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BNP Paribas : une rentrée sous le signe de l'engagement

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La journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer mobilise la France

La journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer mobilise la France

[SHOPPING] Une mousse pour soutenir Le Mousse, startup pour pour l’environnement

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[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat & des assos (21-30 septembre)

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat & des assos (21-30 septembre)

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

Le Top 10 des influenceurs ODD sur Twitter

Le Top 10 des influenceurs ODD sur Twitter

Les Objectifs Développement Durable (ODD) étaient à l’honneur lors du dernier forum mondial Convergences, organisé les 3 et 4 septembre dernier au Palais Brongniart. Décrits par Émilie Poisson, directrice exécutive de Convergences, comme la “face joyeuse de la mondialisation”, les ODD s’imposent progressivement comme la nouvelle matrice qui doit gouverner les prochaines décisions politiques. Il devient donc nécessaire de les diffuser à grande échelle pour les faire connaître et faire pencher l’opinion publique en leur faveur. Pour cela, quoi de mieux que de passer par les réseaux sociaux, et en particulier Twitter, le réseau social par excellence ? Carenews vous présente le classement des influenceurs ODD par Convergences, qui présente un panel très varié d’acteurs : présidents de fondation, dirigeants d’entreprise ou responsables RSE et développement durable, mais aussi académiques sont représentés dans ce top.

 

Méthodologie du classement

 

 

Pendant les semaines précédant son forum mondial, Convergences s’est fait observateur des réseaux sociaux, et en particulier de l’utilisation de plusieurs hashtags sur Twitter : #APD #developpement #ODD #Agenda2030 #AgendaFrance2030 #DeveloppementDurable #DD #ONG #Solidarité. Des hashtags qui ont été choisis pour leur pertinence et pour leur portée. Les personnalités ayant utilisé ces hashtags ont ensuite été classées en fonction du nombre de leurs followers sur le réseau social.

 

Les participants ont été classés en plusieurs catégories d’appartenance : associations, fondations, entreprises, mais aussi journalistes et académiques, institutions publiques, personnalités politiques et membres du gouvernement. Par souci de clarté et de pertinence, et afin de mettre davantage en valeur les professionnels du secteur, les institutions publiques, personnalités politiques et membres du gouvernement ont été écartés de l’étude. Ces derniers ont une influence évidente sur le réseau social : certaines personnalités politiques utilisant les hashtags sélectionnés, comme Anne Hidalgo ou Ségolène Royal, ont plusieurs centaines de milliers de followers.


 

Et les gagnants sont...

 

 

Audrey Pulvar (@AudreyPulvar), présidente de la Fondation pour la Nature et l’Homme et ambassadrice d’Action Contre la Faim France, est à la tête de ce top 10 des influenceurs ODD, avec 83K followers. Viennent ensuite, Pascal Canfin (@pcanfin), directeur général de WWF France, ancien député européen et ancien ministre, François Garreau (@GARREAU75), manager Marque et Animation du Développement Responsable du groupe d’assurances Generali, Yacine Ait Kaci (@ElyxYak), UN Digital Ambassadeur, Alexandra Palt (@AlexandraPalt), directrice RSE du groupe L’Oréal et vice-présidente de la Fondation L’Oréal, Farid Baddache (FBaddache), directeur général de Business for Social Responsability (BSR) et auteur, Christian Vanizette (@Coconutsurfing), co-fondateur de makesense, Fabrice Bonnifet (@FBonnifet), directeur Développement Durable et QSE du Groupe Bouygues, André Sobczak (@andresobczak), directeur académique d’Audencia, et Pascal Tebibel (@ptebibel), directeur Prospective et Relations Institutionnelles du Groupe Colas.

 

La tendance qui se dégage de ce top 10 est, très clairement, que les influenceurs ne se limitent pas qu’aux associations et aux fondations. Les entreprises, plus précisément les personnalités dirigeantes et les responsables développement durable et RSE, sont très présentes dans le top 10, et même dans le top 20, et bénéficient parfois d’une très importante notoriété sur les réseaux sociaux. Quant aux journalistes (Caroline de Malet, Flavie Deprez, Cynthia Illouz), ils apparaissent dans le top 20.

 

 

Top 10

Followers     Nom

   83 823        Audrey Pulvar (Fondation)

   30 332        Pascal Canfin (Association)

   13 374        François Garreau (Entreprise)

    8 520         Elyx by YAK (Autres)

    8 219         Alexandra Palt (Entreprise)

    7 570         Farid Baddache (Entreprise)

    5 964         Christian Vanizette (Autres)

    4 361         Fabrice Bonnifet (Entreprise)

    4 306         André Sobczak (Académique)

    3 694         Pascal Tebibel (Entreprise)

 

11 à 20

    3 445         Sylvain Boucherand (Entreprise)

    3 380        Gildas Bonnel (Entreprise)

    3 358        Hélène Valade (Entreprise)

    3 304        Caroline de Malet (Journaliste)

    3 005        Nathalie Dray (Entreprise)

    2 510        Céline Puff Ardichvili (Entreprise)

    2 339        Flavie Deprez (Journaliste)

    2 220        Brigitte Dumont (Entreprise)

    2 087        Friederike Röder (Association)

    1 991        Cynthia Illouz (Journaliste)

 

 

[DERNIÈRE MINUTE 38] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

[DERNIÈRE MINUTE 38] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

Toutes les infos en bref qui font rayonner l’intérêt général ! Cette semaine, des consultations juridiques gratuites dans la capitale, des films de sensibilisation au respect et à la tolérance pour les enfants, une étude sur les cancers féminins, un MOOC sur l’entrepreneuriat féminin, et surtout la 3e édition du Forum Low Carbon City.

