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La Poste émet un nouveau carnet de timbres en collaboration avec la Croix-Rouge

La Poste émet un nouveau carnet de timbres en collaboration avec la Croix-Rouge

SOS Méditerranée navigue au secours de 900 migrants en seulement deux mois

SOS Méditerranée navigue au secours de 900 migrants en seulement deux mois

L’OM est-il une cause d’intérêt général ?

L’OM est-il une cause d’intérêt général ?

La Fondation du Patrimoine se met au service de la nature

La Fondation du Patrimoine se met au service de la nature

L'institut de France et ses fondations abritées, philanthropie et mécénat

L'institut de France et ses fondations abritées, philanthropie et mécénat

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

SOS Méditerranée navigue au secours de 900 migrants en seulement deux mois

SOS Méditerranée navigue au secours de 900 migrants en seulement deux mois

Créée en 2015, l'ONG franco-italo-allemande SOS Méditerranée a déjà permis d'éviter la noyade à près d'un millier de migrants fuyant désespérément leur pays en guerre. Dotée d'un navire dédié au sauvetage en mer, elle est financée quasiment uniquement par des dons de particuliers.

La nécessité d'agir face à une crise vouée à s'aggraver

Plus de 150 000 migrants avaient pu être sauvés au large des côtes de l'Italie en l'espace d'un an grâce à l'initiative militaire et humanitaire Mare Nostrum de la marine italienne. Malheureusement, cette action s'est achevée en 2014. C'est pour prendre le relais de cette opération que Sophie Beau, travaillant auparavant pour Médecins du Monde, a décidé d'agir. C'est ainsi qu'est née SOS Méditerranée en 2015, avec le soutien de Klaus Vogel, un capitaine de marine marchande allemand. Dès ses débuts, cette « société civile de sauvetage en mer, non soumise aux débats politiques » vise à faire face à une crise migratoire malheureusement partie pour durer.

La générosité des particuliers, pour sauver des vies en Méditerranée

Début 2016, l'ONG s'est associée à Médecins sans Frontières. Disposant d'un navire de 77 mètres de long, l'Aquarius, elle lance sa première campagne de secours aux migrants en mer du 26 février au 28 avril. Un équipage de 27 personnes, marins, sauveteurs et médecins, œuvre sur le bateau. Tandis que de nombreux bénévoles et deux contrats aidés gèrent le côté logistique à terre. Bilan : 917 migrants naviguant sur des embarcations de fortune sont secourus. Afin de collecter les fonds nécessaires à son fonctionnement, SOS Méditerranée compte à 98 % sur la société civile. Des donateurs privés, aux revenus parfois modestes, qui permettent à l'ONG d'exister et de continuer d'agir pour assurer « les droits fondamentaux à toute vie humaine ».
 

La Poste émet un nouveau carnet de timbres en collaboration avec la Croix-Rouge

La Poste émet un nouveau carnet de timbres en collaboration avec la Croix-Rouge

Engagée depuis plus de 100 ans aux côtés de la Croix-Rouge, La Poste vient d'émettre un nouveau carnet de timbres « la Croix-Rouge française : partout où vous avez besoin de nous ». Pour chaque unité achetée, 2€ sont reversés à l'association.

Deux partenaires historiques, une collaboration sans faille

 

La collaboration entre La Poste et la Croix-Rouge ne date pas d'hier. En 1914 déjà, les deux organismes travaillaient ensemble au lancement de produits philatéliques. Fière de soutenir la Croix-Rouge, La Poste a reversé plus de 20 millions d'euros à l'association depuis 2006. Un chiffre rendu possible par l'engagement des postiers sur l'ensemble du territoire et la mobilisation sans faille des Français, année après année. Le carnet « la Croix-Rouge française : partout où vous avez besoin de nous » comprend 8 timbres-poste autocollants à validité permanente, au tarif de 0,70€ (tarif de base de la Lettre verte). Disponible depuis le 9 mai dernier, il est vendu 7,60€. Un prix qui inclut un don de 2€ à la Croix-Rouge.

