’hôpital. »

 

Justgiving : cagnotte en ligne 

Afin de compléter les contributions des sportifs, une cagnotte a également été mise en place sur la plateforme Justgiving pour une durée d’un mois. Le montant actuel de cette dernière s’élève à 899 162 livres, grâce à la générosité de 24 925 « supporters ». Au regard de cette mobilisation générale, Mike Adamson, directeur exécutif de la Croix-Rouge britannique, a souhaité exprimer la gratitude de l’association : « Nous avons été émus par la réponse bienveillante apporté à cet appel pour les victimes et leurs familles. Des personnes issues de toutes les communautés du Royaume-Uni et du monde entier ont témoigné de leur solidarité à travers leurs dons. Les fonds levés contribueront à aider ceux affectés par cette terrible attaque, pour ce dont ils ont besoin aujourd’hui, demain et dans le futur. »

Institut Curie : un ruban rose géant pour Octobre Rose 2017 !

Institut Curie : un ruban rose géant pour Octobre Rose 2017 !

Cette année, Octobre Rose sera marqué par un défi solidaire original : le tricotage du ruban rose le plus long possible. Lancée par des patientes de l’Institut Curie, l’opération a pour but de sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein.

Un challenge créatif, solidaire et intergénérationnel

 

Sophie Thalmann, marraine d’Octobre Rose, manifestation annuelle de sensibilisation au dépistage du cancer du sein, appelle en 2017 les femmes à se mobiliser pour tricoter un gigantesque ruban rose. Si gigantesque qu’il puisse entourer complètement les bâtiments de l’Institut Curie. Ce challenge créatif, solidaire et intergénérationnel, imaginé par des patientes de l’Institut, véhicule une symbolique forte : on peut imaginer les mailles tricotées comme un lien qui se crée entre les malades, leur équipe de soignants, leur entourage, les membres des associations de lutte contre le cancer du sein… Autant de personnes qui sont encouragées à participer à ce grand défi.

 

À vos aiguilles et vos pelotes, pour tricoter vos carrés roses !

 

De nombreux volontaires se sont déjà mis à la tâche : maison de Parents Ferdinand Foch, clubs de tricot, associations de patients, écoles, soignants, médecins, administratifs de l’Institut Curie, chercheurs, mais aussi des patientes et leur famille... Concrètement, le ruban géant sera composé de carrés de laine rose de 10 x 10 cm. Si vous souhaitez participer, vous pouvez envoyer ou déposer vos carrés (quels que soient le point et la nuance de rose utilisés) à l’Institut Curie de Paris ou à la Maison des patients de Saint-Cloud, le 10 septembre au plus tard. Une fois finalisé, le ruban sera installé sur les bâtiments de l’Institut Curie.

[VENDREDI EN CHIFFRES] La philanthropie des Belges passée au crible

[VENDREDI EN CHIFFRES] La philanthropie des Belges passée au crible

Comme en France, un élan de générosité est en train de naître depuis plusieurs années en Belgique. La philanthropie des Belges est à saluer mais son évolution devra être étroitement suivie, notamment le fundraising.


Les Belges préfèrent donner aux grandes organisations

Les Belges sont de plus en plus généreux. C’est du moins ce qui ressort de l’Index et du Baromètre de la philanthropie établis sous l’impulsion de la Fondation Roi Baudouin. Les dons et les legs en faveur des grandes associations ont connu une hausse tandis que ceux des associations plus modestes restent stables. Le mécénat d’entreprise, dont on pourrait attendre plus, n’est toujours pas en plein essor. La faute peut-être au manque d’avantages fiscaux qui encouragent les sociétés à s’engager dans des causes sociales et solidaires.