 

 

 


 

Initiatives parisiennes

 

Le site biodechets.org publie une carte collaborative qui recense les composteurs à côté de chez soi, sur toute la France. Une belle initiative pour encourager le compost, alors que 30 % des déchets ménagers sont compostables. En mars 2018, la Ville de Paris avait offert aux 500 premiers participants des lombricomposteurs individuels.

 

Pour la 7e année consécutive, l’Ordre des avocats de Paris, en partenariat avec la Ville de Paris, propose aux parisiens des consultations juridiques gratuites. Les consultations auront lieu du 8 au 14 octobre sur le parvis de l’Hôtel de ville, dans les mairies d’arrondissements et au sein du «  Bus de la Solidarité » qui stationnera durant cinq jours Place de la République. Prendre rendez-vous ici.

 

Santé

 

SPERO, une association qui oeuvre pour la sensibilisation du grand public au don d’organes et de tissus, créée par deux infirmières de Saint Nazaire, participe pour la 2e année consécutive au Triathlon Audencia - La Baule. Le 22 septembre, plus de 40 sportifs (greffés et non-greffés) courront pour soutenir l’association SPERO, parrainée par Pierre Ménès. L’argent récolté par l’association permettra d’améliorer les conditions d’accueil et d’accompagnement des familles dans les hôpitaux.

 

L’institut d’études ODOXA a réalisé pour ADRÉA MUTUELLE une étude sur la perception par les Français des cancers féminins. L’étude révèle plusieurs idées reçues sur les cancers féminins, et trois grands points en ressortent : une méconnaissance globale de tous les cancers féminins existants, des réflexes de prévention acquis mais peu appliqués, et l’idée selon laquelle le cancer est un frein à la vie sociale.


 

Vidéos

 

L’association Graines de citoyens s’est associée avec l'Éducation nationale créer une série de films pédagogiques courts sur les thèmes du respect et de la tolérance.

 

La Fondation Ronald McDonald a diffusé sur les réseaux sociaux, ce lundi 17 septembre, son film Les petits Dons font les grandes Maisons pour sensibiliser les clients des restaurants McDonald's à l'importance du don, même le plus petit. Une campagne d’information sur l’importance du don est présentée en parallèle dans les restaurants McDonald’s. Le comédien Fred Testot a prêté bénévolement sa voix à la campagne.


 

Salons et conférences

 

Les 4 et 5 octobre prochains au Beffroi de Montrouge, la Métropole du Grand Paris organise la seconde édition du Grand Paris Circulaire, un évènement de réflexion sur l’économie circulaire. Plusieurs conférences et tables rondes sont prévues sur des thèmes comme l’écologie industrielle et territoriale, le recyclage et la réutilisation des déchets, les problématiques de la chaîne alimentaire.

 

Medair, association d’aide humanitaire internationale, est le partenaire caritatif du Mondial de l’Auto 2018. Le 11 octobre se tiendra une soirée événement sur le thème “Un voyage en Afrique, sur les routes de l’extrême et de l’espoir, à la rencontre de l’autre”. Anna Coffin, de Medair, sera entourée d’Hubert Auriol, triple vainqueur du Paris Dakar, et de Patrick Rivet, journaliste automobile, expert du rallye raid, pour partager leurs expériences de conduite et leurs rencontres sur ces routes.

 

Les 21, 22 et 23 septembre se tiendra, à la Maison des Acteurs du Paris Durable, à la Mairie du 4e arrondissement et au marché Popincourt, le 3e Forum international Low Carbon City, sur le thème de la “Ville de Demain”. Trois principaux thèmes seront abordés : la nature dans la ville, l’économie responsable et la gestion des déchets. L’évènement est gratuit et ouvert à tous.


 

Fondations

 

Le 24 septembre sera lancé le 3e MOOC dédié à l’entrepreneuriat au féminin de La Fondation Entreprendre, avec le soutien d’AXA France. La Fondation Entreprendre récompensera 5 projets, avec une récompense de 2500 euros à la clé pour chaque lauréate. La fondation soutient également Option Startup, un programme qui fait connaître les lieux d’innovation et les métiers de demain aux collégiens et lycéens, du 15 au 19 octobre prochain.

 

Du 14 au 30 septembre se déroule la nouvelle exposition de la Fondation Bettencourt Schueller sur les métiers d’art, intitulée “Pour l’intelligence de la main”, à Venise. L’exposition se tient dans le cadre de l’événement “Homo Faber : Crafting a more human future” organisé par la Michelangelo Foundation, qui oeuvre pour la création artistique et l’artisanat.