 

L'aide à la personne, une problématique d'actualité

 

Chacun des timbres de ce nouveau carnet arbore un visuel différent, tournant autour de la thématique de l'aide à la personne sous toutes ses formes : assistance aux sans-abri, accueil des réfugiés, éducation des enfants dans le besoin ou encore secours aux victimes en cas de situation exceptionnelle. Une technique d'illustration contemporaine, à la manière d'une bande dessinée, donne vie à ces scènes. Témoignant de problématiques actuelles, elles se déroulent toutes en France. Le carnet « la Croix-Rouge française : partout où vous avez besoin de nous » est tiré à 500 000 exemplaires au total. Les dons collectés aideront la Croix-Rouge à continuer son action quotidienne auprès des personnes vulnérables.

 

Crédit photo : La Poste

L'institut de France et ses fondations abritées, philanthropie et mécénat

L'institut de France et ses fondations abritées, philanthropie et mécénat

Didier Meillerand reçoit dans l’émission À But Non Lucratif (BFM Business Radio – 29 mai 2016) des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Cette semaine la vocation philanthropique et le mécénat de l’Institut de France avec Gabriel de Broglie, chancelier de l’Institut de France, Claude Fromageot directeur du développement durable du groupe Rocher et directeur délégué de la fondation Yves Rocher, Giacomo Cavalli généticien directeur de recherche au CNRSet Pierre Tallet, égyptologue au Centre de recherches d’égyptologie de la Sorbonne.

L'institut de France est une institution fondée au 17ème siècle. À but non lucratif il est à la fois le Parlement du monde savant (cinq compagnies académiques dont l’Académie française ou l’Académie des sciences) et un acteur du mécénat avec les nombreux dons et legs qu’il est habilitée à recevoir et les fondations qu’il abrite (fondations musées et fondations d’entreprises ou de particuliers). L’Institut de France a donc pour objectif la conservation des savoirs mais aussi la transmission et l’éducation à la connaissance et abrite par ailleurs 200 fondations et pour lesquelles elle va distribuer 20millions d'euros. Selon Gabriel de Broglie l’actualité rend particulièrement sensible ces missions qui permettent de penser et d'analyser les relations entre le passé et l'avenir.

Le 8 juin prochain sera remis sous la coupole de l'institut le Grand Prix des fondations. Il récompense des fondations de toute nature sous égide de l’Institut pour leurs actions dans différents domaines de l’intérêt général. 

La fondation Yves Rocher fait partie de ces fondations abritées. La marque Yves Rocher dans un petit village, La Gacilly, a selon Claude Fromageot toujours eu les mêmes valeurs pour protéger son environnement et développer l’emploi sur son territoire. Elle a élargi ses actions depuis 25 ans au sein de sa fondation qui dispose d’un budget annuel de 2,5 millions par an pour une empreinte positive sur la planète : on peut par exemple citer les quelque 68 millions d’arbres replantés ou encore plus de 350 femmes récompensées dans le monde pour leurs actions en faveur de l’environnement, avec le programme Terres de Femmes.

Des scientifiques comme Giacomo Cavalli, généticien et Pierre Tallet, égyptologue ont également été récompensés via le mécénat drainé par l’Institut et via ses fondations abritées, fondations d’entreprise ou fondations familiales. Ils témoignent de l’importance de ces dons privés pour faire avancer leurs projets de recherche scientifique.

