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[ÉCLAIRAGE] Recherches & Solidarités repense le baromètre du mécénat

[ÉCLAIRAGE] Recherches & Solidarités repense le baromètre du mécénat
« Le mécénat n’est plus un tabou », annonce Recherches & Solidarités dans sa dernière étude consacrée au mécénat. S’appuyant sur les déclarations fiscales des entreprises, avec le soutien de la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative et la coopération de la Direction générale des finances publiques, le réseau d’experts tente de dresser une nouvelle typologie des habitudes et acteurs du secteur.


 

 

Mécénat : les voyants sont au vert

 

Premier constat : les entreprises donnent de plus en plus, et de plus en plus d’argent. Le montant des dons a en effet augmenté de 60 % en 6 ans, pour s’élever à 952 millions d’euros en 2015, tandis que les entreprises déclarantes font un bond de 120% sur la même période. Autre constatation, ce sont les plus riches qui donnent le plus (en 2015, 75,2 % des dons proviennent de 20 % des entreprises, celles dont le bénéfice net déclaré dépasse les 280 000 euros).  Toutefois, les micro-entreprises (MIC) et les TPE, plus nombreuses, sont aussi logiquement les plus nombreuses à donner. Ces dernières sont également plus nombreuses à ne pas profiter des déductions fiscales, aussi, Recherches & Solidarités procède à un redressement pour fixer les données de son baromètre. Au total, entre « 110 000 et 120 000 » entreprises auraient procédé à des actions de mécénat en 2015, pour un montant global estimé entre 2,3 et 2,5 milliards d’euros. Appelant à la prudence, l’enquête fixe, selon la courbe évolutive observée depuis 2010, à entre 125 000 et 135 000 le nombre d’entreprises mécènes en 2016, et rehausse la fourchette entre 135 000 et 145 000 pour 2017, pour un montant plafonnant à 3 milliards d’euros.

 

Aller plus loin qu'un baromètre déclaratif

 

3 milliards d’euros, c’est 50 millions d’euros de moins que les chiffres avancés par l’ADMICAL relatifs à 2015, qui estimait le budget annuel consacré au mécénat par les entreprises à 3,5 milliards dans son dernier rapport. L’écart s’explique notamment par la différence de méthodologie entre les deux classements, celle de l’ADMICAL ne reposant que sur des enquêtes téléphoniques menées auprès d’un échantillon d’entreprises, quand l’étude de Recherches & Solidarités se base sur les données de Bercy. Plus précisément : les déclarations fiscales des entreprises donnant lieu à des réduction d’impôts, à partir de dons effectués l’année précédente, sous la forme de mécénat financier, de mécénat en nature ou de mécénat de compétence. Une approche toujours pas parfaitement exhaustive, mais qui a le mérite de se montrer moins complaisante avec le secteur, et de rendre compte d’une certaine professionnalisation du mécénat. Pour autant, si l’écart est conséquent, il n’est pas vertigineux pour autant, d’autant plus que Recherches & Solidarités doit elle aussi faire appel au redressement pour donner des estimations. Et le secteur continue de s’articuler autour de ces données : le montant des dons est relativement proportionnel à la taille de l’entreprise, le mécénat de compétences et les dons en nature sont difficilement quantifiables financièrement pour les entreprises, les TPE ont moins recours à la réduction fiscale, mais surtout, le mécénat est en plein essor au sein de toutes les structures. « La progression du nombre de ceux qui acceptent ce geste de mécène démontre de toute évidence la légitimité désormais de cette notion dans les mentalités, se réjouit Recherches & Solidarités. Le mécénat n’est plus un tabou dans l’entreprise et devient même un atout vis-à-vis des clients que des partenaires, voire des actionnaires comme des salariés. »



 

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