Des levées de fonds à suivre de près

Pourquoi les grandes associations sont celles qui collectent le plus d’argent ? Parce qu’il est plus rassurant de donner à une organisation connue, mais aussi parce que ces dernières sont spécialisées dans la collecte de fonds. Porte-à-porte, marketing téléphonique, emailing : les associations mettent en place différentes techniques pour attirer les donateurs. Certaines n’hésitent d’ailleurs pas à recourir à une société externe experte en fundraising pour lever un maximum de fonds. Le problème est que ces méthodes sont souvent contestées. Selon un sondage publié récemment par Ipsos Public Affairs, un Belge sur quatre estime que les moyens de communication utilisés pour collecter des fonds n’est pas éthique. La philanthropie grandit en Belgique, mais des mécanismes de contrôle devront probablement bientôt voir le jour afin que le financement des projets sociaux et humanitaires mis en place par les organisations d’intérêt général reste éthiquement acceptable.

[LU] La philanthropie vue par la génération Y

[LU] La philanthropie vue par la génération Y

Un rapport sur la philanthropie de BNP Paribas met la lumière sur l’esprit philanthrope de la génération Y, née après 1980. Approche globale, réseaux sociaux, recherche de partenariats, héritage familial : le point sur la philanthropie vue par la génération Y.


Impact global, entreprenariat, outils numériques et partenariats

Contrairement aux philanthropes du baby-boom, la génération Y ne se cantonne pas à une seule ville ou à une seule région. Elle recherche un impact global, une onde de choc ressentie par plusieurs populations dans différents endroits. Avec, bien sûr, une sensibilité particulière pour la protection de l’environnement. Les jeunes issus de la génération Y n’hésitent pas à créer leur propre entreprise pour soutenir les causes qui leur tiennent à cœur, désireux d’apporter leur pierre à l’édifice de la solidarité. Pour collecter des fonds, recruter, s’informer et sensibiliser, ils ont recours aux outils numériques, à commencer par les réseaux sociaux. Le partenariat occupe également une place importante dans la stratégie des jeunes philanthropes. Ils recherchent en permanence des partenaires pour cofinancer leurs projets ou les mettre en place, ainsi que pour échanger de bonnes pratiques.

Innover sans oublier son héritage

La génération Y a à cœur d’innover tout en tenant compte de son héritage familial. Un travail d’équilibriste qui consiste à bénéficier d’un savoir-faire tout en intégrant des techniques modernes. En famille ou en solitaire, les jeunes philanthropes sont conscients que la famille apporte un soutien qu’aucun partenaire ne peut égaler. La performance est également une priorité pour la génération Y. Les outils numériques leur permettent de mettre la main sur différents indicateurs de performance. « Nous avons modifié notre structure organisationnelle de manière à assurer une gestion plus professionnelle de la fondation et nous mesurons la performance », rapporte Lavinia Jacobs présidente de la Jacobs Foundation (Suisse).

Partenariat : trois grandes structures s’unissent pour mieux gérer les déchets

Partenariat : trois grandes structures s’unissent pour mieux gérer les déchets

La start-up Lemon Tri, la Fondation d’utilité reconnue d’utilité publique FACE et le groupe Danone signent un partenariat pour cofonder Lemon Aide. La nouvelle start-up a pour objectif d’améliorer la collecte et le recyclage des déchets.



Formation spécifique et démarche circulaire

En France, une bouteille sur deux échappe encore au recyclage. Trois grandes structures françaises ont décidé de joindre leurs forces pour faciliter le tri, la collecte et le recyclage des déchets : Lemon Tri, FACE et Danone. Ensemble, ils viennent de créer la start-up Lemon Aide. La jeune entreprise s’appuie sur l’expertise de FACE, réseau spécialisé dans la lutte contre l’exclusion, pour proposer une formation de six mois à des personnes sans emploi. Ces personnes peuvent ainsi, à l’issue de leur parcours, devenir Lemon Aider et se réinsérer dans le marché de l’emploi. La start-up prévoit également l’installation de machines qui récompensent les citoyens écoresponsables en convertissant leurs emballages recyclés en bons d’achat ou en dons associatifs. En 2017, cette démarche circulaire a permis la collecte de 3 millions de bouteilles en plastique et 200 000 canettes.