 

[CHIFFRE] Secours Populaire : bilan morose pour le baromètre Ipsos-SPF 2018

[CHIFFRE] Secours Populaire : bilan morose pour le baromètre Ipsos-SPF 2018

Alors qu’Emmanuel Macron a présenté jeudi son “plan pauvreté”, fortement axé sur la prévention de la précarité et la réinsertion professionnelle, le Secours Populaire dévoilait le 11 septembre son 12e baromètre Ipsos-SPF 2018 de la pauvreté, qui consacre cette année un volet entier à la précarité alimentaire. Sans surprise, les pauvres sont de plus en plus pauvres, et ceux qui le sont un peu moins ont de plus en plus peur de le devenir. Par ailleurs, 39 % des Français ont en effet connu durant un moment de leur vie une situation de pauvreté, et une grande majorité des sondés est inquiète pour l’avenir de ses enfants. Le Secours Populaire, soutenu par une soixantaine de partenaires parmi lesquels Auchan, Carrefour, EDF, la Fondation Monoprix et SNCF et Société Générale, appelle aux dons pour financer ses actions. “Aujourd’hui je pense qu’il faut arrêter de chercher les coupables, il faut trouver des solutions, a déclaré Thierry Marx, parrain de cette campagne de rentrée. Une entreprise moderne aujourd’hui, c’est une entreprise capable de mesurer son impact social et environnemental.”

 

Inquiétudes autour de la pauvreté


 

Quand devient-on pauvre ? Pour les Français, lorsque les revenus nets se situent sous 1 118 d’euros. Un chiffre préoccupant de par sa proximité avec le montant du SMIC (1 173 euros), même s’il reste largement en-dessous du seuil de pauvreté de l’INSEE (1 015 euros), qui concerne près de 9 millions de Français. Autre donnée majeure de l’étude, 59 % des Français déclarent avoir connu la pauvreté ou estiment avoir été sur le point de la connaître, un chiffre en hausse constante depuis 2007. Les difficultés financières des plus pauvres ont des conséquences directes sur leur quotidien : 57 % a du mal à payer ses factures d’énergie, 45 % son loyer, emprunt immobilier ou les charges du logement. 38 % des personnes interrogées ont également du mal à financer certains actes médicaux mal remboursés par la Sécurité sociale – soit plus d’un sondé sur trois – et 41 % à partir en vacances une fois par an. Une réalité qui préoccupe et laisse les Français perplexe face à l’avenir : 81 % d’entre eux estiment que le risque de pauvreté est plus grand pour leurs enfants que leur génération.


 

Focus sur la question de l’alimentaire


 

Si les ménages les plus pauvres peinent à payer leurs factures, ils ont également du mal à couvrir un besoin bien plus essentiel : s’alimenter. Un Français sur cinq rencontre des difficultés à se procurer une alimentation saine pour assurer trois repas par jour, un chiffre qui gonfle à 48 % pour ceux dont le revenu mensuel net du foyer est inférieur à 1 200 euros. Plus de la moitié d’entre eux a du mal à acheter quotidiennement des fruits et des légumes frais, 46 % a du mal à consommer du poisson au moins une fois par semaine. Les frais de cantine des enfants de moins de 18 ans posent également problème pour 19 % des parents, pour plus de la moitié de la tranche de revenus la plus modeste. Et les femmes sont systématiquement plus touchées que les hommes. Si les Français sont bien conscients de l’importance de l’aide alimentaire (92 % des sondés estiment qu’il est impératif de  préserver le financement de l’aide alimentaire aux plus démunis), ils sont également 75 % à penser que l’Union européenne ne s’investit “pas du tout” ou “plutôt pas” sur le sujet.

 

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat & des assos (21-30 septembre)

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat & des assos (21-30 septembre)

L'actualité solidaire de Carenews et les évènements, conférences, remises des prix ou encore appels à projets qui vont rythmer le monde du non-profit, des associations, du mécénat, de la RSE et de l'intérêt général.

 

 

 

 

 

 

Vendredi 21 septembre 2018

 

Journée mondiale de la paix.

 

Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer.

 

Fin de l’appel à projets du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) pour soutenir les projets innovants des associations.

 

« Vendredi vert » pour l’agriculture du Groupe Danone : pendant cette journée, Danone France reverse son chiffre d’affaires à des projets d’agriculture durable.

 

Forum mondial des villes bas carbone (Low Carbon City), dont la 3e édition se tient à Paris jusqu’au 23 septembre. L’événement est gratuit. Il abordera trois thèmes principaux : la nature dans la ville, l’économie responsable et la gestion des déchets.

 

Festival C’est pas du luxe organisé par la Fondation Abbé Pierre à Avignon jusqu’au 23 septembre. Rencontre entre artistes amateurs et professionnels pour donner à chacun la possibilité de créer, de se découvrir et d’inventer.

 

Début de la Fête du Sport.

 

Samedi 22 septembre 2018

 

Journée sans voiture.

 

Lancement de l’association Double sens pour un tourisme alternatif et solidaire.