Rubrique « Actualité du non-profit » : retrouvez toutes les actualités de l'intérêt général, du mécénat, des associations et de la philanthropie sur carenews.com. Des informations à faire passer ? Postez vos contenus sur le portail participatif carenews.com ! Cette semaine la création de Live for Good créée par Jean-Philippe Courtois, président de Microsoft International. L’objectif de l’association : révéler les talent des jeunes via l'entreprenariat social. Financée par la famille Courtois son fondateur et par l’apport de compétences de partenaires entreprises, elle a pour ambassadeurs des partenaires associatifs comme Unis Cité, Simplon, IMS-Entreprendre ou encore Passeport Avenir. Avec le Prix Gabriel elle remet des bourses à des jeunes au parcours non traditionnel et leur propose un accompagnement sous en collaboration avec la Social Factory. L'appel à projets de Live for Good est en cours.

Rubrique de Sylvain Reymond, responsable du mécénat et des partenariats solidaires de IMS-Entreprendre pour la cité : comment bien parler de ses actions de mécénat quand on est une entreprise engagée. En France le mécénat est important mais beaucoup de français ne connaissent pas cette démarche, d’où une défiance culturelle. Chaque entreprise mécène est un ambassadeur en puissance pour développer le mécénat et doit prendre la parole pour valoriser les projets soutenus et donner ainsi des preuves de son action. Communiquer sur le mécénat c’est transformer le passage à l’acte en prise de parole et surtout pas le contraire…

La Ville de Toulouse se lance dans le mécénat du patrimoine

La Ville de Toulouse se lance dans le mécénat du patrimoine

Par une décision approuvée en conseil municipal le 18 mars 2016, la Ville de Toulouse s’engage dans une action de mécénat d’envergure en partenariat avec la Fondation du Patrimoine. Trois appels au mécénat, en direction des particuliers comme des entreprises, auront lieu en faveur de trois opérations prioritaires dans la ville. Un geste fort et symbolique.

Le patrimoine, priorité de la Ville de Toulouse.

Forte de 205 édifices protégés au titre des monuments historiques et de collections remarquables, il n’est pas étonnant que la Ville de Toulouse ait choisi de donner la priorité au patrimoine. Ses ressources patrimoniales exceptionnelles font de la « ville rose » une destination touristique incontournable de la région. C’est pourquoi, Toulouse s’est engagée dans une démarche de candidature à l'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO. La mise en place d’une politique de mécénat dynamique s’inscrit justement dans cette démarche, dotant la ville d’encore plus d’atouts. La Fondation du patrimoine accompagne la Ville de Toulouse dans la mise en valeur de ses projets patrimoniaux et soutient par là son rayonnement culturel. Cet organisme national privé à but non lucratif et reconnu d'utilité publique œuvre pour la connaissance,  la conservation et la mise en valeur du patrimoine non protégé ou classé, en zone rurale ou urbaine.

Les opérations patrimoniales soutenues

En partenariat avec la Fondation du patrimoine, la Ville de Toulouse va ouvrir des souscriptions publiques à destination des particuliers et des entreprises pour trois projets, qui s’étaleront de 2016 à 2018. La première opération est le relevage de l’orgue de la Basilique Saint-Sernin et le second la restauration de l’église de la Daurade. Enfin, le troisième projet consiste en la restauration de l’église du Taur. La Ville de Toulouse est également engagée auprès de grands projets urbains. Ainsi, le Projet Grand Saint-Sernin, l'intervention sur les ports historiques ou encore l'aménagement du Grand Parc Garonne pourront faire l’objet de mécénats. Le Couvent des Jacobins, le Musée des Augustins ainsi que le Capitole pourront également bénéficier de ce dispositif pour leur restauration, équipement ou mise en valeur. La Ville de Toulouse s’attache également à préserver les œuvres remarquables qu’elle abrite et à créer des outils d’aide à la visite de sites, comme au Musée Saint-Raymond ou aux Archives.

La Fondation du Patrimoine se met au service de la nature

La Fondation du Patrimoine se met au service de la nature

La patrimoine bâti n’est plus le seul a bénéficier du soutien de la Fondation du Patrimoine. Celle-ci s’intéresse désormais de plus près au patrimoine naturel. La première action de la Fondation en faveur de l’environnement est menée en partenariat avec la commune d’Osnes en Champagne Ardenne.

