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[CHIFFRE] Secours Populaire : bilan morose pour le baromètre Ipsos-SPF 2018

[CHIFFRE] Secours Populaire : bilan morose pour le baromètre Ipsos-SPF 2018
Alors qu’Emmanuel Macron a présenté jeudi son “plan pauvreté”, fortement axé sur la prévention de la précarité et la réinsertion professionnelle, le Secours Populaire dévoilait le 11 septembre son 12e baromètre Ipsos-SPF 2018 de la pauvreté, qui consacre cette année un volet entier à la précarité alimentaire. Sans surprise, les pauvres sont de plus en plus pauvres, et ceux qui le sont un peu moins ont de plus en plus peur de le devenir. Par ailleurs, 39 % des Français ont en effet connu durant un moment de leur vie une situation de pauvreté, et une grande majorité des sondés est inquiète pour l’avenir de ses enfants. Le Secours Populaire, soutenu par une soixantaine de partenaires parmi lesquels Auchan, Carrefour, EDF, la Fondation Monoprix et SNCF et Société Générale, appelle aux dons pour financer ses actions. “Aujourd’hui je pense qu’il faut arrêter de chercher les coupables, il faut trouver des solutions, a déclaré Thierry Marx, parrain de cette campagne de rentrée. Une entreprise moderne aujourd’hui, c’est une entreprise capable de mesurer son impact social et environnemental.”


 

Inquiétudes autour de la pauvreté


 

Quand devient-on pauvre ? Pour les Français, lorsque les revenus nets se situent sous 1 118 d’euros. Un chiffre préoccupant de par sa proximité avec le montant du SMIC (1 173 euros), même s’il reste largement en-dessous du seuil de pauvreté de l’INSEE (1 015 euros), qui concerne près de 9 millions de Français. Autre donnée majeure de l’étude, 59 % des Français déclarent avoir connu la pauvreté ou estiment avoir été sur le point de la connaître, un chiffre en hausse constante depuis 2007. Les difficultés financières des plus pauvres ont des conséquences directes sur leur quotidien : 57 % a du mal à payer ses factures d’énergie, 45 % son loyer, emprunt immobilier ou les charges du logement. 38 % des personnes interrogées ont également du mal à financer certains actes médicaux mal remboursés par la Sécurité sociale – soit plus d’un sondé sur trois – et 41 % à partir en vacances une fois par an. Une réalité qui préoccupe et laisse les Français perplexe face à l’avenir : 81 % d’entre eux estiment que le risque de pauvreté est plus grand pour leurs enfants que leur génération.


 

Focus sur la question de l’alimentaire


 

Si les ménages les plus pauvres peinent à payer leurs factures, ils ont également du mal à couvrir un besoin bien plus essentiel : s’alimenter. Un Français sur cinq rencontre des difficultés à se procurer une alimentation saine pour assurer trois repas par jour, un chiffre qui gonfle à 48 % pour ceux dont le revenu mensuel net du foyer est inférieur à 1 200 euros. Plus de la moitié d’entre eux a du mal à acheter quotidiennement des fruits et des légumes frais, 46 % a du mal à consommer du poisson au moins une fois par semaine. Les frais de cantine des enfants de moins de 18 ans posent également problème pour 19 % des parents, pour plus de la moitié de la tranche de revenus la plus modeste. Et les femmes sont systématiquement plus touchées que les hommes. Si les Français sont bien conscients de l’importance de l’aide alimentaire (92 % des sondés estiment qu’il est impératif de  préserver le financement de l’aide alimentaire aux plus démunis), ils sont également 75 % à penser que l’Union européenne ne s’investit “pas du tout” ou “plutôt pas” sur le sujet.

 

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