 

Dimanche 23 septembre 2018

 

Fin de l’appel à projets pour le Prix de la Fondation Cognacq-Jay 2018, qui récompense les initiatives au service des personnes en difficulté, du lien et de la solidarité sociale.

 

Lundi 24 septembre 2018

 

Lancement du festival Audiovision de l’Association Valentin Haüy : de nombreux films en audiodescription sont proposées aux personnes aveugles et malvoyantes dans les UGC partenaires, à Paris, Lille et Lyon.

 

3e édition de « Chemin en duo », une aventure solidaire entre personnes voyantes et déficientes visuelles au pied des Pyrénées.

 

Mardi 25 septembre 2018

 

Remise du prix Bourse Déclic jeunes de la Fondation de France.

 

Mercredi 26 septembre 2018

 

Journée mondiale de la contraception.

 

Journée mondiale des langues.

 

Jeudi 27 septembre 2018

 

LH Forum, le rendez-vous international des villes et territoires positifs, organisé par Positive Planet au Havre jusqu’au 29 septembre.

 

Vendredi 28 septembre 2018

 

ChangeNow Summit 2018 à la Station F : rendez-vous international de l’innovation sociale.

 

Dimanche 30 septembre 2018

 

Journée mondiale de la mer.

 

Fin de l’appel à projets pour le concours Créatrices d’avenir, organisé par Initiative Ile-de-France.

 

Fin de l’appel à projets de Génération Climat pour soutenir les projets liés à la lutte contre les changements climatiques.

 

Course « enfants sans cancer » d’Imagine for Margo au Domaine national de Saint-Cloud.

[SHOPPING] Une mousse pour soutenir Le Mousse, startup pour pour l’environnement

[SHOPPING] Une mousse pour soutenir Le Mousse, startup pour pour l’environnement

Le Mousse, startup sociale fondée par Quentin Busch, jeune Toulonnais réserviste de la Marine marchande, a lancé sa propre bière artisanale, la “bière du marin”. L’objectif, derrière la vente de cette bière, est de sensibiliser le grand public et les consommateurs à une démarche écologique, et de contribuer au financement de projets pour la protection des littoraux français. Dans le même but, la startup a également lancé la commercialisation de produits dérivés. À l’aube d’un tour de France de sensibilisation et de mobilisation, elle entend bien partir à la conquête de nouveaux territoires.

 

 

La bière du marin : 1 litre acheté, 1 mètre de plage nettoyé

 

La bière du marin, ou comment conjuguer détente et impact positif. Produite à La Seyne, près de Toulon, et au Havre, cette bière artisanale a été mise au point avec le soutien d’un brasseur de Normandie par le fondateur de la startup Le Mousse, Quentin Busch, jeune réserviste de la Marine marchande et petit-fils de brasseur. La bière du marin est une bière engagée : pour un litre de bière acheté, Le Mousse s’engage à organiser le nettoyage d’un mètre de plage. Les opérations de nettoyage se déroulent dans les villes partenaires, comme Toulon, Marseille et Le Havre, ou à l’occasion de grands évènements comme le Vendée Gliss Event. Un tiers de son prix revient au financement des opérations de nettoyage et au soutien d’associations à dimension environnementale, comme la Surfrider Foundation, ou à dimension sociale, comme l’ADOSM-Entraide Marine pour les orphelins de la Marine.

 

Aujourd’hui, Le Mousse a le vent en poupe, et ses opérations de nettoyage ne se limitent plus aux plages : il y a quelques mois, Le Mousse a jeté l’ancre dans la Seine, à Paris, avec le soutien des Canaux de Paris et de la Mairie du 15e arrondissement. La startup a lancé le 27 juillet dernier une opération-test de nettoyage des quais de Seine dans le 15e arrondissement, entre les guinguettes La Javelle et Le Bal de la Marine, dans une ambiance festive, avec une tournée de bières du marin en fin d’opération pour récompenser les participants. L’opération a été répétée, avec succès, le 26 août puis le 15 septembre2018 à l’occasion du World Cleanup Day, et prévoit d’être réitérée une fois par mois dans la capitale.

 

Une logique circulaire et locale de recyclage des déchets

 

Le Mousse a hissé plusieurs pavillons à son bateau : en plus de la bière du marin, la startup a conçu et commercialisé une gamme textile, en vente sur son site et prochainement dans des concepts store à Paris, au Havre et à Toulon. La gamme comporte des tee-shirts, sweats, sacs de place et chapeaux en coton 100 % issu de l’agriculture biologique. Mais surtout la startup propose des produits en plastique recyclé, plus particulièrement des maillots de bain, plastique qui a été récolté lors de ses opérations de nettoyage. Si l’objectif premier du Mousse est d’organiser des opérations de nettoyage, la réutilisation de ces déchets plastiques pour les transformer en textile permet de rendre le projet durable et de lui donner une dimension et une portée plus larges. Comme aime à le dire Quentin Busch “Nettoyer, c’est bien, recycler, c’est mieux.”