Osnes, petite commune de 218 habitants possède deux étangs qui, malheureusement, sont envahis depuis quelques années par l’elodea canadensis, une plante qui asphyxie les plans d'eau et tout l’écosystème qui s’y trouve. Les poissons qui faisaient le bonheur des pêcheurs ne pouvaient plus survivre dans un tel environnement. Les oies et poules d’eau ont déserté la zone, tout comme les oiseaux migrateurs.

Les étangs finissent par perdre peu à peu ce qui faisait leur charme auprès des promeneurs et habitants de la région et cela au profit d’une plante qui les envase et les tue à petit feu. Pour remédier à ce problème, les étangs ont été vidés et il faut maintenant les curer et les dégager de la vase. Le coût de l’opération est estimé à 28 000€. Un appel aux dons à été lancé par la commune avec le soutien de la Fondation du Patrimoine. Si l’action fonctionne, la Fondation versera une subvention pour soutenir le nettoyage et la remise en état des étangs.

Le patrimoine naturel est donc désormais défendu au même titre que le patrimoine bâti et on espère que de plus en plus d’espaces tels que les étangs d’Osnes recevront le soutien précieux de la Fondation du Patrimoine. La restauration des sites naturels est importante tant d’un point de vue patrimonial qu’écologique. La dimension environnementale est une nouveauté dans les actions de la Fondation du Patrimoine et cette dynamique montre bien que l’environnement fait partie intégrante de notre patrimoine.

 

Source

Crédit photo (©Fondation du Patrimoine)

[LA SEMAINE DE SOPHIE] Intérêt général, mécénat, associations et solidarité

[LA SEMAINE DE SOPHIE] Intérêt général, mécénat, associations et solidarité

Cette semaine sur carenews.com le portail participatif de l’intérêt général, la tournée du compost en Provence Alpes Côte d’Azur, le club de l’Olympique de Marseille et l’intérêt général, la littérature solidaire et les bijoux solidaires pour la fête des mères avec les P’tits Cracks, le monopole occidental des ONG, les initiatives solidaires pour la fête des mères, le mécénat performant selon IMS-Entreprendre pour la Cité, la RSE territoriale en avance en Pays de la Loire, le soutien de Ma Belle École aux réfugiés syriens en Turquie et le parrainage au Mali, la fondation Visio pour l’autonomie et la mobilité des personnes malvoyantes, le festival Kiwitas, l’appel à projet pour le Powerday Kurt Salmon et Solucom, les objectifs différents de l’ESS et de l’économie collaborative, scolarisation des enfants du Congo RDC avec l’association Bomoyi, le tourisme social et solidaire, une campagne de crowdfunding pour sauver Vizir le dernier cheval de Napoléon, le concours Coup de Cœur des Mairies de France avec la fondation RTE, le lancement du panorama pro bono des entreprises avec Pro Bono Lab, la campagne de beauté solidaire Bold is beautiful de Benefit, le mécénat de compétences avec la fondation Veolia en Équateur, un atelier stratégie de communication avec les Alchimistes, le don du Lyon’s Club pour Enfance et Cancer, Marquez pour le patrimoine avec les baby-foot du Centre des Monuments Nationaux, le trek des Gazelles, le foot et le don de légumes, des kits de dignité pour les réfugiés, la vidéo de lancement de (Im)Prove, la valorisation des dispositifs d’aide alimentaire, l’appel au don polémique d’une ONG au Royaume-Uni, l’appel à projets fin de vie des 15-30 ans de la fondation Adréa, le baromètre Admical du mécénat en France, le concours Silver Fourchette avec les chefs des maisons de retraite, l’impact des ONG sur les entreprises et bien d’autres articles encore !