Des partenaires engagés

De son côté, Danone a soutenu financièrement la création de Lemon Tri en faisant don de 700 000 euros en trois ans à travers le Fonds Danone pour l’Écosystème, outre un support technique précieux. Tous les partenaires se réjouissent de cet aboutissement. À commencer par Maud Curial, directrice de Lemon Aide, qui décrit la nouvelle start-up comme « une jeune pousse de l’économie sociale et solidaire (…) qui cultive les idées rafraîchissantes et innovantes pour faire du bien à la planète et aider ceux dont le parcours professionnel a été, parfois, en dents de scie ».

Focus sur Déclics sportifs, l’insertion des jeunes par le sport

Focus sur Déclics sportifs, l’insertion des jeunes par le sport

Créé par l’Agence pour l’Education par le Sport, le programme Déclics Sportifs offre la possibilité aux jeunes qui se distinguent dans leur club sportif de s’insérer dans le monde du travail. Les jeunes sélectionnés suivent une formation spécifique afin de bien se préparer.


Le sport comme deuxième chance

Nous avons tous un talent à exploiter. Certains jeunes brillent par leurs résultats scolaires, d’autres par leurs performances sportives. Pour ces derniers, l’Agence pour l’Education par le Sport (APELS) lance un programme d’insertion professionnelle baptisé Déclics Sportifs. Cette initiative propose aux jeunes qui se distinguent dans leur club de sport de suivre une formation adaptée et de réaliser leurs premiers pas en entreprise. Bénéficiant du partenariat de LCL et du Groupe Crédit Agricole, l’APELS permet chaque année à 300 jeunes d’intégrer une entreprise à l’issue de leur formation. « C’est vraiment une chance pour LCL, parce que cela permet d’avoir des profils et des personnalités diversifiés tout en changeant nos modes de formation », indique Renaud Chaumier, directeur RH de LCL.

Création d’un fonds de dotation

Le programme Déclics Sportifs a visiblement de beaux jours devant lui. Une vingtaine de promotions ont déjà été signées ou presque jusqu’à présent dans plusieurs villes de France, notamment à Paris et à Lyon. L’APELS a d’ailleurs créé son fonds de dotation afin de faciliter la mise en place du programme. Déclics Sportifs bénéficie par ailleurs du soutien de Marc Lièvremont, ancien sélectionneur de l’équipe de France de rugby et président du fonds de dotation.

[TOPICARE] Cinq initiatives citoyennes pour nettoyer la planète

[TOPICARE] Cinq initiatives citoyennes pour nettoyer la planète

D’après Le Monde, 92 % de la population mondiale respire un air pollué. Le réchauffement climatique inquiète, la pollution de notre planète s’accroit. Les statistiques sont effrayantes et les ONG tirent la sonnette d’alarme : il est temps de résoudre les problèmes environnementaux. Pour commencer à son échelle, nous avons sélectionné cinq applications pour des nettoyages citoyens.

#1- Les Initiatives Océanes organisées par la Surfrider Foundation Europe rassemblent tous les ans des milliers de bénévoles dans le monde qui nettoient plages et cours d'eau. À Paris, l’évènement a lieu plusieurs fois par an autour du Canal Saint Martin. Les bénévoles collectent ainsi les déchets jetés dans les rues et sur le canal, et dressent un état des lieux de la pollution pour contribuer à « une grande opération de science participative à l’échelle européenne ».

 

#2- 1 Piece of Rubbish ou 1 déchet par jour est une initiative écolo qui appelle les citoyens à ramasser un déchet par jour. Les participants prennent en suite une photo ou un selfie qu’ils publient sur les réseaux sociaux avec le hashtag #1pieceofrubbish ou #1dechetparjour. Ils peuvent nominer cinq amis qui devront à leur tour relever le défi. Une manière de sensibiliser chacun au problème des déchets non ramassés.

 

#3- Green Bird, est un mouvement japonais qui s’invite dans les rues de Paris. L’initiative qui a vu le jour à Tokyo en 2003 a été amenée dans la capitale par Yoshiko Inaï. Avec des bénévoles, en partie japonais, mais aussi des locaux, les animateurs de Green Bird se retrouvent une fois par mois pour ramasser les déchets dans les rues de Paris. L’idée est de nettoyer la ville, mais aussi de sensibiliser les passants à la propreté.