 

Pour déployer son action sur toute la France et espérer entraîner les citoyens français dans son sillage, Le Mousse a imaginé un tour de France de collectes des déchets, autour d’actions de sensibilisation et de mobilisation. À l’issue d’une campagne de crowdfunding qui s’est achevée le 19 septembre, cette tournée doit démarrer fin septembre 2018, au départ du Havre, puis en direction de Cherbourg et le Pradet, puis Nantes et Lorient, et Toulon pour enfin se terminer à Paris à l’occasion du Salon Nautique International qui se tiendra du 8 au 16 décembre prochain et pour lequel Le Mousse est partenaire. Bon vent à l’équipe du Mousse !

 

 

(L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.)

 

 

[AÀP] Fondation Banque Populaire : bourses Musique, Handicap, Artisanat d'art

[AÀP] Fondation Banque Populaire : bourses Musique, Handicap, Artisanat d'art

Chaque année depuis 25 ans, la Fondation Banque Populaire accompagne les projets de vie de personnes talentueuses, sélectionnées par un jury d'experts. L'appel à projets de la fondation d'entreprise comprend trois domaines : Musique, Handicap et Artisanat d'art. Destiné aux personnes physiques uniquement, les candidats peuvent déposer leur dossier en ligne jusqu'au 12 octobre 2018 pour les catégories Musique et Handicap, et jusqu'au 26 octobre 2018 pour la catégorie Artisanat d'art.


 

Musique, pour les instrumentistes et compositeurs talentueux


 

Cet appel à projets est destiné aux instrumentistes de moins de 27 ans ou aux compositeurs de moins de 40 ans, justifiant d'un diplôme du second cycle supérieur des CNSMD et/ou lauréat finaliste d'un grand concours international, et résidant en France. Les candidats retenus après la sélection des dossiers seront reçus en audition devant un jury composé d'experts.

Les candidats peuvent déposer leur dossier en ligne jusqu'au 12 octobre 2018.


 

Handicap, pour financer les projets de vie ambitieux

 

Cet appel à projets est destiné aux personnes atteintes d'un handicap moteur ou sensoriel disposant d'un taux d'incapacité reconnu par la MDPH comme supérieur ou égal à 50 %. Âgées de moins de 50 ans, elles présentent un projet de vie leur permettant de s'insérer dans la vie professionnelle ou s'engager dans un parcours de reconversion.

Les candidats peuvent déposer leur dossier en ligne jusqu'au 12 octobre 2018.


 

Artisanat d'art, pour les artisans créatifs et passionnés

 

Cet appel à projets est destiné aux artisans d'art âgés de moins de 40 ans, disposant d'une solide formation initiale et de 3 ans d'expérience, et résidant en France. La qualité esthétique et technique des créations ainsi que la pertinence du projet seront étudiés par le jury.

Les candidats peuvent déposer leur dossier en ligne jusqu'au 26 octobre 2018.


 

La journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer mobilise la France

La journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer mobilise la France

Environ un million de personnes vivent aujourd’hui avec Alzheimer ou une maladie apparentée. Afin de “faire comprendre” et “inciter à agir”, de nombreux acteurs de l’engagement se mobilisent à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer, ce vendredi 21 septembre. L’association reconnue d’utilité publique France Alzheimer installe un village dédié à la maladie durant trois jours à Paris, du 21 au 23 septembre 2018. L’espace de 600 mètres carrés sera animé par des conférences et des ateliers tenus par des professionnels du secteur ou des bénévoles, afin d’informer le grand public et de récolter des dons. 300 évènements sont également organisés dans toute la France grâce au réseau de l’association et à des entreprises ou leur fondation comme la Fondation Truffaut, la Fondation Swiss Life ou Korian.

 

 

France Alzheimer installe son village à Paris

 

En 2020, un Français sur quatre de plus de 65 ans sera touché par la maladie Alzheimer ou en tant qu'aidant. Comme chaque année depuis 1994, l’association France Alzheimer installe à Paris le Village Alzheimer®, soutenu par une dizaine de partenaires, parmi lesquels la Fondation Truffaut, AG2R La Mondiale ou Korian. Au programme, plus de 30 heures d’ateliers-découverte, des conférences, des débats, des espaces de sensibilisation ou encore une radio. 3 000 visiteurs avaient fait le déplacement l’an dernier, et ils devraient être autant cette année. En clôturele 23 septembre, 300 personnes sont attendues pour la troisième édition de l’opération “Pédalons pour Alzheimer”, une course à vélo festive qui invite petits et grands à pédaler dans Paris aux couleurs de l’évènement. “Des salariés d’entreprises partenaires se déplaceront aussi par petites équipes”, précise Carlyle Freulon, responsable mécénat et partenariats de France Alzheimer. 300 évènements seront pilotés dans tout l’Hexagone par les 99 associations départementales du réseau France Alzheimer et maladies apparentées.