Retrouvez aussi les rendez-vous hebdomadaires de carenews.com : le lundi un retour sur l’émission de radio À But Non Lucratif de BFM Business,  le mardi Dis Flavie, le mercredi … Mercredi en Images, le jeudi le mécénat connecté ou encore l’entretien du jeudi, et le vendredi le reportage D’ailleurs, 

À lire ou relire sur carenews.com les articles les plus en vue ainsi que les nouveaux inscrits sur le portail :

4 MENTIONS SPÉCIALES aux articles les plus lus cette semaine :

Séisme en Equateur 

Marquez pour le patrimoine CMN

Mécénat d'Azuréva

Des kits au réfugiés syriens financés par la pub

LES NOUVEL INSCRIT de la semaine : la Fondation d’entreprise Crédit Agricole Nord de France, 

Et enfin 1 ÉVÉNEMENT : samedi 28 mai le festival solidaire KIWITAS à Villepinte pour ceux qui ceux qui aident à mieux vivre ensemble.

À SUIVRE LA SEMAINE PROCHAINE ... Etude de la Fondation de France, lancement du prix pour l'emploi de qualité dans les associations, Sharitic et la finale de l'Euro, Restos du Coeur quittent le don en confiance

 

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Bon week-end !

L’OM est-il une cause d’intérêt général ?

L’OM est-il une cause d’intérêt général ?

Après une très mauvaise saison, la propriétaire de l’Olympique de Marseille, la femme d’affaire russe Margarita Louis-Dreyfus, a annoncé sa mise en vente prochaine, vente qui risque d’être compliquée. Pour Jean-Claude Darmon, observateur et professionnel averti du milieu du football, le rachat du mythique club marseillais serait assimilable à du mécénat.

Rappelons tout d’abord la définition de ce qu’est le mécénat : « un soutien financier ou matériel apporté par une entreprise ou un particulier à une action ou activité d’intérêt général (culture, recherche, humanitaire…). » La question est donc de savoir comment qualifier l’activité qu’est celle d’un club de football au sein de la société.

Le football est un sport et même s’il est très populaire, sur le principe il reste un sport. Rapprocher le sport d’une activité d’intérêt général consiste souvent à favoriser l’accès au sport aux personnes qui en sont habituellement exclues. La pratique professionnelle ne bénéficie donc concrètement qu’aux sportifs et, dans le cas du football, aux joueurs évoluant dans des clubs professionnels.

Pour Jean-Claude Darmon, si l’achat d’un club de foot doit être considéré comme du mécénat c’est parce qu’« il n'y a pas matière à gagner de l’argent » en se lançant dans ce type de rachat. C’est donc l’aspect non lucratif qui est retenu par l’homme d’affaire. Cet argument peut être valable sur des petits clubs mais pour un de l’importance de l’OM, même si ses pertes se chiffrent en millions (3,8 pour la saison 2014-2015) et que la dernière saison a été mauvaise, le club est historique et possède une renommée importante. Il constitue donc un investissement intéressant avec un potentiel certain pour un gestionnaire averti et investi. Il parait tout de même qu’un acheteur se positionne dans le rachat d’un club qui brasse des millions sans espérer en retirer quelque chose. Si la lucrativité n’est pas forcément au rendez-vous, l’intention fait peu de doutes.

Là où le football pourrait rencontrer l’intérêt général est dans sa dimension sociale, surtout à Marseille. Il est de notoriété publique que le club phocéen est une véritable institution et un élément de la vie pour la ville et ses habitants, le lien entre le club et ses supporters est très fort. D’une certaine façon, il peut être considéré comme une partie du patrimoine de la ville. Cela suffit-il à le caractérisé comme un élément constitutif de l’intérêt général de la ville ? S’il s’agit d’un patrimoine, il doit en être de même pour tous les autres clubs, il ne serait pas logique que Marseille bénéficie d’un traitement de faveur avec son club. Bien qu’il aie une dimension sociale très importante, le football professionnel n’est pas reconnu aujourd’hui comme une activité d’intérêt général, il n’y a donc théoriquement pas lieu de parler de mécénat pour le rachat d’un club.