 

#4- Nettoyons la nature ! est un événement qui a lieu tous les ans depuis 20 ans et qui est organisé par le groupe de distribution E. Leclerc. En 2017, E. Leclerc invite tous les volontaires à nettoyer des zones urbaines ou naturelles tout en réflechissant à l’impact des gestes écologiques irresponsables. Cette année, l’opération aura lieu les 22, 23 et 24 septembre.

 

#5- Let’s do it ! est un mouvement qui s’inspire de l’Estonie, où 50 000 citoyens s’étaient unis pour nettoyer le pays en une journée en 2008. Let’s do it ! veut agir selon ce modèle, mais à l’échelle mondiale. Le World Cleanup Day aura lieu en 2018, et l’organisation entend solliciter la population mondiale pour cette opération citoyenne et écologique afin de nettoyer la planète en un jour.

[HORS-FRONTIÈRES] Quand les associations entrent en fusion

[HORS-FRONTIÈRES] Quand les associations entrent en fusion

La thématique des fusions et acquisitions est bien connue du monde de l’entreprise. En revanche, ce moyen de grandir et d’élargir le champ d’action reste encore peu utilisé par le troisième secteur. Plusieurs cas sont apparus au cours des dernières années et ce notamment chez nos voisins anglo-saxons. Qui sont ces associations qui fusionnent, pourquoi le font-elles et avec quels résultats ?

Un phénomène encore rare, mais émergent

Si les fusions d’associations existent depuis un certain temps, on aurait cependant tort de penser que ce type de démarche est habituelle. De fait, les différentes études conduites sur le sujet aux USA ne permettent pas de dire que le phénomène est en progression. Si l’étude publiée au printemps 2014 dans l’excellente Standford Social Innovation Review a permis de montrer qu’il y a effectivement davantage de fusions d’associations ces dernières années, cela serait en majeure partie dû à l’augmentation du nombre global d’associations. En valeur relative, le nombre de fusions est même en recul dans l’un des états audités (comme la Floride).

On a longtemps cru que la crise économique de la fin des années 2000 allait agir comme un accélérateur. De fait, il semble que ce soit d’abord les difficultés financières qui amènent les associations à vouloir se rapprocher même si l’urgence est apparemment mauvaise conseillère : les fusions intervenant en dehors d’un contexte économique tendu donnent les meilleurs résultats.

 

Fusion entre associations et plus si affinités

Parmi les cas les plus intéressants se trouve celui de l’Arizona Children Association (AzCA). Depuis 1998, celle-ci a réalisé 7 fusions et a ainsi multiplié par 2 le nombre de ses bénéficiaires, diminué de 40% ses coûts et triplé sa surface financière. Au Royaume-Uni, Housing and Care 21 (H21) une association qui propose des soins et logements aux séniors a réalisé une opération complexe en achetant Claimar, une entreprise de soins à domicile pour séniors. Enfin, Crittenton Women est issu de la fusion de deux organisations travaillant sur la question de droit des femmes. La première était spécialisée dans l’accueil et le soutien opérationnel, la seconde dans la recherche et l’advocacy. En Australie, ce sont deux associations du domaine de l’éducation qui ont fusionné suite à leur rencontre via l’un de leurs donateurs.

 

Obstacles et barrières

Malgré les réussites évoquées plus haut, plusieurs éléments font régulièrement échouer les tentatives de fusion. En premier lieu, la méconnaissance ou la méfiance envers ces dernières est patente. Si 20% des associations interrogées par l’étude de citée plus haut indiquent considérer les fusions comme un élément de leur stratégie, seuls 7% de ces organisations avaient déjà réalisé une fusion.