 

Des entreprises mécènes mobilisées dans toute la France



La Fondation Truffaut, qui soutient depuis 2015 France Alzheimer dans l’organisation de son village de sensibilisation et la création de jardins de soins dans les EHPAD, se mobilisera à nouveau cette année, en prêtant des arbres pour décorer l’espace et en organisant trois ateliers d’hortithérapie. La Fondation Swiss Life offre de son côté dans toute la France des séances de musicothérapie destinées aux patients des maisons de santé, à leurs familles et au personnel soignant, et soutient l’organisation de visites adaptées au Musée des Beaux-Arts de Lyon. Korian dédie une journée à Alzheimer dans tous ses établissements le 21 septembre autour de la thématique “La mémoire et le sport”, au cours de laquelle auront lieu des démonstrations sur les activités physique adaptées, mais aussi des rencontres et des opérations de sensibilisation. Enfin, une grande quête nationale sera réalisée par une trentaine d’associations départementales sur la voie publique, certaines avec l’appui avec des centres commerciaux locaux.


 

Un livre plaidoyer sur les trois enjeux majeurs : organiser la prévention, améliorer l’accompagnement et bâtir une société inclusive

 

La Société Française de Neurologie (SFN) a publié, avec le soutien de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer (FRA) et l'Association France-Alzheimer (FA) une enquête d’opinion sur les Français et la maladie d'Alzheimer. Un Français sur dix a fréquemment des troubles de la mémoire, et ils ne sont qu’une minorité à les associer à Alzheimer, alors que 26 % des familles comptent dans leur entourage une personne touchée par la maladie. De son côté, la Fondation Médéric Alzheimer publie un livre plaidoyer autour de trois enjeux : organiser la prévention, améliorer l’accompagnement et bâtir une société inclusive. Ce livre blanc dresse un état des lieux des connaissances et pratiques autour de la maladie d'Alzheimer et présente un programme d'action de 12 points liés au bien-être des patients, leur prise en charge ou encore à la sensibilisation.

 

Crédit photo : Fondation Swiss Life

 




 

[ENTRETIEN] Lucie Basch, co-fondatrice et directrice de Too Good to Go

[ENTRETIEN] Lucie Basch, co-fondatrice et directrice de Too Good to Go

Ingénieure centralienne, Lucie Basch débute sa carrière dans l’industrie agro-alimentaire au Royaume-Uni chez Nestlé. Mais rapidement, elle comprend qu’elle a une carte à jouer ailleurs : pour l’intérêt général. Elle quitte donc son emploi avec l’idée de créer une plateforme permettant de lutter contre le gaspillage alimentaire. L’application Too Good To Go, qui permet aux commerçants de revendre à très bas coût leurs invendus directement auprès des utilisateurs, voit le jour en 2016. Deux ans plus tard, les résultats sont plutôt encourageants : 4 000 commerçants partenaires dans l’Hexagone, plus d’1,3 million de repas sauvés de la poubelle et 2 millions de téléchargements. À l’heure du premier bilan, Lucie Basch regarde déjà vers l’avenir et veut que son entreprise devienne un mouvement de référence dans la lutte contre le gaspillage alimentaire.

 

Quel est votre parcours ?

 

J’ai une formation d’ingénieure, et j’ai débuté ma carrière dans le secteur de l’industrie alimentaire. Dans l’usine de production, on nous demandait d’améliorer les processus, de produire plus vite et pour moins cher, quitte à créer plus de perte... Je me suis assez rapidement interrogée et j’ai démissionné au bout de deux ans, avec l’idée de créer une application. La force du digital, c’est qu’il peut nous connecter les uns aux autres à tout moment, à tout endroit. J’ai commencé à coder moi-même, puis j’ai recherché des développeurs, et lancé le projet en juin 2016.

 

Vous avez un diplôme d’ingénieure. Pourquoi et quand avez-vous décidé de vous tourner vers l’intérêt général ?

 

Le gaspillage alimentaire a toujours été un sujet d’intérêt pour moi. À l’école, j’avais toujours le yaourt périmé de mes copains qui m’attendait sur la table ! Puis le fait de commencer ma carrière dans l’industrie alimentaire a accéléré ma prise de conscience.

 

Quelle est la force du projet Too Good To Go ?

 

Too Good To Go, ça veut dire “Trop bon pour être jeté”. Les gens se géolocalisent, ils voient nos commerçants partenaires, choisissent, paye une petite somme et se déplacent sur le créneau de la fermeture pour récupérer un panier surprise. On ne sait jamais ce qu’on va récupérer, mais c’est un modèle gagnant-gagnant. C’est une action très concrète pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Nous avons commencé à Paris puis à Lille, et aujourd’hui nous avons plus de 4 000 commerçants présents dans toute la France, et deux millions de téléchargements. À l’origine, nous ne faisions que l’alimentaire, mais nous nous sommes aperçus que les possibilités étaient immenses. Nous avons désormais des fleuristes, et nous pouvons répliquer ça sur tous les produits qui ont une durée de vie limitée en travaillant aussi bien avec les producteurs qu’avec les supermarchés ou les distributeurs.

 

Quel est aujourd’hui votre regard sur le secteur de l’ESS (économie sociale et solidaire) ?