Bien que la question puisse prêter à débat, il ne faut pas oublier ce à quoi travaille le mécénat et ses missions sont rarement liées au maintien d’une activité qui bénéficie financièrement à une minorité. On peut faire valoir la valeur sentimentale du club pour la ville et mesurer son impact sur la cohésion sociale au niveau local cependant il n’est pas dit que l’intérêt des actionnaires soit principalement orienté dans ces domaines. Comme dans tous les débats, certains se positionneront pour l’idée et d’autres contre mais il semble difficilement envisageable que le rachat de l’OM passe pour du mécénat aujourd’hui.

 

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Des initiatives solidaires pour la fête des mères !

Des initiatives solidaires pour la fête des mères !

Chaque année, à l’approche de la fête des mères se pose LA question : quelle idée trouver pour dire à sa maman qu’on l’aime ? Carenews vous propose de délaisser le sempiternel bouquet de fleurs ou la boîte de chocolats pour des initiatives originales au profit de la Croix-Rouge, des Apprentis d’Auteuil ou encore de Dons Solidaires. En 2016, c’est dit, fête des mères rime avec solidaire !

Des porte-clés miroir « Maman je t’aime » pour soutenir la Croix-Rouge

Il fait partie de ces objets indispensables dans le sac à main d’une femme. Lui, c’est le miroir de poche. Accessoire pratique et féminin, il constitue le cadeau idéal à garder précieusement près de soi. Acheter ce porte-clés miroir auprès de la Croix-Rouge, c’est faire plaisir à sa maman. C’est aussi permettre à l’association de poursuivre ses actions sociales et de secours : lutter contre l’illettrisme, aider les victimes de catastrophes, apporter un repas à une personne dans la rue… Ce porte-clés est vendu 3 euros par les bénévoles de la Croix-Rouge du 28 mai au 5 juin 2016 ou directement sur l’e-boutique.

Apprentis d’Auteuil dédie le mois de mai aux mamans en difficulté

L’association Apprentis d’Auteuil lance la 5e édition de l’opération « Mamans en Fête » au profit des mamans en difficulté. Le grand public est invité à se mobiliser et à participer à une grande braderie solidaire le samedi 28 mai dans 8 villes en France : Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Paris, Strasbourg et Toulouse. Un rendez-vous convivial et généreux ! Des milliers d’articles neufs des univers maison, mode, beauté et enfant seront vendus à mini-prix. Les sommes collectées lors de cette journée financeront des projets locaux d’aide à la parentalité : résidence sociale, crèche, lieux de soutien et d’échange…

La mobilisation en faveur de « Mamans en Fête » dure également pendant tout le mois de mai. Des enseignes partenaires lancent des opérations spécifiques. Par exemple, pour chaque pâtisserie individuelle achetée dans l’une des 130 boulangeries Paul, 20 centimes sont reversés à « Mamans en Fête ». Toutes les initiatives proposées par les partenaires sont en ligne sur le site www.mamans-en-fete.org. Suivez également le hashtag #MamansEnFete sur les réseaux sociaux pour ne rien manquer de l’événement !

 

Toutes belles pour la fête des mères grâce à Dons Solidaires

Pionnière du mécénat de produits non-alimentaires en France, l’association Dons Solidaires profite de la fête des mères pour apporter joie et bien-être aux femmes en situation de précarité. La dernière semaine de mai, Dons Solidaires organise des ateliers beauté et des distributions de produits (vernis, maquillage, soins du visage et des cheveux…) en Ile-de-France, Alsace, PACA et Rhône-Alpes.

