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[#STREET] Paris déploie des urinoirs écolos pour lutter contre la malpropreté

[#STREET] Paris déploie des urinoirs écolos pour lutter contre la malpropreté
Vous l’ignorez peut-être, mais votre urine peut faire du bien à la planète ! En effet, nous rejetons des matières valorisables telles que de l’azote, du phosphore ou du potassium. De quoi fertiliser à titre d’exemple 400m2 de blé en un an par personne... et réduire ainsi la consommation d’engrais chimiques. La Ville de Paris teste ainsi depuis mars dernier les “uritrottoirs”, qui permettent aux hommes d’uriner sur des bottes de paille. À Nantes, où ils existent depuis plus d’un an, ils ont permis de récolter pas moins de 10 000 litres d’urine.


 

Lutter contre la malpropreté à Paris

 

Les grandes villes subissent de plein fouet les nuisances des pollueurs et la malpropreté. Aussi, la Mairie de Paris a mis en place un dispositif pour le moins original dans plusieurs quartiers de la ville : des urinoirs constitués de bottes de paille et surmontés de bacs à fleurs. Dans une logique d’efficacité, les uritrottoirs sont installés dans les zones plus fréquentées de Paris, et mobiles. Ils sont pour le moment déployés sur le boulevard de Clichy (18e/9e arrondissement), la place Henri Frenay (12e), le square Tino Rossi (5e), l’Île Saint-Louis (4e) et Place de la République (10e).

 

 

Valoriser les ressources naturelles

 

Les bienfaits de l’uritrottoir, mis en place grâce au Budget Participatif de la Ville de Paris dans le cadre du projet Paris plus propre, répond également à un enjeu écologique. En effet, l’urine est filtrée à la paille, puis compostée et utilisée pour la fertilisation des plantes fixée au-dessus du bac. Si leur emplacement a soulevé durant l’été de vifs débats dans la capitale, les uritrottoirs font le bonheur des Nantais, qui en profitent depuis plus d’un an. Près d’une dizaine a été installée en plein centre-ville, et les bienfaits du dispositif se font déjà ressentir : la société Faltazi, à l’origine du projet, explique au journal 20 Minutes avoir récolté 10 000 litres d’urine en un an.


 

 

 

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