 

Il faut que l’ESS devienne l’économie habituelle. C’est pour ça que j’ai construit Too Good To Go sous la forme d’une entreprise et pas en association. Une entreprise, c’est un projet, il y a derrière l’idée d’avoir une vraie vision qui a un impact positif sur la société. Chaque entreprise devrait avoir cette vision. Les grands groupes alimentaires, au lieu de motiver leurs collaborateurs à prendre un maximum de parts de marché devraient avoir l’objectif de donner l’accès à une nourriture saine et de qualité à un maximum de personnes. Il faut pouvoir trouver un modèle économique qui le permette. Les gens sont en quête de sens, et avec le numérique, notamment, on peut permettre à tout le monde d’en trouver. Les choses sont en train de bouger, les gens ont accès à l’information et se posent des questions sur les incohérences de notre société.  

 

Quels sont les projets de To Good To Go ?

 

Nous voulons dépasser le stade de l’application. Nous sommes aujourd’hui une vraie communauté qui lutte contre le gaspillage alimentaire, avec le pouvoir de faire évoluer les choses. Deux millions de personnes utilisent l’application, donc quand les députés font passer un amendement sur le doggy bag, ils nous demandent notre avis. Voilà notre but : mettre en place une politique publique pour faire évoluer les choses en profondeur sur la question du gaspillage alimentaire. Récupérer son panier sur Too Good To Go, c’est le premier pas vers une consommation plus responsable, vers l’impact que l’on peut avoir. Il faut faire comprendre aux gens qu'en changeant leurs habitudes du quotidien, ils contribuent à résoudre des problématiques globales.






 

BNP Paribas : une rentrée sous le signe de l'engagement

BNP Paribas : une rentrée sous le signe de l'engagement

BNP Paribas s'est engagée, depuis plusieurs années, à placer le développement durable et l'impact social au coeur de son modèle. C'est ainsi une rentrée responsable que met en place BNP Paribas. Elle déploie notamment son dispositif Act for Impact sur Ulule pour accompagner les entrepreneurs sociaux dans leur développement. La banque, qui continue de mener ses opérations mécènes parallèles, tel que son soutien au programme des bourses de la Cité Internationale Universitaire de Paris, s'est aussi illustrée en renforçant sa politique RSE au travers d'un accord avec UNI Global Union portant sur les droits fondamentaux de ses collaborateurs, dont l'égalité des genres, la diversité et l'inclusion. L’objectif de cet accord est également d’atteindre, à l'horizon 2020, un volume total de 1 million d’heures solidaires rémunérées au niveau du Groupe dans le monde.

 

#ACTFORIMPACT, l'initiative qui veut dynamiser l'Économie Sociale et Solidaire

 

L'Économie Sociale et Solidaire représente en France 10 % du PIB français et 10,5 % de l'emploi salarié. Une nouvelle génération d'acteurs, les entrepreneurs sociaux, est en plein essor et se donne pour mission d'allier un modèle économique viable et un impact positif sur la société. En janvier 2018, BNP Paribas déployait son dispositif Act for Impact, qui regroupe un ensemble de solutions d'accompagnement et de financement pour maximiser cette nouvelle dynamique et de participer à l’initiative gouvernementale French Impact. L'objectif affiché est d'accompagner, à l'horizon 2020, un entrepreneur social sur quatre dans l'hexagone.

 

Services d'incubation et de coaching, création de réseaux collaboratifs et d'un label pour accroître la visibilité des entrepreneurs et fédérer les énergies… Le groupe bancaire décide d'aller plus loin en nouant un nouveau partenariat avec la plateforme de financement participatif Ulule. Désignés par un jury d'experts BNP Paribas et Ulule, plusieurs projets (pour un total de douze par an) vont, chaque trimestre, bénéficier d’une mise en valeur sur la plateforme, s’ils le souhaitent d’un accompagnement privilégié par des collaborateurs de la banque formés au spécificités de l'entrepreneuriat social, en outre de frais de tenue de compte gratuits. Trois lauréats par trimestre bénéficieront d'une dotation de 2 000 euros pour compléter leur collecte.

 

BNP Paribas renforce aussi ses engagements sociaux à l'égard de ses collaborateurs


 

Le géant bancaire a signé le 18 septembre 2018 un accord avec UNI Global Union, Fédération syndicale internationale du secteur du service. Le document, qui vise à consolider les droits fondamentaux au travail aux travers notamment de la mise en place d'un socle social mondial et commun, s'applique aux 200 000 collaborateurs du groupe dans le monde, répartis dans 73 pays.

 

Si les droits syndicaux sont un préalable fondamental, BNP Paribas souhaite renforcer son impact social et environnemental, et veut atteindre à l'horizon 2020 un volume total d'un million d'heures solidaires rémunérées sur l'ensemble de ses structures. L'égalité professionnelle entre les genres est aussi promue dans les engagements de la banque, avec un ensemble de mesures en matière de recrutement, de formation et de promotion visant à renforcer la mixité dans l'ensemble de ses métiers. Il s'agit, en outre, du premier accord mondial qui garantit à l'ensemble de ses collaborateurs dans le monde une assurance vie, maladie et incapacité.


 

Une politique de mécénat de longue haleine


 

Il s'agit donc d'une rentrée solidaire pour le groupe BNP Paribas, qui continue de mener, en parallèle, une politique de mécénat inscrite sur la durée. Par exemple, la banque renouvelle son soutien au programme des bourses de la Cité internationale universitaire de Paris qui permet, à des étudiants sélectionnés sur des critères de ressources et d'excellence académique, de poursuivre leur séjour universitaire à Paris.