La précarité touche 4,7 millions de femmes en France. Pour leur redonner confiance et estime de soi, Dons Solidaires collecte auprès de l’Oréal Professionnel, Nocibé ou L’Occitane en Provence des invendus qui seront ensuite redistribués aux associations partenaires. Des ateliers de bien-être, rythmés par des massages, de soins esthétiques et des conseils personnalisés sont animés par des professionnels de la beauté. L’année dernière, 11 000 femmes ont bénéficié de cette manifestation sur l’ensemble du territoire français. Pour connaître l’ensemble des opérations en région, rendez-vous sur www.donsolidaires.fr.

Gageons que vous trouverez votre bonheur parmi toutes ces initiatives !

[LU] Jean-Paul Bailly, Augustin de Romanet, Claude Bébéar: le mécénat performant

[LU] Jean-Paul Bailly, Augustin de Romanet, Claude Bébéar: le mécénat performant

Respectivement Président d’Honneur du groupe la Poste, Président d’Honneur du groupe AXA, et Président Directeur Général d’Aéroports de Paris, ces trois personnalités ont livré leur vision du mécénat d’entreprise, sous le prime d’IMS – Entreprendre pour la Cité dont ils sont membres.

Dans une tribune publié par les Echos Business au cours du mois d’avril, Jean-Paul Bailly, Augustin de Romanet et Claude Bébéar affirment que  « le mécénat n’est pas la bonne conscience de l’entreprise. » Pour cela, ils valorisent le réseau IMS – Entreprendre pour la Cité, dont Claude Bébéar est le fondateur et Jean-Paul Bailly le Président. Créé il y a trente ans, ce réseau participait au mouvement du mécénat humanitaire. C’était en France le début de l’engagement de certaines grandes entreprises, qui voyaient dans cette forme d’engagement le moyen de jouer un rôle nouveau au sein de la société et de sortir des mécénats plus traditionnels orientés vers le sport ou la culture. D’après ces trois personnalités, les politiques de mécénat traduisent la volonté qu’ont développée les entreprises d’ « investir les grandes causes de la Société ». Par-là, elles répondent ainsi à  une « attente de la Société elle-même », qui doit faire face à des difficultés d’ordre économiques et sociales (précarité, chômage…). L’entreprise, en mettant en place des actions concrètes par le biais du mécénat, répond donc à « une réelle nécessité économique ». Ces actions ont par ailleurs un effet vertueux, car l’entreprise ne se développe qu’en « favorisant la prospérité de son écosystème ».

Si le mécénat est aujourd’hui questionné, c’est qu’il concentre à la fois désintéressement et intérêt de l’entreprise. Jean-Paul Bailly, Augustin de Romanet et Claude Bébéar vont à l’encontre de ceux qui penseraient que le mécénat doit rester en dehors de tous enjeux économiques ou financiers. Ils affirment en effet avec force qu’ « intérêt général et intérêts économiques ne sont pas indissociables ! ». Ils encouragent les entreprises à « investir dans des projets à fort impact social en veillant à une affectation efficace de ses ressources » et à intégrer durablement les démarches de mécénat au sein de leur stratégie globale. A l’image des entreprises du réseau IMS, les missions de mécénat sont également utiles au service des ressources humaines, qui peuvent y impliquer les salariés, par exemple pour du mécénat de compétence. Les projets soutenus peuvent également s’avérer être porteurs d’innovation et d’expérimentations pour les entreprises mécènes.

« Tant dans leur mise en œuvre qu’en termes de finalité, tous ces partenariats créent de la valeur partagée, de la valeur ajoutée, y compris au sens économique du terme. Nous assumons pleinement cette vision décomplexée d’un mécénat utile, d’un mécénat gagnant-gagnant, d’un mécénat performant. Pour la société bien sûr, mais aussi pour l’entreprise ».

 

[ENTRETIEN] Pascale Humbert, responsable Mécénat de la Fondation VISIO

[ENTRETIEN] Pascale Humbert, responsable Mécénat de la Fondation VISIO

Pascale Humbert est une communicante engagée dans une aventure qui la passionne : aider par les moyens les plus larges possibles -recherche, innovations, diffusion- les personnes aveugles et malvoyantes à gagner en autonomie. C'est auprès des entreprises privées et grands mécènes qu'elle trouve les moyens de financement de la recherche comme de la production d'outils innovants.