 

Parmi les cas marquants (mais positifs), celui de Rare et de Nature Conservancy : la première est une association qui a pour but l’engagement des communautés locales dans les projets de conservation de la biodiversité, la seconde est une association historique de préservation de la nature via des méthodes plus classiques. Pour la première, rejoindre NC était avant tout l’occasion de changer d’échelle. Elle aurait ainsi été en capacité de déployer ses méthodologies auprès de communautés plus nombreuses partout dans le monde. De son côté, Nature Conservancy pouvait ajouter une autre corde à son arc et mieux intégrer les communautés vivant à proximité des projets qu’elle met en œuvre. Après avoir entamé les démarches, les deux associations ont préféré continuer à travailler en partenariat plutôt que de se marier.

La question du coût de telles opérations émerge souvent dans les parutions que nous avons pu lire. De ce point de vue aussi les choses commencent à bouger, un fonds dédié aux USA ayant vu son budget passer de 1,4 à 5,3 millions de dollars en 8 ans.

 

Outil de management et de réussite de la mission

Si les fusions d’associations peuvent être une bonne idée, il semble que le principal écueil soit émotionnel. En effet, ce sont principalement les membres du CA, le management de l’association ou la question du nom du futur ensemble qui posent problème. De fait, il apparaît que plusieurs personnes confondent l’organisation à laquelle ils appartiennent avec sa mission propre. “Ils ne peuvent pas séparer ces deux entités pour se concentrer sur la façon dont ils pourraient créer un impact plus important en modifiant l'organisation”, indique Mme Babcock de Crittenton Women (un ensemble de vidéo sur ce sujet ici). Certains passent par-delà ce problème, la fusion entre Mobilize.org et Generation Engage ayant abouti à l’utilisation du nom du premier pour les deux ONGs.

 

Si les fusions semblent se développer, celles-ci restent marginales. Gageons que les associations ne manqueront pas de regarder ce moyen comme un outil d’efficacité pour leur bénéficiaires et d’impact de leur action.

 

 

 

Du côté français, signalons que la loi ESS prévoit plusieurs dispositions pour la fusion des associations. Par ailleurs, France Active a réalisé un court guide sur les différentes formes de collaboration et/ou de fusion entre acteurs de l’intérêt général.

[AÀP] Le fonds de dotation QUALITEL lance un appel à projets

[AÀP] Le fonds de dotation QUALITEL lance un appel à projets

Pour la 6e édition de son appel à projets, le Fonds de Dotation QUALITEL propose une dotation de 120 000 euros aux projets en faveur des logements plus défavorisés. Les candidatures devront être déposées avant le 31 août 2017.

L’appel à projets ouvert jusqu’au 31 août

 

Tous les ans, le fonds de dotation QUALITEL lance un appel à projets pour favoriser les initiatives d’intérêt général, à caractère social ou scientifique. L’appel à projets sera divisé en trois catégories distinctes :

- les initiatives en faveur du logement des personnes défavorisées

- les projets contributeurs à l’éducation et la formation aux bons usages du logement des personnes défavorisées

- les projets de recherches pour la prévention et protection de l’hygiène et de la santé publique.

L’édition 2017 est maintenant ouverte, et les candidats pourront poser leur candidature avant le 31 août 2017.

 

Les critères d’éligibilité de l’appel à projets

 

L’appel à projets concerne exclusivement les organismes à but non lucratif du territoire, et qui portent un projet conforme aux catégories susnommées. Les porteurs de projets devront en plus être éligibles au mécénat et être emblématiques et novateurs. Le Fonds de Dotation a prévu un budget de 120 000 euros qui sera réparti entre les lauréats. Au cours de l’édition 2016, six projets ont été sélectionnés :

 

- L’association Renaître pour la réhabilitation d’un immeuble pour placer des personnes sous-main de justice

- L’Élan Retrouvé à Paris pour l’amélioration du cadre de vie de la résidence « Accueil de Cléry »

- L’association des cités du Secours Catholique pour le développement de la vie collective de la pension Famille Paul Bert

- L’Espoir Alsace Bossue pour un projet de résidence communautaire pour les personnes en situation de handicap

- L’UDAF76 pour un dispositif de familles gouvernantes en faveur des personnes en situation de handicap moteur

- L’association Comité Action Logement pour la prévention des risques liés à l’habitat insalubre dans le 18e arrondissement de Paris.

L'information en direct des associations et des mécènes