[POSITIVONS] EcoTree vous aide à investir dans les arbres

[POSITIVONS] EcoTree vous aide à investir dans les arbres
Où placer son argent en 2018 ? Oubliez l’immobilier, la bourse et internet, investissez dans les arbres ! La start-up EcoTree, fondée par cinq amis d’enfance, surfe sur la vague de la finance solidaire et propose aux Français désireux de faire fructifier leur argent de préserver la biodiversité dans une logique de développement durable. Le concept est simple : dans un premier temps, EcoTree rachète en France des espaces forestiers et les remet en état. Les internautes peuvent ensuite y acheter leurs arbres, avec un rendement pouvant atteindre les 2 % jusqu’à la coupe finale, où les propriétaires récupèrent l’intégralité du bénéfice. La start-up, lauréate du concours 2016 de la Fabrique Aviva, vient de lever 1,2 million d’euros et prévoit de doubler son chiffre d’affaires.


 

Faire fructifier son argent en respectant la planète

 

“La nature a de la valeur”, affiche fièrement EcoTree sur son site internet. La startup bretonne, fondée en 2014 par cinq amis passionnés du monde forestier, ne chôme pas en cette rentrée 2018. Ses premiers résultats encourageants (42 000 arbres plantés depuis sa création et plus de mille tonnes de CO2 absorbés) lui ont permis de lever 1,2 million d’euros en mai dernier auprès du fonds de capital-risque West Web Valley et de Finistère Angels, qu’il est désormais temps d’investir. L’argent servira à acheter de nouvelles forêts abîmées et terres agricoles, et à financer le développement du site internet et d’outils technologiques optimisant l’interactivité avec les internautes. Car si l’investissement dans les bois et les forêts, prisé par les investisseurs désirant diversifier leur patrimoine financier, n’est pas nouveau, les cinq Bretons visent plus large. En s’appuyant sur une communication cool et une forte présence sur les réseaux sociaux, ils proposent également des arbres à l’unité (plusieurs espèces au tarif de 15 euros, désormais toutes épuisées) et un accompagnement pédagogique, une démarche qui leur permet de démocratiser l’investissement vert. Sur leur site web, il est d’ailleurs également possible via un espace personnel d’avoir accès à la localisation de son arbre, de suivre sa valorisation ou encore le taux de CO2 absorbé.


 

Un patrimoine vert en alternative à la capitalisation boursière

 

En quelques clics, les internautes peuvent se constituer leur petit “patrimoine vert”, dont l’entretien est ensuite entièrement géré par les équipes d’EcoTree. “La forêt française, comme les vieilles pierres, fait partie du patrimoine commun de l’humanité, explique Baudouin Vercken, cofondateur de la société. Nous proposons aujourd’hui à tout le monde d’investir et de s’intéresser à la forêt française. C’est un geste écolo qui garde une logique de retour sur investissement.” Un argument qui séduit les amoureux du patrimoine, puisque le cofondateur d’EcoTree assure “vendre régulièrement des espaces pour des naissances”. “La forêt emploie 450 000 personnes en France, ajoute-t-il. La dimension économique est importante, puisqu’elle nous permet de perdurer dans le temps.” Aussi, la stratégie de l’entreprise se tourne aujourd’hui vers la recherche de nouveaux modèles vertueux, et partira à cet effet dès la rentrée à la rencontre des propriétaires privés. “Les propriétaires resteront propriétaires du foncier, mais EcoTree assurera la gestion des terres et il sera possible d’investir ‘à l’arbre’”, explique-t-il.

 

À la (re)conquête des entreprises

 

Forte de son succès, EcoTree désire maintenant conquérir le monde de l’entreprise, sa cible initiale mais qui ne représente aujourd’hui que 30 % de son activité. Leur argument ? “Une solution concrète”, qui s’intègre facilement dans les politiques RSE. “Les entreprises assimilent souvent les politiques RSE à un poste de coût, mais nous leur expliquons qu’il est possible de réconcilier le développement durable et le rendement, explique Théophane Le Méné, cofondateur d’EcoTree. Elles sont souvent partantes, car elles peuvent ainsi pratiquer activement une économie vertueuse.”De manière générale, c’est une gageure pour les entreprises car l’action est locale, traçable, et leur permet par ailleurs de sortir de la logique pure et dure du mécénat”, ajoute Baudouin Vercken. La relative flexibilité d’EcoTree lui permet de s’adresser aussi bien aux PME qu’aux auto-entrepreneurs ou aux grands comptes, et à tous les secteurs confondus.

 

La start-up regarde aujourd’hui sereinement vers l’avenir : son chiffre d’affaires est passé de moins de 15 000 euros en 2015 à plus de 400 000 euros en 2017. “Il n’est pas impossible que nous fassions une seconde levée de fonds”, glisse d’ailleurs Théophane Le Méné, soutenu par son acolyte, qui affirme rencontrer régulièrement des organismes d’État. “Tous les signaux sont au vert. Nous répondons concrètement à un besoin : la forêt souffre d’une carence de gestion, nous agissons pour l’intérêt général.” De fait, EcoTree a lancé en 2018 une série de projets connexes à l’achat de forêts, allant de la restauration de zones humides sur les parcelles à la réintroduction de ruches avec le soutien de partenaires mécènes. “Les expériences pilotes se sont bien passées, donc nous allons poursuivre afin que chacun profite des co-bénéfices d’une forêt bien gérée”, annonce fièrement Baudouin Vercken. La start-up ouvrira par ailleurs des programmes dans une nouvelle région, le Sud-Ouest de la France, très prochainement.


 

 

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