 

[ON Y ÉTAIT] L'engagement, thème 2018 de l'atelier des Fondations du CFF

[ON Y ÉTAIT] L'engagement, thème 2018 de l'atelier des Fondations du CFF

Début juillet, alors que le magazine Challenges publiait son classement des 500 plus grosses fortunes de France en 2018, une centaine de fondations et fonds de dotation, dont l’action principale est de redistribuer de l’argent collecté, se réunissait à Annecy pour réfléchir au thème de l’engagement pendant 3 jours. L’atelier des fondations est la manifestation annuelle du Centre Français des Fonds et Fondations (CFF). Depuis 2004, ces trois jours permettent aux structures philanthropiques de développer des synergies et de réfléchir ensemble sur les grands enjeux économiques, sociaux et sociétaux.

 

 

Des acteurs de l’intérêt général fédérés autour de l’engagement

 

La question de l’engagement a été déclinée sur de nombreux conférences et ateliers. La plénière d’ouverture réunissait Maria Nowak (économiste et fondatrice de l’ADIE), Delphine O (députée LREM et fondatrice du média Les Lettres persanes), Jean-Baptiste de Foucauld (cofondateur de Solidarités nouvelles face au chômage et coordinateur du pacte Civique) et Yannick Blanc (Haut-commissaire à l’engagement). Le CFF organise cet évènement annuel au sein des Pensières, centre de conférence de la Fondation Mérieux. Les ateliers réunissent 150 personnes, issues de fondations d’entreprises, fondations reconnues d’utilité publique, fondations familiales, fonds de dotations… Bien des ateliers, dont celui sur les entreprises, ont renouvelé la nécessité de ces véhicules juridiques philanthropiques uniques, garant de l’intérêt général.

 

Béatrice de Durfort, déléguée générale du CFF : “ Nous nous sommes largement interrogés sur le sujet de l’engagement. Dans une période comme la nôtre le service des missions d’intérêt général passe de façon croissante par l’engagement citoyen, c’est ce qui a motivé les fondateurs, mais il nous faut convaincre bien plus largement les donateurs (tant particuliers qu’entreprise) et susciter de nouvelles vocations de fondateurs. L’effet levier de l’engagement est fondamental parce qu’il est transformateur : porteur d’initiatives, d’expérimentation, d’audace et de générosité. C’est une forme très puissante de démocratie participative dont notre société a vraiment besoin pour faire face aux défis qui sont les siens.” 

 

 

Des moments forts au coeur d’une manifestation annuelle au service de l’intérêt général

 

Les ateliers ont porté sur l’engagement à l’échelle territoriale, l’innovation au service de l’engagement, l’entreprise engagée, la finance solidaire… Les débats qui ont rythmé le séjour ont révélé plusieurs points de vigilance : la nécessité de l’innovation, l’importance de la coordination et du faire ensemble, et le souhait de préserver cette sphère de l’intérêt général.

 

Parmi les moments forts, l’intervention du sociologue Alain Mergier, qui a répondu “oui!” à la question : “ y a-t-il un avenir pour l’engagement ? “ a été particulièrement appréciée. Il y a expliqué le changement de contexte, d’un monde de promesses à un monde de menace, qui a pour conséquence un changement de vecteur d’engagement ; nous sommes passés d’un engagement “pour” à un engagement “contre” : “Nos engagements sont moins ceux d'une construction que ceux d'une défense pour faire que le monde ne dérape pas.”

Il a également pris le temps d’expliquer que l’individualisme (et non l’égoïsme) était une question centrale : “Le nouveau mécanisme de l’engagement s’origine dans le malaise individuel ; m’engager revient à traiter ce malaise, ce qui s’oppose pleinement à la période, pendant laquelle l’engagement revenait à se mettre au deuxième plan. Il est très important de comprendre ce mécanisme, sans quoi l’on considérerait le traitement du malaise personnel comme une forme d’égoïsme, ce qui ne serait pas juste.

L’altruisme change de définition, en quelque sorte, et l’opposition entre égoïsme et altruisme ne paraît plus pertinente. C’est parce que j’ai le souci de moi que je prête attention à l’autre. Il s’agit à mon sens une façon de définir l’engagement au sens le plus contemporain, puisqu’il prend en compte l’individu dans les sociétés dans lesquelles nous vivons. Je ne suis plus au service des causes, mais, d’une certaine façon, l’engagement met les causes à mon service : j’ai besoin de ces causes pour traiter le malaise qui est en moi ; il existe une convergence d’intérêts entre mon malaise et celui du monde.”

Il a enfin fait référence au “troisième âge de l’engagement” prôné par Jean-Baptiste de Foucauld en le liant à l’importance des initiatives, qui ne doivent pas être parcellaires, qu’il considère comme des “expérimentations d’institutions à venir”, ce qui faisait écho à la thématique de l’innovation, également très présente pendant ces journées de réflexion.

 

Vous pouvez retrouver en ligne la transcription des débats et le Question de fonds, magazine du CFF dédié à la question. 

 

 

 

 

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