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[FASHION WEEK] Comment le secteur de la mode a convaincu la Fondation Transdev

[FASHION WEEK] Comment le secteur de la mode a convaincu la Fondation Transdev
Depuis 1871, l’association Aurore accompagne les personnes en situation de précarité vers la réinsertion sociale et professionnelle. L’été dernier, la Fondation Transdev a décidé de soutenir à hauteur de 15 000 euros Aurore personnalisation, un chantier d’insertion spécialisé dans la vente de vêtements et d’accessoires personnalisés en impression à Coulommiers (77). Cinq personnes sont aujourd’hui salariées. Comme quoi la mode, loin des strass et des paillettes de la Fashion Week, sait aussi s’inscrire dans la réalité plus concrète de l’emploi : entre terreau fertile de formation et “dopeur” de confiance, le secteur a en tout cas convaincu la Fondation Transdev de s’y engager.


 

Une formation polyvalente grâce au textile

 

Pour Aurore, association à l'initiative du chantier d'insertion, le choix du textile s'est imposé assez naturellement. “Nous avions des compétences en interne qui nous le permettait, reconnaît Marc Ruelle, en charge du projet Aurore personnalisation, mais surtout car nous voulions sortir des sentiers battus et insérer d’autres publics, afin de nous positionner sur un chantier plus en phase avec les entreprises.” Autre avantage, le secteur permet de former des employés polyvalents, puisque les tâches peuvent aller de la confection à la gestion des stocks en passant par les relations clients ou encore les démarches commerciales. Cinq personnes sont aujourd’hui salariées, et l’association approvisionne toute l’Île de France, ainsi que l’Aisne et la Marne. Côté entreprises, la mayonnaise prend tout autant : un CDI a d’ores et déjà été signé, “et le deuxième devrait suivre bientôt”. Pour la fondation, la question du réalisme est capitale : pensé dans une logique de co-construction avec les collectivités locales, le chantier Aurore personnalisation permet d’apporter une réponse fiable et pertinente, en phase avec les réalités locales. “L’équipe qui a monté le projet a choisi un secteur dans lequel elle était implantée, avec un réseau local diversifié et les moyens d’assurer le succès de son initiative”, explique en effet Stéphanie Bachelet, déléguée générale de la Fondation Transdev.

 

Le vêtement comme vecteur de réinsertion

 

Stéphanie Bachelet voit également dans la mode un outil libérateur, permettant de redonner confiance et d’accompagner efficacement la réinsertion. Aussi, la démarche de La Cravate Solidaire, qui fournit des costumes aux personnes en recherche d’emploi tout en dispensant des conseils en coaching, ne pouvait que séduire la fondation. “Le vêtement est un vecteur de prise de confiance, explique Stéphanie Bachelet. Et la confiance, c’est la clé de l’embauche. Voilà pourquoi la démarche de La Cravate Solidaire nous plaît : elle offre un accompagnement global en visant une réinsertion réelle.” La Fondation Transdev a également soutenu l’association Oasis d’Amour dans la création de son atelier de confection et de recyclage des vêtements destiné aux femmes vivant au-dessous du seuil de pauvreté. Là encore, le projet, celui de “créer des emplois au fur et à mesure du développement des ventes”, comme le détaille Anne-Marie Vincent, présidente de l’association, se démarque par son réalisme et sa force de frappe à échelle locale. 

 

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