Comment êtes-vous arrivée à la Fondation VISIO ?


A l'origine j'étais directrice associée puis gérante d'une agence de communication qui avait parmi ses clients des entreprises pratiquant déjà le mécénat de compétences il y a une vingtaine d'années de cela. Les dossiers consacrés à l'univers caritatif prenaient beaucoup de temps et étaient alors difficiles à traiter. Je suis pourtant intervenue comme prestataire pour l'
association les Chiens Guides d'Aveugles de l'Ouest sur une opération d'urgence et cela m'a passionnée. La Fondation VISIO a été créée en 2011 et l'on m'a très vite demandé de mettre en place le pôle Mécénat ce que j'ai immédiatement accepté. Je suis intervenue sur une mission en 2012 et j'ai rejoint l'année suivante la Fondation pour mon plus grand bonheur. J'attendais d'être à la retraite pour m'impliquer dans une action humanitaire et je ne regrette pas d'avoir anticipé. Je suis aujourd'hui passionnée par ce que je fais, tout étant à créer. Et suis bien convaincue d'avoir beaucoup de chance.

Quels sont les axes d'intervention de la Fondation ?

La Fondation VISIO est la seule à intervenir sur un domaine aussi large au bénéfice des personnes aveugles ou malvoyantes. D'abord la lutte contre les maladies cécitantes dont le nombre est en très forte croissance dans une société vieillissante d'une part mais qui utilise aussi de plus en plus longtemps les écrans (en particulier les enfants dont le développement de la rétine est entravé).
Elle développe des nouvelles technologies pour renforcer la mobilité et donc l'autonomie des personnes aveugles  ou malvoyantes, indispensable par exemple pour chercher un travail.
Nous intervenons en recherche ophtalmologique (un appel d'offre par an), en recherche technologique (canne blanche électronique, le programme phare de l'entreprise créée par la Fondation), et avons lancé un pôle vétérinaire unique en France sur les chiens guides (une nouveauté 2016) avec des critères très exigeants. L'idée est de trouver des solutions aux pathologies (oculaires, neuro musculaires, comportementales) de ces chiens qui doivent rester toute leur vie en parfaite santé.
La Fondation est totalement privée, toutes les ressources venant des mécènes et de grands donateurs sans aucune subvention publique. Le premier des mécènes est l'Association des Chiens Guides d'Aveugles de l'Ouest et nous faisons appel aux dons des entreprises assujetties à l'ISF.
La Fondation a un champ d'action national pour la recherche ophtalmologique (une dizaine de projets sont en cours). Et la canne blanche électronique joue un rôle de diffusion à l'étranger. Elle est mise gratuitement, comme les chiens guides, à la disposition des aveugles. C'est un extraordinaire détecteur d'obstacles. En France elle est diffusée avec les écoles de chiens guides.

Quelle est votre vision de l'évolution du mécénat ?

Le mécénat se développe de mieux en mieux et n'est plus l'apanage des grands groupes, même de toutes petites entreprises s'impliquent aujourd'hui. Le contexte économique a certes généré un serrage de vis pour les plus modestes mais parallèlement le mécénat de compétences s'est développé.
Je suis confiante car cette implication financière ou en mécénat de compétences correspond à une évolution de la société. Elle est stimulante pur l'entreprise et motivante en interne. Le siège de notre Fondation est à côté d'Angers et nous constatons l'action  de la fondation Mécène et Loire qui mobilise les chefs d'entreprise de petites et moyennes structures. Même si je suis parfois surprise que la défiscalisation générée par le mécénat soit assez peu connue (même si ce n'est pas la cause première de l'engagement).
Le social et l'économique sont de plus en plus liés et ont besoin l'un de l'autre.

L'information en direct des associations et des mécènes