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[ENVIRONNEMENT] Les entreprises s’engagent pour la protection des abeilles

[ENVIRONNEMENT] Les entreprises s’engagent pour la protection des abeilles
Les abeilles ont rejoint, depuis octobre 2016, le rang des espèces en voie de disparition. 75 % de la production mondiale de nourriture dépend pourtant des insectes pollinisateurs (source : Greenpeace). On le sait aujourd’hui, l’extinction de l’espèce aurait des conséquences catastrophiques sur la biodiversité. Mais pas seulement. Le déclin des abeilles met également en péril l’avenir de l’agriculture dans son ensemble, et bien plus grave, la mortalité mondiale, qui pourrait selon certaines études augmenter de près de 3 % (source : The Lancet). Sur le banc des accusés, les néonicotinoïdes, une famille d’insecticides particulièrement dangereuse pour les plantes où butinent les abeilles. Alors que de nombreuses associations et ONG demandent  leur interdiction définitive et sans délai, les entreprises militent elles aussi activement pour la sauvegarde de l’espèce.


 

Entreprises, mécénat et protection des abeilles

 

En 1853, Guerlain lançait ses flacons “aux abeilles” pour l’Impératrice Eugénie. Plus de 150 ans plus tard, la marque a intégré l’abeille au coeur de la fabrication de ses produits… et de sa politique de mécénat. La marque a renouvelé son soutien à l’Association Conservatoire de l’Abeille Noire bretonne (ACANB) de l’île d’Ouessant pour dix ans en 2014. Elle soutient également l’Observatoire Français d’Apidologie (OFA) depuis 2015, et a lancé le 11 mai 2017 l’Université des Abeilles sur les Champs-Elysées, une matinée entière consacrée à la protection des butineuses. L’exemple d’un mécénat basé sur un principe de réciprocité qui rappelle in fine que la sauvegarde de l’abeille est liée, malgré des écarts d’échelle, à l’activité économique de nombreux secteurs. Monoprix l’a bien compris, la garantie d’une alimentation saine repose aussi sur la protection de l’espèce. La marque a donc lancé dans le cadre d’un partenariat signé en 2016 avec le label BEE FRIENDLY le programme TOUS CULTIV’ACTEURS aux côtés de 33 fournisseurs, sélectionnés pour leurs pratiques respectueuses des pollinisateurs. Chez Ricard, qui a réuni 400 collaborateurs l’an dernier pour la construction de 80 ruches à Paris, on se félicite du retour des abeilles sur le plateau de Valensole, dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis le lancement de la production de la nouvelle formule de la marque, à base de fenouil et de lavande.

 

Les ruches, l’engagement citoyen qui gagne du terrain

 

Partout dans l’Hexagone, des initiatives voient le jour pour la protection des abeilles. Parmi elles, l’implantation de ruches. Celles de la société Un toit pour les abeilles sont installées sur des sites pratiquant une apiculture “artisanale, locale et respectueuse des abeilles”, et peuvent être parrainées par des particuliers ou des entreprises, en échange de quelques pots de miel. “En dix ans, la sensibilisation s’est considérablement accrue, assure Zakia Abarou, chargée de relation client. Les entreprises nous sollicitent de plus en plus pour agir à leur niveau. Certaines, comme les laboratoires Lehning, Suez ou L’Oréal, nous soutiennent très activement, et permettent aux apiculteurs de reconstituer ou développer leurs ruches après les pertes” En moyenne, le taux de reconduction est de près de 80 % pour les entreprises, et leur implication, cumulée à celles des particuliers, a permis l’installation de plus de 4 200 ruches depuis la création d’Un toit pour les abeilles. Ces initiatives isolées suffiront-elles à pallier le déclin croissant des ruches en Europe ? Loin de là. Selon une récente tribune publiée dans Le Monde par Eric Andrieu, Guillaume Balas et Jean-Paul Denanot, il manquerait 13 millions de ruches sur le continent pour favoriser la pollinisation. Pour l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), qui ne cache pas sa méfiance à l’encontre du potentiel greenwashing des entreprises, le mouvement doit de toute façon venir des politiques. "Derrière [les promesses du ministère de la Transition écologique et solidaire], il y a le poids des lobbys qui est terrible, déplore Gilles Lanio, président de l’Unaf, dans Paris Match. Dans les faits, on ne sait pas combien de dérogations seront accordées aux firmes commercialisant les néonicotinoïdes et quels dégâts ces produits pourront faire", 



 

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