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[LU] La RSE va-t-elle s’imposer dans les grandes écoles ?

[LU] La RSE va-t-elle s’imposer dans les grandes écoles ?
Dans son blog sur Le Monde, Olivier Rollot revient sur le programme “Principles for Responsible Management Education” (PRME) de l’ONU qui rassemble près de 700 business schools dans le monde, dont 32 en France. Lancé en 2007, il vise à sensibiliser les étudiants aux enjeux de la RSE, et à “en faire émerger les principes dans leurs programmes”.


 

Accompagner le changement de mentalités

 

Face à l’émergence de la RSE, l’ONU a lancé PRME afin d’en inculquer les valeurs et enjeux aux futurs entrepreneurs, dirigeants et salariés des entreprises du secteur. Le programme dirigé par Jonas Haertle contient 17 “Global Goals”, des objectifs en matière de RSE allant de l’éducation à l’action sur le climat. Les business schools partenaires délivrent des cours liés à la RSE, et favorisent le recrutement de professeurs sensibles à la question. En France, Audencia a notamment monté un laboratoire composé d’une communauté de 25 professeurs, “Business and Society”, et consacre 10 % de ses cours à la RSE. “Beaucoup de nos diplômés veulent aller plus loin que seulement bien gagner leur vie et cherchent des entreprises qui donnent du sens”, justifie André Sobczac, directeur académique de l’école et titulaire de la chaire RSE.

 

Une société de plus en plus sensible aux problématiques RSE

 

Si l’enjeu attire tant les grandes écoles, c’est qu’il touche l’ensemble de la société, à commencer par les consommateurs, qui sont de plus en plus nombreux à opter pour des habitudes de consommations plus responsables. Une réalité qui oblige les recruteurs à remodeler leur modèle économique, afin de conjuguer performance et responsabilité sociétale. “À profil égal les entreprises seront de plus en plus intéressées par le recrutement de diplômés ayant une fibre RSE. Parce que sans RSE on disparaît tout simplement ! Même des traders peuvent appliquer des normes RSE”, assure ainsi André Sobczac. Conséquence directe de cette mutation du monde de l’entreprise, PRME a ouvert ses partenariats aux écoles d’ingénieurs. De plus, un outil permet désormais de mesurer l’intérêt des jeunes pour la RSE : le Sulitest, mis au point par Jean-Christophe Carteron et qui intéresse déjà “beaucoup les entreprises”. “Il faut que la RSE soit partout. Pas seulement une fonction à part mais une exigence transversale”, conclut Jonas Haertle.

 

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